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mais les vac de toussain ca passe trop vite^^
vivement juillet ^^
Petite mise à jour.
Fanfic’ : Lost in evil
Chapitre 1 : le crash.
02h23, dans l’avion.
-Nous survolons actuellement l’île de Rock Ford, dernière étape avant notre arrivée.
Au même moment, dans le cockpit.
Un sentiment de soulagement émanait du cockpit.
« -On en vient enfin à bout de cette interminable voyage.
-Ouep, dernier voyage et après enfin les vacances.
-Je suis impatient de revoir mes enfants et ma femme.
-Eh, jack, il est pas un peu étrange ce nuage là ?
-J’en sais rien et puis en plus j’arrive pas à y voir au travers, j’ai pas envi de prendre de risque, ne le traverse pas.
Une alarme stridente se déclencha.
-Qu’est-ce tu fais??? évite-le je t’ai dit !! !!
-Mais c’est ce que je fais ! à chaque fois que je tourne dans un sens, il me suit comme un missile à tête chercheuse !
-Il est trop près maintenant ! impossible de l’éviter, j’espère qu’on ne va pas avoir de problème!
-Jackkkkk !! !! c’est pas un nuage !! ce sont des ….
-UuuuuuuuuuuurrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrG
!! !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! »
Pendant ce temps dans une cabine.
« -Quelqu’un veut encore un peu d’eau ? monsieur ?
-Non merci, ça va aller, on est bientôt arrivé de toute façon.
-Vous désirez un coussin pour votre dos madame ? et vous monsieur, désirez-vous des boules quiès ?
L’avion se mit à trembler brusquement.
« -Qu…qu’est-ce que c’était madame ?? ?
-Ne…ne vous inquiétez pas, garder votre calme monsieur, ce n’est qu’une turbulence. »
-Votre attention s’il vous plaît, nous traversons actuellement une zone de turbulence,
veuillez garder votre calme, nous vous prions d’attacher vos ceintures de sécurité.
L’avion se remit à vibrer mais avec une intensité beaucoup plus forte que la vibration précédente.
-Aaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
-On est en train de perdre de l’altitude, on va s’écraserrrrrrrrrrrr !! !!!!!!!!!!!!!!!!!!
La coque de l’avion se déchira brusquement.
-Aaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh
hhhhhhhhhhhhh
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!…………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
Le bruit résonnait encore dans ma tête, ce fût le dernier bruit que j’entendis avant de perdre connaissance et de me réveiller plusieurs heures après, la tête en sang.
Nous nous étions crashés sur une plage, en regardant la partie de l’avion qui s’était crashée sur le sable, le cockpit et l’arrière avaient du être arrachés sous la violence du choc.
Nous n’étions à présent plus qu’une vingtaine de survivant, tous les autres étaient mort ou porté disparus.
Nous ne savions pas non plus s’il y avait des survivants dans la partie avant et arrière de l’avion.
Personne n’était venu nous aider durant les heures après le crash.
Désormais nous étions seuls sur cette plage.
Il faisait noir et la température était glaciale, nous nous étions crashés sur une plage de sable fin, plutôt grande.
Grâce à la lueur des flammes qui rongeaient les débris d’avion et même les vêtements de quelques cadavres, j’arrivais à observer l’endroit où nous nous trouvions désormais.
Derrière nous, une gigantesque colline boisée coupait l’île et la séparait en deux.
D’un côté se trouvait l’aspect sauvage de l’île avec la mer et la végétation, de l’autre sans doute l’aspect civilisé avec la ville enfin c´est ce que j´espérais.
A l’avant, j’arrivais à percevoir la mer qui s’étendait à perte de vue.
Certaines personnes à côté de moi poussaient des gémissements plus ou moins fort selon la gravité de leurs blessures, d’autres étaient en pleur ou encore sous le choc, tétanisés.
-Dans combien de temps les secours vont-ils venir nous chercher ?
-Pourquoi mettent-ils autant de temps ?
-Quelle est la cause de notre crash ?
En ce qui me concerne, j’avais plutôt de la chance, je n’avais que la tête qui tournait.
L’endroit où j’étais étendu sur le sable était tacheté par des gouttes de sang, ce sang provenait sans doute de ma tête encore un peu humide.
Je pris la décision d’aller porter secours aux autres malgré les heures qui s’étaient écoulées durant ma perte de connaissance, ils devaient tous être aussi perdu que moi.
Pour le moment, nous nous étions mis d’accord pour faire un feu en entassant tout les objets enflammés que l’on pouvait saisir et on les regroupant avec des feuilles mortes et des morceaux de bois qui se trouvaient dans la forêt derrière la plage et camper autour, au lever du soleil nous irions en ville chercher du secours pour les blessés si il n’y avait toujours pas de manifestation durant la nuit.
Bercé par le son des vagues s’écrasant sur la plage je ne mis pas longtemps à m’endormir.
Soudain, un cri nous réveilla en sursaut.
-Qu’est-ce que c’était ?
Aucune réponse, quand soudain un deuxième cris résonna à nouveau.
-A l’aide !! ! a l’aide !! !!
La personne qui poussait ces cris était en train de courir vers le feu, endroit principal de notre mini camp.
Avec d’autres survivants je décidais d’aller voir.
« -Qu’est-ce qu’il vous arrive ? pourquoi criez-vous ?? ??
-Un…un homme m’a mordu au bras !! regardez comme ça saigne !! !!
-Pardon? vous seriez pas en train de vous foutre de notre geule par hasard?
- Putain, c’est profond, où est-il à présent ??
-Je ne sais plus…je m’en souviens plus ! je dors là-bas !
-Bah voyons….
-Comment ça vous ne vous en souvenez plus ! calmez-vous et reprenez vos esprit !
-Regardez il est là !! il se dirige vers nous !
-Au secours il va nous mordre…
-Roh, mais Jay tu vas fermer ta geule oui ? »
Soudain, plusieurs hommes sortirent de la forêt et se mirent à courir dans notre direction.
-D’autres survivants ?? Hey venez par ici !! !
« -Hmmm étrange…pourquoi ils courent comme ça vers nous, ils veulent échapper à quoi?
-Ouh putain je sais pas vous mais je suis pas trop rassuré, je sens que je vais aller mettre des sous dans le parcmètre si vous voyez ce que je veux dire!
-Ha ha ha, tu serais pas en train de te faire dessus ?
-Vous avez jamais vu des films d´horreur?
-Ouais, ouais des créatures qui sortent des bois bla bla bla.
-Ouais, c’est ça, bah d´un coup c´est bizarre je crois que je vais te suivre dans ta quête du parcmètre…
-Euh…idem, j’aime pas ça… »
Nous nous mîmes à courir vers les autres.
-Hey tout le monde ! réveillez-vous ! ‘y a quelque chose d’anormal !
Soudain d’autres hommes sortirent des bois juste à côté des survivants les plus proche des bois.
-Mais qu’est-ce que ?. ..
Les hommes se jetèrent sur les survivants encore endormi en bordure des bois.
-Ce ne sont pas des autres survivants !!
Ce fut la panique générale, tout le monde se réveilla en sursaut et parti vers la colline, dans la forêt.
C’était chacun pour soi, on se bousculait tous, pressé de quitter la plage.
Bientôt la plage fut vidée de ses occupants, on s’était tous réfugiés dans la forêt qui servait d’entrée à la colline.
Bien loin de la plage, je repris mon souffle.
Avec la panique, notre groupe s’était disloqué, trois personnes m’avaient suivie dans ma fuite.
L’un se prénommait Christophe, il était maigre et avait les cheveux longs, il ne parlait que très peu.
Il était avec son petit copain Hervé, Vayvay pour les intimes, il était de petite taille et avait toujours l´air con.
Enfin, le dernier s’appelait Yves, c’était une personne très étrange, il était plutôt gros et se prenait pour une vache, il ne répondait que par des « -Meuh ! » et marchait souvent à quatre pattes en broutant de l’herbe...
cette fic me rapelle un film "28 jours plus tare" mai il ma deçu... franchement Deadscar ta fic dechire!!! ![]()
moi j aime bien 28 jours plus tard avec les debiles
Dite est ce qu´il est censsé y avoir une suite a cette histoire?
Si oui j´encourage alors vivement l´auteur
Si non et bien...se serais vraiment dommage ![]()
bon je commence a en avir ralebol j en ai marre moi j ai envi de conaître la suite de mon histoir prefere alors au boulot
![]()
ahhhhhhhh c´est exellent cette histoire
bravo deadscar c´est trop trop bien et on attend la suite avec impatiente
par contre je trouve que les deux derniers capitre sont moins bien que les autre
mais c´est bien paske moi j´en ferai pas autant
![]()
bon ralebol c quand con coné la suite
C´est resident evil si tu veux faire une fanfic fais-en une sur un resident evil.
PAS SUR LOST.
Si tu veux une fanfic sur LOST vas sur le forum blabla puis poste là.
![]()
lancienxxxro a mon avis c un derivé des deux
![]()
putain tu continue ou quoi
Une grande vague de flemmardise m´a envahit lol, quand on fait une ´fic, il faut avoir le courage d´aller jusqu´au bout, c´est le plus dur en fait : P
J´espère retrouver ma motivation du début. En attendant je retouche les quelques chapitres que j´ai fait ^^.
ahhh enfin, je veux la meme qualité qu´au départ
Chapitre 2 : L’enfer
Cela faisait des heures que l’on marchait et le jour commençait à se lever.
Nous étions perdus, stressés par les hurlements terrifiants qui se faisaient entendre de plus en plus proche de nous.
Nous étions affamés, il fallait à tout prix atteindre la ville, pas question de ralentir pour se faire mordre par ces mecs.
La vision du type que l’on avait aperçu sur la plage me suffisait à maintenir ma cadence par contre VayVay commençait à ralentir.
« -T’arrête pas !
-Je…j’en peux plus, faisons une pause, ça fait des heures qu’on marche !
-Bon d’accord, faisons une pause, mais planquons nous derrière ces arbres. »
Une fois assis, nous reprîmes nos esprits, cela nous permettait de souffler mais aussi de laisser place à un doute terrible.
Où étions-nous ? allions-nous nous faire tuer ? Et si on retombait sur la plage ? Trouvera-t-on la ville avant de se faire retrouver par ces types ?
Terrifiés, nous nous étions réfugiés dans la forêt mais nous n’avions pas fait attention à la direction que l’on avait prise et l’on s’était trop éloigné de la plage, impossible donc de se situer par rapport à celle-ci et pour combler le tout, la forêt était dense et la nuit nous empêchait de voir quoique ce soit.
Soudain, en tournant la tête pour m’adresser à Christophe, je vis un de ces types cannibales qui se lacéraient assez loin entre deux arbres, cela me faisait penser à un film que j’avais vu il y a longtemps de John Carpenter : « Ghost of Mars » seulement ils n’étaient pas cannibale dans ce film.
Tétanisé, je mis la main devant la bouche d’Yves qui se lançait dans son imitation préférée, celle de la vache et fis signe à tout le monde de regarder dans la direction où pointait mon doigt.
Délicatement, nous nous mîmes à marcher sur la pointe des pieds pour passer derrière les arbres quand soudain, Vayvay trébucha sur une racine et tomba à terre.
Le malade mental se tourna vers nous et commença à avancer avec la même démarche que ses potes.
« -Merde…merde !! ! VayVay relève toi il faut se barrer d’ici !! !
-Je peux pas, j’ai mal !! »
Le malheureux s’était tordu la cheville.
Le mec n’était plus qu’à une dizaine de mètre de nous, toujours la peau pâle et les yeux globuleux d’une blancheur laiteuse.
Je pris le bras de VayVay et le mis sur mon épaule, derrière mon cou.
Christophe pris l’autre et fit de même, comme dans les films de guerre.
Malheureusement, nous ne pouvions pas nous déplacer rapidement avec la charge de VayVay.
Il y avait un gros chêne très large entouré de fougères et de petit arbuste devant nous, probablement centenaire.
A partir de là, Christophe mis Vayvay sur son épaule gauche et nous commençâmes à sprinter.
Après 5 minutes interminables de course, nous tombâmes sur un autre groupe de 5 rescapés qui couraient eux aussi pour éviter quelque chose.
Nous reprîmes notre souffle, avec les brindilles qui traînaient et la ceinture de Christophe, je fis un garrot à VayVay.
Dans leur groupe, il y avait également un blessé à la jambe.
Un chien l’avait mordu alors qu’il tentait de le fuir.
« -Nous avons échappé à un de ces malades.
-Nous, nous sommes tombés sur un chien couvert de blessures, malgré ses blessures, il a réussit à mordre Jack.
-Si Alex n’avait pas été là et n’avait pas réussi à toucher la tête du chien avec un rocher, Jack aurait été dévoré.
-Alors il y a aussi des chiens à nos trousses ?
-Oui, j’ai vu quelqu’un se faire dévorer par une meute toute entière et...
Ce dernier n’eut pas le temps de finir sa phrase, un grognement déchirant se fit entendre.
Celui-ci nous fit sursauter, le chien nous laissa à peine le temps de nous retourner pour le voir et d’attendre qu’une phrase sorte de la bouche d’un rescapé.
-Il...il, cassez-vous !! !
…Puis il fit un bond et sauta à la gorge du malheureux déjà mordu par celui-ci.
Yves sauta sur un tronc d’arbre et l’escalada, arriver au sommet de ce tronc, VayVay tendit les bras, Yves les attrapa et aider par moi et par Christophe, nous l’hissâmes sur une branche.
Quand Christophe agrippa le tronc, le chien arrêta de dévorer la dépouille du malchanceux et se dirigea vers l’arbre ou avait eût le temps de se réfugier deux membres de l’autre groupe, malheureusement, il en restait encore deux au sol.
Après que Christophe arriva au sommet, je me dépêchais d’escalader à mon tour l’arbre.
Une fois en sécurité, nous observâmes l’effroyable spectacle qui s’offrait à nous.
Leur arbre était tout petit et les deux au sol prirent la fuite chacun de leur côté mais le chien sauta sur le plus proche et commença à le mordre de toute ses forces.
Pendant ce temps là, l’autre avait réussi à fuir.
L’autre homme hurlait et se débattait comme il pouvait mais rien à faire le chien ne le laissa pas et, au bout de 3 grosses morsures au ventre, l’homme poussa son dernier cri.
Les deux autres qui étaient sur leur petit arbre ne savaient plus quoi faire, ils étaient terrifiés.
Quand soudain, le chien réussit à saisir le jeans d’une des deux personnes et avec une puissance incroyable, le fit tomber à terre et lui infligea une morsure au niveau du visage, ses crocs avaient percé ses yeux, l’homme hurla de douleur, il donnait des coups dans le vide pour le faire partir mais rien à faire.
La deuxième personne ne mit pas longtemps avant de comprendre qu’il ne fallait pas rester ici et nous aussi d’ailleurs.
Je fus le premier à sauter, puis Christophe ensuite VayVay se jeta dans nos bras pour qu’il ne percute pas le sol puis Yves sauta.
Nous reprîmes notre course effrénée…
Bon allez, je vais pas vous remettre tout les chapitres, je m´attaque à un nouveau.
hey dsl masi puisque ya dlair davoir bcp de monde jen profite pour vous dire de passer sur mon topic avec ma propre fic...le nom c "Autre fic de RE...."....il devrai etre sur la premeire page alors aller i faire un tour siouplait
..ooo et lasier des comms
Fanfic’ : Lost in evil
Chapitre 1 : le crash.
02h23, dans l’avion.
« -Annonce à tous les passagers :
Nous survolons actuellement l’île de Rock Ford, dernière étape avant notre arrivée, encore une petite demi-heure et nous serons arrivés à destination, je vous remercie de votre patience. »
Au même moment, dans le cockpit.
.
« -On en vient enfin à bout de cette interminable voyage.
-Ouep, dernier voyage et après enfin les vacances.
-Je suis impatient de revoir mes enfants et ma femme.
-Faudrait peut-être que je songe à fonder une famille à mon tour…
Le co-pilote n’eut pas le temps de finir sa phrase, quelque chose d’anormal était en train de commencer à apparaître derrière une vitre du cockpit.
Intrigué, celui-ci informa son collègue.
-Eh, jack ! regarde !! il est pas un peu étrange ce nuage là ?
-Un nuage d’orage probablement, je n’ai pas envi de prendre de risque, contourne-le.
Le co-pilote s’exécuta, au moment où l’avion vira sur la gauche, le nuage comme attiré par lui se décala vers la gauche.
-Qu’est-ce tu fais??? Evite-le je t’ai dit !! !!
-Mais c’est ce que je fais ! Il me suit comme un missile à tête chercheuse !
-Bon, il est trop près maintenant ! Impossible de l’éviter, j’espère qu’on ne va pas avoir de problème!
Les deux hommes restèrent perplexes.
Quand la pointe du cockpit de l’avion toucha le nuage, les deux pilotes réalisèrent la véritable nature de celui-ci…
Pendant ce temps dans une cabine.
« -Quelqu’un veut encore un peu d’eau ? Monsieur ?
-Non merci, ça va aller, on est bientôt arrivé de toute façon.
-Vous désirez un coussin pour votre dos madame ? et vous monsieur, désirez-vous des boules quiès ?
L’avion se mit à trembler anormalement, ce qui affola directement les gens non rassurés pendant les vols.
« -Qu…qu’est-ce que c’était madame ?? ?
-Ne vous inquiétez pas, garder votre calme monsieur, ce n’est qu’une turbulence. »
Cette turbulence persista et commencer à intriguer les hôtesses.
Cela faisait déjà trois bonnes minutes que l’avion ne cessait de trembler.
L’une d’elle décida de faire une annonce pour rassurer les gens, malgré le fait qu’elle n’était elle-même pas rassurée.
-Votre attention s’il vous plaît, nous traversons actuellement une zone de turbulence,
veuillez garder votre calme, nous vous prions d’attacher vos ceintures de sécurité.
L’avion se remit à vibrer mais avec une intensité beaucoup plus forte que la vibration précédente, les porte-bagages situés au-dessus des allées s’ouvrirent les uns après les autres, laissant tomber brutalement des bagages et des affaires non sans percuter la tête de certaines personnes.
Des masques à oxygène sortirent par les emplacements situés au plafond et les passagers commencèrent à les enfiler.
Tout le monde paniquait et ne savait pas ce qu’il se passait, soudain un homme avec un éclair de lucidité jeta un coup d’œil à travers un hublot et malgré les ténèbres, découvrit la réalité.
L’avion était en train de perdre de l’altitude et s’il continuait ainsi il finirait par s’écraser.
L’homme ne sachant quoi faire, ne pensa qu’à alerter les gens sur le coup et provoquer une panique générale en hurlant que l’avion allait s’écraser.
Quand soudain, pour faire taire toute panique, un bruit assourdissant s’amplifia de plus en plus fort de plus en plus fort et puis tout à coup, plus rien.
Le néant….
Le bruit résonnait encore dans ma tête, ce fût le dernier bruit que j’entendis avant de perdre connaissance et de me réveiller plusieurs heures après, la tête en sang.
Nous nous étions crashés sur une plage, la partie de l’avion qui s’était crashée sur le sable était sans doute le milieu de l’appareil, le cockpit et l’arrière avaient donc du être arrachés sous la violence du choc.
Nous n’étions à présent plus qu’une vingtaine de survivant, tous les autres étaient mort ou porté disparus à ce que j’avais cru comprendre.
Personne ne savait non plus s’il y avait des survivants dans la partie avant et arrière de l’avion.
Aucune aide n’était venue nous porter secours durant les heures passées après le crash.
Pourtant un bon nombre d’heure s’était écoulée, et toujours rien.
Il fallait se mettre à l’évidence, nous étions seuls, et il n’y avait presque plus d’espoir que les secours arrivent.
Il faisait noir et la température était glaciale, nous nous étions crashés sur une plage de sable, plutôt grande, ça aurait pu être pire, nous aurions pu nous crasher autre part comme dans l’océan et là, c’était la noyade assurée et inéluctablement, la mort.
Grâce à la lueur des flammes qui rongeaient les débris d’avion et même les vêtements de quelques cadavres, j’arrivais à observer l’endroit où nous nous trouvions désormais.
Derrière nous, une gigantesque colline boisée coupait l’île et la séparait en deux.
D’un côté se trouvait l’aspect sauvage de l’île avec la mer et la végétation, de l’autre sans doute l’aspect civilisé avec la ville.
A l’avant, j’arrivais à percevoir la mer qui s’étendait à perte de vue, calme et totalement glaciale.
Certaines personnes à côté de moi poussaient des gémissements plus ou moins fort selon la gravité de leurs blessures, d’autres étaient en pleur ou encore sous le choc, tétanisés.
-Dans combien de temps les secours vont-ils venir nous chercher ?
-Pourquoi mettent-ils autant de temps ?
-Quelle est la cause de notre crash ?
En ce qui me concerne, j’avais plutôt de la chance, je n’avais que la tête qui tournait.
L’endroit où j’étais étendu sur le sable était tacheté par des gouttes de sang, ce sang provenait sans doute de ma tête encore un peu humide, lorsque je passais ma main pour sentir à quel endroit je m’étais blessé, je ressentis une vive douleur qui me laissa échapper un juron.
Il n’y avait rien à faire sur cette plage, un camp avait déjà était fait, avec du feu, et des petits abris avaient déjà été construit grâce à des morceaux de tissus issus de l’avion, seul problème, la nourriture.
Je décidai de me bouger un peu, tant bien que mal et d’aller voir les autres si ils avaient besoin d’un coup de main.
Pour le moment, nous nous étions mis d’accord pour qu’au lever du soleil nous partions en ville chercher du secours pour les blessés si il n’y avait toujours pas de manifestation durant la nuit.
Mais Bercé par le son des vagues s’écrasant sur la plage je ne mis pas longtemps à m’étaler sur place et à m’endormir à nouveau...
Soudain, un cri me réveilla en sursaut.
-Qu’est-ce que c’était ?
Aucune réponse, quand un deuxième cris résonna à nouveau.
Avec d’autres survivants je décidai d’aller voir d’où provenaient ces cris.
Nous arrivâmes dans la partie qui devait être la partie ouest du campement.
Tout était calme, presque trop tranquille.
Aucun bruit, aucun ronflement, étrange.
Nous passâmes entre les petits abris, toujours rien.
Je posai ma main sur un morceau de tissus provenant d’un abri, une sensation d’humidité se fit ressentir, je l’enlevai aussitôt avant de découvrir grâce à la lueur de quelques flammes que ma main était trempée de sang.
Je me sentis soudain mal à l’aise et mes jambes se dérobèrent, encore un juron sortit de ma bouche avant de tomber sur le sable.
Tout le monde se regroupa devant moi, tous observant ma main.
De toute évidence, quelque chose d’étrange était dans l’abri.
-Bon…Qui veut entrer là dedans ?
-Je…je te laisse volontiers ma place !
Après quelques minutes d’hésitation, le plus courageux d’entre nous, s’avança, épaulé par un autre homme tenant une torche et bien sur, nous derrière, très courageux.
Il prit soin d’écarter quelques morceaux de tissus délicatement, sans faire de mouvement brusque.
Une silhouette apparut au fond du petit abri, accroupi et nous tournait le dos.
-Hé ! Qu’est-ce qu’il se passe là dedans, j’ai vu du sang !
La silhouette ne prêta aucun intérêt à ses paroles.
L’homme désormais téméraire décida d’aller lui parler face à face.
Il arriva juste derrière son dos.
-Hé ! Vous m’enten…
Le brave n’acheva pas sa phrase lorsqu’il vit ce qu’était en train de faire la silhouette.
Une personne, du moins ce qu’il en reste gisait sur le sol, entourée d’une flaque de sang et celle-ci était en train de se faire manger par cet homme.
-Nom de…
Le courageux et l’homme qui tenait la torche se retournèrent brusquement et coururent à toute vitesse dans notre direction, ce qui alerta l’homme cannibale.
Nous étions tellement absorbés par cette scène que personne ne prit la peine d’observer ce qu’il se passait à côté des autres abris.
Quand nous reprîmes nos esprits, il était trop tard, d’autre homme semblable à celui qu’on venait de voir étaient sortis de plusieurs abris et n’étaient maintenant plus qu’à quelques mètres devant nous, l’un deux sauta sur les premiers du petit groupe que nous avions constitué.
Un peux plus loin, des silhouettes apparaissaient dans la pénombre.
-Bordel, foutez le camp !! !!!!!!!!!
Tout le monde partit en direction du reste du campement laissant ceux qui s’étaient fait prendre.
Arrivés au nord, près des bois, nous entendîmes des cris, il était sans doute trop tard.
Des silhouettes se formaient dans le milieu du campement est, les ex-survivants criaient, d’autres, chanceux, réussirent à sortir de leur abri et à nous rejoindre.
Moins chanceuses, certaines personnes sortirent des abris mais se faisaient attraper au vol.
Seuls ceux dormant au sud, à côté de la mer et la moitié de ceux à l’est, alertés par les cris, réussirent à fuir avant de se faire dévorer par le fléau qui touchait notre campement.
Puis ce fut la panique générale, tout le monde partait vers la colline, dans la forêt.
C’était chacun pour soi, on se bousculait tous, pressé de quitter la plage.
Bientôt la plage fut vide, tout le monde se réfugia dans la forêt qui servait d’entrée à la colline, grave erreur…
A présent, bien loin de la plage, je repris mon souffle.
Avec la panique, notre groupe s’était disloqué, trois personnes m’avaient suivie dans ma fuite.
L’un se prénommait Christophe, il était grand et maigre, il ne parlait pas beaucoup.
Il était avec son petit copain Hervé, Vayvay pour les intimes, il était de petite taille mais très sympathique.
Le dernier s’appelait Yves, c’était une personne très étrange, il était plutôt gros et se prenait pour une vache car il ne répondait que par des « -Meuh ! » et marchait souvent à quatre pattes en broutant de l’herbe.
Quelle chance, je venais sans doute de tomber sur un des pires groupes qui avaient survécu, deux pédés et un con, génial…
-Bon sang, qu’est-ce qu’il se passe sur cette île ?
Chapitre 2 : L’enfer
Cela faisait des heures que l’on marchait et le jour commençait à se lever.
Nous étions perdus, exténués et stressés par les hurlements terrifiants émit par les survivants, survivants qui n’allaient d’ailleurs pas survivre cette fois-ci, ironie du sort, la chance tourne comme on dit.
Toute fois, plus on marchait plus on s’éloignait de ces hurlements, ce qui était bon signe.
Nous étions affamés et il fallait à tout prix atteindre la ville, pas question de ralentir pour se faire bouffer par ces malades, pourtant, VayVay commençait à ralentir.
« -T’arrête pas !
-Je…j’en peux plus, faisons une pause, ça fait des heures qu’on marche !
-Bon d’accord, faisons une pause, mais planquons nous derrière ces arbres. »
Une fois assis, nous reprîmes nos esprits, cela nous permettait de souffler mais aussi de laisser place à plusieurs doutes.
Où étions-nous ? Et si nous étions dans le mauvais sens et que nous on retombions sur la plage ? Trouvera-t-on la ville avant de se faire retrouver par ces types ?
Terrifiés, nous nous étions réfugiés dans la forêt mais nous n’avions pas fait attention à la direction que l’on avait prise et l’on s’était trop éloigné de la plage, impossible donc de se situer par rapport à celle-ci et pour combler le tout, la forêt était dense et la nuit nous empêchait de voir quoique ce soit.
Soudain, en tournant la tête pour m’adresser à Christophe, je vis un de ces types cannibales qui se lacéraient assez loin entre deux arbres, cela me faisait penser à un film que j’avais vu il y a longtemps de John Carpenter : « Ghost of Mars » seulement ils n’étaient pas cannibale dans ce film.
Tétanisé, je mis la main devant la bouche d’Yves qui se lançait dans son imitation préférée, celle de la vache et fis signe à tout le monde de regarder dans la direction où pointait mon doigt.
Délicatement, nous nous mîmes à marcher sur la pointe des pieds pour passer derrière les arbres quand soudain, Vayvay trébucha sur une racine et tomba à terre.
Le malade mental se tourna vers nous et commença à avancer avec la même démarche que ses potes.
« -Merde…merde !! ! VayVay relève toi il faut se barrer d’ici !! !
-Peux pas, j’ai mal !! »
Le malheureux s’était tordu la cheville.
-Rolala, mais quel con !
Le type n’était plus qu’à une dizaine de mètre de nous, la peau pâle et les yeux globuleux d’une blancheur laiteuse.
Je pris le bras de VayVay et le mis sur mon épaule, derrière mon cou.
Christophe pris l’autre et fit de même, nous le portions comme dans les films de guerre.
Malheureusement, nous ne pouvions pas nous déplacer rapidement avec la charge de VayVay.
Il y avait un gros chêne très large entouré de fougères et de petit arbuste devant nous.
A partir de là, Christophe mis Vayvay sur son épaule et nous commençâmes à sprinter.
Après 5 minutes d’accélération, nous tombâmes sur un autre groupe de 5 rescapés qui couraient eux aussi pour éviter quelque chose.
Nous reprîmes notre souffle, avec les brindilles qui traînaient et la ceinture de Christophe, je fis un garrot à VayVay.
Dans leur groupe, il y avait également un blessé à la jambe.
Un chien l’avait mordu alors qu’il tentait de le fuir.
Christophe décida de résumer la situation.
« -Nous avons échappé à un de ces malades.
-Nous, nous sommes tombés sur un chien couvert de blessures, malgré ses blessures, il a réussit à mordre Jack.
-Si Alex n’avait pas été là et n’avait pas réussi à toucher la tête du chien avec un rocher, Jack aurait été dévoré.
-Comment ? Alors… il y a aussi des chiens à nos trousses ?
-Oui, bon dieu, qu’est-ce qu’il se passe sur cette putain d’île, après l’attaque des cannibales, voilà celle des chiens.
A croire que tout le monde est cannibale ici.
Tout à coup, un grognement déchirant se fit entendre.
Celui-ci nous fit sursauter, un chien était devant nous, tenant sur trois pattes, la dernière manquait, sans doute arrachée, du sang jaillissait d’une de ses côtés et un morceau de sa mâchoire pendait.
-Ce….C’est pas un chien, c’est pas possible de supporter une telle souffrance.
Le chien se redressa autant qu’il pu…
-Il...il, cassez-vous !! !
…Puis il fit un bond et sauta à la gorge du malheureux déjà mordu par celui-ci.
Yves sauta sur un tronc d’arbre et l’escalada, arrivé au sommet de ce tronc, VayVay tendit les bras, Yves les attrapa et aider par moi et par Christophe, nous l’hissâmes sur une branche.
Quand Christophe agrippa le tronc, le chien arrêta de dévorer la dépouille du malchanceux et se dirigea vers l’arbre ou avait eût le temps de se réfugier deux membres de l’autre groupe, malheureusement, il en restait encore deux au sol.
Après que Christophe arriva au sommet, je me dépêchais d’escalader à mon tour l’arbre.
Une fois en sécurité, nous observâmes l’effroyable spectacle qui s’offrait à nous.
Leur arbre était tout petit et les deux au sol prirent la fuite chacun de leur côté, l’un plus chanceux que l’autre s’en tira mais son collègue sentit une charge sur son dos tellement massive qu’il tomba, le chien commença à le mordre de toute ses forces.
L’homme hurlait et se débattait comme il pouvait mais rien à faire le chien ne le laissait pas et, au bout de quelques morsures au ventre, l’homme laissa échapper son dernier râle.
Les deux autres qui étaient toujours sur leur petit arbre ne savaient plus quoi faire, ils étaient terrifiés.
Le sang giclait du museau de l’animal, des tripes volèrent.
Heureusement que ça faisait longtemps que je n’avais pas mangé, sinon j’aurai déjà vomit trois litres.
Le chien une fois rassasié, s’arrêta et tourna autour de l’arbuste des deux autres.
Un moment de silence régna, les deux autres apeurés priaient pour que le chien n’arrive pas à les avoir de là, mais celui-ci après avoir fait plusieurs rondes autour de l’arbre découvrit une faille et réussit à saisir une lanière du jean d’une des deux personnes et avec une puissance incroyable, le fit tomber à terre et lui infligea une morsure au niveau du visage, ses crocs percèrent ses yeux, l’homme hurla de douleur, il donnait des coups dans le vide pour le faire partir mais rien à faire, la bête était plus forte et lui donna le coup de grâce.
La deuxième personne abandonna son ami et nous aussi d’ailleurs.
Nous reprîmes notre course effrénée…
Chapitre 3 : un étrange chalet
Nous étions affamés, apeurés, et notre moral était à zéro de plus nous étions perdus, pas moyen de se repérer dans cette putain de forêt.
La brume s’écrasait sur la forêt ce qui lui donnait un aspect magique et étrange.
Plus loin, des grognements de plus en plus sonores nous entouraient, nous dûmes donc reprendre notre course.
C’était le vrai parcours du combattant, des centaines de racines nous attrapaient les pieds, les fougères nous fouettaient les bras et les mains sans oublier les feuilles des arbres qui nous entaillaient les joues.
Soudain, la pluie se mit à tomber, transformant la terre sous nos pieds en boue visqueuse et collante et rendant les rochers, les pierres et les cailloux glissants.
A notre allure, Christophe ne tarda pas à trébucher sur une pierre et à perdre l’équilibre.
Il eut le bon réflexe de mettre sa main devant lui, dans la boue, pour amortir sa chute et ne pas tomber.
Yves, lui, glissa en arrière et tomba dans une flaque, ses cheveux, son dos et ses jambes étaient recouvertes de boue.
La boue commençait à se solidifier sur la main et la nuque de Christophe et d’Yves, créant une croûte brune qui s’effritait.
Christophe avait l’impression que sa main pesait deux kilos et Yves avait du mal à tourner sa tête.
Tout à coup, VayVay tomba parterre, sa cheville lui faisait encore mal et l’empêchait de faire un pas de plus.
Aidant VayVay à se relever, j’aperçu un chalet devant nous.
-Qu’est-ce que ça fou là ?
Une vieille clôture entourait la demeure, un stock de bûches était placé à gauche du bâtiment et un rondin de bois se trouvait près de l’entrée, il y avait une hache plantée sur celui-ci.
Des cadavres criblés de balles à gros calibre gisaient dans la boue tout autour de nous.
Nous observâmes la maison de plus près quand soudain, la porte s’ouvrit et nous découvrîmes d’autres rescapés.
-Vite, entrée, avant qu’ils n’arrivent !
Nous ne nous fîmes pas prier, et nous nous dirigeâmes vers la petite bâtisse quand soudain, un grognement familier se fit entendre.
-Un chien ! Vite ! Courez!
Deux fenêtres du chalet s’ouvrirent et deux canons de fusil de chasse en sortirent.
Deux grosses détonations résonnèrent dans la forêt.
Le chien n’eut pas le temps de faire quoi que ce soit, il avait déjà reçu les deux décharges de plein fouet lui faisant exploser la tête et répondant des morceaux de cervelle sur la boue.
VayVay reçu une gerbe de sang sur son tee-shirt.
L’intérieur du chalet était petit de la taille d’un studio pour étudiant, il y avait trois pièces, la première était la pièce principale, la seconde la cuisine, aucun accès à la troisième.
Elle était barricadée par des poutres de bois assez récentes.
Il y avait cinq personnes à l’intérieur du chalet dont un blessé à l’épaule, réveillez en sursaut et mordu pendant que sa fille était en train se faire manger par deux zombies, comme ils appelaient ces types.
L’un s’appelait Marc, on le surnommé « Marco », il était très grand et maigre, il avait une énorme touffe bouclée en guise de coiffure.
Les deux autres s’appelaient Boris, de taille moyenne il était très gentil et le dernier était Matthieu, un petit arrogant qui ne parlait que pour se venter.
Ils étaient à peu près de notre âge sauf Matthieu qui était plus jeune, ils semblaient perdus comme nous.
Il fallait utiliser une pompe se trouvant à l’extérieur du chalet pour faire couler de l’eau glaciale.
Yves et Christophe en profitèrent pour se nettoyer pendant que je galérais avec cette foutu pompe.
Après quelques heures passées à faire connaissance, la nuit tomba et un orage éclata.
Deux-trois bougies furent allumées avec les allumettes restantes.
Les gouttes de pluie résonnaient lorsqu’elles tombaient sur le toi et chaque éclair nous fîmes sursauter.
Le doyen du groupe avait une petite montre à gousset qui indiquait huit heures.
Nous avions très faim, dans la cuisine, nous trouvâmes un bocal de cornichons périmés, une boîte de spaghettis et des champignons encore frais.
Grâce à notre dernière allumette et une bouteille à gaz, nous fîmes réchauffer les pâtes.
Soudain, nous entendîmes une vitre se briser derrière la porte barricadée.
Nous nous précipitâmes vers les quatre fenêtres en rapprochant les bougies et découvrîmes avec stupeur qu’une bande de zombies nous entourait.
« -Des…des zombies à une vingtaine de mètres !! !
-Des zombies ? La lumière a du les attirer, c’est vrai qu’il n’y a pas de volets ici.
-Ils…ils nous encerclent et sont entrés dans la maison !
-C’est pas grave, la pièce est mise en quarantaine.
Certains zombies étaient entrés du bon côté, celui qui était condamné, mais d’autres zombies se dirigeaient vers nous, bien décidé à satisfaire leur appétit.
-D’autres se dirigent vers les autres fenêtres !! ! Vite !! Prenez les fusils !! !
Marc et un autre homme prirent les fusils et chacun d’un côté commencèrent à tirer.
Les multiples coups de feu allèrent résonner avec le tonnerre.
Les zombies se rapprochaient de plus en plus, encore quelques mètres.
-Merde !! ! Je l’ai raté celui là !! !
Les deux hommes avaient des difficultés à viser de nuit.
Nous courûmes vers la cuisine et prirent deux couteaux qui traînaient là.
« -Ils se rapprochent…ils se rapprochent bordel !! ! Tu en ai où de ton côté ?? ? !! !
-Je les canarde mais rien à faire !! ! Ils se rapprochent de plus en plus !! ! »
Soudain, la porte barricadée se mit à s’ouvrir un tout petit peu et une main de couleur blanche très pâle surgit mais les planches étaient trop nombreuses et résistantes, elles maintenaient la main à portée de nous.
Je me précipita vers elle et lui planta mon couteau, aucun effet, elle continuait toujours à bouger et voulait plus que jamais attraper quelqu’un.
-Merde !! ! Putain !! ! Les zombies ne sont plus qu’à quelques mètres !! ! Dégagez bordel !! !
-De mon côté aussi !! ! Je n’ai plus que deux cartouches !! »
Les balles de fusil n’étaient efficaces qu’au niveau de la tête.
« -J’ai plus de balles !! Moi, il ne m’en reste que trois ! Qu’allons-nous faire ??
-Prenez les meubles et condamnez les fenêtres !! »
Marc s’exécuta ainsi que moi et Yves.
Nous prîmes un buffet qui servait de décoration et le plaçâmes devant deux fenêtres.
-Je suis à sec!!! Vite aidez moi à barricader ces fenêtres avec ces planches là !!
Il y avait trois blanches pourries qui se trouvaient parterre, nous les prîmes quand même et l’autre homme les cloua avec des clous rouillés qui se trouvaient sur une des étagères.
Nous nous réunîmes au milieu de la pièce, espérant que les zombies lâcheront l’affaire.
Plusieurs minutes passèrent dans un grand silence.
Tout à coup, un bras surgit violemment des planches moisies comme dans un film d’épouvante.
-Merde !! Casse toi !! putain !! !
Nous ne savions plus quoi faire, ils nous avaient encerclé, on entendait des coups donnés au buffet, la porte bougeait de plus en plus malgré les planches en bon état et des bras sortaient des planches moisies qui nous servaient de sécurité.
Impossible de sortir dans cette nuit noire, la plus vieille personnes paniquée ainsi que le blessé qui ne répétait que des « -On va tous mourir !! ! »
Pendant deux longues heures, l’attaque des zombies ne se calmait pas puis les bras se retirèrent, la porte cessa de claquer contre les planches et les coups contre le buffet disparurent.
Après une trentaine de minute de confirmation, il n’y avait toujours aucun bruit.
Une curiosité régnait quand même, étaient-ils toujours derrière la porte?
Nous cherchâmes d’autres balles pour les fusils et n’en trouvâmes que deux.
Brandissant mon couteau imprégné de sang qui avait déjà coagulé, Boris commençait à retirer les clous qui maintenaient les planches, délicatement, une par une.
Marc tourna doucement la poignée de la porte, un autre visait la porte avec son fusil.
A la seconde ou Marc ouvrit la porte, un jet de couleur verte traversa la pièce inconnue et l’homme portant le fusil le reçu en pleine face ce qui lui fit lâcher le fusil.
L’homme hurlait de douleur, le liquide lui brûlait le visage comme de l’acide.
De la fumé sortait de ses mains.
La porte était restée ouverte et nous vîmes une énorme araignée de deux mètres de largeur collée sur un mur, en dessous de lui, une grande toile d’araignée recouvrait le corps d’un homme, probablement le propriétaire de ce chalet.
Les cris de l’homme s’estompèrent puis s’arrêtèrent.
Ses mains retombèrent sur le sol, nous laissant voir les dégâts qu’avait causé le liquide.
L’homme était mort.
Ses yeux avaient fondu ainsi qu’une partie de sa joue gauche et de son nez.
Sur l’avant de son crâne, il n’avait plus qu’une petite touffe de cheveu.
Sa lèvre supérieure, elle aussi avait fondu, laissant apercevoir une rangée de dent jaunâtre.
Ses mains, elles aussi avaient brûlé, une rangée de tendon saillant sortait de sa main.
Nous refermâmes la porte à toute vitesse et la barricada une nouvelle fois.
La porte barricadée et le buffet toujours contre les deux fenêtres du côté gauche, il fallait quelqu’un qui monte la garde pendant la nuit pour surveiller les deux fenêtres qui étaient vulnérables du côté droit car les planches pourries ne pourraient contenir un assaut.
Boris prit le premier tour de garde, et nous nous endormîmes.
Pour signaler la fin de son tour, Boris donna une tape à Marco pour qu’il aille assurer son tour de garde mais c’est moi qui reçu la tape car on était tous collé les uns contres les autres.
Finalement, je me rendormis.
Quand tout à coup, au milieu de la nuit, un cri rocailleux nous réveilla en sursaut.
Grâce aux bougies qui n’étaient pas encore éteintes, nous comprîmes que c’était le doyen qui s’était fait mordre par le blessé au niveau du visage.
Le sang coulait abondamment des dents du blessé qui ne voulait pas lâcher prise.
Marco, paniqué, gaspilla sa première balle mais la deuxième lui toucha le ventre et le fit lâcher prise.
Je pris mon couteau et lui lança de toutes mes forces mais le couteau le frôla et alla se planter dans le mur du fond.
Yves prit son couteau et lui lança alors à son tour et celui-ci s’enfonça dans l’œil du reconverti en zombie.
Celui-ci tomba parterre mais le doyen était mort, les dents de l’ancien blessé avaient déchiquetées sa joue ainsi qu’une partie de sa langue.
Tout à coup, comble de la malchance, les cris qu’avait fait le doyen allèrent réveiller l’araignée.
La porte barricadée sauta et l’araignée toute velue sortit de sa pièce qu’elle gardait.
Nous étions désarmés……
Chapitre 4 : l’arachnide
Dehors, l’orage ne se calmait pas, il pleuvait des « cordes » et le bruit de la pluie sur le toi résonnait toujours plus fort.
L’araignée toute velue était grimpée au plafond et se tenait tranquille.
Elle attendait le moment où nous décidions de nous enfuir pour nous prendre en chasse.
Nous l’observions avec effroi, elle était vraiment gigantesque.
Ce n’était pas possible qu’une araignée soit aussi grande et pourtant elle se tenait là, au dessus de nous, prête à bondir et nous faire subir le même sort que le propriétaire de ce chalet.
Nous vivions un vrai film d’horreur ! Tout y contribuait, le décor, les zombies, les araignées mutantes et le temps.
Nous étions désarmés et impuissants, Yves marcha prudemment sur la pointe des pieds pour aller récupérer les deux couteaux de cuisine.
Arriver délicatement près du zombie, il empoigna le couteau et le sortit brutalement de la tête de ce cannibale quand celui-ci s’agrippa brutalement à sa jambe ce qui provoqua en Yves une réaction de furie sanguinaire…
-Saloperie !! !
….Il tourna la pointe de son couteau vers la tête de son agresseur et le poignarda des dizaines de fois, il ne pouvait plus se maîtriser et ce qui alerta l’araignée géante et déclencha notre fuite.
C’était chacun pour soi, le moins chanceux tomberait nez à nez avec l’araignée.
Yves moi et Boris courûmes dans l’ancienne pièce scellée.
Marco sauta à travers les fenêtres barricadées par les planches pourries.
Seul Matthieu n’avait pas percuté, il se dirigea en courant vers la porte et eut juste le temps de l’ouvrir, l’araignée sauta à son niveau et avec la puissance de ses mandibules, elle le sectionna en deux à partir de la poitrine.
Christophe et VayVay en profitèrent pour foncer dehors une fois la porte ouverte.
Il n’y avait plus de porte pour aller dans notre pièce. Yves sauta le premier par la seule fenêtre de ce nouvel endroit qui avait été cassée par un zombie.
A présent, nous n’avions plus le temps de se jeter par la fenêtre.
On entendait les grosses pattes de l’araignée frappait avec rage le plancher grinçant.
Il y avait une grosse armoire métallique à moitié ouverte et un lit un place.
Boris décida d’aller se cacher dans l’armoire et moi sous le petit lit.
Ma position était loin d’être confortable, je mesurais un mètre quatre-vingt, ce qui ne me facilitait pas la tâche, je du rétracter mes jambes le plus possible et éviter de respirer.
Les deux premières pattes de l’arachnide apparurent dans la pièce, on entendait ses deux mandibules claquer, la deuxième paire de patte ne tarda pas à arriver puis je vis nettement ses mandibules acérées prêtent à couper nos membres.
Bientôt, tous les membres de l’araignée, poilus, firent leur apparition non sans bruit.
J’étais très stressé, de la sueur sortait de tous mes membres, une boule bloquait ma respiration, je pensais au pire si l’araignée me trouvait, je n’aurais jamais le temps de sortir à temps sous ce lit si elle me repérait.
Heureusement, la hauteur du petit lit ne me laissait apercevoir uniquement les mandibules et non les huit yeux rouges de l’arachnide qui scrutait la pièce à la recherche de proies.
En jetant un coup d’œil par la fenêtre brisée, Yves avait compris ce qui se passait et s’était barré.
Merci Yves….
Jamais du mal à retenir ma respiration et à ne faire aucun bruit.
Une vibration trop forte et s’était foutu.
L’araignée se dirigera vers le milieu de la pièce, à côté de son « dîner ».
L’une de ses pattes frôla mon visage, et ses poils me piquèrent le nez.
Je songeais à Boris qui était dans la même merde que moi.
L’arachnide mutante se dirigeait de plus en plus prêt de son armoire, je ne pouvais rien faire, j’étais immobilisé en quelque sorte, l’araignée se colla sur le mur à côté de l’armoire métallique comme si elle attendait que Boris sorte de sa cachette.
Après dix minutes de torture, je ne sentais plus mes jambes et l’araignée commença à bouger de nouveau.
Elle se dirigea à nouveau vers la sortie.
Tout d’un coup, arrivée à mon niveau, elle s’arrêta.
-Ca y est je suis foutu !!
Une des pattes appartenant à la troisième paire commença à s’infiltrer dans ma cachette.
Elle m’avait repéré de tout évidence, sa patte s’allongea dans la direction de ma tête.
Je ne pouvais rien faire, si je faisais du bruit en bougeant, elle me tuerait en quelques secondes mais je ne pouvais pas me tenir tranquille jusqu’à ce qu’elle me trouve.
La patte n’était plus qu’à quelques centimètres de mes yeux, je n’avais jamais sué autant dans ma vie.
Elle se rapprochait encore, ça y est, c’était la fin, quand soudain Boris sortit de sa cachette et donna un coup de pied dans une des portes de l’armoire métallique qui se mit à résonner.
L’araignée s’arrêta nette, « rangea » sa patte et fonça vers Boris.
-Cours !! ! échappe toi !! !
Je sortis de mon lit à toute vitesse et me dirigea vers une des fenêtres où Marco avait sauté.
Quant à Boris, il évita de justesse une patte de l’araignée qui lui infligea quand même une petite coupure.
Après cette attaque il en profita pour renverser l’armoire métallique sur l’arachnide qui s’était mise à nouveau en position d’attaque et sauta par la fenêtre à côté de lui.
Je fis rapidement le tour du chalet et je retrouva Boris sain et sauf, l’araignée mutante essayait elle-même de passer par la fenêtre mais elle était trop grosse.
Il était tant de fuir à nouveau sous une pluie forte, battante de côté.
Soudain, l’un des côtés du chalet explosa et l’araignée en sortit.
-Bordel de merde !! !
Eclairé par quelques éclairs, nous suivîmes un chemin boueux déjà tout tracé.
Après quelques minutes, j’étais totalement trempé avec Boris, mes chaussures avaient eu du mal à supporter la boue d’avant mais celle-ci était encore plus collante et ne manqua pas de nous faire trébucher quelques fois.
L’araignée nous avait laissé fuir.
Toujours sur le chemin, nous nous mîmes à entendre des « coassements » très inhabituels et pas très rassurants.
Arrivée devant les grilles d un cimetière, un grand moment de silence se créa, les oiseaux posés sur les pierres tombales plantées dans le sol se retournèrent vers nous sans un bruit.
Puis, la déferlante, des dizaines de corbeaux se jetèrent sur nous et lacéraient notre chair et nos cheveux avec leurs pattes acérées.
Je n’avais jamais vu ça, des corbeaux qui nous attaquaient, c’était la meilleure.
Avec Boris nous courûmes à nouveau pour éviter ces petits oiseaux inoffensifs habituellement.
Ils étaient vraiment tenace et voulaient à tout prix nous faire du mal.
Après quelques dizaines de coupures nous nous arrêtâmes de courir puis nous nous retournâmes vers eux et commencions à donner des coups de poings n’importe où.
Après avoir reçu quelques coups de poing, ils se calmèrent et prirent la fuite.
Nous continuâmes de suivre alors notre chemin sinueux et boueux.
-Bon, maintenant on va avoir le droit aux morts-vivants qui sortent de leur tombe douillette sous cette pluie. »
Les portes du cimetière étaient fermées avec un vieux cadenas rouillé.
Après un bon coup de pied, nous entrâmes dans le cimetière.
Il y avait de la brume qui rasait les pierres tombales servant de décor à cet endroit sombre et lugubre.
Cette fois un chemin en pierre s’offrait à nos pieds et s’enfonçait dans le cimetière.
Pas très rassurés, nous restions le plus éloigné possible des tombes.
Quand soudain, les mêmes « coassements » se firent entendre à nouveau, cette fois, ils étaient beaucoup plus nombreux…