Lorsque j´ouvris la porte, Richard pointa son fusil dans ma direction.
- Ne tires pas, c´est moi ! Lui criais-je.
- Oh, excuse moi. Je suis content que tu sois en vie. Dit-il en souriant. Ah tiens, je vois que tu as trouvé le fusil.
Il avait l´air mieux, il ne parlait presque plus comme tout à l´heure, c´est à dire sans reprendre sa respiration à chaque mots. Il était toujours assis, et semblait réfléchir. Soudain, il me tendit quelque chose : un talkie-walkie.
- Tiens, prends ça. T´en auras plus besoin que moi je pense.
Je le pris et le remerciais. Mais je ne comprenais pas pourquoi il pensait que " j´en aurais plus besoin que lui ". Au moment même où j´ouvrais la bouche pour lui demander, quelque chose comme un cognement, résonna dans toute la pièce et me fit perdre l´équilibre. Je me relevais avec peine et tournais la tête vers la porte où avait eu lieu ce vacarme.
- Ca va Jill ? Me demanda Richard.
- Ouai ça va. Lui repondis-je sans quitter la porte des yeux. Et toi ?
- Oui, tout va bien.
Rassurée qu´il y ai eu plus de peur que de mal, je décidais d´allé voir ce qui c´était passé derrière cette porte.
- Non Jill, ne t´approche pas de cette porte ! S´écria Richard qui avait compris ce que j´allais faire.
- Ne t´inquiète pas, je vais juste jeter un coup d´oeil et je reviens.
- Mais... bon d´accord, fais comme tu veux. Dit-il en soupirant. Mais par contre reste très prudente, le serpent dont j´ai parlé tout à l´heure est peut être encore là.
- D´accord, je ferais attention.
Je posais ma main sur la poigné et commençais à la tourné lorsque Richard, en essayant tant bien que mal de se lever, s´exclama :
- Attends moi Jill, je viens avec toi !
- Non, reste là. Tu es encore faible, essaye de te reposer encore un peu.
Il écouta le conseil que je venais de lui donner. Il se rasseya sans rien dire et vérifia que son fusil était bien chargé.
Je pénétrais maintenant dans un petit couloir, où un peu plus loin sur la gauche, on pouvait percevoir une sorte de cuisine avec un ou deux zombies à l´intérieur. Et en face de moi il y avait quelques escaliers qui menaient à une porte. Je m´occuperais des zombies plus tard si il le faut. Je prenais la porte en question, et celle-ci m´ammena à un gigantesque grenier. Une faible ampoule éclairait les lieux et une fenêtre qui était sur le plafond, donnait sur le ciel noir nuageux, on pouvait à peine distinguer la lune qui avait quant même réussi à faire pénétrer à travers la vitre, un petit faisceau de lumière. Il y avait des caisses en bois poussièreuses le long des murs, rangées à la va-vite, des toiles d´araignés se trouvaient également en masse un peu partout dans cette grande pièce, mais curieusement aucun insectes ne les habitaient. Je remarquais également dans un coin de la salle, un énorme conduit d´aération, dû moins, c´est ce que je pensais. Je me demandais evidemment, qu´est-ce qu´un conduit aussi gros faisait ici. De toute façon, il était clair que personne n´était venu ici depuis des lustres et je devais m´attendre à tout. Soudain, je cru apercevoir quelque chose briller au fin fond du grenier. Je m´approchais prudemment, redoublant de vigilance à chacun de mes pas, avec bien sûr, le fusil dans mes mains, chargé. Une fois arrivé au fond du grenier, je remarquais sur une caisse parmis tant d´autres, qu´il y avait effectivement un petit objet octogonal metalique qui portait le logo d´Umbrella et dont le bord était en pierre.
« Ca peut toujours servir », me dis-je en le mettant dans une de mes poches. Mais lorsque je me retournais, je voyais devant moi un immense serpent dont je ne pourrais pas affirmer la taille tellement il était grand. Le reste de son " corps " finissait de sortir par le gros conduit d´aération. Mes jambes tremblotaient et la peur s´emparait rapidement de moi. Je n´étais rien par rapport à ce monstre. A moi seule je ne faisais qu´une infime petite partie de sa taille. A mon avis, un serpent comme ça n´existe pas naturellement, c´est surement l´oeuvre du virus qui c´est propagé dans ce maudit manoir. Le reptile me fixait de ses yeux jaunes, tel un basilic voulant me pétrifier, ses écailles laissaient montrer quelques veines bien distincts, et sa peau grise-bleue qui semblait posée sur un fond blanchâtre, glissait sans un bruit sur le parquet sale du grenier. Il n´y avait aucune échapatoire, la seule porte qui me permettrais de sortir de là était à l´autre bouts, toutes tentatives de l´atteindre étaient à oublier, trop loin et donc trop risqué. Il fallait pourtant que je trouve une solution, mais la terreur m´empèchait de réfléchir.
Peut-être était-ce la fin ?
Peut-être que j´allais crever ici. Après tout, je ne vois pas quel miracle pourrait me sauver, à part me tirer une balle dans la tête...