Cahpitre 36 : Fox_2004
Cela fait plusieures heures que l´on marche à l´affut de la moindre source de vie que nous pourrions secourir. Sur la route se dresse d´inombrables carambollages de voitures et de camions. Droit devant moi je peut voir un camion citerne sans doute rempli d´essence... je suis étonné qu´il n´ai pas explosé.
Nous nous arrêtons dans une sorte de bureau de tabac à moitié détruit par les explosions. Il est tard, J´ai dit à Laury et Kami de dormir pendant que je monte la garde.
En regardant le ciel, je peut voir tourner la lune au fil des heures que je passe à tourner en rond. Les ombres elles, s´allongent et changent de position. Je me demande si je sortirai vivant de cette ville...
Soudain dans la nuit silencieuse, un bruit attire mon attention. Je me dirige vers lui. Et devinez qui j´aperçois dans l´ombre... l´homme aux lunettes. Immédiatemment je lui fonce dessus et met mon canon sur sa tempe... pret à lui faire payer ses actes. Sachant que je suis sur le point de le frapper, il prend la parole :
« - Tout à l´heure j´ai joué la comédie pour ne pas qu´ils me tuent, je ne suis qu´un homme exploité... tout comme vous. je ne suis plus dans leur camp... C´est moi qui vous ai sauvé la vie lorsque vous étiez sur le point de vous suicider dans ce hangar dans la forêt.
Je baisse mon arme et enlève ma main de son cou.
- Suicider ? Non. Juste me sacrifier, juste accomplir ce tragique destin qui m´était destiné.
- Eh bien vous voyez, il y avait une solution alternative : moi. Vous êtes en vie, regrettez-vous cette situation ? Repliqua l´homme.
- Quelque part oui. Je voulais mourir pour enfin mettre un point final à mes souffrances. Mais avec le recul je pense que mourir était un signe de faiblesse et de lâcheté, mourir pour fuir cette situation, pour fuir la mission terrible que je m´étais donnée. Mais peut être que mon véritable destin est justement de survivre et de faire ce que je me suis promis de faire.
L´homme semble pensif, il regarde fixement le sol en fronçant les sourcils.
- Et comment m´avez-vous sauvé ? Dit-je intrigué, dans le seul but de reprendre la conversation.
- Ma voiture est tombée en panne d´essence lorsque j´éssayais de quitter cette ville par la forêt. Le brouillard était omnipresent, on y voyait pas à quatre mètres. Malgré cela je suis descendu de ma voiture en ne me préoccupant pas beaucoup du danger. J´avançais lentement dans ce décors gris, cherchant désesperemment une maison ou même un entrepôt comme celui que vous connaissez pour éventuellement trouver de l´essence. Donc cela faisait quelques minutes que je marchais quand j´ai entendu une sorte d´explosion.
- Oui je m´étais occupé de quelques personnes s´ayant transformées en zombies. Dit-je en dirigeant mes yeux vers le sol.
- Oui, donc je me suis dirigé vers le bruit et je suis tombé sur un entrepôt. Je ne suis pas entré car tout de suite après j´ai entendu ce qui semblait être une conversation et des bruits de pas. Je me suis plaqué contre le mur à côté de la porte pour ne pas que vous me voyiez. A vrai dire je ne savais pas si il fallait que je vous fasse confiance. Environ une minute après j´ai compris que vous étiez pris au piège et qu´il fallait que j´agisse. Immédiatemment, j´ai sorti deux Glock de calibre 45, j´ai tué tout les ennemis qui se ruaient sur vous. En tout, j´ai vidé deux chargeurs. Lorsque je me suis penché sur vous, vous étiez inconscient, sans doute à cause de votre blessure et de la fatigue accumulée. Vous teniez une grenade dégoupillée dans la main, sur le coup j´ai eu peur mais elle n´a pas explosé.
- Encore de la camelote de l´armée americaine. Dit-je en soupirant.
- Ensuite je vous ai sorti de cet endroit pour que vous puissiez respirer. Je suis resté une heure à vieiller à côté de vous, puis quand le brouillard s´est levé je suis allé remplir le reservoir de mon 4x4 puis j´ai écrit quelques mots à la hatte sur le retroviseur de ma voiture. Et je suis reparti à pied vers la ville. Je savais qu´à votre réveil, vous trouveriez ma voiture et verrez les inscriptions. Puis vous êtes venu à l´endroit convenu, comme je l´esperais. Et Laury ainsi que Kami se trouvaient avec vous. Comme j´avais prévu.
- Simple question, dit-je en lui coupant la parole, pourquoi n´avez-vous pas fuit quand vous pouviez le faire avec votre voiture ?
- En vous aperçevant, je me suis rendu compte qu´il pouvait encore y avoir des rescapés dans la ville, cherchant à fuir, cherchant à vivre. Au lieu de m´enfuir comme un lâche, j´ai préféré affronter mes responsabilitées.
- Vos responsabilités ? Dit-je étonné.
- Je suis un scientifique, je travaille pour Umbrella et je suis en parti responsable de la catastrophe que vous pouvez voir.
Immédiatemment, en entendant ces paroles, ma haine l´emporte, je ne me controle plus. Je le prend par le col de sa veste en cuir et le soulève d´au moins trente centimètres au dessus du sol. Il reprend la parole :
- Vous savez, cela peut vous paraitre bizarre mais ce que j´ai fait, je l´ai fait légalement. Même sachant que c´était mal, j´ai obéit aux ordres car c´était mon métier, c´était mon devoir. Jusqu´à la fin j´ai été loyal et fidèle au contrat que j´avais signé.
Je le repose au sol. Je prend la parole :
- Je comprend ce que vous ressentez, j´ai travaillé dans l´armée et même sachant que tuer des innocents était mal, j´ai obéit aux ordres car c´était mon devoir. Mais je n´ai pas obéit jusqu´à la fin aux objectifs qui m´étaient donnés. Après m´être rendu compte que l´Etat Americain faisait des choses terribles, et qu´il fallait que je change, j´ai décidé dorénavant de rester fidèle à mes objectifs et à mes convictions. Je ne me suis jamais pardonné de n´avoir pas fait ça avant. La différence avec vous et moi, c´est que moi j´ai été assez fort pour arrêter avant, alors que vous vous avez attendu la catastrophe pour changer de camp. Vous n´êtes pas assez fort pour combattre, allez vous-en, sortez de la ville, vous devez avoir l´antidote sur vous je le sait.
- Désolé, mais dorénavant je reste fidèle à MES objectifs, pas à ceux d´un autre. Je ne travaille plus pour ce general pathetique, je les ai trahi, la fille ne m´interesse pas mais elle peut me servir à tous les tuer. Et puis il faut que je le protège, il faut que je protège mon fils. Ils ont promis de ne pas le tuer si je restais avec eux. Il ne m´a jamais connu et je tiens lorsque ça arrivera, qu´il garde une bonne vision de moi. Je ne veut pas qu´il ai une vision d´un lâche dont les responsabilités sont trop dures à assumer pour lui. Mon fils, c´est Laury. S´il vous plait, donnez moi une autre chance, ils vont bientôt s´aperçevoir que j´ai deserté, ils vont se mettre à notre recherche. Il faut partir ! »
Je ne parle pas et reste silencieux. Je le regarde et fait un hochement de tête. Je me contente de lui dire : «bienvenue parmis nous» puis nous partons vers le nord. Vers les flammes qui montent au ciel, telles les flammes de l´enfer avant l´apocalypse.