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Liste des sujets

Chroniques des Landes Rouges

link09
link09
Niveau 10
30 décembre 2003 à 22:23:01

Tu n´avais pas dit que tu utiliserai mon perso ?

pikminounet
pikminounet
Niveau 9
30 décembre 2003 à 22:28:54

laissez vos avis plz ^^ allez soyez :cool: plz :)

pikminounet
pikminounet
Niveau 9
30 décembre 2003 à 22:29:30

C´est uniquement les persos principaux là link, alors ton avis ? :)

Shenlong[BR2]
Shenlong[BR2]
Niveau 10
31 décembre 2003 à 08:58:41

Devil´s lord

Zhou_you_master
Zhou_you_master
Niveau 10
31 décembre 2003 à 10:52:10

Comment ça Devils Lord ? Ha ouais et bien c´ est une nouvelle journée donc je peux voter l´ inconnu na !

noble___talim
noble___talim
Niveau 10
31 décembre 2003 à 11:06:35

je vote l´inconnu également
ouais zhou notre perso prend la tête yyaaaahhhaaaa
youpi, vive l´inconnu euh oui bonjour piki ^^

Zhou_you_master
Zhou_you_master
Niveau 10
31 décembre 2003 à 11:16:32

YEAAAAAH ! L´ inconnu ! !! One again people fly ! !!

pikminounet
pikminounet
Niveau 9
31 décembre 2003 à 11:24:45

Bonjour à tous !

Wolf : 5
Devil Lords : 9
Genshin : 2
Morai : 3
Akari : 3
L´Inconnu : 10
Khor : 2

Le ninja inconnu reprend la tête :) Votez aussi un peu pour les autres plz :)

Zhou_you_master
Zhou_you_master
Niveau 10
31 décembre 2003 à 15:16:57

Pour l´ inconnu :up: :up: :up: HOURRA ! ! Z´ avez vu le jeu de mots ? :lol:

Zhou_you_master
Zhou_you_master
Niveau 10
01 janvier 2004 à 12:15:03

Nouvelle année ? Je vote quand même l´ inconnu.

Miceldars
Miceldars
Niveau 10
01 janvier 2004 à 12:20:31

aller wolf!!!!!!!!! je vote pour lui :ok:

noble___talim
noble___talim
Niveau 10
01 janvier 2004 à 12:20:59

je vote l´inconnu
700eme messages

Wes_Janson
Wes_Janson
Niveau 10
01 janvier 2004 à 12:40:47

+ de 700 messages, ça use, ça use le webmaster...

pikminounet
pikminounet
Niveau 9
01 janvier 2004 à 13:09:49

Bonjour à tous !

Wolf : 6
Devil Lords : 9
Genshin : 2
Morai : 3
Akari : 3
L´Inconnu : 12
Khor : 2

L´Inconnu fonce vers la victoire tandis que les autres traînent, suivi de près par Devils Lord :ok:
Merci pour vos votez continuez et bonne année ! ^^

pikminounet
pikminounet
Niveau 9
01 janvier 2004 à 13:22:51

:) Bonne lecture vous avez de quoi faire !

Le ciel était strié de traits de feu et magiques, traversant la fumée des incendies dans un bruit de perforation continu et étourdissant. La brume aquatique n’arrangeait rien et parfois on pouvait à peine voir ses pieds, alors ses alliés ou ennemis… Le froid mordant n’autorisait aucune pause et il fallait donc bouger perpétuellement dans ce brouillard azur pour ne pas finir comme une statue de glace, de plus c’était le meilleur moyen de se tenir à l’écart de la sauvagerie du combat régnant en ses lieux.
Genshin, le pêcheur devenu soldat, était là, au milieu de ce chaos, défendant comme il pouvait sa patrie, le Royaume Neither et éventuellement sa vie. Le jeune homme avait délaissé ses haillons de travailleur pour une cotte de mailles en argent et des épaulettes violettes renforcées de plaques de Margolle, la tortue à double carapace, et désormais sa petite rapière avait laissé place à une épée à deux mains en ivoire et orné du symbole Neitherien, la perle d’eau. Son visage, qui était si beau et innocent avant son départ pour le Front Nord, s’était mu en une face de guerrier d’expérience, les deux jours que sa division avait passé à contenir les Démons l’avait profondément marqué.
Genshin avait vu tomber des amis, des inconnus, des alliés mais chaque décès le rendait plus dur, une âme de plus a vengé, une âme de plus à prendre… Livrer bataille dans ces marais qui étaient la frontière de la contrée était très périlleux, les nombreuses lianes, l’eau infestée de parasites et l’atmosphère chargée n’arrangeaient rien et d’autres plaies s’ajoutaient à ce sinistre tableau.
Heureusement, le soldat et les siens logeaient dans un bâtiment situé sur l’unique colline entourée d’arbres morts du secteur, une vieille ruine construite à l’époque de l’Ancien Temps mais celle-ci tenait malgré tout et gardait son architecture de temple avec fierté.
Les constructeurs Impériaux envoyés par le Baron Krystar avait fait du beau travail et leur bastion jouissait donc de deux tours de surveillance en roche brute et de meurtrières improvisées mais extrêmement efficaces grâce à leur emplacement dans les hauteurs. En tout l’édifice devait faire une quinzaine de mètres de hauteur à l’œil, cependant « Le Foyer » comme les fantassins l’appelaient, s’enfonçait jour après jour dans la vase noire du marais.
Sa famille manquait au jeune homme aux yeux amendes mais l’idée de savoir qu’il luttait pour eux, pour que la si belle Neither reste libre et revoir un jour les vagues se briser sur la Mer Nirvannienne aux reflets envoûtants, lui donnait de la bravoure et surtout de l’espoir. Parfois c’est tout ce qui poussait à continuer, à avancer.
Perché sur la rambarde de la tourelle de guet située à droite du Foyer, gardant son équilibre avec une facilité presque surnaturelle malgré la gêne occasionnée par son arme lourde, Genshin observait l’horizon en proie aux flammes au côté du fauconnier Garett, un garçon au teint bronzé et aux cheveux d’or mais dont l’innocence s’était envolée comme un vol effrayé de Fujin. Ils avaient sympathisé rapidement, car venant de la même région et ayant à peu près le même âge mais ce que les deux guerriers se cachaient mais qu’ils savaient au fond d’eux-mêmes c’était que leur chance de survivre à cette lutte était plus que minime.
Dans sa tenue légère bleue, Garett lissait les plumes de son aigle royal posé sur sa main gantée qui se tenait droit, le regard impassible, fixant les alentours de sa tête d’oiseau de proie. Après quelques minutes de ce toilettage nécessaire à la bonne pénétration du rapace dans l’air, le fauconnier se tourna vers son ami, affichant un sourire forcé.
-Descend d’là Genshin, dit-il avec entrain. Tu me perturbes à tenir comme ça sur cette barre.
Son interlocuteur fit une pirouette arrière avec une grâce féline et se retrouva les deux pieds sur le sol poussiéreux de la tour, l’air malicieux tandis que son partenaire restait bouche-bée de cet exploit. Genshin s’approcha doucement de Garett qui s’était remis au nettoyage de l’aigle, ce qui était tout à fait superflu mais lui permettait de s’isoler un peu du reste du monde.
-Allons, allons ne me dis pas que tu ne sais pas faire ça ? railla-t-il en désignant le bord de l’édifice au fauconnier.
-Si je voulais voir un bouffon faire ses tours, je me serais engagé dans l’armée d’Impérial. Enchaîna l’intéressé avec vivacité en faisant référence à la cour du Seigneur du dit-Royaume ou on trouvait saltimbanques et acteurs à foison. Les deux guerriers se laissèrent aller à un rire franc, heureux de ce moment de complicité, la joie était rarement présente dans leur existence.
-Occupe-toi plutôt de ton piaf, vieux. Dit le soldat brun en reprenant son poste d’observateur.
Soudain l’oiseau se mit à piailler dans un cri strident, se débattant de l’étreinte de son maître, essayant de s’enfuir en prenant son envol et mordant à tout-va. L’énorme volatile au plumage noir piqueté de blanc paniquait complètement et ses serres giflaient l’air avec frénésie, Garett avait du mal à contenir le rapace, aussi son ami vint lui prêter main forte en tenant les ailes fermement.
-Je pensais pas qu’il était susceptible…plaisanta l’ancien pêcheur en évitant un coup de patte de l’animal qui lui aurait lacéré le visage.
-Non, c’est autre chose. Fit son compagnon. Oh mon Dieu… Genshin regarde-là-bas !
Ces mots avaient été prononcés sur le ton de la terreur, et l’intéressé regarda la direction indiquée, l’étonnement laissant place à une peur irrationnelle, excitée par les hurlements de l’aigle royal qui profita de ce moment d’égarement pour s’enfuir et disparaître dans les feuillages gris du bois.
Au pied de la colline, émergeant de la brume tels des fantômes, des silhouettes sombres avançaient presque simultanément vers le camp, certaines imposantes et lentes, d’autres petites mais rapides, et au milieu de cet océan d’ombres, une énorme se distinguait, une forme diabolique.
-Sonnez l’alarme ! Articula Garett avec anxiété.
Aussitôt, le bruit des tambours se fit entendre et le Foyer s’ébranla, les guerriers sortant de part et d’autre des ruines pour se rassembler dans la cour aux ordres du capitaine Méroune, un chef très strict mais qui avait souvent mené ses hommes à la victoire, est-ce que ça suffirait aujourd’hui ? Personne n’aurait pu y répondre…
Seulement, Genshin restait figé au sommet du promontoire, incapable de détacher sa vue du flot d’envahisseurs sauvage qu se rassemblaient près de la pente et plus particulièrement de l’énorme ombre qui se frayait un chemin par mis les êtres ténébreux. Quant la lumière de la fin d’après-midi éclaira la gargantuesque créature, le pêcheur sentit son sang se glacer dans ses veines à la vue du Démon Supérieur.
Faisant bien une dizaine mètres de hauteur, la peau de braise et les nombreuses cornes ornant le corps musclé du monstre et sa queue hérissée de pics embrasés mis la puce à l’oreille au jeune homme : un Héphaïstos, et pas des moindres… Les anciennes légendes avaient créé un slogan pour ce mythe mais la réalité semblait encore plus effrayante.
Le bois brûle,
Le Garouthe crie à la mort,
La cheminée crache son feu,
L’acier fond dans ta main,
Le sang coule et le volcan se réveille,
L’Héphaïstos sort chasser.

Les paroles de la chanson qui le terrorisait tant quand Grand-mère la racontait lui revinrent à l’esprit alors que les yeux de fauve du Démon se changèrent en rubis illuminant son corps inhumain d’un feu sanglant et maléfique. La créature poussa un hurlement qui fit trembler les murs du Foyer, les soldats attendait patiemment le premier coup mais leur confiance était au plus bas.
L’Héphaïstos cligna des paupières et un éclair s’échappa de ses orbites, frappant le temple avec une puissance jamais vue, l’énergie rouge dévora la pierre et le mur de défense principale fut détruit dans un bruit retentissant et dans une explosion de pierres, Genshin dut se baisser pour ne pas écoper d’un éclat coupant. Il se releva doucement pour voir sa division chargée vers la masse grouillante de Démon qui se précipitèrent à l’assaut également, toutes griffes dehors et la bave aux lèvres. Le son des lames et de la perforation envahit le Marais du Dernier Refuge, qui aujourd’hui portait bien son nom, si les ennemis passaient, le Royaume serait perdu, le jeune homme resserra sa poigne sur son épée et descendit les escaliers de marbre avec détermination.
« Mère, Sheikir… Je me bats pour vous… Pour Neither ! » pensa-t-il en se rendant vers le champ de bataille calciné.
Genshin repensa à l’aigle de Garett, si majestueux, si emblématique, en prenant son envol rien ne semblait pouvoir l’atteindre. Il aurai aimé être un oiseau, partir loin de la folie humaine, être libre…

La soirée débutait en cette fin de journée décisive pour les Landes Rouges, les grands troupeaux de Hyryuks, des bœufs imposants à la toison dorée, s’abritaient pour la nuit tandis que la danse nocturne des cycygues commençait dans un balais de lumière irréel.
La fraîcheur du soir s’installait peu à peu tandis que la lumière faiblissait et la lune étincelante apparut dans les nuages bleutés du ciel de Twin, éclairant la contrée d’une lueur blanche révélatrice. Les animaux s’en allaient se coucher tandis que d’autres partaient en chasse, en fin de compte il ne s’agissait que d’une nuit banale dans le bois Feuillage célèbre pour son ancienneté légendaire.
Mais, au cœur des collines bordant la lisière de la forêt, un cri inhumain brisa ce calme quotidien, et s’accentua en glapissements excités.
Le pelage de la bête était d’un gris argenté, ses yeux jaunes brillaient dans la pénombre ambiante et ses dents couleur ivoire soutenaient sa proie qui se débattait tant bien que mal à l’intérieur de cette gueule puissante. Enivré par la chasse, le prédateur labourait la terre de ses griffes bestiales, les enfonçant profondément comme si le matériau lui échappait.
Le canidé avala d’une traite quelques morceaux de la chair du pauvre glouton qui avait eu le malheur de se trouver sur sa route, lança un dernier hurlement à l’attention de l’astre de la nuit puis jeta la charogne qui s’écrasa contre un arbre un peu plus loin.
Etrangement, l’énorme loup se mit en boule, la queue repliée ainsi que les oreilles et s’immobilisa, patientant. La masse de muscles animale se mit alors à trembler de façon continue, chassant les feuilles mortes autour d’elle et faisant soulever un nuage de poussière qui la masqua un instant.
Désormais, à la place de la bête sanguinaire au regard fou se tenait un homme vêtu de haillons déchirés et haletant comme après une longue marche, silencieux et fixant la lune crème. Le lycanthrope vérifia en se tâtant s’il n’avait aucune blessure majeure et quand ses doigts de guerrier s’attardèrent au niveau de son cou, l’homme reconnut la texture de l’hémoglobine mais il ne s’agissait pas de la sienne. Un éclair de lucidité le frappa aussi rapidement qu’un coup d’épée, favorisé par la vue de la dépouille de l’habitant des forêts.
Le vent fouettant son visage, l’odeur de la peur, la chasse, la traque et la fuite… Tout lui revint comme à chacune de ses transformations qui se faisaient de plus en plus fréquentes et violentes, Wolf ne se rappelait même plus de ce que signifiait le mot « normalité ». Il y’avait d’abord eu cette fille dans l’auberge, la bagarre et ensuite cette poussée irrésistible que le malheureux essayait de contenir depuis des années mais la colère l’avait envahi et l’animal en avait profité pour prendre le dessus.
Le jeune homme eut un frisson et se rendit alors compte qu’il était torse-nu dans ce froid mordant typique des régions sauvages des environs, il frictionna son corps d’athlète, forgé par un entraînement rude, comme il pouvait et dans un mouvement qui avait pour but d’augmenter sa température corporelle, se coupa légèrement au niveau du bras. Wolf vit alors sa hache de guerre pendant fièrement à son ceinturon de cuir en lambeaux, unique vestige intact de son « escapade » nocturne et toujours aussi tranchante, il l’avait à peine effleuré et déjà un sillon rougeâtre se formait mais il guérirait vite, un des atouts de ceux qu’on appelait les Maudits.
Le lycanthrope fourragea ses cheveux charbon et en s’asseyant sur un rocher qui trônait en plein milieu de la prairie à l’herbe dansante, toucha machinalement son menton pour se rendre compte qu’il avait une barbe de trois semaines qui ne l’embellissait nullement. Non pas qu’il s’intéressait particulièrement à son aspect, cette particularité le gênait et il décida de se couper ce surplus de poils prochainement, mais qui savait ou il serait demain ? Qui savait ou la bête le conduirait ?
Doucement, ses paupières se fermèrent, son corps se détendit, sa respiration devint lente et Wolf sombra peu à peu dans le sommeil réparateur, bercé par les mugissements des bovins aux longs poils d’or qui se rassemblaient en horde pour la nuit. Les étoiles embrasèrent peu à peu le firmament, et bien que ce soit impossible pour le Maudit, l’homme se sentit en paix tandis que la réalité s’effaçait laissant place à l’imaginaire des rêves…

noble___talim
noble___talim
Niveau 10
01 janvier 2004 à 13:23:18

ouais bon t´arêtes d´humilier les écrivains de ce forum!!!
en tout casmoi g trouvé quelqu´un qui t´arrive à la cheville: c miceldars!!!
mais c très bon piki
pk es-tu aussi talentueux ? ??
:lol:
bonne année aussi

pikminounet
pikminounet
Niveau 9
01 janvier 2004 à 13:24:40

Un peu de courage on arrive à la fin ^^

-Mademoiselle ! Vous sentez-vous bien ?
Ce murmure sortit peu à peu la demie-elfe de la somnolence dans laquelle elle sombrait, ses muscles se mirent en mouvement avec plaisir dans la fraîcheur de la pièce tandis que ses yeux saphir s’entrouvraient timidement. La jeune femme s’étira comme un félin, puis quand elle fut totalement réveillée, analysa l’endroit ou elle se trouvait.
Quelques torches illuminaient des parties de l’endroit mais les ténèbres en envahissaient presque la totalité, Akari s’aperçut qu’elle était allongée sur des coussins et drapée d’une couverture bleutée. Il fallut quelques secondes à la mercenaire pour s’habituer à la pénombre et retrouver par vague la mémoire, soudain la guerrière vit la silhouette adossée contre le mur, sûrement celle à qui appartenait la voix. Elle avait beau plisser les yeux, les traits du personnage échappaient à sa vue, son tempérament échauffé lui arracha sa patience déjà si fragile.
-Qui êtes-vous ? ! lança-t-elle à l’ombre en se pelotant dans la couverture à cause du froid. Vous allez rester longtemps immobile ? !
Sur la défensive, Akari regretta ses paroles, ce n’était pas vraiment le bon moment d’être offensante, en tout cas pas dans cette situation… L’intéressé s’approcha mais les braseros ne l’éclairaient pas assez seulement ses formes affinées et son corps tout en longueur laissaient deviner une femme, quand l’inconnu fut à quelques mètres de la prisonnière, Akari reconnut une des courtisanes de Devils Lord.
-Je ne voulais pas vous effrayer, dit-elle en se penchant au dessus de la demie-Elfe. Il m’est fait obligation de vous surveiller, j’en suis désolée mais vous sembliez morte… Vos paupières étaient…
-Ouvertes, oui, rétorqua la mercenaire en lançant un regard courroucé à la servante. J’ai gardé ce caractère de mon côté Elfe.
Akari leva la tête vers son interlocutrice pour mieux la détailler, le visage fin et parfait, les cheveux châtain, les orbites vertes comme les feuilles ainsi que la carrure forte et élancée montraient bien qu’il s’agissait d’une fille de Twin, les conditions de vie rudes dans ce pays forgeaient cette apparence résistante.
Gênée par l’observation persistante de la guerrière, la courtisane vêtue d’une jupe courte jaune et d’un haut décolleté orange recula de quelques pas avant de reprendre la parole sur un ton moins assuré, comme si elle mettait la main dans un sac de cobras.
-Excusez-moi, j’aurais dû le deviner… balbutia-t-elle en cachant son visage.
La demie-Elfe esquissa un sourire compatissant puis celui-ci devint malicieux et sa face angélique devint aussi dure que la pierre millénaire.
-Allons, vous n’allez pas me faire croire qu’une Twinienne ignore la façon de dormir des Elfes, votre Royaume en est plein. Intervint-elle de façon sarcastique.
Un silence passa, les deux femmes se jaugeant, chacune ne voulant pas céder et refusant de briser ce trou dans la conversation la première mais finalement ce fut la courtisane qui le relança, parler la Langue Commune n’arrivait pas souvent ici et encore moins de telle rencontre.
-En effet je suis de Twin, ancienne chasseresse et désormais esclave. Fit-elle en donnant un coup de pied dans un coussin qui s’écrasa quelques mètres plus loin sous les yeux d’une Akari amusée. D’accord, je ne suis pas vraiment ici pour vous tenir compagnie…
-Je m’en doute. Et quel est votre n…
La mercenaire s’interrompit quand elle sentit une violente douleur au niveau de son épaule, une souffrance insoutenable, brûlante, qui manqua de la faire tourner de l’œil. La jeune femme porta la main à sur la zone en question tandis que son interlocutrice la soutenait pour éviter qu’elle ne sombre dans l’inconscience, Akari tâta la plaie ce qui lui arracha un hurlement.
-Ne vous inquiétez pas, ça va passer. La rassura la servante. Dans quelques jours vous ne sentirez plus rien.
-Ne plus sentir quoi ? ! cria la demie-elfe, ses orbites virant au rouge ainsi que ses joues.
La courtisane de sa démarche agile s’avança dans le fond de la pièce pour revenir un peu plus tard avec un petit miroir qu’elle plaça devant la guerrière pour que cette-dernière puisse contempler la cicatrice. Akari eut alors un cri de surprise.
Sur son épaule blanche, une brûlure en forme de « D » trônait fièrement, encore fumante et allumée d’un feu rouge surnaturel, la mercenaire effleura le signe de ses doigts fins et encore une fois la douleur lui sauta à la gorge.
La mémoire lui revint en flash, le fer à chaud et les rires du Seigneur Démon, la chair calcinée et les hommes en robe en cercle autour d’elle, les lumières, la spirale infernale puis les ténèbres… Une grande partie des évènements restaient voilés mais une chose était sûre : Devils Lord lui avait fait quelque chose et ce n’était sûrement pas bénéfique.
La demie-Elfe reporta son attention sur la jeune femme présente dans la pièce.
-Alors comment t’appelles-tu ?
-Freya. Répondit la servante intimidée par la lueur animale dans l’œil de la guerrière. Freya Dulame.
Akari agrippa le col en velours de l’intéressée avec une force renouvelée et impressionnante.
-Eh bien, Freya Dulame tu vas m’aider…

Le général caressa doucement le manche de son sabre-papillon, l’esprit ailleurs tandis qu’il observait l’arme à la lame d’argent étincelante et qui avait vu tant de combats et goûté le sang de nombreux adversaires.
En quelque sorte cet objet était sa mémoire, la seule personne en mesure de le comprendre, sa compagne, cela en était presque devenu une obsession, malgré son âge avancé ses pensées étaient toujours claires mais la tristesse avait emporté son visage si joyeux dans le passé, devenu un amas de chair informe. Ceux qui avaient connu Morai Turik il y‘a fort longtemps ne lui auraient sûrement pas accordé un second regard en le croisant …
Le vieil homme s’affala sur la chaise en bois peint qui était l’un des seuls meubles dont jouissait sa petite tente rudimentaire, une bougie dégoulinante de cire diffusait une lumière faiblarde en cette nuit et un lit sale infesté par les Pikioks, les punaises vertes minuscules mais travaillant en société, complétaient ce tableau.
Le camp était silencieux, seuls quelques glapissements des Gobelins ou les râles des Trolls déchiraient les ténèbres du soir embrumées par la fumée des mines en activité. En cette heure tardive, les chauve-souris partaient en chasse, dessinant un long filament noir s’agitant et se reformant, un spectacle que Morai adorait regarder, aussi il se leva doucement, son armure lourde lui interdisant des mouvements vifs. Le général ajusta son col de velours, le froid étant terrible dehors, « Saleté de pays. Pensa-t-il. ». En effet Twin était réputée pour son climat changeant et ses montagnes qui , en faisant rempart au vent, renvoyaient les courants Nordiques sur les plaines, baissant ainsi fortement la température.
Une fois sorti, Morai referma le rideau écarlate de son quartier afin que la chaleur ne s’échappe pas ou qu’un fouineur décide d’y jeter un œil, pour la dernière raison il avait pris avec lui son sabre dissimulé par son long manteau d’hiver mais dont la lame dépassait légèrement au niveau de la cuisse. Après cette mesure de sécurité, il leva ses yeux émeraude au ciel pour découvrir la nuée de mammifères volants fendant l’obscurité et poussant leurs piaillements aigus en virevoltant dans une tornade de petits corps velus, ce balais ne lui fit pas oublier ce qui le tracassait.
Dans le nuage vivant, il lui sembla distinguer le visage d’Akari, souriante, le fixant de son regard azur envoûtant, celle qui avait été sa disciple il y’a environ cinq ans et qui s’était enfuie lors de la capture de son mentor…
Depuis la jeune femme s’était forgée une réputation de mercenaire expérimentée connue dans la plupart des Royaumes mais Morai était resté sans nouvelle de la belle demie-Elfe jusqu’à leur « rencontre » à Fort Phénix. Sa surprise avait été totale de voir celle qui fut son innocente élève en guerrière émérite redoutable, Akari venait d’une famille noble du Sud d’Impérial mais après une rixe entre un clan rival de la région, ce qui était monnaie courante dans ces territoires, elle avait dû quitter le foyer pour éviter un destin tragique et le vieil homme qui était un ami de ses parents s’étaient chargé de son éducation, la demie-Elfe avait alors dix-sept ans. Seulement, cette visite fortuite ne s’était pas déroulée comme prévu… Akari avait un contrat pour l’assassiner, son rang de général l’exposait à ces risques et les ennemis et rivaux pullulaient, elle comptait utiliser un sort de Feu pour le détruire mais les corps des Aiglors avaient mis la puce à l’oreille à Morai qui avait esquivé le trait de flamme à un cheveu, la rafale avait creusé un sillon fumant dans la pierre de la forteresse.
La Magie était la chose la plus ancienne de ce monde et aussi la plus dangereuse, tout un art complexe se divisant en catégories nombreuses et encore inconnues, un don du ciel ou une malédiction selon la façon dont on l’utilise. Grâce à elle, la vie peut affluer comme la mort peut se répandre, le ciel peut se voiler ou la lumière le transpercer, en fin de compte la Magie inspirait la puissance et la peur. Seuls les personnes ayant le Don pouvaient se permettre de la pratiquer, pour les autres cela pouvait s’avérer dangereux voir mortel…
Le vieil homme n’avait pas vu en Akari la capacité des Mages, ou il n’avait préféré ne pas lui révéler cet état de fait, ces individus étant laissé en dehors de la société, des personnes qui inspiraient la crainte et le mépris et il ne souhaitait pas cela à la jeune femme.
Mais pourtant il n’avait pas hésité à la livrer à Devils Lord pour garder sa tête sur ses épaules, il la lui avait jetée en pâture, sans état d’âmes alors pourquoi se sentait-t-il si sale ? Pourquoi les cris de la demie-Elfe résonnaient-ils dans sa tête comme des tambours macabres ?
Tandis qu’il marchait vers la structure d’ou s’échappait un fumet délicieux et ou des rires se faisaient entendre, Morai poussa un soupir de désespoir, son existence semblait être une suite de malheurs et de remise en question. Le général des armées de Gore écarta le voile marron obstruant l’entrée du bâtiment et accueillit la chaleur agréable régnant en ces lieux avec un sourire franc.
La taverne était bondée, Trolls tapant sur les tables, les brisant à moitié, Gobelins criards se disputant un maigre repas, soldats de l’armée du Seigneur Morgh raillant les Démons verdâtres sous la vigilance de cinq molosses Mange-Feu dont les grognements exprimaient leur férocité. Dans cette salle faite de poutres et de murs sales, on pouvait dénombrer une quinzaine de personnes qui parlaient comme mille même aussi tard, ce son l’empêcherait au moins de penser à ses problèmes.
Morai s’assit sur un siège devant une table rongée par les termites et prit un verre de Vin Impérial, très cher à l’accoutumée mais ici il s’agissait d’une bouteille trouvée dans la cave de cette ancienne maison, le général préférait ignorer ce que ses habitants étaient devenus.
Soudain la foule se tut quand une femme entra, vêtue d’une tenue légère et essayant de faire discrète pour ne pas attirer l’attention, peine perdue, curieusement elle se dirigeait vers lui. Arrivée à quelques mètres l’étrangère fut arrêtée par le bras par une main griffue verte, le Gobelin la maintenait de sa poigne de fer et la jeune femme essayait de s’extirper de son étreinte mais les autres Démons se joignaient à la fête sous les sifflements excités des Goriens.
-Allez chérie, tu veux pas t’amuser un peu ? Piailla le Gobelin qui la tenait, une lueur de perfidie passant dans ses yeux rubis.
Aussitôt, Morai se leva d’un bond, dégaina son sabre-papillon qui s’abattit sur l’épaule du Démon mineur dans un éclat métallique, lui tranchant le membre qui tomba au sol tandis que son propriétaire criait de douleur en se roulant à terre tel un chien blessé, à cette vue la femme cria d‘horreur et s’écarta du moignon sanglant. La scène n’avait durée qu’une seconde.
Des injures envahirent la taverne et les Mange-Feu bavaient d’impatience, espérant être autorisés à se débarrasser de ce trouble-fête, mais il n’en fut rien.
-On regarde mais on ne touche pas. Dit calmement le vieil homme en menaçant de sa lame l’offensant meurtri.
Les Démons ne firent pas de scandale et se remirent à leur activité, laissant leur congénère à son supplice, quant aux fantassins ils regrettèrent que la lutte n’ait pas durée plus longtemps mais recommencèrent à boire, ce qu’ils faisaient le mieux. Satisfait, Morai se tourna vers celle qui avait été le centre des derniers évènements, il reconnut en elle une Twinnienne grâce à ses yeux vert et ses cheveux brun aux reflets blond.
-Pas de mal ? demanda-t-il en voyant le dégoût peint sur son visage.
-Je… Je crois que ça peut aller… fit-elle en guise de réponse.
Elle lui glissa un papier froissé dans sa main gauche en lui serrant fortement les doigts pou être sûre que ce-dernier ne s’envole pas et lui glissa à l’oreille :
-Dame Akari vous envoie ce message. Elle m’a dit que vous sauriez quoi faire.
La Twinienne disparut alors dans les ténèbres de l’extérieur, laissant le général incrédule, serrant la lettre dans ses doigts avant d’en lire une partie à l’abri des regards, son expression passant de la curiosité à la surprise. Mesurait-elle l’ampleur de ce qu’elle lui demandait ? Les enjeux étaient énormes…
Morai Turik quitta la taverne, la mine froide sous les applaudissements des buveurs et de leurs railleries, il traversa le champ de tentes à grandes foulées pour se retrouver sur son lit, méditant sur la journée à venir qui serait plus éprouvante que jamais…

noble___talim
noble___talim
Niveau 10
01 janvier 2004 à 13:29:09

arg j´abandonne j´écris plus de fic
quanbd je vois les merveilles de piki, je me dis qu´il faut mieux que je parte en retraite.
tu es trop talentueux arg :snif:

pikminounet
pikminounet
Niveau 9
01 janvier 2004 à 13:32:10

Merci ça me fait plaisir ^^ Si tu aimes écrire faut pas t´arrêter surtout pour cette raison, faaut s´accrocher ! :)

Question : C´est laquelle votre partie préfrée ?

pikminounet
pikminounet
Niveau 9
01 janvier 2004 à 13:39:52

un petit :up: allez soyez sympas les gars :hap:

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