^^Alala Horny tu ferais mieux de réfléchir ^^ Au lieu de nous emmerder avec tes petits problèmes défoule-toi avec tes amis si t´en as, enfin tu dois etre le chieur de service
Sur ce voilà la suite ! :p
La soirée débutait en cette fin de journée décisive pour les Landes Rouges, les grands troupeaux de Hyryuks, des bœufs imposants à la toison dorée, s’abritaient pour la nuit tandis que la danse nocturne des cycygues commençaient dans un balais de lumière irréel.
La fraîcheur du soir s’installait peu à peu tandis que la lumière faiblissait et la lune étincelante apparut dans les nuages bleutés du ciel de Twin, éclairant la contrée d’une lueur blanche révélatrice. Les animaux s’en allaient se coucher tandis que d’autres partaient en chasse, en fin de compte il ne s’agissait que d’une nuit banale dans le bois Feuillage célèbre pour son ancienneté légendaire.
Mais, au cœur des collines bordant la lisière de la forêt, un cri inhumain brisa ce calme quotidien, et s’accentua en glapissements excités.
Le pelage de la bête était d’un gris argenté aux teints blancs, ses yeux jaunes brillaient dans la pénombre ambiante et ses dents couleur ivoire soutenaient sa proie qui se débattait tant bien que mal à l’intérieur de cette gueule puissante. Enivré par la chasse, le prédateur labourait la terre de ses griffes bestiales, les enfonçant profondément comme si le matériau lui échappait.
Le canidé avala d’une traite quelques morceaux de la chair du pauvre glouton qui avait eu le malheur de se trouver sur sa route, lança un dernier hurlement à l’attention de l’astre de la nuit puis jeta la charogne qui s’écrasa contre un arbre un peu plus loin.
Etrangement, l’énorme loup se mit en boule, la queue repliée ainsi que les oreilles et s’immobilisa, attendant patiemment. La masse de muscles animale se mit alors à trembler de façon continue, chassant les feuilles mortes autour de lui et faisant soulever un nuage de poussière qui le masqua un instant.
Désormais, à la place de la bête sanguinaire au regard de fou se tenait un homme vêtu de haillons déchirés et haletant comme après une longue marche, silencieux et fixant la lune crème. Le lycanthrope vérifia en se tâtant s’il n’avait aucune blessure majeure et quand ses doigts de guerrier s’attardèrent au niveau de son cou, l’homme reconnut la texture de l’hémoglobine mais il ne s’agissait pas de la sienne. Un éclair de lucidité le frappa aussi rapidement qu’un coup d’épée, favorisé par la vue de la dépouille de l’habitant des forêts.
Le vent fouettant son visage, l’odeur de la peur, la chasse, la traque et la fuite… Tout lui revint comme à chacune de ses transformations qui se faisaient de plus en plus fréquentes et violentes, Wolf ne se rappelait même plus de ce que signifiait le mot « normalité ». Il y’avait d’abord eu cette fille dans l’auberge, la bagarre et ensuite cette poussée irrésistible que le malheureux essayait de contenir depuis des années mais la colère l’avait envahi et l’animal en avait profité pour prendre le dessus.
Le jeune homme eut un frisson et se rendit alors compte qu’il était torse-nu dans ce froid mordant typique des régions sauvages des environs, il frictionna son corps d’athlète, forgé par un entraînement rude, comme il pouvait et dans un mouvement qui avait pour but d’augmenter sa température corporelle, se coupa légèrement au niveau du bras. Wolf vit alors sa hache de guerre pendant fièrement à son ceinturon de cuir en lambeaux, unique vestige intact de son « escapade » nocturne et toujours aussi tranchante, il l’avait à peine effleuré et déjà un sillon rougeâtre se formait mais il guérirait vite, un des atouts de ceux qu’on appelait les Maudits.
Le lycanthrope remit en place une de ses mèches charbon et en s’asseyant sur un rocher qui trônait en plein milieu de la prairie à l’herbe dansante, toucha machinalement son menton pour se rendre compte qu’il avait une barbe de trois semaines qui ne l’embellissait nullement. Non pas qu’il s’intéressait particulièrement à son aspect, cette particularité le gênait et il décida de se couper ce surplus de poils prochainement, mais qui savait ou il serait demain ? Qui savait ou la bête le conduirait ?
Doucement, ses paupières se fermèrent, son corps se détendit, sa respiration devint lente et Wolf sombra peu à peu dans le sommeil réparateur, bercé par les mugissements des bovins aux longs poils d’or qui se rassemblaient en horde pour la nuit. Les étoiles embrasèrent peu à peu le firmament, et bien que ce soit impossible pour le Maudit, l’homme se sentit en paix tandis que la réalité s’effaçait laissant place à l’imaginaire des rêves…
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