En attendant je vous poste le nouveau chapitre
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Chapitre 20 : Le château des sales lézards
- Plus que cette petite montée, dit Léon, et on pourra prendre un bon bain et dormir un peu dans ce magnifique et accueillant château !
- On ne doit pas avoir le même sens de l’esthétique, commenta Ashley.
- Allons-y, la télévision et les bières sont toutes proches, il n’y a qu’à tendre la main !
- On ne doit pas non plus avoir le même sens des proportions…
- Et toi t’as du mal avec les expressions, on dirait.
- Fais attention à ce que tu dis, j’ai de quoi te faire une mauvaise réputation avec ce que t’as dit plus haut.
- Quoi, qu’est-ce que j’ai dit ?
Ashley montra à Léon un dictaphone et appuya sur un des nombreux boutons.
« Uiiiiiiiiiiii…iiii… Allons-y, la télévision et les bières sont toutes proches, on va pouvoir se saouler comme des porcs en regardant des conneries fffffff… »
- Mais, j’ai pas dit ça ! Connasse, donne-moi ça !
Ashley s’enfuit en direction du château, quand soudain un klaxon retentit, suivi d’un bruit de moteur poussé à plein régime. Léon tourna vivement la tête vers la gauche : c’était un paysan récoltant son blé à l’aide d’une moissoneuse-batteuse.
Ils poursuivirent donc leur ascension lorsqu’ils entendirent une porte claquer derrière eux, puis des cris qui semblaient venir de gorges quelque peu encombrées par diverses sécrétions de Plagas. Le troupeau de paysan qui poursuivait alors Léon et Ashley monta sur la moissoneuse-batteuse qui cala. Après moult insultes et coups de pied dans le véhicule, celui-ci démarra et Léon et Ashley s’enfuirent en courant en direction du château.
D’autres campagnards arrivaient par le chemin opposé, portant des torches pour aller aider la moissoneuse-batteuse s’étant embourbée dans la terre d’origine douteuse qui recouvrait les champs de blé aux alentours du château.
Léon et Ashley crurent qu’ils se faisaient encercler et coururent donc à l’intérieur de la forteresse. Ils n’oublièrent pas d’abaisser le pont-levis afin d’éviter toute rencontre indésirable.
- On a réussi ! Enfin à l’abri ! cria Léon.
- WELCOME, STRANGER !! !
- Aaaaaaaah ! Encore lui ? Mais… bon je t’achète cette mallette ainsi que ce spray. Ce fusil semi-auto m’intéresse également.
Léon prit ses affaires et les fourra dans la mallette neuve, mais il n’arrivait pas à tout faire tenir dedans.
- C’est incroyable, mes affaires ne rentrent pas dedans ! Marchand, tu m’as vendu de la merde ou quoi ?
- Héhéhé…
- J’y crois pas, sale bâtard ! Rends-moi ma vraie mallette et garde celle-là !
- Il faut la racheter, stranger !
- Bon…
Léon tira dans la tête du marchand qui s’écroula. De cette manière, Léon espérait pouvoir subtiliser tous les objets qui l’intéressaient (y compris sa mallette) sur le cadavre. Mais hélas, il fut impossible de trouver quoi que ce soit dans les vêtements du vendeur, et Léon dut abandonner certains éléments de son arsenal, comme notamment trois ou quatre blousons de rechange et son peigne favori.
- Ce connard de marchand avait tout manigancé ! s’indigna Léon.
- Léon, j’ai faim, allons trouver quelqu’un pour nous servir à manger.
Une fois la partie sauvegardée, les deux invités (qui se sont invités tout seuls d’ailleurs) rejoignirent l’extérieur après avoir gravi quelques marches glissantes. Là, ils furent directement accueillis par des projectiles en flammes lancés à l’aveuglette par des moines dont la vue était considérablement réduite à cause de leur capuche. Certains moines se tirèrent eux-même dessus en croyant que la menace venait du ciel, étant donné qu’ils devaient lever la tête pour voir quelque chose devant eux (capuche oblige). Ils furent étonnés de voir que le projectile ainsi lancé à la verticale retournait à son point de départ encore plus vite que lorsqu’il était parti.
Cette observation fit éclater de rire Léon qui était parvenu jusqu’à une tourelle où une manivelle permettait d’utiliser un canon de gros calibre. Il tira, et le boulet frappa la porte avec un bruit sourd, sans lui infliger aucun dégât. Cependant, la porte s’ouvrit tout de même, une ombre apparaissant dans l’entrebaillement… c’était le marchand qui criait :
- Par ici, stranger ! Vite !
- Que… Il me semblait pourtant l’avoir tué ! Tant pis, viens Ashley !
Mais Ashley était déjà aux côtés du marchand. Léon les rejoignit en maugréant puis il entraîna Ashley dans la pièce suivante sans accorder un regard au clochard (comme il l’appelait).
Là, une énigme d’une difficulté effarante se devait d’être résolue. Léon crut qu’il fallait ouvrir la porte avec les épées, ce qui n’était bien évidemment pas la bonne solution. Heureusement qu’Ashley était là et qu’elle avait compris qu’il suffisait d’interchanger les épées…
Mais soudain, la porte s’ouvrit, et des moines entrèrent en trombe dans la pièce, si vite que leurs jambes ne purent suivre le mouvement et ils s’étalèrent donc les uns sur les autres. Léon trouva l’occasion des plus parfaites pour lancer une grenade dans le tas de chair infâme qui pourrissait sur place.
Mais il y avait parmi le groupe de moines sanguinaires un ennemi plus imposant, plus intelligent, et plus moche encore que ses congénères, celui-ci était habillé de rouge et ne cessait de dire « morir es vivir ».
- Dans ce cas, tu ne vois aucun inconvénient à ce que je te tue ! cria Léon, fier de sa réplique.
Après s’être approché un peu plus du moine qui murmurait, il constata que son visage était différent des autres.
- Eh bien, mon brave, dit Léon. C’est coutume chez toi de te peinturlurer le visage de manière à ce que la merde le recouvre complètement ?
- Mata lo !
- Non je ne crois pas, abruti, tes amis sont tous décédés.
- Morir es vivir…
- Tu es décidé, à ce que je vois ! Dans ce cas, prends-toi ça !
Léon ramassa un vase qui traînait par là et vida l’eau qu’il contenait sur le visage du moine. Celui-ci fut lavé de toute substance douteuse et le moine, prenant cet acte comme blasphème, attaqua Léon qui lui fit un supplex. C’en était trop, le moine s’en fut la nuque brisée, et on entendit au dehors, un « welcome, stranger ! » suivi d’un bruit d’éventrement.