Bon comme je voulais à tout prix poster la suite avant la reprise des cours, j´ai dpu séparer en deux le chapitre. Donc si là rien de concret ne se passe, c´est normal, la suite arrivera demain soir. Et l´ascension aussi, tant qu´on y est. J´espère :/
Chapitre XVIII : remise à niveau
L’air frai de la nuit me caressa le visage. Yuri emmitoufla Oriane dans sa couverture. Un léger vent s’était levé, rafraichissant instantanément la température. Cronos nous conduisit à l’auberge de la ville. On demanda deux chambres, comme dans notre dernier passage « funeste » en ville. Espérons que cette fois la nuit serait plus calme. Tout le petit monde se souhaita bonne nuit, et Cronos repartit chez lui, après nous avoir dit qu’il repasserait demain matin. Je rejoignais Yuri qui couchait Oriane dans le lit double installé dans la chambre. A peine j’avais fermé la porte de la chambre que j’entendais un vacarme indescriptible dans la chambre voisine. La chambre 12, qui allait héberger Ekud, Yami et Plasma. La bataille d’oreiller semblait avoir commencé. Déjà.
Je posais toutes mes affaires près de la porte, enlevais mon armure et m’allongeais, torse nu, sur le lit. Je passais mes mains derrière la tête. Yuri me rejoignis, après s’être changé elle aussi. Elle posa sa tête sur ma poitrine, et s’y blottit.
« J’ai peur. »
« Je sais. On a tous peur je crois. Même si tous ne le montrent pas. On a tous peur. C’est humain. »
« Il n’empêche que j’ai peur. Pour Oriane. Pour toi. Pour nous. Pour eux. J’ai peur. C’est tout. »
« L’heure qui survient en plus, sans avoir été espérée, est grâce. Tu ne crois pas ? »
Elle se blottit encore plus, cherchant la chaleur de mon corps. J’entourais sa taille de mes bras, l’embrassais dans le cou. Elle tremblait légèrement. Elle soupira. Je ne sus si c’était d’aise ou de réconfort intérieur. Elle se retourna vers moi, et m’embrassa. Elle me prit le visage dans les mains et me caressa les joues. Je l’embrassais tendrement à mon tour, mes mains parcourant son dos. Je chassais le voile qui la recouvrait, pour sentir la peau sous mes doigts. Oriane dormait paisiblement, le pouce aux lèvres.
Je descendais sa colonne vertébrale de mes ongles, puis remontais jusqu’à sa bretelle de soutien gorge. Je m’arrêtais, l’index dessus. J’ouvris les yeux puis la regardais, mes yeux bleus plongés dans ses yeux verts. Elle me sourit, lentement, sensuellement. Elle passa ses jambes autour de mon bassin, et se redressa de tout son corps. Elle descendit ses mains vers mon nombril, l’effleura. Elle ferma les yeux, et baissa sa taille pour se coucher sur moi. Elle soupira. Je sentis une larme couler sur ma poitrine. Je la séchais de mes mains, et approchais sa tête de la mienne.
« Je t’aime, tu n’as rien à craindre, il n’arrivera rien là haut. »
« Je sais. Je le sens. Mais j’ai peur. »
Elle enleva son soutien gorge et le jeta du lit. Elle se releva de nouveau de tout son corps.
« Promets le moi, Kali. Promets-moi qu’il n’arrivera rien. »
« Je te le promets. »
Je passais mes mains dans son dos, et descendis jusqu’aux reins. Je chassais le voile qui était descendu à leur niveau, pendant que Yuri éteignait la lampe à pétrole. La chambre se plongea dans l’obscurité, et je sentis bientôt une main qui cherchait à se débarrasser de mes sous vêtements. Je fermais les yeux, laissais mes mains sur le haut de ses fesses, et m’abandonnais à ses caresses.
Lorsque je repris mes esprits une bonne heure après, je pouvais entendre dans la chambre voisine des échos de voix. Ils avaient l’air plongés dans une discussion. Yuri était allongée à mes côtés, et sa tête était posée sur mon thorax. Elle était encore éveillée, mais s’abandonnait au sommeil peu à peu. Je m’endormis bientôt, son parfum m’embaumant l’esprit.
Un rayon de soleil perçait les rideaux de la pièce. La tête de Yuri demeurait toujours sur ma poitrine, et l’une de ses mains était avachie autour de mon cou. L’envie de me lever était forte, mais réveiller quelqu’un est une chose que je n’ai jamais pu supporter. Je tournais la tête vers la fenêtre. Une belle journée s’annonçait. J’avais l’intention de me rendre à l’armurerie avec les autres pour nous équiper en vue de la dure ascension qui nous étendait. On n’allait pas non plus y aller en touriste. D’autant plus qu’un Kusha rodait dans la montagne, et apparemment, il n’était pas seul. Et réactualiser notre équipement ne ferait pas de mal. La chambre à côté était paisible. Etaient-ils déjà levés ? Aucune idée.
« EEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEKUUUUUUUUUUD !! !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! »
Je sursautais brusquement, Yuri bondis du lit, ne comprenant pas ce qui se passait.
« Qui vient de hurler comme ça ?? ? » me fit Yuri, cherchant une couverture pour couvrir son corps nu.
« C’est Plasma… C’est évident. A mon avis, il devait en avoir marre d’attendre les autres. Maintenant faut voir la réplique d’Ekud… »
Je décrochais un sourire. Il ne manquait pas d’entrain celui là. La réplique ne se fit pas attendre. Un énorme bruit de lit qui grince suivit d’un formidable hurlement primaire brisa le silence qui s’état installé. Un miroir semblait s’être cassé, vu le bruit qui avait suivi. Des coups avaient dû suivre, vu les bruits étouffés que produisait Plasma.
« BANDE DE CHIEURS !! ! » fit la voix de Yami, qui semblait émerger d’un sommeil profond lui aussi.
Je tendis de quoi s’habiller à Yuri, et me levais aussi. Je revêtis mon armure et pris mon Katana en main. J’aidais Yuri à habiller Oriane, et fis le lit. C’était toujours le souk à côté. Yuri donna du sein à Oriane, qui semblait être en pleine forme, malgré la nuit agitée…
J’ouvris la porte au même moment que celle d’à côté. Sauf que cette dernière avait explosée sous le poids de Plasma qui venait d’être éjecté de la pièce. Ekud, en boxer noir et Yami en caleçon et T-shirt noir suivirent, mais debout. Ils le ramassèrent, et le plaquèrent contre le mur.
« La prochaine fois, ce sera pire… » Commença Ekud.
« Ouai… Bien pire… » Enchaîna Yami.
« Beuh… C’était pour rigoler… » Balbutia Plasma.
« Beuh… Nous aussi ! »
Ils le relâchèrent, et il soupira.
« Euh… Bien dormis ? » Osais-je.
Ils se retournèrent rapidement, et semblaient enfin découvrir que nous étions là.
« C’est plutôt à nous de vous demander ça, parce que nous au début c’était un peu dur. Il y avait comme qui dirait un bruit de fond dérangeant. Comment tu dirais ça Yami ? » Répondit Ekud.
« Comme si une fille était satisfaite. Ouai, tu sais, comme quand une fille est contente quoi. »
« Pis t’avais aussi un autre bruit, mais ça c’était le lit. Il avait l’air de souffrir. Et ce pendant une heure » conclut Plasma.
« Hum… Bon on va faire un tour à l’armurerie ? » Proposais-je, pour dissiper le malaise qui s’était installé.
« Bonne idée ! » Clama Yuri.
« Mouai… Bon bah on s’habille et on vous rejoint ! »
J’attendais dehors, appuyé sur le mur de l’auberge, les bras croisés. Je pris Oriane dans mes bras, et la cajolais.
« Qu’est-ce qu’ils foutent ? » demanda Yuri.
« Tu les connais… »
Ils arrivèrent enfin, encore en plein discussion.
« Désolé de vous interrompre, mais c’est par où ? »
« Cronos devait nous rejoindre ici normalement, on a qu’à attendre. » répondit Ekud.
En effet, il arriva quelques minutes après.
« Bien dormis ? »
« Ca va. Dur de s’endormir, et dur de se réveiller… Mais bon, on s’y fait à la longue… » Ronchonna Yami, en regardant successivement Yuri, Plasma et moi-même.
« Ah ? Pourquoi ? Les lits n’étaient pas biens ?
« Ce n’était pas un problème de lit Cronos… Quoique… » Enchaîna Ekud.
« BREF, l’armurerie c’est par où ? » coupa net Yuri.
« Hein ? Ah ! Euh par là, suivez-moi » répondit Cronos, un peu dépité par le changement de sujet.