CHAPITRE 16 : La nouvelle mission.
Alors que je marchais vers ce soleil couchant d’une extrême clarté orangée, j’entendais une voix derrière moi. Cette voix semblait prononcer des mots en espagnol, ma langue natale. J’étais à ce moment très préoccupé par les événements actuels et je me souviens avoir mit longtemps à me retourner. Lorsque est venu ce moment, j’aperçus un homme me montrant du doigt du haut de son toit et un autre courant vers le nord.
Ma présence avait déclenché l’alerte. Je ne suis plus le lâche que j’étais jadis avant de travailler pour Umbrella, j’ai beaucoup mûrit. J’avais, d’un geste rapide, sorti un Colt de ma poche arrière droite avec la ferme intention de me défendre par tout les moyens. Mais une main m’assena un coup violent derrière la nuque. Sans que je ne puisse rien faire... A cet instant, ce fut le noir absolu, j’avais perdu connaissance.
A mon réveil, je me trouvais dans une pièce carrelée, blanche. Un peu sale, certainement mal entretenue. En face de moi, une énorme vitre intacte. Je me rendis compte, en faisant un mouvement du poignet, que j’étais fermement attaché à un lit en bois recouvert de draps blancs. Eux aussi très sales.
[ La moitié de la page a été découpée avec soin ]
Donc, plus aucun équipement, rien. Ma radio avait disparue, mon colt, mon chargeur, mes papiers... Ne pouvant me libérer et ne sachant quoi faire, j’avais posé ma tête sur le draps et je m’étais détendu. Je réfléchissais calmement à ce que je pourrais faire par la suite… Ma situation est délicate, je suis censé m’infiltrer dans ce groupe terroriste mais cela risque d’être un peu plus dur que prévu. Ah oui, il y a ces deux personnes que je dois tuer. Deux personnes envoyées par Wesker ayant pour objectif de récupérer les échantillons également.
Voila que je me retrouve tueur à gage, sous les ordres de Wesker. Il m’a affirmé qu’elles étaient en partie responsables pour la catastrophe de Raccoon City. J’ai juré sur l’honneur que je ferai payer les responsables de l’épidémie, néanmoins, que me prouve que ces deux individus sont vraiment fautifs dans cette affaire ? N’est-ce pas une ruse de Wesker pour me donner une bonne raison de les assassiner ? Je ne le saurai sans doute jamais, cependant, si je veux découvrir la vérité sur la mort de mes parents et ce qu’est devenue ma sœur, il va falloir que j’exécute ses ordres.
Tout à coup, un bruit violent me fit reprendre mes esprits, la vitre venait d’éclater pour je ne sais quelle raison et plusieurs bouts de verres avait atterri près de moi. Je tournais ma tête vers la droite, et apercevant qu’un morceau était proche de ma main, je fit le maximum pour l’attraper. J’essayais de tourner mon poignet au maximum malgré la corde pour l’attraper… Des bruits de pas semblaient se rapprocher, j’essayais toujours de prendre ce bout de vitre brisé avec mes doigts… dans le but de couper la corde avec…
Je ravalais ma salive et touchais au but, la porte s’ouvrit dans un fracas assourdissant, me détournant de mon occupation. Une ombre se rapprochait du seuil et une silhouette surgit de l’ombre. Lorsque celle-ci passa dans la lumière de la petite lampe, j’aperçu un homme habillé d’une grande tunique richement décorée. Sur le coup, ceci me rappela les vêtements lors du carnaval de Madrid.
Je reculais en arrière tant que la corde me le permettait, il me regardait fixement sans dire un mot. Après quelques secondes, il ouvrit la conversation :
« L’attitude des humains et leur réaction est facilement prévisible, entraînés par la peur, ils se retrouvent à reproduire sans cesse les mêmes mouvements.
Un silence. Il reprit la parole.
- Cela fait plusieurs décennies que je vit sur cette Terre, et pas une seule fois un humain ne m’a surprit par son comportement. Ils agissent tels des animaux, telle une race inférieure.
- De quel droit vous permettez-vous de faire des jugements sur les humains ? N’avez-vous aucun respect pour les autres ? Disais-je d’un ton élevé.
- N’ai-je pas le droit de porter des jugements ? Peut être vous croyez-vous supérieur pour me faire cette remarque idiote.
- Pourquoi devrais-je me sentir supérieur ? Je suis bien dans une situation d’infériorité en ce moment.
- Exactement monsieur…
Il regardait mes papiers qu’il sortit de sa poche.
- Luis Sera, espagnol ? A en croire ce badge, vous êtes médecin. A en croire cet autre badge, vous êtes policier.
En effet, cela faisait parti de mes multiples couvertures.
- …
- Vous ne déniez répondre Mr Sera ? Bien. Je veux connaître les raisons pour lesquelles vous êtes ici.
- Je travaille pour Umbrella, je suis un scientifique chargé de récupérer un échantillon du parasite que vous avez développé pour l’étudier.
- Ah, vous êtes venu dans cet hélicoptère noir. Nous l’avons descendu par un missile sous-marin, j’en ai assez que les américains se mêlent de mes affaires. Ils ne sont pas dignes de confiance. J’ai remarqué qu’ils m’espionnaient, et avec les satellites aujourd’hui, ils peuvent voir chaque parcelle de cette planète. Alors je me suis préparé, sachant une éventuelle attaque sur le terrain de leur part.
- Je vois… pourquoi me gardez-vous en vie ?
- Nous venons enfin à cette question. Si je vous garde en vie, c’est parce que vous pouvez m’être utile. Vous êtes un scientifique et j’ai grandement besoin de l’aide d’un homme qualifié dans ce domaine.
- Pourquoi faire ? Demandais-je en baissant le ton.
- Toutes les personnes sur cette île, sans exception ont tous ce parasite qui grandissent en eux. Grâce aux ultra-sons que produisent ce sceptre, j’ai un total control sur leurs esprits.
- Quoi ??
- Ils sont tous infectés, mais cela leur donne une immense puissance qui
- Trêve de bavardage, venez en au but : que voulez-vous que je fasse ?
- Le parasite ne se développe pas beaucoup, il met du temps à se reproduire. Je voulais que par un moyen quelconque vous le poussiez à agir plus rapidement. Je veux qu’ils y ait assez d’œufs en peu de temps pour que des milliards de personnes soient contaminées. Seul vous pouvez le faire à l’heure actuelle. Vous devez être vraiment compétent si la multinationale vous a embauché.
- Vous voulez faire de moi un complice, vous voulez que je vous aide à contaminer des gens innocents ? Rétorquais-je en haussant grandement le ton.
- Dans ce monde, personne n’est innocent. Avec ce parasite, je peux faire de ce monde, quelque chose de juste, de droit. Je peux créer un monde parfait… »
Voila le gros de la conversation. Evidemment j’acceptais son offre, dans le but de lui dérober un échantillon de parasite puis de repartir en appellant Wesker pour qu’un hélico vienne me chercher. Il doit certainement y avoir une radio sur cette île.
Alors que nous marchions dans ce couloir étroit, à ma droite, un cadavre de cette personne qu’il nomme « ganados » plaqué contre la vitre en morceaux, je lui demandais quel était son nom. Sans se retourner, il me répondit : « Saddler ».