C´était une matinée d´hiver, je venais tout juste de me réveiller lorsque j´entendis des sons étranges non loin de moi, àquelques pas de ma chambre. Je me frottais les yeux et, comme si ce que je venais d´entendre était une simple hallucination. Mais un second bruit se fit entendre, comme si une personne vomissait toutes les entrailles de son corps. Je fus d´autant plus surpris que le son provenait de la chambre voisine où dormaient mes parents. J´enfilais rapidement une chemise et un pantalon puis j´ouvris la porte de ma chambre.
Une flaque rouge gisait sur le sol. Curieux je m´approchais de celle ci. A ce moment là je fus pris d´effroi, cette flaque rouge n´était autre que du sang.
En levant la tête, j´aperçus de nouvelles traces de sang, qui partaient en direction de la chambre de mes parents. Ma main commençait à trembler, la peur m´envahissait sans que je nepuisse reprendre mon sang froid. La porte était entrouverte et je ne voyais qu´un morceau du lit, le drap lui même était tachée de sang mais cette fois ci cette trace portait l´empreinte d´une main. La peur était si forte que sur le coup je n´eus pas le courage de pousser la porte. Jusqu´à présent aucun son n´était sorti de ma bouche, je me décidais enfin à appeler mes parents d´une voix basse et tremblante. J´entendis alors un bruit de mastication, comme si un animal dévorait sa proie. D´un coup, je poussais la porte. A ce moment précis mon coeur s´arrçeta de battre, mon sang se glaça. J´assistais terrifié à cette scène d´horreur.
Une personne d´une peau blanche pâle, telle qu´on en eu jamais vu. Sa peau craquelée tombait sur les draps du lit. Les cernes de ses yeux ainsi que l´iris rouge de ses yeux auraient suffis a faire fuire un fantôme. Oui, je me trouvais en face d´un zombie qui dévorait deux cadavres qui n´étaient autre que mes chères parents. Pourtant je ne révais pas, j´avais l´impression d´être dans l´un de ces films d´horreur où les personnages sont liées à un destin tragique et meurent d´en d´atroces souffrances.
Le zombie se retourna alors vers moi, à voir sa tête, il avait envie d´une nouvelle proie à se mettre sous la dent, que dis je, sous ces longues canines acérées tachées de sang.
Je ne me fis pas prier, je courus comme je ne l´avais jamais fait vers la porte d´entrée de la maison. A aucun moment, je ne voulus me retourner, pourtant le monstre me suivait, ces pas se rapprochaient de moi et j´avais beau courir aussi vite que mes jambes me le permettaient, il allait me rattraper avant que je ne puisse sortir de la maison. Je renversais alors toutes les commodes, petits meubles et autres chaises pour le ralentir. Par chance je l´entendis dégringolait dans le couloir. J´avais atteint la sorti...
Je refermais rapidement la porte derrière moi, le cri de la bête était horrible, comme si elle n´avait pas mangé depuis des siecles. Heureusement pour moi elle n´avait pas assez d´intelligence pour appuyer sur la poignée de la porte et malgré les coups violents qu´elle donnait à celle ci, elle ne parvint pas à l´ouvrir.
Je me trouvais à l´exterieur, dans mon quartier. Le cauchemard continuait, je voyais les voitures et maisons détruites, des corps jonchaient le sol. Alors que je m´avancais dans la ruelle, l´un d´eux ce mit à bouger. Lentement il se leva et bientôt, tous en firent autant.
Cette fois ci c´était la fin pour moi, je courrais une dernière fois dans cette vaste ruelle, éspérant échapper à mon funeste destin...
