Avant de commencer, de sincères excuses. Je mets le chapitre qui précédait l´autre pour vous remettre en mémoire. C´est un petit chapitre, mais c´est pour introduire le suivant!
Chapitre XXIV : un choc qui me marquera à vie
Lorsque je recouvris mes esprits, j’étais allongé sur un lit blanc. Il devait probablement faire jour. J’essayais de bouger ma tête, je ne fis que quelques centimètres vers la droite. Mon regard tomba sur l’entrée de la tente. Il y avait de l’agitation dehors. Ca devait être le marché. J’essayais ensuite de me redresser, en vain. Une douleur me taillada au niveau du coup. Je retombais lourdement sur le lit. Mes membres étaient tout ankylosés.
Une ombre se dessina à l’entrée, je fermais les yeux. Je ne pus savoir qui s’affairait à mon chevet. Une deuxième personne entra :
- Il va mieux ? »
Je reconnus la voix de Yuri.
- Je ne sais pas... Ca fait quand même 3 jours qu’il est dans cette sorte de coma profond... C’est bizarre. »
Aucun doute, c’était le vieux.
- Vous pensez qu’il va s’en sortir ?
- Tout dépend de sa volonté de vivre.
Une personne s’en alla. Une main saisit la mienne. Je réussis à contracter mes muscles de la main.
- Kali !
J’ouvris les yeux : une paire d’yeux verts me fixaient et de longs cheveux bruns pendaient au dessus de ma tête.
- Salut. » Fis-je.
- Kali, toujours aussi expressif... ». Et on rigola longuement. Je lui demandais ce qu’il m’était arrivé. Elle me répondit :
- Tu t’es écroulé comme une pierre il y a trois jours dans la place centrale, j’ai vraiment flippé ! J’ai alors demandé au vieux ce qui t’étais arrivé, la cause si tu préfères. Il m’a dit une chose affreuse... Plus on chasse de Wyverns, plus on devient sauvage. Tu l’as remarqué ou pas ? Moi oui. Il m’a dit que les Wyverns laissaient échapper des spores invisibles qui contaminent ton cerveau, et chassent en lui tout sentiment d’apaisement et de douceur. On perd peu à peu la mémoire. Bien sûr, c’est très lent et ça se passe sur une longue période mais, si l’on continue comme ça, on est sûr de finir aussi abruti et sauvage qu’un néandertalien !
Je ne sus que répondre. 18 ans de mensonges venaient de tomber comme de la vulgaire poussière. Je sentais la colère monter en moi. Je retrouvais le contrôle de mes membres au fur et à mesure que la haine me gagnait. Yuri perçut ce qu’il m’arrivait, et me plaqua au lit.
- Toi, tu restes là ! dit-elle.
- J’hallucine... On nous a caché pendant 18 ans que nos parents, enfin tout les chasseurs du village, devenaient sauvages et perdaient la mémoire ?? ? C’est ça ?? ? MAIS C’EST SCANDALEUX !! ! INHUMAIN !! !
- Kali, calme-toi s’il te plaît... J’ai déjà essayé de lui parler mais il m’a dit en guise de réponse : « Si la vérité est sue un jour, nous pouvons être sûr que c’est la fin de la race humaine. ».
- Mais ce n’est pas possible !! ! Là aussi la race humaine est en train de disparaître si l’on continue sur ce chemin !! ! Si tout le monde perd la mémoire, ou devient sauvage et violent, on est fini !! !
- Je sais Kali, mais ça ne sert à rien de s’énerver pour le moment. On devrait plutôt essayer de réfléchir sur ce point là d’accord ?
Chapitre XXV : pause
Je me levais du lit, j’empoignais le manche de mon Katana et sortit au dehors. Le soleil me fit cligner des yeux. La place du village s’étendait devant moi, bondée de monde, comme tous les vendredis. Les échoppes se disputaient les prix d’objets en tout genre : claws, écailles de dragons, potions etc... D’habitude, je me serais approché, mais je n’avais pas la tête à ça. Deux jours s’étaient écoulés depuis mon évanouissement, depuis que j’avais appris la vérité. Mon esprit était embrumé par toutes sortes de pensées. Je ne savais comment agir. J’avais envi d’arrêter la chasse. Mais c’était toute ma vie. Mon unique raison d’être, si on mettait Yuri en dehors. Fallait-il arrêter, et se retirer dans ces collines qui entouraient mon village ? Ou fallait-il continuer, et plonger dans la déchéance la plus totale ? Je ne savais que faire.
Ce matin là, j’avais la ferme intention d’aller m’éclaircir les idées dans la forêt. Cela faisait longtemps que je n’avais pas chasser en solitaire. En y repensant, il était vrai que j’avais changé. J’éprouvais beaucoup plus d’antipathie envers plusieurs personnes, seule Yuri parvenait à échapper à ma colère. Elle aussi avait changé. Mais c’était une fille. Elle arrivait à contrôler ses sentiments, pas moi. Il devait y avoir une raison, un moyen de contrôler.
Pendant que je réfléchissait, je n’avais pas vu l‘ombre qui me suivait depuis près de dix minutes.