Maintenant c´est clair pour moi que tu dois absolument pousser plus haut ton envie d´écrire. Tu tiens bien le rythme, tu ne donnes pas des trucs nazes, alors faut que tu te boostes plus. A mon avis yoshie, tu dois absolument améliorer plus ton style. Tu n´as toujours pas Msn ? Si ça t´intéresse, je peux te donner des liens pour améliorer son style, des conseils d´écriture. Ton style comporte encore des d´imperfections qui se corrigent d´une manière relativement aisée ; donc moi je te conseillerai de te faire relire par des experts.
Il est vraiment dommage que mes goûts de lecture s´oriente de plus en plus vers autre chose que le fantastique, sinon je pourrais vraiment adorer ta fic !
Bon courage pour la suite.
Aahh !! Un commentaire construit ! *s´évanouit*
...
Merci, Revenge. Mais désolée, j´ai toujours pas MSN. Cependant je ne te cacherai pas, à toi et aux autres d´ailleurs, que je vais peut-être avoir un PC à Noël ( avec mon frère ). Dans ce cas-là, je ne manquerai pas de télécharger MSN.
Sinon, des imperfections dans mon style ? Ca se pourrait... Évidemment, à quatorze ans, le talent est pas encore là XD Sinon, me faire relire par des experts ? Comment veux tu que je fasse, je ne connais pas d´experts ! ( à part toi bien sûr XD )
Bon, il va falloir que je fasse de mon mieux. Je t´accorde que mon style est un peu louche sur les bords.
Voilà le chapitre 38, très attendu par certains je crois...
Chapitre 38 : Le secret de Shinta
Considérant qu´il était inutile de s´attarder en ces lieux, les Black Spies remontèrent dans le vaisseau gris et noir, qui repartit bientôt en direction de Black City.
Dans une salle à l´arrière de l´engin, Maria, qui avait retrouvé des forces, s´occupait des blessés - à savoir essentiellement Knuckles, Sonic, Shadow, Mina et Shinta. Les autres tenaient debout aisément. Dans le cockpit, Jak conduisait en silence, avec l´assistance d´Olivan. Pas un ne se risquait à faire ne serait-ce qu´un seul geste, l´esprit trop tourmenté par tout ce qui s´était passé la nuit dernière.
La voyage dura jusqu´aux alentours de midi. Ce fut avec soulagement que les Black Spies aperçurent Black City qui se rapprochait d´eux à grande vitesse.
- Regardez ! s´exclama Mina. Qu´est-ce que c´est que cette tour ?!
Chacun regarda droit devant. Un monument inhabituel se dressait dans le ciel clair. Il avait effectivement l´allure d´une tour, très technologique, et encore en construction.
- Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que Saitô est dans le coup, déclara Shadow. Rien qu´à voir cette tour, je n´ai pas confiance.
Comment le contredire ? Arrivés plus près de la ville, ils virent la tour sombre, parfois recouvertes de fenêtres de verres éparpillées n´importe où sur les parois de métaux. D´étranges formes et arcs entouraient la chose et lui donnaient vraiment un aspect nouveau, et même terrifiant.
Le vaisseau du gouvernement se déposa au sommet du quartier général des Forces Armées de Black City. Les douze alliés en sortirent, encore fatigués ou blessés, mais leur premier objectif était - malheureusement - de parler à Saitô.
Tandis qu´ils guidaient les Black Spies dans le quartier général, Kerent et Olivan avaient l´air heureux. Sans doute heureux car ils avaient enfin retrouvé leur base, après de nombreuses émotions auxquelles ils n´étaient pas habitués. Ils toquèrent à la porte du bureau de Gorô Kawari, où à leur connaissance c´était Fujita Saitô qui s´y trouvait, et avec les Black Spies, ils se permirent d´entrer ensuite.
Mais quelle ne fut pas la stupeur de tous, lorsqu´ils découvrirent que le général des Forces Armées était enfin de retour !
Leia jeta un oeil dehors, puis elle poussa un soupir.
Elle se leva sans hâte et marcha calmement en direction de son bureau, à pas légers. Elle s´assit sur sa chaise toute de métal et de fer. Leia la détestait. Avec sa température glaciale, et ces couleurs si vilaines...
Sa chambre était bondée de métal, malgré ses efforts pour en mettre le moins possible. Sous un épais matelas, son lit tout entier était de métal. Les rideaux verts qui se balançaient à sa fenêtre ouverte étaient fixés par du métal. Les murs, dissimulés sous une pauvre tapisserie, étaient eux aussi en métal. Son armoire, qu´elle avait en vain essayé de colorer, était toute en métal. Le sol, qu´elle avait dissimulé sous un grand tapis blanc, était en métal. Son bureau était en métal.
Sa vie était de métal.
Elle poussa un nouveau soupir, et prit entre ses doigts fins un cahier noir qui ne portait aucun titre. Elle l´ouvrit, tourna quelques pages, revint en arrière, leva la tête, referma l´ouvrage, et poussa un nouveau soupir. Quelle journée ennuyeuse !
Elle se leva à nouveau, quittant non sans soulagement sa chaise de métal. Puis elle regarda à nouveau dehors. Elle entendait depuis ce matin les marteaux cogner et les scies vibrer, tout, tout en haut. La tour dans laquelle Saitô voulait s´installer n´était pas encore finie. Leia et son frère venaient de s´y installer, pour leur part, car ils n´avaient nulle par ailleurs où dormir. Et ils avaient chacun une chambre provisoire, où ils passeraient leurs journées et leurs nuits en attendant que la tour soit terminée. Cependant, avec l´élevé salaire des travailleurs et la technologie des machines, le travail avançait à grands pas.
Tant mieux, se disait la jeune Akali parfois. Comme ça, le travail sera plus vite terminé. Cependant, elle avait du mal à vivre dans une chambre telle que celle où elle se trouvait. Elle qui aimait les couleurs, la lumière, la chaleur ; elle se trouvait dans une pièce sombre, froide, et même inquiétante. La nuit, des formes étranges semblaient se dessiner sur les murs.
C´est alors qu´on toqua à sa porte. Elle autorisa son visiteur à entrer : c´était son frère, Mark. Toujours aussi beau, l´Akali aux cheveux bleu-noir s´avança vers sa soeur, et la regarda droit dans les yeux. Son équipement était toujours aussi léger et parfait.
- Comment vas-tu, petite soeur ? demanda-t-il. Je te sens triste, en ce moment.
Leia resta silencieuse. Elle baissa la tête.
- C´est-à-dire... commença-t-elle.
Mark la regardait, non pas d´yeux agressifs, mais doux et dotés même, d´un fond de peine qui aurait pu paraître inhabituel.
- C´est... cette vie... Toutes ces machines... Pourquoi notre père veut-il absolument avoir une existence entourée de toutes ces horreurs qui rappellent la guerre ?
- Il n´est pas notre père, intervint Mark. Et c´est d´ailleurs pour cela qu´il ne peut nous comprendre.
Il s´avança vers elle, et la prit par les épaules :
- Leia, murmura-t-il. Je te promets qu´un jour, nous quitterons cette vie. Pour le moment, nous ne pouvons rien faire, mais une fois que j´aurai réglé me comptes avec Shadow, je t´emmènerai sur Mobius.
À ce mot, Leia redressa la tête, les yeux emplis d´espoir :
- Vraiment ? dit-elle, sentant son coeur battre à tout rompre.
- Oui, je te le promets, affirma Mark avec un petit sourire. Nous visiterons les contrées verdoyantes de cette planète merveilleuse, pleine de fleurs, de soleil et de gaieté.
- Oh, grand-frère !
Leia se jeta dans ses bras, pleurant presque de joie. Mark la serra contre lui, et il ferma les yeux. Il était heureux, en cet instant. Il y avait longtemps que lui et sa soeur n´avaient fait preuve de tant de tendresse l´un vers l´autre. Il avait presque oublié à quel point il tenait à ses proches, tant sa colère envers Shadow le hantait. Et un jour viendrait, un jour il pourrait enfin se venger. Se venger une fois pour toutes.
- Il me tardait de vous revoir, vous tous ! s´exclama Gorô Kawari avec une chaleur qui fit vite de remonter le moral au groupe.
- Général Kawari, vous êtes de retour, constata Shadow, soulagé. Saitô a enfin daigné de vous laisser en paix ?
- Seulement moi pour le moment, malheureusement, répondit le général. Saitô sévit toujours à Black City.
Kawari remarqua alors Kerent et Olivan, qui s´étaient tus, surpris. Le général les dévisagea un instant, avant de les questionner :
- Vous êtes des agents de Saitô ?
Les deux soldats répondirent affirmativement.
- Vos devriez rejoindre votre chef pour faire votre rapport. Il se trouve dans la tour de Centra.
- Centra ? questionna Tyna.
- Le monument qu´il est en train de construire. J´en ai déjà une sainte horreur, et je ne pense pas être le seul.
Kerent et Olivan saluèrent Kawari, avant de se retirer, pas moins étonnés qu´en entrant. Ainsi, ils n´étaient vraiment pas les seuls à détester leur chef et ses agissements !
Le général se retrouva seul avec les Black Spies. Shadow était devant le groupe. Il y eut un silence, avant que Kawari n´entame la conversation :
- Je vois dans tes yeux, Shadow, qu´il s´est passé quelque chose de grave.
- Nakata Shirô est mort, répondit le leader des Black Spies. J´appelle plutôt ça une bonne nouvelle, bien que bouleversante.
- Grand-frère, qui son ces gens ?
Shinta avait redressé la tête. Il avait vu deux grandes personnes s´avancer vers la maison - si elle méritait encore ce titre généreux. Là où il vivait, les gens étaient pauvres, sales et malades. Tout le monde marchait pieds nus dans la terre et la saleté, et gagner sa vie était un véritable défi à relever. Shinta s´était baissé près de son petit frère :
- Va prévenir maman, souffla-t-il. Vite !
Son petit frère, à peine âgé de six ans, avait couru sur ses petites jambes jusqu´à l´intérieur d´un amas de briques blanc sale, presque sans fenêtres et sombre, qui faisait office de maison à la petite famille de trois.
- Petit, il y a quelqu´un chez toi ?
Shinta avait redressé la tête, apeuré. Les deux hommes étaient arrivés juste devant lui, et le dominaient de toute leur hauteur. Ils portaient des vestes, et des lunettes noires. Leur long pantalon et leurs chaussures cirées étaient également de cette teinture. Shinta était étonné. C´était la première fois qu´il voyait des gens riches, mais d´après les dires de sa mère, ils étaient fort dangereux, et emmenaient les petits enfants, les arrachant à leur famille.
- Il... il n´y a personne, avait menti Shinta, effrayé. Je suis tout... seul.
- Et le petit enfant de tout à l´heure ? avait répliqué le second homme. Il était avec toi, non ?
Shinta s´était mis à trembler à vue d´oeil.
- Shinta ! avait alors appelé une voix, le tirant à son soulagement de cette situation déplaisante.
Il avait tourné la tête vers l´entrée de la maison, et avait vu sa mère, maigre, belle, et son petit frère qui s´agrippait à sa jambe. Malgré sa robe en piteux état, et ses longs cheveux maculés de terre, son visage restait doux et son bleu regard impassible.
Shinta avait rejoint sa mère en toute hâte, et les deux hommes riches s´étaient adressés à elle par la suite :
- Ce sont vos fils ? questionna l´un d´eux avec un sourire qui avait fait peur à Shinta et son frère.
- Allez vous-en, avait répliqué la mère des deux enfants. Nous ne voulons aucun visiteur ici.
L´autre homme, laissant son compagnon mécontent sur place, s´était ensuite avancé vers la maison, l´avait quelque peu observée, puis s´était à nouveau tourné vers la jeune femme :
- C´est là que vous habitez ? avait-il dit avec un sourire narquois. Vous m´avez l´air de manquer d´argent, n´est-ce pas ?
- Comme tout le monde ici, avait répliqué la mère de Shinta. Allez vous-en, nous n´avons besoin de personne !
- Je pense le contraire, avait répondu l´homme en noir. Que penseriez-vous d´un peu d´argent ?
À cet instant, les yeux de la jeune femme avaient lui d´inquiétude.
- Nous sommes, moi et mon compagnon, avait continué l´homme, les serviteurs d´un homme très riche. Cet homme recherche de nouveaux guerriers pour son armée... Et il les veut jeunes pour pouvoir les former. Nous avons l´autorisation de Ryû Tadeka pour acheter de futurs soldats ici.
L´homme avait fièrement brandi un papier signé qui était inutile aux yeux de la jeune femme, avant de regarder les deux garçons qui, par la suite, s´étaient cachés derrière leur mère.
- Vendez-nous votre fils, avait alors demandé le premier homme, qui s´était décidé à reparler. Il sera traité comme un roi et aura une vie luxueuse.
- Allez vous-en !! avait crié la jeune femme, maintenant terrifiée.
Les familles des alentours avaient regardé la scène, et étaient restés impuissants. L´un des hommes avait sorti un petit sac rempli d´or, et l´avait jeté devant la mère des deux garçons. Une vieille femme, voyant cette scène de loin, avait dit à une amie :
- Regardez-moi ça, les hommes riches reviennent voler les enfants ! Et en plus, ils s´en prennent à cette pauvre Erin, qui a perdu son mari alors qu´il était bien jeune...
Elles virent les hommes s´avancer vers Erin, prendre Shinta par le bras, et l´éloigner de force de sa mère, qui, retenue par l´autre homme, criait avec peine le nom de son fils.
- Que faire ? avait répondu l´amie de la vieille femme. Il n´y a plus d´hommes au village ! Nous ne pouvons plus rien faire, c´est tout bonnement affreux !
- Shinta !! avait crié Erin, commençant à pleurer de tristesse et de rage.
- Maman ! Maman, aide-moi !! avait hurlé Shinta, terrifié par les hommes en noir.
Le petit sac d´or était resté devant la maison, lorsque l´un des hommes gifla violemment Erin, l´envoyant à terre.
- MAMAN !!
Shinta avait beau se débattre, il ne pouvait plus rien. Et son petit frère, resté auprès de sa mère, se mettait bientôt à pleurer. Sa mère s´était redressée lentement, et avant de partir, les hommes en noir lui avaient dit :
- Il s´appelle donc, Shinta ? Soit, dans ce cas, nous lui conserveront son prénom. Vous savez, c´est un honneur que nous vous faisons. Faites bon usage de cet or !
Et il avait éclaté de rire, avant de repartir avec son compagnon, qui traînait avec lui un jeune garçon d´à peine dix ans. Celui-ci voyait sa mère s´éloigner, s´éloigner, s´éloigner, et ce sous les yeux peinés de tout son misérable village...
Shinta se redressa en sursaut, le front couvert de sueur. Il regarda tout autour de lui, puis se laissa retomber dans son lit, yeux ouverts. Le soleil n´allait pas tarder à se coucher, sans doute. Les autres Black Spies étaient sûrement tous debout. Mais lui, il était incapable de faire un geste. Pourtant, il le devait, car il avait oublié sa mission, et...
Il devait la mener à bien, maintenant...
- J´ai été un abruti de leur mentir... murmura Shinta.
Il se leva tant bien que mal et sortit de sa chambre, avant de se diriger vers la grande salle. L´heure était venue pour lui de dévoiler son secret à ses amis qui avaient toujours été là pour lui.
Fin du Chapitre 38.
Pas mal. Mais j´attends la suite.
Un chapitre que j´ai beaucoup aimé
Du point de vue technique, c´est toujours très bon
( enfin, pour moi
) il n´y´a pas ou peu de fautes et les descriptions sont bonnes Mise a part une faute grotesque qui m´a fait dresser les poils
nous lui conserveront= nous lui conserverons avec un "s" jeune fille
C´est très bien à part ça.
En ce qui concerne le chapitre en lui même: gros coup de coeur pour le rêve de Shinta
c´est un passage que j´ai trouvé émouvant, très triste.
Mis à part ça, pas grand chose à dire sur le reste. Si ce n´est que j´ai hâte d´assister au règlement de comptes entre Mark et Shadow
tu as suffisemment bien décrit le passage avec Mark et Leia pour m´accrocher à l´idée de leur prochaine rencontre avec Shadow, et ce qu´il s´y passera.
bon, et bien après tout ce bla bla ennuyeux (
) je vais te dire que j´ai hâte a la suite, en te souhaitant un bon courage pour la continuation
PS: Mon chapitre 26 est posté, et t´attend de pied ferme
Lisanna
En fait, j´ai cherché un nom au hasard et ça a donné ça, mais je pense que Kanryû a effectivement inspiré mon esprit à ce moment-là XD Merci de ton comm
tikal
Pareil, merci d´être passée
Liquid
Ton bla-bla n´est pas ennuyeux pour moi
Au contraire, ça fait plaisir que tu développes tes commentaires.
Merci beaucoup ! ![]()
faut pas que ça coule! Poste nous vite une suite, yoshie!
Je suis désolée, mais j´ai eu une semaine éprouvante bourrée de contrôles, alors j´ai pas pu trop avancer. Mais je vous enverrai la suite le plus tôt possible, promis !
Bonne idée, va te pendre.
Double post O_o
Chapitre 39 : Un monde que j´avais presque oublié
Lorsque Shinta pénétra dans la grande salle, il constata avec inquiétude que tout le monde était là, et le fixait de regards interrogateurs. Shinta baissa les yeux, n´osant prononcer mot. Jak fut le premier à parler :
- Shinta, dit-il, à la surprise de certains. C´est moi ou t´as des trucs à nous dire ?
- Je...
Le jeune garçon était muet de honte, et aurait aimé se trouver n´importe où dans Ethera, sauf ici. Il fut un rien rassuré par la voix de Shadow qui lui dit :
- Tu as des choses à nous raconter. Assieds-toi et dis nous ce qui te perturbe, ça sera pour toi le seul moyen de te sentir mieux.
Le jeune garçon approuva d´un maigre signe de tête, et alla prendre place sur une chaise, au centre de tous ses amis. Désormais, leur regard ne comptait pas l´ombre d´un reproche.
- L´histoire de mes parents... commença Shinta, celle que je vous ai racontée, n´est qu´un tissu de mensonges. Les deux personnes qui m´ont jeté dans les pattes du Terra-Caligo n´étaient que deux riches dont j´étais l´esclave. Mes vrais parents m´avaient élevé avec amour. Je ne me souviens pas de mon père. Il est mort quelques années après ma naissance. Moi et ma mère avons vécu ensemble dans un village très pauvre, sur Mobius. C´était un endroit situé non loin de Station Square, et où un homme du nom de Ryû Tadeka nous exploitait pour s´en mettre plein les poches. Mon petit frère est né alors que j´avais quatre ans, nous étions alors une famille de trois : ma mère, mon frère, et moi. Nous vivions tant bien que mal dans une contrée pauvre et sale. Nous étions mal nourris, et travaillions du matin au soir.
Ses idées étaient imprécises et se bousculaient entre elles. Chacun sentait bien qu´il n´était toujours pas à l´aise. Avant qu´il ne poursuive, il fut surpris par la voix de Tyna qui lui dit avec attention :
- Shinta, personne ici ne t´en veut, tu sais. Au contraire, nous avons hâte d´entendre ton histoire pour pouvoir t´aider.
Le jeune garçon releva la tête, étonné. Quelques sourires s´étaient dessinés sur les visages, et Shinta se sentit en proie à une nouvelle énergie, de l´espoir, et du courage. Il respira un bon coup, et, encouragé, continua son récit.
- Le village où nous habitions n´avait même pas de nom. Il était dissimulé près d´une forêt et entouré de barbelés. La seule entrée et sortie possible était surveillée en permanence par des gardes, qui travaillaient pour Tadeka. Personne n´avait le droit de sortir, sauf si on avait une raison valable. Et avec les autres sociétés criminelles au sein de Station Square, Tadeka faisait du trafic d´esclaves qui étaient arrachés à leur famille, et emmenés de forces à Station Square pour y travailler durement.
Shinta redressa les yeux, et dit avec un fond de peine :
- Je fus l´un de ces esclaves.
La plupart des Black Spies affichèrent un air surpris. Shinta, avec son beau visage et ses traits fins, sa fierté naturelle et sa force ; il avait été esclave ? Pour certains, c´était impensable. Pourtant, il allait sans dire que le jeune garçon ne mentait pas. Ses yeux reflétaient la peine aussi bien qu´un miroir d´eau.
- Alors que j´avais dix ans, deux hommes sont venus, un jour ensoleillé, près de notre maison. Ils étaient grands et vêtus de noir. Ma mère et mon petit frère sont sortis de la maison à leur tour, et je me suis réfugié auprès d´eux. Il s´est ensuivi un long chantage entre ma mère et les deux hommes : ceux-ci voulaient absolument m´acheter à un bon prix, et ma mère se défendait ardemment contre cette idée. Mais les deux hommes n´étaient pas patients. Ils ont jeté un petit sac aux pieds de ma mère, je suppose qu´il s´agissait d´une bonne somme d´argent. Mais ma mère n´allait pas laisser son fils la quitter, même pour tout l´or du monde. Elle refusait toujours. Les hommes ne l´ont pas entendu de cette oreille, et ils ont fini par m´emmener de force.
Shinta marqua un silence, durant lequel il baissa la tête. Les autres aussi firent silence. Shadow plongea dans la réflexion, réfléchissant sur tout ce que lui avait raconté Shinta. Il chercha déjà une réponse aux nouveaux mystères qui s´étaient dressés : qui était Ryû Tadeka ? Et pourquoi cet odieux trafic ?
- Les hommes, pour persuader ma mère, continua alors Shinta, avaient raconté à ma mère que j´allais entrer dans une armée pour devenir un soldat confirmé, et avec une vie aisée. Mais ce n´étaient que des mensonges. Avant que j´aille faire ma carrière de soldat, j´ai été acheté par un couple riche de Station Square, en tant qu´esclave. J´ai vécu dans leur maison, à travailler inlassablement pendant trois mois environ. C´est à l´issue de ces trois mois que le Terra-Caligo a attaqué la ville.
"La suite, cous la connaissez sûrement. Le couple me jette dans les pattes du Terra-Caligo, je me fais griffer l´avant-bras droit, et je demeure étendu sur le sol pendant un bon moment, inerte, tandis que la créature est partie, laissant de nombreuses morts derrière elle. Un soldat de la Kean-Tora qui passait dans les environs m´a alors remarqué. Il a compris que j´avais du sang de la créature, et que de plus j´étais jeune, il se dit alors que je ferais un très bon soldat pour Nakata Shirô. Il m´a emmené dans sa base, et j´ai découvert la Kean-Tora. Nakata s´était bien occupé de moi. Lui et ses hommes m´ont appris à me battre, à me défendre, à être fort. Ce n´est qu´au bout d´un an peut-être qu´on m´a appris que je ferais un chasseur de démons formidable. Je les ai crus. J´ai continué ma formation, persuadé que je me battrai pour le bien des gens. J´ai continué et j´ai oublié ma mère, Erin...
- Mais si je comprends bien, dit Amy, elle est toujours en vie à l´heure qu´il est ?
- Certainement, répondit Shinta. Elle m´avait bien dit, un jour, que si je devenais fort, je devais l´oublier. L´oublier pour aller mieux... Elle m´avais dit que dès que je quitterai le village, j´irai très loin pour devenir fort, et qu´à l´issue de longues années, je reviendrai vers elle et le village pour les libérer de Ryû Tadeka.
- Et c´est ce que tu comptes faire, aujourd´hui ? questionna Knuckles.
La jeune garçon approuva d´un signe de tête. Il y eut un silence, puis Shadow prit la parole :
- Saitô ne fait rien qui puisse nous sembler assez grave pour qu´on l´accuse, et l´arrête. Je propose de partir dès demain sur Mobius, retrouver Erin et le village natal de Shinta.
De nombreuses exclamations enjouées approuvèrent. Shinta se sentait mieux. Demain, au lever du jour, il serait parti pour un long voyage avec ses amis. Il retrouverait sa mère, son frère, et ce misérable village qui avait veillé sur lui tant d´années durant.
Cette nuit-là, peu trouvèrent le sommeil. Mais malgré la nuit agitée, le matin rendit courage à tous, et chacun avait la forme. Shinta avait comme une peur au ventre, lorsque La Chimère décolla de la base avant de filer vers le Ring Portal. Sans doute était-il craintif de revoir son village et ses proches, qui l´avaient accompagné dans sa vie misérable. Mais il était résigné, et ne rebrousserait chemin sous aucun prétexte. Tous étaient réunis dans le cockpit, et discutaient déjà de Ryû Tadeka : ses agissements, ses raisons, et son idiotie. Depuis quelques temps, les Black Spies étaient réputés pour ne pas apprécier les hommes politiques en général, et encore moins ceux qui profitaient de la souffrance des autres pour se gaver d´argent.
Il était deux heures passées lorsque, au-dessous de la Chimère, les Black Spies purent contempler avec émerveillement une immense cité aux immeubles fiers, et beaucoup moins lugubres que ceux de Black City. Plusieurs édifices et les rues larges rendaient la ville claire et accueillante, et de nombreux oiseaux volaient à tire d´aile auprès des immeubles. La Chimère venait de survoler Station Square, la seule ville mobienne habitée par des humains.
Shinta, selon ses souvenirs, guida ensuite le vaisseau jusqu´à son village. Il était dissimulé près d´une forêt, non loin de la ville. La Chimère eut juste la place de se garer. Les Black Spies descendirent de leur engin et contemplèrent devant eux une forêt aux arbres si hauts qu´ils semblaient pouvoir chatouiller les nuages.
- Par ici, dit Shinta en guidant ses amis vers un étroit chemin de terre. Marchez en file indienne, je pense que ça sera plus pratique.
Les alliés progressèrent dans un sentier tortueux, et arrivèrent à une limite où de nombreux panneaux métalliques affichant "INTERDICTION D´ENTRER" et des barbelés souillés par le temps barrait la route aux inconnus.
- Tu as dû te tromper, Shinta, dit Mina. On ne peut pas passer par ici.
- C´est juste pour faire croire ce que tu crois, rétorqua le jeune garçon. Venez !
Agilement, il se glissa entre deux fils de fer et se retrouva de l´autre côté de la limite interdite.
- Allez, c´est par là !
Ses amis l´imitèrent alors, de plus en plus surpris par cette escapade. C´est alors que, bientôt, un immense terrain s´offrit à eux, d´immenses murs recouverts de barbelés encadraient un grand périmètre, surveillé par des gardes. Deux grands bâtiments se dressaient à côté, dans le poussière d´une clairière où pas la moindre parcelle d´herbe n´aurait su vivre. On eut dit une prison peu accueillante.
Deux gardes surveillaient la porte principale. Le groupe s´arrêta devant eux, et Shinta déclara aussitôt d´une voix forte :
- Nous sommes les Black Spies. Avec la permission de M. Ryû Tadeka, nous venons chercher de futurs soldats.
- Avez-vous une preuve écrite ? questionna l´un des gardes.
- Oui. Elle date d´aujourd´hui même.
- Alors allez-y, passez.
Les Black Spies cachèrent leur étonnement de toute cette scène, et entrèrent dans l´enceinte interdite, derrière un Shinta bien fier de son petit tour. Mais la surprise des dix alliés remonta encore, lorsqu´ils eurent enfin sous les yeux le village natal de leur ami Shinta.
Le ciel était clair, et retombait sur un paysage déprimant. Des maisons aux toits de tissu, soutenus tant bien que mal par de longs bâtons de bois, étaient éparpillées sur un terrain poussiéreux, et sec. Rien ne semblait pouvoir y pousser. Guidés par Shinta, et avec un regard effaré, les Black Spies commencèrent à s´aventurer sur les chemins larges, bientôt contemplés par de nombreux yeux effrayés qui se cachaient dans les ténèbres de ce qui leur faisait office de maison. Les personnes qu´ils avaient brièvement le temps d´apercevoir étaient vêtus de haillons vulgairement constitués, cousus de toutes parts à d´autres morceaux de tissus pourtant en mauvais état. Les chevelures étaient ternes, les yeux éteints, les visages témoins d´une infinie tristesse et pauvreté. Bien vite, tous eurent un noeud au coeur.
À l´issue de cinq longues minutes de marche, pénibles devant tant de peine, les Black Spies s´avancèrent dans une large rue, qui s´étendait jusqu´à un arbre. Le groupe avança jusqu´à cet arbre, et la dernière maison, à droite, fut l´endroit où ils se stoppèrent. Ils se trouvaient à quelques mètres d´une vieille barrière cassée en de nombreux endroits, et de, chose étonnante, quelque petite parcelle d´herbe jaunie, juste derrière la barrière. Et au bout d´un court chemin de sable, on arrivait à un amas de briques blanc sale, construit vulgairement au centre de ce paysage si triste. D´ailleurs, Shinta n´arrivait pas à détacher son regard de cette maison. Son coeur battait à tout rompre. Et il ouvrit grand les yeux, lorsqu´un garçon sortit tête baissée de la maison.
Il était lui aussi pauvrement vêtu. Un kimono en tissu léger, une ceinture de tissu, et des sandales de paille. Ses cheveux, châtains, semblaient cependant vivants et bien entretenus. C´est alors qu´il redressa la tête, et contempla non loin de lui les Black Spies, d´un regard abasourdi. Ses yeux étaient assortis à sa chevelure, et ses traits fins. Il avait un visage encore arrondi, car il semblait bénéficier encore d´un jeune âge. Il avait dix ans, tout au plus. Il avait un nez légèrement retroussé, et relativement court. C´était un beau garçon, tout comme celui qu´il venait de voir, et à qui il cria, les yeux soudain brillants de joie :
- GRAND FRÈRE !!
Shinta décocha un sourire heureux, et s´agenouilla devant son jeune frère qui lui sauta au cou, sous le regard enfin satisfait des Black Spies.
- Grand frère, tu es enfin revenu ! continua le petit garçon, peinant à y croire. Je savais qu´un jour, tu viendrais nous sauver ! Dis, ce sont tes amis ?
Shinta regarda le groupe avec un sourire, puis se releva :
- Oui. Ce sont les meilleurs amis du monde.
- Super, on va vaincre Tadeka, ce coup-ci !
- Dis, Yohann, est-ce que maman va bien ?
Yohann regarda en direction de la maison, puis déclara :
- Elle est à l´intérieur. Venez, tous ! Elle vous sera très reconnaissante d´être venus !
Sur ce, Yohann courut à l´intérieur de la maison. Les Black Spies entrèrent alors eux aussi. Et ils furent surpris : malgré les apparences, c´était plutôt vaste, et vide. Ils patientèrent un court moment dans la salle à contempler la pauvreté autour d´eux, lorsqu´une voix féminine s´exclama :
- Shinta, c´est bien toi ?
Les regards tombèrent tous sur une femme qui venait d´entrer dans la salle. Elle devait avoir au plus trente ans, restait d´une grande beauté malgré ses conditions de vie misérables. Sa longue chevelure blonde était brillante et souple, et ses yeux bleus brillaient de joie. Elle s´avança vers Shinta, qui fit de même, et mère et fils purent enfin s´étreindre, pour la première fois depuis plus de quatre ans, et après la pire des séparations.
Fin du Chapitre 39.
Bien balancé Yoshi!
Et puis, toujours bien la suite! Même si je comprend pas tout n´ayant pas lu la totalité des chapitres précédant. >_>
Très bon chapitre!!
J´ai pris véritable plaisir a le lire
Bon, du point de vue technique, ça reste du tout bon
je n´ai pas vraiment relevé de fautes. J´aime bien les métaphores et comparaisons que tu as insérées
Pour ce qui est de l´histoire, et bien ce chapitre est très centré sur Shinta, et ce n´est pas un mal
D´abord, il révèle la vérité à son sujet a ses camarades, puis ensuite il retrouve sa mère. Très touchant j´ai trouvé
bon, et bien mon bla bla s´arrête la
j´attends donc le 40 ème chapitre avec impatience jeune fille
bone continuation pour son écriture ![]()
C´est trop chou ^^ Shinta retrouve sa vraie famille et se prépare à faire payer Tadeka si j´ai bien compris!
Ouais !
Merci à tous !
On poursuit notre histoire avec le dernier chapitre de la quatrième partie...
Chapitre 40 : L´ambition de Ryû Tadeka
Beaucoup avaient le sourire aux lèvres en voyant de telles retrouvailles. Shinta avait vraiment l´air heureux, surtout depuis ces derniers temps ; décidément, ils avaient bien fait de partir faire un tour dans ce village.
- Je peine à y croire... murmura Erin, pleine d´émotions.
Elle recula, et contempla le visage de son fils, les larmes aux yeux.
- Qu´est-ce que tu es grand... Tu es grand est beau, c´est à peine si je peux te reconnaître... Tu ressembles tant à ton père...
Constatant qu´elle ne parviendrait plus à aligner trois mots tant son émotion la submergeait, Shinta la serra à nouveau contre lui. Ils restèrent un long moment enlacés, jusqu´à ce que Erin, le visage rayonnant de joie, remercie de tout coeur les Black Spies de s´être si bien occupés de son fils, avant de les inviter à s´asseoir avec elle sur un tapis de paille.
- Shinta, mon fils, dit Erin à ce dernier, tandis que tous étaient installés. J´espère que tu n´as pas vécu trop de malheurs ? Être soldat a-t-il été difficile pour toi ?
- Je suis sûr que non, moi ! répliqua Yohann car les autres se taisaient. Grand frère est fort, il est sûrement le meilleur soldat de son âge qu´il soit !
- Shinta... repris Erin, maintenant soucieuse. Tu as mal vécu ?
Shinta se tut. Les autres Black Spies ne disaient mot, et se demandaient si Shinta dirait la vérité. Le jeune garçon redressa alors la tête et regarda sa mère avec un sourire.
- Tout va bien, maintenant, dit-il.
Des larmes glissèrent sur les joues d´Erin.
Deux heures s´étaient écoulées depuis la rencontre avec Erin. Une longue conversation avait eu lieu, durant laquelle Shadow et ses alliés s´étaient présentés, et où l´on avait étendu le problème. Les Black Spies avaient maintenant une nouvelle mission : partir dès que l´occasion leur serait donnée, et tout faire pour réduire Tadeka au silence.
Le trafic d´esclaves avait été entravé, ces derniers temps, et Yohann avait tenu dix ans sans se faire enlever à son tour. Mais Erin était inquiète. Il n´était jamais trop tard pour arracher un enfant à sa pauvre mère. De plus, Yohann avait là l´âge de Shinta lorsque celui-ci se fit enlever. Cela de faisait qu´accroître la peur.
Heureusement, Shinta était fort, maintenant. Son esprit avait changé, ses yeux profonds comme un miroir. Son visage ne reflétait plus la crainte et la peur, même s´il la gardait tout au fond de lui, bien dissimulée dans son coeur. La mélancolie lui était sans doute éternelle, et pourtant, il se sentait fort, fort et sans limites. Peut-être que son assurance cachait en lui une faille ? Quoi qu´il en soit, il était prêt à aider ses proches. Et c´était tout ce qui comptait, pour lui. Aider ses nouveaux amis et mourir pour eux, ou avec eux.
Il était assis sur le toit de sa maison. D´ici, on pouvait voir les arbres de la forêt, ces arbres si hauts qui sentaient la liberté lorsque le vent soufflait dans leur feuillage. Une vieille échelle permettait l´accès au toit, où Shinta était tant monté, dans son enfance. De vieux souvenirs lui revinrent en mémoire. Des souvenirs malheureux, et aussi lointains que ses premiers jours. À chaque fois que son coeur allait mal, c´était ici qu´il s´asseyait, pour rêver. Rêver d´un monde sans limites, et aussi libre que le vent dans les arbres.
- Shinta, tu as un moment ?
Shinta sursauta. Il se retourna vivement, et sentit le mouvement de son coeur accélérer. Maria venait d´arriver sur le toit, et le regardait gravement.
- Euh... Bien sûr, bafouilla-t-il. Viens, viens, je t´en prie.
Mécontent d´aligner ses mots avec tant de nervosité, Shinta serra son poing et respira un bon coup. Maria vint s´asseoir avec grâce à côté de lui. Il régna un long silence.
Shadow fit signe à ses amis de le suivre. Mina, Jak, Shinta, Knuckles, Sonic, Tails, Tyna et Amy se glissèrent dans les rues du village, sans un bruit. Le soir venait de tomber, le vent était devenu frais, et Maria était restée auprès d´Erin pour s´occuper d´elle. Maintenant, tout allait se jouer. Il fallait entrer de force dans les quartiers de Ryû Tadeka, et l´obliger à se rendre. Sans doute serait-ce délicat. Tandis qu´il marchait dans l´inquiétude auprès de ses amis, Shinta repensa à sa conversation avec Maria. Elle l´avait motivé, et en même temps déprimé. Il ne savait plus quoi penser en cet instant, mais ferait tout pour être à la hauteur. Il revit le visage de la jeune fille, et entendit à nouveau sa voix, lorsqu´elle avait déclaré la première :
"- Shinta... je voudrais m´assurer que tu veux oublier ton passé.
Shinta l´avait regardée avec étonnement, et elle avait poursuivi :
- Lorsque tu étais un chasseur de démons, et que tu vivais dans le mensonge... Tout cela est fini, n´est-ce pas ?
- Je...
Shinta n´avait pas répondu tout de suite. Il était resté tendu un moment, avant de dire :
- Du moins, je veux oublier. Je regrette amèrement tout ce qui s´est passé depuis que j´ai dix ans. Mis à part ma rencontre avec toi et les autres, bien sûr...
Sentant ses joues prendre feu, il avait détourné la tête en essayant de se détendre. Maria, pour sa part, loin de sourire, l´avait regardé avec inquiétude.
- J´ai peur qu´un jour, tu changes et que je ne te reconnaisse plus. J´ai peur de te perdre, tu sais.
Comme Shinta ne répondait pas, la jeune fille avait poussé un soupir entre la peine et l´agacement et avait détourné la tête.
- Dis-le moi franchement, dans ce cas... Tu vas continuer à nous mentir toute ta vie.
Shinta s´était retourné brusquement. Maria, debout, s´apprêtait à partir.
- Maria, ne pas pas !
Il s´était levé à son tour et avait couru vers son amie, avant de lui barrer la route.
- Je t´en supplie, avait-il soufflé, ne me laisse pas.
- Et pourquoi cela ? avait questionné Maria.
- Parce que je t´aime bien trop pour que tu m´abandonnes.
Maria s´était tue. Elle avait ouvert grand les yeux, ignorant de quelle façon est-ce qu´elle devait comprendre les paroles de son ami. Celui-ci, nerveux et en même temps submergé par le désespoir, s´était ensuite effondré. Il était tombé assis sur le toit, tête baissée, respirant avec peine. Maria avait eu pitié de lui. Elle s´était agenouillée à ses côtés, et lui avait murmuré :
- Alors... Tu ne vivras que dans la vérité ?
- Oui.
- Avec moi, et tous les autres ?
- Oui. Je te le promets...
Shinta avait relevé la tête. Des larmes avaient failli couler de ses yeux.
- Plutôt mourir que de te mentir à nouveau.
Maria avait alors décoché un sourire, et s´était approchée de son ami. Là, elle l´avait entouré de ses bras, fermant les yeux et se laissant bercer par les battements de son coeur.
- Vivons ensemble... Toi, moi, et tous les autres..."
À de telles paroles, Shinta n´avait pu qu´ouvrir de grands yeux, et, enchanté par cette étreinte si emplie de paix et de douceur, quelque larme avait glissé de ses yeux.
Les deux gardes qui surveillaient le village virent les Black Spies arriver. Une seconde plus tard, ils étaient assommés. Les neuf alliés purent sortir, et ils contemplèrent les deux vastes bâtiments tout de suite à gauche. Le premier, plus petit, n´inspirait aucune confiance. Il était presque collé au second. Pour commencer, ce fut dans le petit bâtiment que les Black Spies entrèrent. Ils se retrouvèrent dans une vaste salle plongée dans le noir. Ni garde, ni moindre être vivant. Ils s´avancèrent prudemment vers un escalier, et marchèrent dans le couloir du premier et seul étage. Il n´y avait toujours personne. Shadow commença à douter. Tadeka était sans doute plus prévisible que prévu. Shadow ouvrit une porte de bureau brusquement, prêt à passer à l´attaque. Mais là encore, il n´y avait que des papiers en pagaille, des lampes éteintes, une atmosphère inquiétante derrière une grande baie vitrée. Et, attaché au bureau, un objet qui acheva de faire comprendre aux Black Spies ce qui se tramait ici.
Shadow referma la porte brusquement, et courut dans le couloir, en direction des escaliers.
- Par ici ! Vite ! cria-t-il à ses amis.
Lorsqu´il arriva aux escaliers, ceux-ci étaient déjà en feu. Des explosions retentirent dans le bâtiment, faisant trembler les murs. Knuckles ouvrit la porte d´un bureau plus petit, une fenêtre ouverte donnait de très près sur le deuxième bâtiment.
- C´est notre seule issue, déclara Knuckles.
Sans perdre un instant, les Black Spies se ruèrent chacun leur tour en direction de la fenêtre. Les explosifs commencèrent à engloutir de leurs flammes la moindre salle de l´immeuble, n´offrant à leur adversaire qu´une chute inespérée par les fenêtres.
Ce risque de chute inespérée, les Black Spies le prirent.
Chacun leur tour, ils grimpèrent sur le rebord de la fenêtre, et firent un bond fulgurant jusqu´à la fenêtre du deuxième bâtiment. Heureusement, un mètre seulement séparait les deux édifices ; chacun parvint alors à atterrir dans un bureau du deuxième bâtiment. Les Black Spies restèrent immobiles dans les ténèbres, écoutant seulement l´immeuble derrière eux se faire dévorer par les flammes. Ils l´avaient échappée belle.
Shadow fut le premier à se relever. Ils étaient encore saufs, mais avaient bien failli y rester ; il leur faudrait redoubler de présence, à présent.
- Je suis certain que Tadeka est ici, souffla Shadow à ses amis. Restez ici, je vais jeter un oeil.
- C´est hors de question, tu n´iras pas seul !
Mina regarda Shadow l´air résigné. Celui-ci était surpris.
- Mais Mina, dit-il, c´est certainement très dangereux.
- Raison de plus, idiot, renchérit Knuckles.
- Allez, assez perdu de temps, continua Sonic en se relevant.
Il marcha vers la sortie et regarda Shadow avec un sourire en coin :
- Je connais un idiot de politicien qui nous attend.
Les autres Black Spies se levèrent et suivirent Sonic. Shadow, surpris par leur témérité, resta un instant immobile, puis avant de les suivre à son tour, il décocha un sourire.
Ils marchèrent silencieusement dans un large couloir éclairé. L´endroit était accueillant, et il n´y avait pas un garde. En revanche, les neuf amis ne se sentaient pas du tout en confiance. Ils montèrent deux escaliers, et arrivés au sommet de l´immeuble, ils se retrouvèrent dans un nouveau couloir qui ne comptait qu´une seule porte.
- Il est à l´intérieur... souffla Shadow. Allons-y.
Ils s´avancèrent jusqu´à la porte grise. Shadow prit la poignée, et fit irruption le premier dans la salle.
- Je vous attendais...
Là, tous restèrent immobiles. Un homme se tenait devant eux, dans le bureau où ils avaient figé leur regard.
- Mon nom est Ryû Tadeka. Je savais que vous viendrez ce soir.
Mais ce politicien n´avait d´un politicien que le nom. Il était plutôt grand, et vêtu de noir, avec une cape et des protections comme un guerrier. Il avait des yeux sombres, et une chevelure d´un noir de jais. Une cicatrice sur la joue lui donnait un air de vieux combattant, et ses traits lui donnaient déjà un certain âge.
- ( Et moi qui m´attendait à un petit gros... ) songea Sonic, hébété.
- C´est vous qui êtes responsables du trafic d´esclave ? questionna Shadow froidement, la main sur le pommeau de son épée.
- Oui, répondit Tadeka. J´ai toujours haï la pauvreté et la misère, et j´envoie des enfants vivre dans des familles luxueuses. Ils n´en sont que plus heureux.
Shinta afficha un air aussi étonné qu´indigné, mais Jak fut le plus rapide :
- Mais c´est quoi ce baratin ?! cria-t-il. Vos esclaves mènent une vie plus horrible au fur et à mesure qu´ils grandissent !
Soudain, Tadeka se prit la tête. Il se recroquevilla, comme pris d´un mal intense.
- Non... souffla-t-il. Les esclaves... doivent périr...
- Il est complètement cinglé, déclara Sonic.
Tadeka redressa son regard, sortit son épée, et chacun dans la salle se mit en garde.
- Les gardes sont tous partis... souffla Tadeka avec peine. Nous sommes seuls, profitons-en... En garde !
Aussitôt, Tadeka chargea le petit groupe, où chacun eut le réflexe de s´écarter, sauf Shadow qui eut celui de laisser surgir, dans un torrent de flammes noires, son Akalybur. Puis il contra l´attaque avec toute la puissance qu´il avait retrouvée, et il débuta un duel dans ce bureau où déjà, papiers et crayons volaient en éclats.
Tadeka maniait l´art du combat, Shadow l´avait senti tout de suite. Ne jamais sous-estimer son adversaire. Le jeune Akali répondit à chacun des coups de son ennemi, sans jamais prendre trop de confiance. Cependant, Ryû semblait pris d´un mal étrange, et, par sa faiblesse morale, il n´était certainement plus digne de son nom.
À un moment, l´Akalybur fit tournoyer papiers et documents autour d´elle, mais sans toucher Tadeka. Shadow releva la tête : son adversaire avait sauté sur son bureau, et le regardait à présent de haut.
- Vous êtes à la hauteur de votre réputation, Shadow, dit-il. Il y avait longtemps que je ne m´étais pas battu ainsi.
- Cela m´est complètement égal, rétorqua Shadow. Ce qui me pousse à vous affronter, c´est que des tas d´esclaves mènent une existence atroce par votre faute !
- Les esclaves sont impurs... commença alors à souffler Tadeka, comme s´il récitait une incantation, les yeux rivés dans le vide. Il faut éliminer la race des pauvres... Les esclaves doivent... mourir...
Il se tut alors. Une lame aiguisée venait de lui transpercer le dos, ressortant par sa cage thoracique. Les Black Spies affichèrent un air médusé. Tadeka n´avait pas changé de position, mais son corps avait été parcouru d´un violent spasme, et une coulée de sang ruissela bientôt de sa bouche. La lame se retira alors, et l´ancien guerrier retomba sans vie sur le sol de ce bureau, pleins de papiers, où il avait tant fait le mal.
- Shinta...
Le jeune garçon sentait son coeur battre à tout rompre. Ca y est. Il l´avait fait. Il regarda ses amis d´un air peiné. Avait-il fait ce qu´il fallait ? Peut-être qu´une fois de plus, il s´était laissé emporter. Mais n´avait-il jamais eu à faire cela avant ? Douteux et effrayé par sa propre réaction, il baissa ses yeux maintenant plus emplis de désespoir sur sa lame ensanglantée.
Fin du Chapitre 40.
Magnifique, ma chère. Enchaîne avec le prochain chapitre, je te prie ![]()
Bonjour... je suis de retour...
Putain ! Ça fait un bye, j´y crois pas, à cause de ces cours à la con >_>
M´enfin bref, bientôt les vacs, c´est super ![]()
J´ai pu commencé à rattraper mon retard... que dire ? C´est magnifique, tout simplement =D. Bravo Yoshi, franchement bravo.
Sur PSo, j´ai vu le gros dessin de ta prochaine fic, ça m´a l´air bien tout ça
Bref, je reviendrai plus souvent pendant les vacs de noël, en lisant cette fic, TBS premier du nom version deux et continuer ma fic aussi ^^
Voili, voilou
N´oublie pas que tu peux m´envoyer des mails ;) => Yohvui@hotmail.fr
Allez, à bientôt Yoshi, et encore bravo ![]()
Salut Yoshi ! J´ai lu tes chapitres, et, comme toujours, j´en reste bouche bée ! XD J´adore tes textes, continue comme cela !
Sinon, j´ai regardé tes dessins sur PSO. Encore une fois, aucun son n´est sortit de ma bouche ! ^^ J´aurais peut-être une demande spéciale à te demander, mais, elle est un peu longue à expliquer. Si tu as MSN, ce serait mieux. Allez, bye tout le monde !
Tiens, je t´ai envoyé un message. :D J´espère qu´il fonctionnera. J´en profite aussi pour dire que dans seulement 4 jours, c´est l´anniversaire de mon pseudo ! XD Déjà un an que Dark-PL est créé. ![]()