Le rap est né dans les blockpartys aux Etats-Unis, à New York au tout début des années 80/fin années 70.
C´était une grande fête où un DJ balançait des trucs équivalents maintenant
à ce qu´on appelle des breakbeats ( mais là je suis pas tout à fait sûr). Avec le DJ, il y avait
un " MC", c´est-à-dire " Master of Ceremony" ( d´où MC Solaar par exemple), qui devait chauffer la foule.
Peu à peu, le MC commença à s´affirmer, à créer un débit de parole particulier ( le flow), et, je pense, à commencer à rimer.
Les paroles des premiers MC s´avaient absolument rien de revendicatif, c´était du pur égotrip à la " c´est moi le plus balaise, blabla", ou alors des
trucs légers pour faire bouger la foule. Je pense que le côté revendicatif a été introduit par Public Ennemy, enfin c´est ce qu´on dit le plus souvent.
Effectivement, ce genre de " blockpartys" avait un fonctionnement et un déroulement qui se retrouvent dans le reggae, enfin je crois, mais ça s´arrête là.
Ensuite, il y a les premiers raps qui sortent en commerce sur support vynil : " Planet Rock" d´Afrikaa Bambataa, " The Message" de Grand Master Flash ( attention, entre ces deux titres
sont sortis pas mal de trucs, mais j´ai pas les titres en tête). Ensuite, plus tard, Run DMC, puis Gangstarr qui pointe le bout de son nez en 89, Public Ennemy, . ..
Bien avant, Afrika Bambataa, qui en a assez de la violence qui règne dans les rues, propose de regrouper rap/breakdance/graff/tag/beatbox/djing/... dans la culture " hip hop", et fondera la Zulu Nation
théoriquement basée sur le principe " Peace, unity and having fun". En fait, il aimerait que les jeunes des ghettos newyorkais s´exprime dans cette culture plutôt que dans la violence. En fait, il existe plusieurs
versions concernant la création du hip hop, celle-ci étant la plus reconnue. De plus, selon certains, le hip hop ne serait pas qu´une culture, mais également un état d´esprit ( l´esprit hip hop), mais là je
suis plus que sceptique ( enfin disons que pour moi cette histoire d´etat d´esprit, c´est du flan).
Ensuite, cette culture traverse l´Atlantique, par le biais de personnes voyageant aux Etats-Unis et qui ramènent ça en France.
La face visible de l´iceberg : l´émission de Sydney " h.i.p h.o.p" qui ne représentait finalement pas grand-chose.
Le hip hop a representé quelque chose d´assez grandiose pour toute une génération, notamment pour les démunis. Le hip hop n´est pas né dans l´argent, le rap n´est pas né dans l´argent.
Il représentait dans toutes ses disciplines une forme de compétition saine. On n´a d´ailleurs pas le droit de dire que le hip hop est maintenant pourri par l´argent, car c´est englober trop rapidement
toutes les disciplines. En effet, seuls le rap et le djing se sont presque entièrement fourvoyés. Les autres disciplines comportent également des acteurs peu scrupuleux, mais restent encore dans l´ombre.
Point de détail amusant : au début les premiers rappers français ( 86-87) rappaient leurs textes en anglais. Puis, certains ont commencé à rapper, légitiment, en français. Des voix se levèrent contre ça, en prétextant que
rapper en français était tout simplement ridicule. Ces voix deviendront plus tard NTM, et Assassin. Opportunisme quand tu nous tiens.
Bon, faut savoir que c´est une vue d´ensemble du phénomène, je n´ai rien détailler, il y a des livres entiers là-dessus. Il faut également savoir que ces faits sont reconnus historiquement, mais rien ne vaut le récit d´un ancien qui a vécu cette époque,
et qui peut ainsi donner sa vision " de l´intérieur" et rétablir certains faits. Pour les plus curieux d´entre vous, à lire les brèves du site : http://perso.club-internet.fr/psysheek/ . .
Voilà.