Après quelques minutes de recherche, j´arrive enfin à la source de ces cris affreux. Je trouve une femme. Elle est acculée dans une ruelle par des zombies. Je ne prend même pas le temps de les tuer. Cela devient lassant. J´attrape la femme par le bras et la tire du groupe. Nous nous enfuyons.
Voilà, nous sommes sur la place. Je vois le général. Il est accroupi. J´accours.
« - Mon ! Mon gé... »
Je m´arrête, il pleure. Hanz et Ren ont l´air triste eux aussi.
« - Où sont passés John, Alias et Jack ? »
Stan relève la tête. Ses yeux sont rouges. Je me demande s´il a fumé un pète mais me souviens que ce n´est pas son style. Je reprend mon sérieux et l´observe.
« - Vous êtes encore plus blessé que tout à l´heure ! je lance hypocritement.
- Parle franchement Marc ! » rétorque-t-il agressivement.
Je garde le silence.
« - Ils, ils... Ce sont eux qui ont massacré ma famille ! » dit Stan.
L´homme se met à pleurer. La détresse dans sa voix surprend tout le monde. Il ne va pas bien du tout. Mais tout à coup, une idée me vient ! Je recolle les morceaux, le puzzle se reconstitue !
« - Ils faisaient sûrement partis des hommes masqués qui nous pourchassent.
- Peut-être...
- Sûrement...
- Pourquoi en es-tu sur ?
- Ils étaient de mauvais caméléons.
- Caméléons ?
- Oui.
- Mais explique-toi !
- Les caméléons sont des personnes pouvant prendre l´apparence ou plutôt la personnalité de n´importe qui.
- Mais qu´est-ce que tu me racontes ?
- Ils ont été envoyé dans l´équipe Oméga, la nôtre, afin de connaître nos objectifs.
- Ils feraient donc parti d´Umbrella Corp mais n´auraient pas les mêmes objectifs que celle-ci ? Ca n´a pas de sens !
- Peut-être sont-ils commandé par quelqu´un de haut placé chez Umbrella qui cherche à exploiter la société pour ses propres fins. »
Les autres nous écoutent l´oreille tendue. Ils n´en reviennent pas mais me croient-ils ? Stan me reprend :
« - Il y aurait donc des traîtres au sein de notre société !?
- Je pense que plus de personnes que nous le croyons ont déjà été infestées par le virus de la trahison... », je lui réponds.
Un nouveau silence se fait.
« - Mais comment se fait-il que tu en sache autant ? » me lance Hanz.
Dois-je le faire ? Je ne sais pas. Le général me regarde d´un air inquisiteur.
« - Et bien ?! Répond Marc ! me vocifère Stan.
- Vous le saurez bien assez tôt. Je vous promet de répondre à cette question mais pour cela il faut que vous me fassiez confiance.
- J´ai déjà fait confiance à trois de mes hommes. J´ai risqué ma vie pour eux et voyez ce qu´il m´en a coûté, Burton ! »
Je lui pose la main sur l´épaule et dis :
« - Mon général, je vous comprend mais laissez moi entamer une mission. Je les aurais.
- Faites donc ce que vous voulez ! Nous vous attendons ici. Mais sitôt que Sidney, Néo et Nolson seront revenus, nous partirons à la recherche d´autres survivants !
- Merci mein fürer ! »
Je pars donc tout seul. J´ai laissé mes armes aux autres. Ca m´a fait du mal mais bon. Je ne dois pas échouer.
Une demi-heure plus tard, je trouve enfin le camp de ceux que je cherchais : les hommes masqués. Ils embarquent les civils dans des camions. On dirait qu´ils les traitent comme du bestiaux. Je reste terré dans coin en attendant. Enfin ! Un homme s´approche.
« - Youssef ! Qu´es´tu fous ? Où vas-tu ?
- J´vais pisser ! »
Par chance, il se dirige vers moi. Je les espionne depuis une ruelle et cela depuis quelques minutes. Je m´accroche en-dessous de la passerelle métallique de l´escalier de secours (en collant mon dos contre celle-ci). Il ne remarque rien. Il descend sa braguette et regarde à gauche et à droite.
« - Ah ! Ca fait longtemps que j´me suis pas tapé une queue ! »
Gros porc. Pas assez beau pour te taper une meuf. Avec souplesse, je me remet sur mes jambes. Je m´avance à pas feutrés vers lui. Au dernier moment, je lui brise la nuque. Je le déshabille et met ses vêtements. Je ressors de la ruelle. Le masque empêche les autres de voir que je suis un imposteur.
« - Alors quoi ?! T´en met du temps pour pisser ! me lance un homme.
- Ouais mais tu m´connais.
- Bon allez, viens !
- Oui mais regarde ce que je viens de trouver ! »
Je lui montre alors un PDA.
« - C´est le même que ceux de l´équipe Oméga !
- Oui ! Et regarde, je pense que j´ai retrouvé le général Stan Libartski !
- Youssef, t´es un sacré chanceux de taulard ! J´en reviens pas. »
En peu de temps, une équipe est organisée. Une vingtaine d´hommes me félicitent de ma découverte. Je joue le jeu. Nous montons tous dans un camion d´Umbrella Corp et partons.
En moins de cinq minutes, nous arrivons sur la place. Je vois le général se lever. Sydney, Néo et Nolson les ont rejoint. Néanmoins, nous sommes beaucoup trop nombreux pour qu´ils nous opposent une résistance. Nous descendons du camion. Ils n´étaient vraisemblablement pas prêt à voir débarquer autant d´hommes masqués. Un de mes compagnons crie à Stan :
« - Pas besoin de prendre une arme ! Tu es fait Libartski ! »
Le général reste immobile. Ses hommes font de même. Je suis sûr qu´il va tenter un coup fourré. Je le connais ! Il faut que j´agisse en sorte !
« - N´essaie même pas de dégainer ton SIGPRO, sale russe ! je balance.
- Youssef ?! Qu´es´tu fous ? T´es pas l´chef, ici ! me renvoie un petit, bourru.
- Tais-toi ! C´est lui qui a retrouvé cette mauviette de Litbartski. Il peut tout de même se défouler un peu ! » lui rétorque un autre.
Je m´avance l´uzi à la main. Le général me regarde dangereusement.
« - Vas-y ! Frappe-moi ! Qu´est-ce que tu attends ?! Ah, je vois ! Tu as découvert qui étaient John, Alias et Jack ?! » je lui lance.
Et toute la troupe se met à rire à gorge ouverte.
« - Youssef, arrête, tu risques de le mettre de mauvais humeur ! »
Et tout le monde reprend de plus belle. Je souris au général. C´est bien, personne ne me voit. Je glisse à Stan :
« - Nous les aurons... Mein fürher ! »
A ce moment-là, je soulève mon masque et me retourne d´un coup en balançant une rafale d´uzi à mes anciens coéquipiers qui rigolent encore. Les autres mettent une demi-seconde à comprendre et reprennent leurs armes. Il ne dure même pas une minute. Les hommes masqués se mettent à courir dans tous les sens. On dirait une fourmilière enfumée. Je balance l´uzi au général pendant que je récupère mon FN P90. Nos adversaires n´ont pas le temps de s´organiser. C´est la débandade. Le combat va vite.
Quelques minutes plus tard, mes partenaires s´avancent. Nous constatons le champ de bataille.
« - La prochaine fois Burton, informez-nous de votre mission personnel, me dis Stan.
- C´était une surprise Stany ! »
Je leur explique alors mon aventure. Une fois mon récit terminé, Hanz me demande :
« - Mais comment as-tu fait pour ne pas te faire repérer ? Il devait bien voir que tu n´étais pas des leurs ! »
Je ricane alors et leur montre le tatouage qui se trouve à ma nuque.
« - Un tatouage de caméléon ? » dit Ren.