Chapitre 8 : Un nouveau problème.
Enfin, j’allai sortir de ce cauchemar.
Je n’avais plus qu’à attendre bien sagement en sécurité l’arrivée des militaires.
Christophe, VayVay et Marco avaient réussi à me rejoindre.
Comment avaient-ils fait ?
Au moment où je fermis les yeux, plusieurs personnes entrèrent dans la pièce.
« -C’est bien lui, emmenez le !
-Très bien ! vous avez de la chance vous en êtes débarrassez plus tôt que prévu.»
J’avais un mauvais pressentiment, je rouvris mes yeux brutalement.
Deux hommes étaient disposés devant et derrière mon lit à roulettes et le tirèrent vers la sortie de la chambre.
-Atten..attendez ! !! qu’est-ce que vous faites ? ??
Les hommes, ne se souciaient pas de moi et continuèrent leur route.
-Mais lachez moi ! !!
Je ne pouvais rien faire, mes jambes étaient emplâtrées.
Les roulettes de mon lit grinçaient sur le sol poli.
-Et vous m’écoutez oui ? ?? lachez moi ! !!
Rien à faire, mon lit servait de bélier pour ouvrir les portes.
C’est du moins l’impression qui me restait à chaque collisions avec celles-ci.
Le couloir que je traversais été vide, ce qui était anormal vu l’ampleur du drame qui avait touché la ville.
Il y avait quand même des lits qui longeaient les murs du couloir.
Tous imbibés de sang.
Ce qui me rassurait encore plus…
Le couloir se terminait à côté d’un lit, où cette fois-ci un cadavre de zombie éventré reposait.
Je ressentie à nouveau du stresse.
Des gouttes de sueur se remirent à dégouliner de mon front.
Mon lit ouvrit à nouveau la dernière double porte.
Et je tomba sur une salle d’opération.
« -Qu’est-ce que vous allez me faire…et mes répondez moi ! !!
-Détendez vous. »
Un des hommes fixa mon lit sur le sol tandis que l’autre alluma une scie électrique et la rapprocha de moi.
-Mais qu’est-ce que…
La scie s’arrêta au niveau de ma jambe droite et commença à découper mon plâtre.
Puis se fut le tour de ma deuxième jambe.
Rouge de honte, je m’allongea profondément dans mon lit et cacha ma tête avec ma couverture.
« -Bon, vos affaires sont là, nous les avons lavés pendant votre sommeil.
Vous êtes désormais libre d’attendre votre tour.
-Mon tour ? »
Les deux hommes quittèrent la pièce sans me répondre.
-Hey ! ! quel tour ? ??
Je sauta hors de mon lit sans aucune difficulté et commença à ôter ma chemise de patient et à me rhabiller.
-Elle est quand même bien équipée cette infirmerie.
Une fois prêt, je sortis à mon tour de la pièce et arpenta le long couloir.
-Toujours tout droit j’imagine.
J’avais l’impression que le couloir était interminable, je longeais à nouveau les lits pleins de sang.
Enfin apparaissait devant moi la fin de mon avancée.
Un hall gigantesque s’ouvrait à moi.
A l’intérieur, des dizaines de personnes de tout âge étaient entassées.
Je reconnus très vite Christophe, VayVay et Marc qui discutaient près de la fenêtre.
« -Tiens déjà libre vieux?
‘Faut que je t’explique plein de choses maintenant.
-Pleins de chose ? »
Tout à coup, un bruit de plus en plus sonore ce fit entendre.
« -Tu entend ce bruit ?
ce sont des hélicoptères du commissariat.
-Des hélicoptères ? ? ! !!
-Ouais, mais le problème c’est qu’ils ne peuvent évacuer que dix personnes toutes les trente minutes et ce sont les petits vieux qui commencent puis les enfants, les femmes et en dernier… nous !
Etant donné qu’il y a cent personnes exactement dans ce hall, va falloir patienter un petit moment !
-Ah, j’ai compris pourquoi l’autre me parlait d’attendre mon tour.
Comment tu sais qu’il y a cent personnes exactement ?
-Attend, je vais te montrer. »
Christophe ouvra une petite porte qui menait vers l’extérieur.
Dehors, une dizaine de policiers montaient la garde à côté d’elle.
L’un d’eux nous interpella.
« -Où allez-vous ? vous devez rester ici !
-Relax mec, on fait juste le tour du proprio’, on se sort pas, t’inquiète ! »
Il regarda nous en allez d’un air peu rassuré.
Chris’ me fit tourner.
-Tu vas comprendre pourquoi.
Devant moi, une trentaine de policiers arme en main essayaient de parler aux citoyens de Rock Fort city regroupés derrière les grilles qui entouraient le commissariat.
« -Laissez nous entrer ! !
-Pitié ! ! je veux pas mourir ! !!
-Du calme, nous avons recueilli trop de personnes pour le moment ! restez chez vous et patientez ! !
-Je peux pas c’est à deux kilomètres chez moi ! !
je ne peux plus retourner dans ma maison ! !
-On va tous mourir si vous ne nous ouvrez pas ! !
-Ouvrez la grille bordel ! !! on va la faire sauter ! !
-Les autorités vont bientôt arriver avec l’armée ! courage, patientez ! !
-Pourquoi ne les laisse t-il pas entrer ?
-Il y a trop de personnes déjà, le hall est bourré à craquer ! !
Ils doivent patienter !
-Mais si les zombies arrivent, que vont-ils faire ?
-T’inquiète pas pour ça va, ils ont encore d’assez bonnes jambes pour se casser et puis regarde au-dessus de toi.
-Des snipers ? ?
-Ouais, exacte ! des policiers spécialisés !
Donc si y a un problème, ils seront agir ! »
Les personnes à l’extérieur nous regardez et nous enviez allant même à nous insulter ou à payer un policier pour nous tuer ou pour échanger notre place.
Elles me faisaient pitiés, elles étaient prêtes à s’entretuer pour pouvoir être dans un abri.
La chaleur humaine était tombée bien bas.
« -Bon, t’en a assez vu, on rentre ?
-Ouep ! »
Nous rentrâmes rejoindre VayVay et Marc.
Au même moment, bureau du commissaire De Vita.
« -Monsieur, nous commençons à manquer de vivres…
-Quoi ? ?? comment est-ce possible, hier encore, on avait tout un stock de provisions ! !!
-Il y a trop de monde monsieur, la nourriture s’épuise trop vite…
-Hum….laissez moi seul! je vais y réfléchir….. »