tout le monde !
Avant de poster, je tiens à remercier fox pr son tit com. Ceci fait, je vous mets la suite
. Cette partie est plus courte, car comme le chapitre 4 se finit, j´ai dû le couper en deux pour équilibrer le récit. voilà, bonne lecture
Barry n´attendit pas que les deux "morts" réduisent d´avantage l´espace qui les séparait d´eux, la puanteur devenant trop insuportable et le poid qu´il avait dans l´estomac commençait à lui donner la nausée à son tour. La balle que son magnum expulsa de son canon, fusa dans un puissant et bruyant éclair de fumée, immédiatement suivit par le neuf millimètre qui cracha ses plombs sur les odieux personnages qui, Shannon en était sûre, voulaient faire deux leurs prochaines victimes ! Les deux défigurés trassaillirent sous les coups de feu, le premier se vit privé de son large front suintant ils ne savaient quelle substance visqueuse et s´effondra mollement. Le second grinça entre ses dents pourries quand la première balle tirée par le beretta rencontra les matières très peu ragoûtantes de sa gorge à vif. Il ne sembla pas affecté jusqu´à ce que la balle suivante viennent lui dessiner un trou propre et net à la place de son oeil gauche. Là, il se ramassa sur lui même, et tombant sur le sol dans un bruit spongieux qui donna des frissons à la jeune femme.
" N´y aurait-il que la tête qui leur soit sensible... ? Comme dans les films... " se demanda mentalement Shannon.
Plus aucun mouvement, et Barry se décida à s´en approcher, perturbé et déboussolé du fait qu´il partageait la même incompréhension que sa coéquipière.
" Putain, mais se sont vraiment des zombies... ? Quoique incertain, il avait donner l´impression qu´il déclarait ce qu´il voyait plutôt qu´il demandait si les macchabées avaient réellement marché devant son nez.
- Ils n´ont que l´apparence de la mort... répondit Shannon. Elle s´était posée la même question, lors de sa première rencontre avec celui du rez-de-chaussée. Mais, les morts ne saignent pas. Regarde tout le sang qu´ils ont perdu.
Le spécialiste des armes examina à son tour la flaque sanguine qui s´était étalée lorsque les corps avaient touché le sol lisse.
- C´est vrai que c´est étrange... Zombie, c´est peut-être un bien grand mot. constata le barbu, sourcils froncés. Pourtant le sang semble avoir coagulé, ou presque. Humm... Ca me donne la chair de poule !
Shannon acquiesça, fixant comme son ami les chairs putréfiées.
- Et s´ils étaient malades ?
- Ca me paraitrait plus rationel que l´histoire des zombies. dit Barry, dont l´odeur de charogne qui se relançait, le fit s´écarter. Mais quelle maladie pourait faire ça ? ! Transformer les gens en morribonds ? Il a fallu qu´on s´embarque dans une histoire de fous ! !
Shannon sentit sa santé se dégrader soudainement, alors qu´elle eut une horrible pensée...
- Et si c´était encore contagieux ? "
Une porte claqua quelque part au rez-de-chaussée, ils n´auraient pu dire où exactement, mais le son bref et net qui se perdit instantanément dans l´immensité de la maison, fut violent et porta son écho de la même manière que celui du coup de feu à leur arrivée dans ce manoir hanté.
Les deux agents se regardèrent, surpris.
" Qu´est-ce que c´est encore... ? ! "
Deux tirs tonitruants succédèrent à la porte, ils alertèrent davantage les deux S.T.A.R.S qui se précipitèrent contre la rembarde de bois qui gémit sous leur poids lorsqu´ils se penchèrent par dessus pour regarder l´escalier qui plongeait dans l´obscurité d´en dessous. Mais les bruits venaient bien de plus loin.
Sachant déjà ce que comptait faire Burton, Shannon rechargea son flingue et se précipita jusqu´à l´autre côté de la rembarde pour rejoindre la première marche de l´escalier usé. Barry, lui, se contenta de passer par dessus la rampe, se lançant dejà jusqu´au rez-de-chaussée, la jeune femme sur ses talons.
Shannon se mordit les lèvres. Et s´il s´agissait de l´un des Bravos, ou même de Jill ou Wesker ? Pour avoir usé d´une arme à feu, il s´agissait obligatoirement d´une personne vivante, et outre ses collègues, elle ne voyait personne d´autre. Et si c´était le cas, elle devait être dans une mauvaise passe et avait besoin de soutien.
" Et si c´était Rebecca ? ? "
Le couloir du dessous était noyé dans l´obscurité, seul les marches étaient illuminées, leur luminosité provenant de l´étage. Une alcôve se présenta à eux le long de l´escalier, sur la droite et d´épaisses colonnes marbrées se découpait de la pénombre à l´entrée du corridor.
Jaugeant les lieux déserts, Barry et Shannon se faufilèrent entre les colonnes et enfilèrent l´allée étroite au pas de course tout en faisant une rapide analyse du décors à la recherche de quelque chose de suspect. Le vieux papier peint terni était sale de poussière et moisissure et une odeur de renfermé flottait dans l´air irrespirable de pourriture. Devant, contre le mur de gauche, des commodes laissaient voir les contours de leurs tiroirs fermés à la lumière dont la source était encore inconnue.
" Ca doit être plus loin." Barry tendit une oreille à son arrivée au coude du couloir, cherchant des bruits de pas ou le moindre mouvement, ou encore le timbre d´une quelconque voix qui proviendrait de derrière. Bondissant de derrière le coin, il balaya la salle rapidement de son arme qui était bien prête à décocher toute balle sur le premier géneur qui pointrait le bout de son nez. Assuré de leur seule présence dans le couloir, dont la lumière précedente filtrait par les fenêtres qui couraient tout le long du mur extérieur, Shannon s´engagea devant le grand roux qui couvrait ses arrières. Leurs pieds frappaient le sol lourdement, mais leur raisonnance parurent lointaine quand un fracassant roulement de tonnerre éclata dehors à l´instar où un éclair zébra le ciel noir.
Une porte sombre sur sa gauche, fermée à premire vue, n´intéressa pas la jeune femme, contrairement à la porte qui terminait le couloir devant elle et dont un léger filet de lumière s´infiltrait par l´entrebaillement du battant.
" Quelqu´un est bien passé par là... " se disait la jeune femme...
La porte s´ouvrit subitement à la volée et laissa place à un nouveau mort-vivant ensanglanté qui gronda furieusement en se jetant sur Shannon, qui prise par surprise, tomba à la renverse. Le monstre continuait de gueuler en courant, balançant ses mains griffues devant lui, mais le bienveillant colt de Barry eut vite fait de le calmer en lui plaçant un pruneau dans sa sale tronche cramoisie qui vola en éclats vermeils d´os et de chair. La dépouille sanguinolante fut éjectée par delà l´encadrement de la porte restée ouverte sous l´attaque, telle un vieux pantin désarticulé.
Barry s´arrêta pour aider Shannon à se relever, tout en continuant de fixer "le sanguinolant" qui ne se relèverait plus.
" On est vraiment pas au bout de nos surprise ! remarqua-t-il en soulevant aisément l´informaticienne par le bras.
- Merci Barry, dit celle-ci, reconnaissante. C´est la deuxième fois que tu m´évites le pire.
- Je suis là pour ça. Et c´est ça de travailler en équipe. Il lui souriait.
Shannon se remis sur pieds, époussetant son pantalon, elle lui rendit son sourire. Le grand barbu reprit, retournant son attention sur l´agrasseur.
- C´est moi, ou il avait l´air différent ? Il se pencha au dessus du corps, examinant ce qui leur était apparu comme un zombie cramoisi.
- Non, tu as raison. Il avait le visage écarlate. La jeune femme aurait bien voulu confirmer ses propos, mais la tête du cadavre n´était plus à sa place. Cepandant elle avait tout de même été assez près de la créature pour avoir pu la dévisager de la tête aux pieds : ses yeux blancs globuleux avaient paru particulièrement exorbités sur la figure qu´elle aurait cru brûlé au troisième degrés, tellement la peau craquelée et suintante se détachait des muscles noirs encore coulant de sang. Son épiderme apparaissait étrangement écarlate comme s´il venait tout juste de se faire déchiqueter, les vêtements ayant été moins atteints.
Ce n´était pas un zombie comme tous les autres qu´ils avaient rencontré jusque là, non, il s´agissait là d´un autre genre de mort-vivants plus vivaces et aggressifs. Shannon n´avait qu´à se remérorer son entrée fulgurante et la façon dont il s´était déplacé : il courait ! A l´inverse des premières goules qui n´avaient fait que chanceler dans leur direction.
En espérant qu´il n´y ait, comme d´hab, pas trop de faute... je vous posterai la fin très prochainement (pr éviter les doubles postes)