Les deux monstres essayaient de pousser la porte que je tentais de maintenir avec le lit. Leurs grognements et le sang qui coulait le long de leurs dents me terrifiais, cette fois je risquais vraiment de crever, pas d´échapatoir, pas de miracle, rien. Et c´est pas avec ce misérable couteau que j´allais pouvoir m´en tirer, je n´avais même plus une seule balle dans mon flingue pour pouvoir me la mettre en pleine tête. J´avais beau appeller au secours, personne ne venait, evidemment c´était stupide, il n´y avait personne à part Barry, moi et peut - être le capitaine Wesker. Barry doit surement être loin dans ce manoir à l´heure qu´il est. Je doit vraiment être entrain de dériver vers la folie pour pensée que quelqun viendrait m´aider. Mais sans savoir pourquoi, je continuais de hurler jusqu´à m´épuiser. D´ailleurs, je n´avais même plus assez de forces pour bloquer la porte avec ce putain de lit. Les morts - vivants arrivaient de plus en plus à l´ouvrir, cela ce contais maintenant en centimètres. Je regardais une dernière fois les murs lugubres de cette pièce, empoignais mon conteau et rassemblais les dernières forces que j´avais pour pouvoir me défendre. Et voilà ! Les macabés avaient réussis à pousser la porte, les voici maintenant en face de moi, qui s´approchaient lentement, me laissant le temps de bien déguster ces dernières minutes ( ou secondes ! ) en compagnie des barreaux de cette cellule. Je reculais, mais distinguais de mes doigts le solide et épais mur froid qui m´empèchais de continuer davantage. Je flanquais alors un coup de couteau dans la gorge d´un des deux cadavres et filais un coup de pied au second. Mais tout ceci fut vain, le sang coulait à flot, certe, mais par contre le mort - vivant lui, tenait encore debout, on pouvait même entendre comme un bruit de robinet que l´on aurait laissé ouvert tellement le sang giclait vite. L´autre était tombé, mais au lieu de se relever, il se contenta de ramper jusqu´à moi.
J´appellais à l´aide une dernière fois, dans l´espoir que quelque chose de miraculeux se produise, mais bien sûr, comme je le disais tout à l´heure, il n´y avait rien ni personne. Je lançais mon arme sur le mort - vivant qui était debout, la lame se planta dans sa clavicule gauche, et il ne semblait n´avoir rien sentis.
Maintenant, je n´avais plus aucune arme, tous mes membres tremblaient, je tombais même à la renverse dans un coin de la cellule, j´étais paralysée de terreur, je fermais les yeux et je faillis m´évanouir quand soudain plusieurs coups de feux résonnèrent dans la pièce où j´étais.
Lorsque je re-ouvris les yeux, les mort - vivants avaient été abbatus, il y avait de la cervelle et du sang sur le mur qui appartenait à celui qui était debout, et les boyaux de celui qui était entrain de ramper quelques secondes plutôt. Je levais la tête et apperçue Barry.
- Tu l´as échappée belle. Me dit - il.
Je ne répondais pas, j´étais encore sous le choc, c´était la deuxième fois en quelques heures, que je voyais le vrai visage de la mort.
- Eh, Jill, t´es sûr que ça va ? Me demanda - t - il en secouant sa main devant mes yeux.
- D´après toi, j´ai faillis mourir et tu me demande si je vais bien ? Lui repondis - je doucement.
Il s´excusa et m´aida à me relever et à marcher jusqu´au couloir où j´avais ouvert la porte de la prison. J´étais adossée au mur, regardais le plafond blanc et demanda à Barry :
- Comment tu m´as trouvée ?
- Tu criais et comme j´étais pas très loin je t´ai entendu et je me suis précipiter à ta rescousse.
- Les chargeurs que tu m´as donnés étaient vides. Lui dis - je en le regardant.
- Vr...vraiment ? Je suis désolé Jill, vraiment désolé.
Il y eu un grand silence après cette phrase, et comme je transpirais beaucoup, Barry me proposa de boire un peu d´eau.
- Tiens, j´ai trouvé quelques réserves d´eau et de nourriture dans une des cuisines du sous sol. Me dit - il en me tendant une bouteille et quelques gâteaux, qu´il sortit d´un sac que je n´avais jamais vu.
- Merci. Lui dis - je en prenant simplement la bouteille, faut dire qu´avec tous ces carnages, j´avais l´estomac noué.
Je commençais à boire à petites gorgées. Barry insistait beaucoup pour que je boive plus. Je me forçais un peu, juste pour ne pas trop me désidrater, mais je ne bue q´un quart de ce qu´il y avait dans cette bouteille d´eau d´un litre et demi.
J´allais un peu mieux par rapport à tout à l´heure, je remerciais Barry, mais lui continuait d´insister pour que je boive encore.
- Jill, tu devrais boire encore un peu.
- Non, ça ira, merci Barry.
- Si, allé vas - y. Me dit - il.
- Bon, écoute je n´ai pas très soif, alors ne me dit pas ce que j´ai à faire ou à ne pas faire. Lui dis-je fermement.
- Oui, tu as parfaitement raison, excuse moi Jill.
Mais lorsqu´il termina sa phrase, j´y voyais flou, j´avais l´impression que j´allais m´endormir, qu´est - ce qui était entrain de m´arriver ?
Je tombais par terre et commençais à perdre connaissance, mes yeux se fermaient et j´entendis des pas et une phrase avec une voix que j´avais l´impression d´avoir déjà entendue :
- Beau travail, Burton.