Petit up sur cette vieille parodie que j´avais commencé jadis.
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Chapitre 10 : Del Lago
« Vous êtes mort »
-Ah bon ? demanda Léon.
Le mot « oui » s´afficha alors devant ses yeux.
-Pourquoi je parle alors ? Les morts parlent maintenant ? Ah ah ah !
« Ta gueule »
-Bon, bon, d´accord. Euh, que dois-je faire ?
« Fermer ta gueule »
Léon attendit donc silencieusement. Quelques secondes plus tard, les mots « Continuer ? Oui/Non » s´affichèrent et Léon opta pour le « oui »...
CHARGEMENT...
Léon traversa l´espace-temps intersidéral par une dimension parallèle avant d´atterrir au bout du chemin menant à la cabane du lac.
-Quoi ? gueula Léon. Je dois tout refaire à partir de là ?
Il donna un violent coup de pied dans une pierre. Mais à sa grande surprise, la pierre ne bougea pas d´un poil et il s´explosa donc violemment le pied.
-Aaaaaarghh, dit Léon.
Après avoir appliqué un peu d´herbe sur ses orteils défoncés, Léon examina la pierre d´un oeil assassin. Elle semblait soudée au sol.
Enervé comme si on venait de lui couper ses magnifiques cheveux, Léon décida de se calmer en courant le plus vite possible jusqu´à la cabane. Vu de loin, on aurait dit un dégénéré mental vaquant à ses occupations.
Léon voulut dépasser le mur du son, ce qu´il regretta bien vite lorsqu´il trébucha sur une nouvelle pierre indestructible. Pris par son élan, il alla s´aplatir comme une tranche de jambon sur les planches de bois de la cabane.
« Vous êtes mort »
-Quoi ? Mais non ! J´suis pas encore mort, il me faut juste un spray !
« Ah pardon, si vous le dites, alors je vous laisse »
-Putain j´suis trop fort, j´ai vaincu la mort ! cria Léon. Aaaaaargh ! Enchaîna-t-il.
Après avoir tant bien que mal soigné ses multiples fractures, Léon se dirigea vers le ponton où se trouvait la barque. Il s´arrêta devant l´eau croupie du lac et releva la tête, le regard décidé, résolu.
-Cette fois, Del Lago, t´es un homme mort, dit-il.
Il sauta alors dans la barque et s´empala sur un harpon qui y était entreposé. Espérant que personne n´avait rien remarqué, il se soigna une nouvelle fois en fumant un peu d´herbe.
-Cette fois, c´est bon, dit-il.
Mais il ne se passa rien.
-Avance, saloperie, allez !
Léon se balança dans tous les sens puis poussa la barque en se servant de ses mains comme pagaies. Enfin, il se rappela que la barque possédait un moteur.
« Ce doit être le choc de tout à l´heure qui a influé sur mes fonctions mentales », pensa-t-il.
Arrivé au milieu du lac, Léon prit un harpon dans sa main et attendit que le monstre jaillisse des profondeurs de l´eau.
Une heure plus tard, Del Lago bondit hors du lac et fonça droit sur le pauvre Léon somnolent.
-Que, quoi ? dit celui-ci.
Prenant soudain conscience de la situation, Léon tenta de lancer son harpon dans la gueule du monstre. Malheureusement, il s´emmêla les pieds dans une corde et tomba à l´eau.
-A moi ! A moi ! Glups... Mon porte-feuilles ! Ma carte de police ! Gloubs... Mes bonbons ! A moi ! Putain de gloub, mon magazine pornog... gloub...
Renonçant avec remords à tous ces objets, Léon rejoignit la rive en dos crawlé, toujours poursuivi par Del Lago.
Ayant mis pied à terre, il fonça droit vers la cabane la plus proche et défonça brutalement la porte. Il voulut placer une table devant l´entrée afin d´éviter que le monstre pénètre dans la maison, mais dans sa hâte il trébucha et s´assoma contre une machine à écrire.
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