Merci à tous ! Les deux chapitres suivants ne seront peut-être pas très longs et intéressants, mais les deux suivants encore après seront certainement mieux, et marqueront la fin de cette deuxième partie !
Bien reçus =O
parfait =o
Chapitre 13 : Le Sage Ishirô
Lie-ker et Senaka marchaient calmement sur les chemins de pierre blanche. Cela faisait un moment qu´ils n´avaient pas vu Soranna et Arthur, ainsi qu´Elena et Lucéria, mais il en était de même pour Shadow et Mark. Ils étaient essentiellement restés ensemble, depuis le jour où Lie-ker avait lâché à son ami tout ce qu´elle avait sur le coeur. Ce jour avait pour eux marqué le début d´une vie qu´ils s´étaient jurés de vivre à deux, pour toujours. Mais âgés à peine de quinze ans chacun, ils étaient encore jeunes pour mener une relation telle que celle de Soranna ou d´Arthur. Alors, pour le moment, ils attendraient. Tout le temps qu´il leur faudrait jusqu´à leur mariage.
A partir du jour où ils se sont dits fiancés, Senaka avait fait de son mieux afin d´aider Lie-ker à trouver un travail qui lui conviendrait. Son problème physique ne s´étant pas réveillé, Lie-ker avait cessé de s´en soucier. Et avec Senaka, elle avait pris la décision de devenir une Sage.
Le travail de Sage consistait d´assister les Prêtresses, ou les Braves. Un Sage devait avoir un grand savoir, il devait étudier la lecture, les mathématiques, et savoir écrire poèmes et histoires. Ils devaient parfaitement maîtriser l´Akurah, l´unique langue qui fut jamais parlée dans le royaume. Lie-ker fit de son mieux pour suivre les instructions de son maître, qui était un Sage très âgé, et qui portait le nom d´Ishirô. Pendant les deux années qui suivirent la naissance de Shadow et Mark, Lie-ker suivit la formation de son maître avec sérieux. Elle voulait à tout prix parvenir à ses fins, cette fois. Mais Ishirô était satisfait des talents de sa jeune élève. Lie-ker, elle, se laissait bercer par les compliments de son fiancé, qui lui disait qu´en plus de ses talents en tant que Sage, elle était une fille merveilleuse.
C´est ainsi que vécurent Senaka et Lie-ker durant ces deux années. Senaka partait tôt à l´entraînement, après qu´il eut accompagné Lie-ker au bâtiment des Sages. Il veillait sur elle avec une attention considérable, et ne voulait pas la perdre, car d´après lui ça serait la chose la plus terrible au monde, qui puisse arriver. Il avait fait promettre à Lie-ker de rester en vie, de ne jamais lâcher prise. Car il s´inquiétait pour elle, bien que cela l´étonnât un peu. Il ignorait d´où venait cette mystérieuse quiétude.
Alors, Lie-ker et Senaka marchaient calmement sur les chemins de pierre blanche. Ils progressaient en direction du bâtiment des Sages, où Lie-ker allait passer sa journée. Mais Senaka, cette fois, allait rester avec elle. Il trouvait qu´ils ne passaient pas assez de temps ensemble. Le bâtiment des Sages se dressa devant eux, et ils entrèrent à l´intérieur. Le Sage Ishirô les attendait :
- Bonjour, Lie-ker.
- Contente de vous revoir, professeur, dit Lie-ker en le saluant.
Senaka le salua également :
- Est-ce vous, Senaka ? demanda Ishirô.
- C´est bien moi, je suis enchanté de faire votre connaissance.
- C´est réciproque, mon garçon. J´ai cru entendre que tu étais un Brave déjà talentueux.
- Oh vraiment ? dit Senaka avec un sourire.
- Oui, ce qui est une grande prouesse, pour votre âge. J´espère que vous et Lie-ker mènerez une vie heureuse.
Les deux Akalis dont il était question se mirent à rougir, un peu gênés.
- Allons, Lie-ker, reprit Ishirô, il est temps de commencer les leçons d´aujourd´hui.
- Bien !
Elle s´approcha de la bibliothèque. Senaka resta en place, mais ne la quitta pas du regard.
- Voici un recueil de poèmes, dit Ishirô à Lie-ker en lui déposant dans les main un gros ouvrage poussiéreux. J´aimerais que tu en lises quelques pages, puis que tu m´en écrives un toi-même.
- Oh, je... fit Lie-ker, après avoir lu quelques lignes rapidement. J´ignore si je vais arriver à créer quelque chose de tel...
- Lie-ker. Vous êtes là pour apprendre, et êtes déjà une élève talentueuse. J´ai foi en vos capacités d´écriture, croyez-moi. Allons, commencez votre travail ; ainsi je serais certain de mon hypothèse que plus tard, bien des ouvrages seront signés de votre nom.
Lie-ker passa alors sa journée à travailler sur les rimes et les vers. Senaka restait auprès d´elle, et lisait avec elle les symboles d´Akurah. Ils apprirent avec le sourire, ne pensant à autre chose qu´à l´amusante tâche que leur avait confiée Ishirô. Ou, plutôt, à Lie-ker. Mais Senaka considérait que ce qui concernait sa fiancée le concernait lui.
À l´issue de la journée, Ishirô confia le recueil à Lie-ker, et, chez elle, elle devait à présent écrire ses propres vers. C´est avec un brin de manque de confiance qu´elle quitta le bâtiment des Sages aux côtés de Senaka.
Senaka était affalé dans un fauteuil. Le travail de la journée l´avait épuisé, et il ignorait comment Lie-ker faisait pour avoir une telle endurance pour ce qui est du travail intellectuel. C´est alors qu´on frappa à la porte. Senaka fur tiré dans un sursaut de ses pensées, et se hâta d´aller ouvrir. En ouvrant la porte, il ne vit d´abord personne, puis en baissant la tête, il vit Shadow qui le fixait avec de grands yeux.
- Shadow ? dit Senaka. Qu´est-ce que tu fais ici, tout seul ? Où sont tes parents ?
Shadow ne répondit pas. Il continuait de fixer Senaka, puis il se colla à sa jambe :
- Tonton Saka.
- Mais non ! C´est Se-na-ka, fit celui-ci en riant.
- Shadow !
Senaka releva la tête et vit Lucéria et Soranna se diriger vers eux.
- Oh, vous êtes là ! s´exclama Senaka, content de revoir ses amis.
Soranna le salua avec un sourire, et Lucéria prit Shadow dans ses bras :
- Il a insisté pour aller vous rendre visite à toi et à Lie-ker. Je n´ai pas eu le temps de lui expliquer qu´il était un peu tard pour ça, qu´il a détalé jusqu´à votre maison...
- Oh, mais ne vous en faites pas ! Entrez, je vous en prie ! Lie-ker est dans notre chambre, je vais aller la chercher. Ca faisait un tel bout de temps que nous ne nous étions pas vus !
Senaka partit chercher Lie-ker tandis que Soranna et Lucéria s´installaient dans le canapé. Quelques instants plus tard, la jeune Sage descendit les escaliers, suivie de son fiancé :
- Grande soeur ! Soranna ! Je suis contente de vous revoir !
Elle se hâta d´aller les embrasser. Puis elle regarda Shadow, qui comme à son habitude fixait son interlocuteur avec de grands yeux :
- Et toi, Shadow ? Comment vas-tu ?
Elle le prit dans ses bras et s´assit avec lui sur un fauteuil sous le regard amusé de ses parents.
- Tu as drôlement grandi ! dit Lie-ker avec un sourire rayonnant.
Shadow attrapa une mèche de cheveux argentés de sa tante, puis dit :
- Tante Lie-kè.
Lie-ker se mit à rire. En la voyant si joyeuse avec un enfant, Senaka avait un sourire mélancolique. Sans doute elle aussi aimerait avoir un fils, ou une fille, mais Senaka était décidé à attendre. Sauf si Lie-ker en décidait autrement. Il ne se rendait presque pas compte de tout ce qu´il aurait fait pour elle...
- Tu as oublié une lettre ! fit la jeune Sage avec un sourire. Oh, ce que tu peux être mignon !
Chacun dans la salle avait décoché un grand sourire, excepté Shadow. Excepté les Shadow. Le petit âgé de deux ans, qui regardait toujours sa tante avec de grands yeux, mais aussi le souvenir de celui-ci, qui, debout dans la salle, observait la scène sans une pensée ni rien. Il était figé dans un néant tel que vivre ou mourir était à présent pour lui du pareil au même.
Les quatre amis décidèrent de passer la soirée ensemble. Ils discutèrent jusqu´à très tard, oubliant tout souci. Soranna et Lucéria restèrent jusqu´à très tard à discuter avec Senaka et Lie-ker, si bien que lorsqu´ils se décidèrent à repartir, Shadow dormait à poings fermés sur le canapé. Et ils étaient restés longtemps à le regarder dormir, le sourire aux lèvres.
- Il est adorable, redit Lie-ker avec un visage charmé.
- Oui, confirma Senaka en souriant. Je me répète, mais vous nous avez fait un formidable enfant, Soranna et Lucéria !
Ceux-ci décochèrent un grand sourire, puis regardèrent à nouveau leur fils qui avait redressé ses genoux plus près de sa tête, en boule.
- Il fera certainement quelqu´un de grand, dit Lie-ker au bout d´un silence.
Le souvenir de Shadow se retourna vers elle, surpris.
- Il a le sang de deux personnes douées, unies par un coup du sort... continua-t-elle sans quitter l´enfant des yeux. La sagesse m´a beaucoup appris, vous savez. Et je pense que ce garçon, si sombre, aux cheveux noirs... et en son coeur blanc, et d´un blanc magnifique...
Elle lui caressa délicatement la joue, d´une main.
- Blanc et noir... murmura-t-elle, comme dans ses pensées.
Sans s´en rendre vraiment compte sur le coup, Shadow réalisa qu´il venait de trouver réponse à l´une de ses questions, parmi celles qui l´avaient le plus tourmenté.
C´était vraiment par un coup du sort que ses parents s´étaient mariés. Pas pour que lui soit puissant... Et pourtant, il était devenu cet être supérieur, qu´aux rumeurs l´on peut envier de tout son coeur. Alors qu´au fond, Shadow souffrait d´un mal profond, dû non seulement à ses qualités de démon ; mais aussi au reste de sa force. Il était sombre, réputé pour sa puissance, mais seulement pour ça. Et il avait perdu il y a peu - ou longtemps, il n´en savait rien - tous les amis auxquels il tenait plus que tout au monde. C´est un peu comme s´il avait tout perdu.
Déprimé, il redressa son regard vers sa propre image, alors âgée de deux ans. Toujours allongée sur le canapé, elle respirait lentement, par cette lenteur qu´inspire le sommeil. Et sa souple chevelure noire se faisait caresser par la fine main de sa tante, qui le regardait toujours en souriant.
- ( Lie-ker... ), pensa Shadow, mélancolique. ( Tu es là, à t´occuper de moi, alors qu´aujourd´hui tu n´es plus là pour le faire... J´aimerais tant sentir encore la main, n´importe quelle main, qui m´apporte le peu de douceur dont j´ai dû rêver lorsque je n´étais encore qu´un enfant... )
Pris de douleur, il fit mine de s´effondrer tout en restant debout, et fit basculer sa tête en arrière. Aokurah l´avait bien prévenu que revoir ses souvenirs allait être douloureux, il n´avait à présent pas à se plaindre. Mais Shadow ne se plaignait pas. Il ne s´était jamais plaint. Jamais plaint d´être celui qui portait, encore aujourd´hui et bien qu´il l´ignore, le destin d´Ethera sur ses seules épaules.
Fin du Chapitre 13.
Splendide, la suite ![]()
De mieux en mieux... la suite ![]()
J´adore ce chapitre
c´est toujours aussi bien. La suite Yoshi !
Encore un bon chapitre de la part de notre yoshie nationale
pas trop court pour un sou
(en tous cas pour ma part
)
j´attends donc la suite
et PS: Mon chapitre 51 est posté et il t´attend, ma chère yoshie ![]()
Hého! C´est MA chère Yoshi à moi! >.>
(je blague hein >.>)
Je suis revenu d´un super camp, seulement en Anglais !!
Vraiment, c´était trop génial, le meilleur moment de mon année scolaire ! De plus, en revenant, je vois un tout nouveau chapitre de Black Spies ! ^^ La suite !! ! ![]()
Un grand merci à vous tous ! Vous me faites grand plaisir
Liquid, j´irai bientôt lire ton chapitre, ok ? Je manque de temps en ce moment !
Sinon le prochain chap ne devrait pas tarder, peut-être que vous l´aurez avant la semaine prochaine.
yoshie
je comprends
mais pas trop tard quand même, hein? ![]()
Tinquiète pas pour ça
Chapitre 14 : La Naissance De L´Akalybur
Quelques jours s´écoulèrent, jours durant lesquels Shadow s´inquiéta de plus en plus. Ses parents, Senaka et Lie-ker, ainsi qu´Arthur et Elena étaient de plus en plus amis entre eux. Et, il y a peu, Elena avait donné naissance à son deuxième enfant, que Soranna et Lucéria allaient justement voir. Le Shadow de l´époque marchait à leurs côtés à petits pas vigoureux, tandis que le souvenir de Shadow les suivait sans pensée, son regard semblait absent tandis qu´il contemplait les collines.
Lorsqu´ils arrivèrent au domicile d´Arthur et Elena, Arthur les attendait sur le seuil. Il les salua chaleureusement, mais Shadow avait senti qu´il n´était pas aussi calme que d´habitude. La naissance de son deuxième enfant avait dû l´agiter quelque peu.
- Entrez, je vous en prie, dit-il. Elena est à l´intérieur.
Ils entrèrent dans une vaste pièce de forme ronde. Elena était assise dans un fauteuil, à moitié allongée, et leur dédia un sourire en les voyant arriver. Elle leur montra un petit lit à côté d´elle, et leur fit signe de ne pas faire trop de bruit.
Lorsqu´ils s´approchèrent, Soranna et Lucéria virent sous les couvertures du petit lit, un bébé qui dormait. Il était très petit, on voyait bien qu´il venait tout juste de naître.
- C´est une fille, leur souffla Elena en souriant.
- Comment est-ce qu´elle s´appelle ? demanda Lucéria, enchantée pour son amie.
- Leia, répondit Elena.
- Leia... répéta Lucéria, rêveuse. Quel joli prénom.
Shadow avait compris ce que signifiait ce mot. Traduit dans la langue des humains, il voudrait dire " le nuage ". Il était d´accord avec sa mère ; c´était là un beau prénom. Et, maintenant qu´il y songeait, il tenta de traduire dans sa tête, tandis que ses proches conversaient à voix basse, les prénoms de ces derniers. " Lie-ker " venait du mot " Liker " ; signifiant " le rêve ". " Soranna " signifiait " ombre ", et " Lucéria " signifiait " lune d´argent " ; la lune étant chez les Akalis considérée comme l´esprit de la nuit. Il pensait que les autres prénoms n´avaient pas de signification particulière.
Ils restèrent longtemps chez Arthur. Leia s´était réveillée et avait elle aussi vu pour la première fois Soranna et Lucéria. Elle avait les yeux de son père. Verts émeraude, un peu moins vifs que ceux de Soranna. Elle avait aussi fait la connaissance du jeune Shadow. Ils s´étaient fixés tous deux pendant plus d´une minute, ce qui avait beaucoup amusé leurs parents. Il était surprenant de constater à quel point les jeunes enfants avaient un regard lucide, qui ne lâchait jamais prise.
Le lendemain, le petit Shadow ainsi que sa mère dormaient encore lorsqu´Umbralis arriva auprès de Soranna, assis dans un fauteuil du salon, et lui dit à voix basse :
- J´apporte des nouvelles du bâtiment des Sages. Ishirô souhaiterait que vous veniez, avec votre femme et votre enfant, au bâtiment dans deux heures. Arthur, sa femme et ses deux enfants s´y trouveront également, ainsi que Senaka et sa fiancée. Sans doute y aura-t-il des démons, et d´autres Sages. Cette convocation est on ne peut plus importante ; aussi vous est-il que trop conseillé d´y assister.
Soranna resta muet un instant, avant de déclarer :
- Très bien, nous y serons. Merci à toi, Umbralis.
Le démon salua son maître et se retira en silence. Soranna était songeur. Que se passait-il ? Pas un malheur, tout de même, alors que justement il était heureux !
C´est alors qu´un éclair lui traversa l´esprit. La forêt ! La tache s´était-elle agrandie ? Tout lui revint en mémoire si brutalement qu´il se prit la tête d´une main. Arthur lui avait dit que la tache mettrait environ deux ans à les rattraper. Et si le mal se mettait à circuler dans la rivière blanche ? Elle attendrait... quel endroit ? Où aboutissait la rivière, déjà ?
La Forteresse d´Argent. Demeure de Caelumbra. Soranna sentit son coeur doubler d´allure. Il espéra grandement qu´il se fit des idées, car il n´appréciait pas du tout avoir à se tourmenter alors qu´il avait enfin trouvé le véritable bonheur. Pour ne plus avoir à se poser trop de questions, il alla dans la chambre de sa femme pour la réveiller. Deux heures seraient sans doute vite passées.
Soranna avait en effet eu l´impression que la moitié de ce temps s´était écoulé, lorsqu´il s´avança avec Shadow et Lucéria sur les chemins de pierre blanche, en direction du bâtiment des Sages. Il était inquiet, mais essayait de ne pas trop le montrer, pour ne pas inquiéter Lucéria. Il eut l´impression que ce court trajet fut pour lui le moment le plus stressant de son existence.
Lorsqu´ils parvinrent à destination, tout le monde était déjà dans la salle. Ils étaient assis en rond sur le sol impeccable, et l´inquiétude se lisait dans leurs yeux.
- Juste à l´heure, déclara Ishirô. Allons, prenez place, ce que je vais maintenant pouvoir vous dire est important.
Un peu intimidé, le Shadow de l´époque s´assit à côté de sa mère, et resta collé à
elle. Soranna s´assit à son tour, et tenta de garder l´allure la plus noble possible.
Ne se trouvaient pas dans cette salle seulement ceux qu´Umbralis avait cités. Il y avait également Jyllacah, qui avait échangé son sourire omniprésent contre un air songeur et inquiet. Il semblait grandement perturbé. Et il y avait également un autre Sage, reconnaissable à sa longue toge. Soranna se souvenait de lui, il l´avait déjà vu. Son nom était Sidus. À ses côtés, deux démons autres qu´Umbralis étaient assis, dans une attitude fière, qu´est celle des démons. Soranna les connaissait également. Le premier, aux cheveux très sombres et au regard étrange se nommait Aokurah. C´était un proche d´Umbralis. Le deuxième, aux cheveux plus clairs et au regard apaisé, se nommait Skylight. Lui et Aokurah n´étaient pas de grands amis, et ils étaient plutôt différents ; pas seulement en apparence.
- Je vous demande à tous de bien prêter oreille à mes dires, dit Ishirô. Je m´adresse à vous, pour la bonne raison que vous avez été les seuls à vous inquiéter de l´avenir de notre royaume bien-aimé.
Le souvenir de Shadow était assis un peu en retrait, et comptait bien ne pas manquer un trait de la conversation. Après avoir longuement regardé Sidus, il le reconnut enfin. Mais il ne l´avait pas vu depuis longtemps ; depuis qu´il était passé à Myokara, lorsqu´Inferna était encore en vie.
- Je m´inquiète, comme vous tous, déclara Ishirô. Alors il va falloir que nous nous unissions, pour faire face à un éventuel danger qui nous menacerait. Ce n´est qu´une sensation de ma part, mais... Je pense qu´il ne faudrait pas la prendre à la légère.
- Je suis d´accord.
Tous les regards s´orientèrent vers Arthur.
- Je n´était pas supposé vous le dire, mais il y a deux ans, Soranna et moi nous sommes aventurés dans la forêt.
Soranna regarda Arthur, étonné, mais comprit en voyant ses yeux certains qu´Arthur était sûr de ce qu´il faisait. Tandis que son rival racontait leur aventure dans la forêt, Soranna approuvait ses dires. À la fin du récit, Ishirô fronça les sourcils.
- Ce que vous me dites est inquiétant, en effet, dit-il.
- Il va nous falloir agir ! s´exclama Senaka. Notre vie à tous est menacée !
- C´est vrai, mais mieux vaut agir avec prudence, dit Aokurah. Nous ne connaissons pas la nature du danger qui nous menace, et il serait risqué de s´attaquer à quelque chose que nous ignorons.
- Je suis d´accord, dit Lucéria.
Le petit Shadow semblait ne rien saisir de la conversation. Il regardait ses aînés avec de grands yeux.
- Avant tout, nous devons nous assurer que nous sommes réellement menacés, dit Skylight. Si Prêtresse Lucéria, en allant prier, pouvait déceler quelque forme de mal, il serait fort bien qu´elle nous en informe.
Tous les regards se posèrent sur Lucéria. Soranna intervint :
- Elle n´est pas en mesure d´aller prier ! Il nous faut trouver autre chose !
- Pourquoi ? questionna Aokurah.
- Parce que je suis enceinte, et n´aimerait pas être atteinte par le mal, dit Lucéria.
Chacun afficha étonnement. Ainsi, elle attendait un second enfant ?
- Je comprends à présent, dit Elena. Nous devons nous assurer autrement de la terreur qui risque de se propager d´ici peu.
Les yeux brillant soudainement de sagesse, Lie-ker dit :
- Il nous faut agir rapidement. Le mal n´attend pas, et le royaume tout entier doit vite être prévenu si nous voulons tous nous sauver. Mais une fois que nous seront tous prêts à nous évader de ce royaume, par les Portails Interdits, où aboutirons-nous ? À la surface d´un endroit que nous ignorons en tout point, mais que Caelumbra a créé de toutes pièces, qu´il connaîtra alors totalement, contrairement à nous ? Quelle est notre chance de nous en sortir indemnes alors ? De plus, je ne puis courir, et ma blessure fatale depuis ce tournoi était en réalité pour nous un signe imprimé de noir sur du blanc. Nous aurions dû savoir que notre royaume n´était pas seulement fait de blanc, mais aussi de noir ! Et nous sommes maintenant condamnés à payer pour notre naïveté ; tels sont les désirs de Caelumbra !
"Or je ne suis pas d´accord. Nous n´avons pas demandé à habiter un paradis, et c´est pour cela qu´on devrait nous accorder la vie sauve. Ne nous battons plus pour ce royaume. Sauvons uniquement nos vies. Comme je vous l´ai déjà dit, j´ignore totalement quel monde se trouve au-delà des Portails Interdits. Peut-être un royaume seulement fait de noir. Dans ce cas, il doit être en train de s´effondrer lui aussi ; car il n´y a pas de bien sans mal. Nous aurions dû le comprendre plus tôt.
Chacun se tut. Lie-ker avait raison, n´importe qui en ce moment pouvait l´approuver.
- Seulement que nous avons été créés pour ne pas comprendre, remarqua Sidus.
Un grand silence se mit à trôner. Personne n´avait les yeux levés, soudainement désespéré.
Soranna allait prendre la parole lorsqu´Umbralis arriva en trombe dans la salle, l´air affolé. C´était là surprenant de la part d´un démon, qui avait l´habitude d´être d´un calme étonnant.
- Maître Soranna, haleta-t-il. Caelumbra... il... est en train de nous trahir...
Soranna s´exclama :
- Caelumbra s´est fait atteindre par le mal ?!
Des chuchotements anxieux s´élevèrent dans toute la salle.
- L´heure est grave ! dit Soranna en s´adressant à eux. La rivière a dû se maudire elle aussi, et atteindre la Forteresse d´Argent ! Nous devons nous défendre !
- C´est en longeant la Forteresse que j´ai ressenti ses paroles pleines de haine, affirma Umbralis.
- Tu dis la vérité, Umbralis, fit Ishirô. Les démons n´ont pas l´habitude de mentir. Il nous faut faire quelque chose pour préserver notre bien !
- Umbralis, dit Soranna en se tournant vers son démon. Va appeler tous les démons du royaume, et rendez-vous sur-le-champ dans les sous-sols des Forges ! Vous m´avez dit que vous aviez trouvé un métal noir dont l´aura est celle du bien ? Alors forgez-la ! Forgez cette épée ! Forgez l´épée de notre paradis !
Tous se mirent au travail ; les démons ainsi que les Akalis réunis dans la salle du bâtiment des Sages se trouvaient dans le grand sous-sol, où l´on forgeait les sabres des samuraïs et les épées des Braves.
- Démons ! Vous avez entre vos mains habiles tout notre espoir ! criait Soranna. Que l´Akalybur surgisse du feu de vos outils ; surgisse du feu du bien qui nous reste !
Lucéria serrait le petit Shadow dans ses bras, inquiète comme jamais. Elena faisait de même avec ses deux enfants ; et Arthur la soutenait du mieux possible. Le souvenir de Shadow attendit avec eux au milieu des soupirs d´effroi, conscient que le cataclysme d´Akali était plus proche que jamais. On voyait dans les yeux des trois Sages que l´inquiétude était à son plus haut point. Jamais auparavant quelqu´un à Akali n´aurait pu imaginer un tel malheur, et ce malheur était véritablement en train de se réaliser. Même en n´étant pas vraiment présent, Shadow ressentait la frayeur de ses proches autour de lui, et s´imaginait bien que leur frayeur devait être intenable. Il eut beaucoup de peine à voir Lucéria aussi effrayée, et il aurait aimé être là pour la soutenir, comme elle l´avait fait durant toute sa vie...
C´est à l´issue de plusieurs longues heures que Shadow vit sa propre épée surgir du feu, plus noire et brillante que jamais. Elle se débarrassait encore de ses dernières flammes noires bleutées, et son manche à la garde en ailes de démon brillait déjà d´une couleur argent. Comme selon les récits de Tham, l´Akalybur, dernier espoir du royaume Akali, venait de naître sous ses yeux.
Fin du Chapitre 14.
Trop bien
la suite!!
c´Est génialissime! La suite ![]()
La suiiiiite! ![]()
Eh bien, une fois de plus, Yoshie nous pond un chapitre irréprochable dirait on
donc, et bien que dire a part que j´attends la suite ![]()
Toujours aussi extra ! La suite ! ![]()
tien toujour a faire ta fic yoshi-x2 ?
bon ben salut a tous....
continue comme ca yoshi-x2 c tres bien.....au fait juste pour savoir yoshi-x2...est tu inscrite sur le forum de planete-sonic.com ?
coucou yoshie
je t´informe que mon chapitre 52 est posté.
Il t´atend de pied ferme
(et il s´agit du chapitre le plus long jusque lors
)
Terrible
toujours aussi bien. J´ai vraiment hâte de voir la suite !