Chapitre XXVII : Un Giant Dragon attaque !
Le retour se fit sans encombres. En arrivant à la place du village, je remarquais que le marché continuait de plus belle. Je me hâtais de rentrer chez moi. Je posais mon Katana et m’étalais sur mon lit. Yuri... Tu me manques... Je me levais de mon lit, et sortit au dehors. La foule m’oppressait, je détestais la foule. Je me dirigeai vers la fontaine à eau au centre de la place, pour remplir les sceaux. L’eau était irriguée depuis les montagnes enneigées jusqu’ici. Je n’avais jamais exploré ce domaine. Et cela ne me tentait pas. Je remplissais les sceaux, et repartis les mains chargées.
Une heure passa, sans que Yuri vienne me rendre visite. Peut-être était-elle en colère envers moi depuis que je l’avais laissée pour Khezu ? Non... Elle devait être partie en quête.
***
E crus tout d’abord que ce qui m’avait réveillé était le bruit du marché : les cris des vendeurs qui se disputaient leurs produits. Mais plus j’émergeais de mon sommeil, plus je me rendais compte que je me trompé complètement sur la nature des cris. Mon Katana tomba dans un fracas épouvantable, l’eau dans les sceaux s’agitait de plus en plus. Je tendis l’oreille, et me rendis compte qu’un véritable chaos s’installait à l’extérieur. Je bondis de mon lit, attrapa mon arme et sortit.
Ce que je découvris me fit vaciller : un énorme varan rouge feu se dirigeait droit vers le village, réduisant à néant les arbres sur son passage. Il venait des collines, et ne semblait pas vouloir s’arrêter... Je restais tétanisé sur place, jusqu’à ce que quelqu’un me percute de plein fouet. La panique s’était installée. Je me relevais tant bien que mal, et courus vers la tente de Yuri. Comme je m’y attendais, elle était vide...
« Merde ! Où est-elle bon sang ! ».
Je m’apprêtais à partir lorsque je vis une lettre posée en évidence sur le lit. Je la lus :
Coucou mon chéri,
Voilà, je suis partie pour quelques jours à mon avis, j’ai rejoins une annonce de traque du Giant Dragon.
Si tout se passe bien, je devrais revenir d’ici quelques jours, pour informer sa position au chef du village. Je voulais te proposer de venir, mais personne ne savait où tu étais passé. Je t’aime, tout devrait bien se passer, si jamais ça tournait mal, promets moi d’en informer mes parents.
Je t’aime,
Yuri.
La lettre s’échappa de mes mains, et s’engouffra au dehors. Une larme coula sur ma joue, et mes mains se mirent à trembler.
« Yuri... Non ! »
Le Lao Shan Lung était là, mais sans Yuri... Je poussais un cri de rage et fonçais droit sur le Lao. Je n’avais plus rien à perdre...