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Après ça, Whitness s’absente deux semaines, tandis que Sarah est soi-disant partie rendre visite à sa famille en France. Un séjour de deux mois néanmoins. Et moi, pendant qu’ils prenaient tout les deux des vacances, moi je bossai, je refaisais une beauté une beauté au mort pour leur dernier show.
_ On va continuer à s’amuser, essaye de recruter des personnes assez folle pour nous suivre.
C’était ce que Whitness m’avait dit avant de partir.
_ Et je les trouve où, je dois arpenter les asiles?
C’est vrai, des fous, ça ne doit pas courir les rues quand même.
_ Ils viendront à toi.
Je ne pensai pas qu’il était sérieux à ce moment.
Quand à notre acte terroriste, il fut catalogué dans la rubrique accident. J’arrive pas à croire que les enquêteurs n’avaient pas entendu trois détonations espacées chacune de cinq minutes. Les enquêteurs n’avaient pas non plus remarqué les traces d’explosifs. J’avais une folle envie d’aller les voir et de leur dire qu’ils étaient nuls, qu’ils ne pouvaient même pas repéré une attaque terroriste, que c’était moi qui avait enclenché la minuterie du premier pilier. Mais Whitness m’avait fortement conseillé de fermer ma gueule.
Lorsque je rentrai chez moi, la porte se trouvait être bloquée. En la poussant très fort, je pus l’ouvrir et me rendis compte que c’était la dépouille de mon chien qui se trouvait derrière. Providence était mort. Il n’a pas pu se trouver à boire et à manger seul, alors il est mort. Le rupture d’un anévrisme entraîne la mort, ne pas boire durant trois jours entraîne également la mort. Je l’aimais bien, il était affectueux et demandait des caresses. Alors je lui tapotait sa petite tête et il agitait la queue de droite à gauche. Mais bon, ce n’est qu’un chien après tout. Sa dépouille fut balancée par mes soins dans l’entrepôt en face de chez moi. J’allais quand même pas lui payer des obsèques quand même, ce n’est qu’un chien après tout. Sinon durant le lapsus de temps suivant notre attentat, j’ai aussi mis un corset orthopédique me permettant de me tenir droit.
Je sortis de mon boulot, il devait être environ dix-neuf heures. Je venais juste de rafistoler une femme dont le rapport de décès indiquait : éventré par son mari avec un couteau de cuisine. C’est donc en marchant paisiblement pour retourner chez moi, que celui qui sera ma première recrue me sauta dessus dans la rue. Ses vêtements étaient poussiéreux et ses cheveux longs et crasseux.
_ Je suis le Messie, il me faut fuir mes persécuteurs. En échange, je te laverai de tes péchés.
C’est une adaptation originale pour dire : je suis fou, il me faut fuir les hommes en blouses blanches. Enfin, Whitness m’avait bien dit de recruter des mecs de son genre. Il me fallait l’héberger chez moi en attendant l’avis de Whitness. Je le pris donc et on rentra ensemble dans mon refuge aux tuiles vertes.
_ Comment te nommes-tu ?
L’homme prit un air offensé.
_ Ne me reconnais-tu pas, je suis Jésus le Nazaréen, le roi des Juifs.
Mais bien sur. Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d’alu. Cet homme est vraiment atteint, il devrait plaire à Whitness. J’ai l’impression que tout ça va devenir un grand n’importe quoi…