Vous l´aurez voulu! : fou : Je vais d´ailleurs tenter de clarifier ce topic afin que la suite de ma nouvelle soit plus aisément visible. Pour cela, rien ne vaut un chouïa de caractères gras ainsi que d´espace.
Mr Dumault se lève et prend la parole.
-J´aime les entractes. Cela permet d´obtenir des opinions «sur le vif», en coupant dans le lard d´une scène. Le temps n´a présentement aucune répercussion négative sur l´avis que l´on peut se faire de l´oeuvre que nous visionnons. Evidemment, point d´omniscience sur la totalité de votre travail Pierrick, mais nous pouvons d´ores et déjà dresser le bilan de la scène qui vient de nous être montrée.
-Bien, dans cette vidéo il n´y a apparament aucune trace de fake. La victime semble être bel et bien morte, je suppute que vous savez tous à quel fléeau nous avons affaire en ce début de siècle dans le milieu très fermé du snuff? L´évolution des effets spéciaux permet une déviation de notre art, plus besoin de victimes! On nous vend malgré tout la chose comme «authentique»... Cette nouvelle voie tue le milieu,et je fais personnellement tout pour empêcher la propagation de ces faux snuffs, surnommés «d´occasion».
Pierrick, vous êtes apparament un homme de confiance, votre première victime est à première vue bien passée de vie à trépas et je dois dire que le taux d´hémoglobine est suffisant pour me permettre d´annoncer que nous avons là un très bon commencement. Ceci dit le montage en plan séquence pêche par son manque de dynamisme, et Dieu sait qu´il est difficile d´intervenir dans ce type de mise en scène. Ceci étant dit, poursuivons.
-)Play.
La femme avait totalement arrachée la peau en surface du ventre du cadavre et finit par s´écrouler en pleurs dans un amas de sang et de chair.
-Tu me surprends vraiment! Le bourreau avait parlé, il était apparament fier des gestes de sa victime.
-Comme elles sont mignonnes, à attendre sagement leur tour! Poursuivit le bourreau en pointant du doigt les deux jeunes filles.
La femme, apparament choquée par ces propos se relève et tente de tuer le bourreau avec le couteau. Celui-ci eut le réflexe de reprendre l´objet et de frapper la femme, qui tombe violemment contre le sol. Puis il ressort sa paire de ciseaux encore vierge de toute trace de sang et la jette sur le sol, avant de repartir en prenant soin de refermer la porte derrière lui.
Apparament la seule et unique porte a été fermée à double tour. Quelques secondes plus tard, une voix se fait entendre via une sorte de haut parleur.
-Bien, vous êtes désormais quatre dans cette pièce. Je veux un mort dans les cinq minutes sans quoi je me verrai das l´obligation de balancer ce qui me reste de grenades dans ce superbe salon. Vous voyez ce que je veux dire?
Tout le monde avait l´air de comprendre immédiatement la portée des paroles décalées du bourreau et se mit à paniquer, mais les trois filles ont apparament vite le déclic de tuer le cameraman. Celui-ci balança au plus vite sa caméra à terre, il était du coup impossible de clairement distinguer quelque chose. Une sorte de caméra de surveillance prit la relève, située sur un angle elle montrait la plus jeune fille s´emparer de la paire de ciseaux et se jeter sur l´homme. Celui-ci riposte, maîtrisant celle-ci et reprenant la paire de ciseaux. Les deux autres filles se jetèrent également sur l´homme mais la distance de vision ne permettait pas un suivi précis de l´action. Quelques secondes plus tard, la plus jeune fille tombe à terre en gémissant des insanités. La caméra fit un zoom avant sur elle, elle avait la gorge tranchée et perdait beaucoup de sang. L´homme, assez imposant physiquement, était apparament voué à en finir avec la fille, afin de mettre un terme à cette macabre scène dans les plus brefs délais.
Il se jette à nouveau sur la fille et tente de lui couper purement et simplement le cou afin d´être certain qu´elle soit morte. Il amplifie ses gestes car il sait que le bourreau l´observe et ne voit certainement pas clairement les choses. Malgré les coups et cris incessants des deux autres filles, probablement dans un état second, il parvient à couper la tête de la plus jeune et se relève fièrement en sa possession.
-Très bon! Bravo!
La porte se rouvrit. Un écran noir apparut.