Chapitre 14 : La fille du président, ou comment Léon va comprendre qu´il y a pire que de simples loups
Lorsqu´il commença à s´éveiller, Léon sentit d´étranges pressions sur ses joues. A mesure qu´il émergeait du monde des rêves, les pressions devenaient de plus en plus violentes. Alors qu´il ouvrait les yeux, il constata que c´était en fait une jeune fille en train de le gifler.
-Réveille-toi ! Réveille-toi ! Réveille-toi ! Réveille-toi ! criait-elle.
-Mhhhh, aïe, c´est bon je suis réveillé, arrête de me foutre des baffes, putain !
-Toi aussi t´as un plagas dans le corps ?
-Euh... c´est quoi un plagas ? Et t´es qui d´abord, et où suis-je ?
-Ben je suis la fille du président, tu vois, alors t´as intérêt à répondre à mes questions si tu veux pas que j´appelle mon père !
-Idiote, c´est ton père justement qui m´envoie te chercher, alors c´est moi qui pose les questions, t´as compris ? Qui t´a embauché ? Euh non... ce sera pas la peine de me dire ça en fait. Putain mais qu´est-ce que je raconte, regarde ça fait à peine 2 minutes que j´ai vu ta tête et j´devient déjà fou !
-C´est pas tout ça mais j´commence un peu à m´emmerder ici.
-Je propose donc que l´on sorte d´ici. Mais faudrait d´abord que je sache où on est...
-Bah... dans l´église, j´suis enfermée ici depuis un bout de temps déjà. J´ai eu le temps de fabriquer un château avec des pierres et...
-Ta gueule. Et moi, pouquoi je suis là ?
-Je sais pas, des moines ont ouvert la porte et t´ont jeté violemment par terre.
-Ah, des moines maintenant. Ils sont aussi cons que les villageois ?
-Sûrement.
Après cette fantastique conversation, Léon décida d´ouvrir la porte qui était fermée à clé, évidemment. Malgré tous ses efforts, la porte restait plantée sur ses gonds. Léon eut même l´idée ingénieuse d´utiliser son lance-mines, mais comme vu précédemment, il ne lui restait aucune munition.
-Maudits corbeaux ! s´écria-t-il. Ah, mais je sais ! Il me reste une grenade ! Tiens, mais pourquoi elle est déjà dégoupillée ?
Se rendant compte du danger imminent, Léon lança vivement la grenade en direction de la porte.
-Ouf... ?! ? NAN MAIS TE FOUS PAS LA, T´ES CONNE OU QUOI !
En effet, Ashley se trouvait devant la porte, la grenade à ses pieds, et BAOUM, il n´en resta plus rien.
-J´en reviens pas, elle est vraiment trop conne, dit Léon avant que ses yeux ne se troublent et que les mots Game Over appraissent devant ses yeux.
CHARGEMENT (la,la,la : Léon qui sifflote)
En colère, Léon se retrouva à l´intérieur de l´église. Il trouva des pesetas sur l´autel, puis une échelle cachée sur le côté, qu´il grimpa précotionneusement. Arrivé en haut, une énigme d´une difficulté insurmontable se présenta à lui.
-Et dire que si cette Ashley était pas aussi conne, j´aurais pu éviter ce passage... Bon, voyons, voir, faut tourner des manivelles pour que les lumières correspondent avec le dessin. Facile.
Léon essaya une à une toutes les possiblités, ce qui lui prit environ un quart d´heure, puis enfin la grille bloquant l´accès à la pièce où Ashley pourissait s´ouvrit comme par magie.
-Maintenant que j´ai plus de grenade, je sais pas comment je vais faire. Ah, mais tiens ? OH... NAAAAAAAAAN !
Léon venait de constater qu´il suffisait de tourner la poignée en sens inverse pour ouvrir la porte et que celle-ci n´était nullement fermée. Il entra rageusement dans la pièce, lorsqu´une poutre en bois lui éclata brutalement le front. Ashley venait de lui lancer un projectile. Léon pensa tout d´abord à lui arracher les membres un à un, puis à les lui faire manger, et enfin terminer par l´étragler avec ses entrailles, mais il revint à la raison et décida de la laisser en vie.
-Suis-moi, et surtout pas un mot, tu m´as déjà fais assez chié comme ça, souffla Léon.
Arrivé près de l´échelle, Léon sauta dans le vide, comme à son habitude, mais ses poils se hérissèrent lorsqu´il entendit Ashley l´appeller depuis le haut.
-Léon, j´ai peur, attends-moi !
-Bah qu´est-ce que t´attends pour descendre ! Tu crois peut-être que j´vais te rattraper depuis le bas ? Tu dois peser 100 kilos en plus...
-Mais, je sais pas desendre une échelle !
-Tu sais monter mais pas descendre, c´est quoi ce bordel ! Et t´as peur de descendre en t´aidant des barreaux, alors que tu oses sauter dans le vide pour que je te rattrape ? Tu sais quoi, tu vas te débrouiller toute seule, pète-toi les jambes, je m´en fous, je m´en vais.
-Léooooooooooooooooooooooooooon !! !
-Ta gueeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeule !! !
Léon arriva dans le hall de l´église en se bouchant les oreilles. Quelle ne fut pas sa surprise de constater qu´Ashley se trouvait à côté de lui.
-Ah, bah, t´as réussi à descendre finalement...
-Nan, c´est un bug, c´est à cause de la cinématique, les prochaines fois, t´auras pas cette chance.
-Désolé, je garde la fille, dit une voix.
-Heing ? Qui a parlé ? demanda Léon.
-C´est moi.
-Ah... et t´es qui toi ?
-My name is Osmund Saddler, je suis le maître de cette... petite communauté.
-Ca m´intéresse énormément.
-Fais pas ton malin, on n´est pas dans un jeu vidéo ici. Je peux te faire mourir par un simple claquement de doigt.
-J´attends.
-Insolent ! Venez, mes deux sous-fiffres ! Tuez-le, et chopez la fille, ils ne doivent pas s´échapper !
C´est alors que deux hommes habillés en rouge arrivèrent, tirant des flèches en direction des deux intrus.
Léon voulut les réduire en miettes mais il sauta malgré lui par la fenêtre, Ashley s´accrochant à lui. Il s´écrasa par terre, Ashley l´écrasa encore plus, puis les moines sautèrent également mais se brisèrent la nuque car ils n´avaient pas l´instinct qui consistait à vouloir retomber sur ses pieds.
-Bon, bah ça c´est fait, dit Léon. Allez, on rentre.
-Attends, il y a des munitions dans les tonneaux, là ! Et peut-être des herbes pour qu´on puisse se soigner !
-J´en ai bien assez, on y va, j´ai dit.
-Non, il pleut, j´ai pas envie d´être décoiffée.
-Bon mais FAIS PAS CHIER maintenant ! Ou je te laisse moisir ici.
-Bon, d´accord, mais tu vas vite changer d´avis quand tu sauras que j´ai des munitions dans mes poches...
-Quoi ? T´as des munitions ? Pour quelle arme ?
-Pour le lance-mines.
-C´est ça, tu te fous de ma gueule ?
-Non, regarde.
Ashley sortit alors des cartouches de mines de sa jupe et les plaça sous le nez de Léon. Celui-ci tenta de les attraper mais Ashley les retira vivement.
-Bon, d´accord, j´vais ouvrir les tonneaux. Mais après tu me les donnes, hein ?
-Ca dépendra de mon humeur.
-Ce serait plutôt à moi de dire ça...
-Non...
-Si....
Blablablabla. Suite à la querelle incessante qui dura plus de 3 heures, l´auteur préfère passer directement au chapitre suivant.