La critique du jour, par Cyrius Rolgoven, critiquologiste professionnel :
The Expendables 2
Vous voyez ce que c'est que la série des Super Smash Bros ?
Bon, la licence The Expendables, c'est un peu la même chose, mais avec des acteurs réels.
Après avoir détruit la moitié de Vilena dans le premier épisode, nos héros repartent en mission au Népal pour 15 min d'intro qui servent à se remettre dans le bain et à présenter le nouveau venu (alias Billy The Kid). Après avoir sauvé Arnold Schwarzenneger, Sylvester Stallone se voit contraint par Bruce Willis de repartir en mission sur-le-champ (j'adore ce genre de phrases). Sur le coup, on lui file une chinoise qui sert à pirater les systèmes de sécurité informatique. Mais une fois sur place, ils tombent dans une embuscade tendue par un gang de russes satanistes dirigés par... Jean-Claude Van Damme (oh ouiiii !
). Et c'est ainsi que Stallone, Statham, Lundgren, Jet Li, Rourke et le dernier dont j'ai oublié le nom vont partir pour casser la gueule à JCVD qui veut s'emparer de 5 tonnes de plutonium cachés dans une mine abandonnée en Russie pour la revendre à des mecs qui veulent détruire le monde (un scénario ultra-développé donc) et l'aide précieuse de Chuck Norris ne sera pas de trop pour mettre fin à tout ce bordel.
Reprenant à l'identique la recette mise en place par le précédent opus (c'est à dire on parle 10 minutes, on casse tout, on parle 10 minutes, on casse tout, etc...) TE2 se montre riche en action décérébrée, en scène de dialogues qui servent plus ou moins à meubler le peu de scénario en vu d'atteindre une durée de vie raisonnable (les 1h40 passent assez bien) ainsi qu'en blagues pourries (la pire, par Statham : "Par les pouvoirs qui me sont conférés, je vous déclare mari et lame" tchac ! coup de couteau dans la gueule du mec).
Réunion de famille parfaitement improbable mais jouissive, TE2 nous offre la seule chose qui manquait au 1er : des easter eggs ! Et cette fois, y'en a pleins ! Je ne vais pas vous les spoiler, sauf les meilleurs, tels que l'apparition salvatrice de Chuck Norris qui a lui seul descend 50 mecs + un tank avec un seul chargeur de G36C ainsi qu'une grenade (véridique ! la scène est incroyable, Chuck Norris est un dieu !
). Mais le fin du fin, ça reste avant tout le bad trip que se tape JCVD sur son "mouton" avant le combat final. Vous vous souvenez de cette pub ? http://www.youtube.com/watch?v=_Ni0HOvAB8k&feature=related Alors tout comme moi vous vous demanderez comment JCVD arrive à rester sérieux pendant qu'il se parodie lui-même alors que Stallone le provoque en duel au sommet (Ah ah ! Tu veux m'égorger comme un... mouton ? Ouais t'as tout compris ! Approche... mouton !). Bref, on se fend vraiment la poire à rechercher les clins d'oeil à tout ce qui sied à l'univers de gros bras favoris, et je vous passe la scène du Chuck Norris Fact sur le "cobra", du "Yipikaïïï" de Bruce Willis ou du "je suis revenu" d'Arnold.
Au final, un TE2 légèrement supérieur au premier (de toute façon, à part les easter eggs, il n'y avait rien d'autre à ajouter à une formule aussi primitive et c'est ce qui fait le charme de ce bousin) même si au final, ça reste un divertissement de gros bourrin abonné absent aux réflexions métaphysiques (ah si ! A un moment, je crois que Stallone essaye d'en faire une sur la vie et la mort...) à défaut faire de lui un film inoubliable et c'est pour ça qu'on l'aime !
NOTE : 15/20
PS : Je ne sais pas si ça vous fait ce genre d'effet (ATTENTION SPOIL !!!), mais au moment ou Stallone s'apprête à achever JCVD, je me surpris à murmurer un "Finish Him !" puis ensuite un "Fatality !", c'est un peu dans ce genre d'esprit décontracté qu'on apprécie particulièrement le film !
