Un petit poème sur mes aventures chez une bouseuse
Accrochée au sofa comme un ulcère,
Rire ne me disait rien,
Je t’ai abordé, ma foi peu volontaire…
Mince ! Déjà tu m’étreins !
A la porte de ton gourbi,
J’expire mon désir de vie…
Car ton haleine calamiteuse
Par ce baiser t’a trahie, bouseuse !
Par l’entrebâillement glisse un effroi
Indicible, mes yeux se couvrent de poix !
Car j’aperçois le sinistre ornement,
Ton poster de GOW : Judgement !
« Merci, vraiment ! Mais l’on m’attend !
- Reste, elle hennit ! Un ptit kalofduti ? »
Elle m’emporte vite au-dedans,
Gloussant suavement son hallali.
J’explore son repère de lézard…
Fioles douteuses, quincaillerie de bazard…
Mais surtout, artéfact maudit,
La xbox que ma piété honnit !
La partie qui s’ensuivit fut un songe :
Je n’en garde qu’un stigmate malsain
Qui ressurgi, quand Kinect plonge
Dans mon âme son regard d’airain !
Mais rien ne dépasse encore en cauchemar
Cette danse macabre gigotée au plumard !
Il me vient sans fin nausées honteuses
A la récollection de ta lune gibbeuse !
Car ce n’est pas d’une voie ordinaire
Que l’ingénue l’on peut satisfaire !
La bouseuse se complait dans le sale,
Sa façon, insulte à Nature Animale !
« Sois mon maître, chef ! » mugit-t-elle.
Mon esprit y devine hérétique référence,
Puis se fige ! Déjà, hélas, ma quenelle
Par hoquets chagrinés soulève sa panse.
Elle me refuse toute protection
Tandis que j’explore ses tréfonds !
Mon vis piteux, du pêché outrancier,
Perdit en ce jour le cœur de se lever !
« Déjà ?!! » Eclate la gourgandine d’un rire gras,
Son gosier un gouffre qui se rue
Sur moi. Chassé, insulté, dévêtu,
Je prie de n’être vu sur mon chemin de croix !
Que cela serve de leçon !
Entendez bien cette oraison :
Préférez l’ivresse oublieuse
A l’appel d’une bouseuse !