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Liste des sujets

[Debat] les notes

-Jinbei-
-Jinbei-
Niveau 8
17 mars 2013 à 09:43:50

Oui j'ai l'impression que certains sont plus jaloux qu'autre chose ...
La concurrence est bien lais peut entraîner des conflits aussi.

Dorian08000
Dorian08000
Niveau 10
17 mars 2013 à 11:38:25

Cela à été prouvé que pour certaines le stress des notes les paralysaient :
quels en sont les conséquences ? une méconnaissance du professeur envers l'élève, car celui ci parfois ne juge que par les notes, donc l'élève peut se retrouver emmerder pour son avenir ...

Il y a des profs qui jugent très tôt les élèves avec les notes, dès la primaire voir même maternelle, certains sont condamnés à aller en segpa, tout ça parce que le gamin a fait quelque chose d'un peu débile, par amusement ? ou inattention ? peut importe pour certains ... il est stigmatiser pour sa poursuite...

Alors oui les notes c'est quelque chose de très complexe dans la mesure où tout le monde ne joue pas le jeu, certains se sentent juger alors du coup ils en font le moins possible pour moins se révéler ...

bref, c'est un contexte pas évident, nier le problème c'est juste dire moi j'ai pas eu de problème, mais ca ne tourne pas qu'autour de soit ...
il y a aussi la réaction de la famille sur les notes ou même leurs désintérêts, dans les deux cas, ça à un impact psychologique important, et maintenant niveau psychologique ... ça devient très grave ... un prof peut faire une petite blague pas méchante ne visant personne, le lendemain il y a un parent d'élève dans son bureau, parce qu'un élève a mal compris sa blague et l'a mal pris ...

donc voila pour vous dire c'est compliqué à l'heure actuelle, au niveau social etc... ( un riche qui aura des bonnes notes et un pauvre des moins bonnes ? c'est souvent le cas ... elle est où l'égalité des chances ? bah elle est très faible, l'etat français a du mal à régler ca, et ca sera très difficile, car dans une famille pauvre, l'enfant ressentira plus facilement les malaises sociaux etc.... bref...)

sinon mon avis personnel est de conserver les notes, contrairement a ce que j'ai pu laisser entendre, ce sont les mœurs sociales etc... qu'il faut arriver a changer ...

sinon pour des systèmes sans notes : allez voir le système finlandais, qui d'apres Pisa est l'un des meilleurs du monde !

(perso je ne pense pas, car le test pisa juge surtout le côté pratique, et le système Français est beaucoup plus théorique, bref je pourrais encore en parler pendant longtemps !)

KlausVS
KlausVS
Niveau 10
17 mars 2013 à 14:40:43

Le système de notation est basée sur une chose importante : Dans la classe, l'élève doit répondre à des attentes institutionnelles qui sont celles de l'éducation nationale, mais doit aussi principalement répondre aux attentes de son professeur (qui ne sont pas toujours en adéquation avec celles de l'E.N ...).

Il y a ce qu'on appelle en didactique un effet de contrat au sein d'une classe et qui s'illustre bien lorsque par exemple un élève à 15 à un DS alors qu'il aurait 12 avec un autre prof : Quand un élève (ou étudiant) répond à une question dans un DS, il ne fait pas que répondre intrinsèquement à la réponse, il y fournit une réponse qui doit être celle attendue par le professeur.

Cet effet de contrat est très fort en classe même s'il est inconscient, c'est le même effet qui donne au professeur le statut de "sainte parole" dans la classe au sens où c'est lui qui détient le savoir et c'est à lui seul qu'on doit faire confiance. D'ailleurs, pour vaquer sur de nombreux fora notamment scientifiques, combien d'élèves j'ai pu lire en train de dire "oui mais mon prof m'a dit de faire comme ça" alors que je lui proposais une méthode de résolution fonctionnelle mais qui divergeait de celle vue en classe?

Bref, tout ça pour dire que le système de notation n'est pas objectif dans le sens où il ne mesure pas une réussite globale de l'élève/étudiant mais une réussite locale relative aux attentes de son professeur qui dépend donc du dit professeur.

C'est difficile d'unifier le système de notation tant qu'on unifie pas la pédagogie des professeurs qui est pour le moment plus ou moins laisser libre.

Prauron
Prauron
Niveau 15
17 mars 2013 à 14:43:14

Les profs peuvent aussi faire preuve d'un peu d'intelligence et accepter une démonstration correcte même si c'est pas spécifiquement celle qu'ils ont notée dans leur cours.

KlausVS
KlausVS
Niveau 10
17 mars 2013 à 14:48:28

On pourrait se dire que ça paraîtrait logique, mais pour ça il faut se demander quelle compétence voulait-on réellement mesurer en posant tel exercice dans le DS.

L'apprentissage n'est pas qu'une acquisition de savoir mais aussi une acquisition de techniques de manipulation du savoir. Un examen ne se veut pas seulement mesurer la capacité d'un élève/étudiant à restituer le savoir mais aussi à mesurer sa capacité à le restituer de manière optimale et avec les techniques attendues. O

n peut critiquer cette optique d'évaluation qui semble s'apparenter à un formatage, mais moi j'y crois à certains degrés. En particulier, quand dans un DS que je donne je veux voir si mes étudiants ont bien compris comment appliquer une méthode, j'attends à ce qu'ils l'appliquent dans les questions ciblées. S'ils répondent à ces même questions avec une autre méthode, je mettrai des points mais pas tous les points, car ce n'est pas la réponse que j'attendais.

Prauron
Prauron
Niveau 15
17 mars 2013 à 14:56:55

Oui c'est exactement ça, c'est du formatage, je vois ça comme une volonté de tuer l'intelligence et la créativité de l'élève.
C'est implicitement lui dire : "la créativité, la réflexion, c'est mal : il faut recracher ce que je t'ai appris et rien d'autre". A ce moment-là il faut préciser dans la question "en utilisant telle méthode...". Mais je ne trouve pas normal de pénaliser un élève qui a correctement répondu à une question juste parce qu'il ne s'est pas conformé religieusement aux méthodes du sacro-saint programme.

KlausVS
KlausVS
Niveau 10
17 mars 2013 à 15:04:52

"C'est implicitement lui dire : "la créativité, la réflexion, c'est mal : il faut recracher ce que je t'ai appris et rien d'autre""

C'est l'impression que ça donne et en tout cas l'impression qu'en ont les élèves/étudiants. Mais ce n'est pas comme ça qu'il faut le prendre.

Moi je ne souhaite en aucun cas m'opposer à la "créativité" et la "réflexion", par contre j'estime qu'avant de vouloir se montrer créatif, il faut arriver à maîtriser les bases, et les bases ne consistent pas seulement en une accumulation de savoirs mais aussi de méthodes. Un bon matheux n'a pas que des connaissances mais des outils pour manipuler ces connaissances, et c'est aussi ces outils qu'un professeur doit apprendre à utiliser à ses élèves/étudiants.

Un exemple que j'ai en tête : Je fais travailler à des élèves de TS la conservation des propriétés de variations par les opérations sur les fonctions. Par exemple, je leur apprends que la somme de deux fonctions croissantes est croissante.

Fin de la semaine, je leur donne un devoir, et l'une des question est : Montrer que la fonction x->x+ln(x) est croissante.

Si un élève y répond en dérivant, c'est clair et net que je ne lui mettrai pas tous les points. Il aura répondu à la question mais d'une manière qui d'une part n'était pas celle que j'attendais mais qui en plus, du coup, est plus longue.

On enseigne pas des méthodes pour formater les élèves contrairement à ce qu'on croît mais pour que ces méthodes deviennent des automatismes et que face à un exercice où là ils devront réellement réfléchir, ils auront ces automatismes en tête et ne perdront pas de temps à les restituer. En clair, on fait travailler les réflex et je ne pense pas que ce soit une si mauvaise chose.

Prauron
Prauron
Niveau 15
17 mars 2013 à 15:21:23

Là je peux comprendre que si t'as passé une semaine là-dessus tu n'aies pas envie de voir un élève dériver. C'est aussi énervant que ceux qui utilisent delta pour un trinôme ax² + bx... D'ailleurs ça c'est typiquement un effet de ce formatage. Les élèves apprennent bêtement et sans réfléchir à résoudre une équation du second degré, dès qu'ils voient un trinôme, réflexe pavlovien :d) delta. Idem pour ton exemple, ça parle de variations, on dérive ! Je suis d'accord, il faut acquérir certains réflexes (surtout en prépa où finalement c'est que ça...) mais il faut aussi leur apprendre à avoir du recul par rapport à ces réflexes, pour toujours savoir ce qu'on fait et ne pas agir mécaniquement. Et j'ai passé assez de temps ici pour savoir que c'est pas fait...
Néanmoins j'enlèverais pas de point pour ça, je mettrais juste une remarque. D'une part la réponse est correcte, et d'autre part, si la méthode choisie par l'élève est plus longue, il s'est déjà assez pénalisé. Bien sûr dans ton exemple y'a presque aucune différence de temps, mais parfois ça peut être flagrant. De plus il se peut aussi que la méthode choisie par l'élève soit plus efficace que celle attendue. Je trouverais absurde de le pénaliser dans ce cas-là. Et pourtant j'ai déjà vu des colleurs de mauvaise foi s'énerver parce qu'un élève avait trouvé une meilleure méthode que celle qu'ils attendaient...

KlausVS
KlausVS
Niveau 10
17 mars 2013 à 15:38:54

"D'ailleurs ça c'est typiquement un effet de ce formatage. Les élèves apprennent bêtement et sans réfléchir à résoudre une équation du second degré, dès qu'ils voient un trinôme, réflexe pavlovien"

C'est ce qu'on constate oui, mais ce n'est pas voulu. En 3ème ils résolvent certaines équations du second degré avec les identités remarquables, et ce jusqu'en seconde. En 1ère ils voient le discriminant et, chose importante, ne l'appliquent a priori que sur des équations adéquats (pas de x²-a²=0). Arrivent les études de fonction 1ère et terminale et là ils sont confrontés à la recherche des racines de polynômes dans des numérateurs ou comme arguments du log. Ils réfléchissent, se remémorent les techniques. Quelle est la plus fraiche? Le discriminant... et ce quelle que soit la forme du polynôme.

Ce n'est pas tant une question de formatage mais d'une part de "mauvaise disposition" du programme et surement de manque d'insistance du prof.

Au final, pour avoir beaucoup étudié les programmes, je n'ai pas réellement constater de "vrai" formatage. Il y a une réelle volonté de laisser un champs de réflexion libre à l'élève dans une certaine mesure, mais cela est fait malhabilement, les programmes ne sont pas mauvais mais mal foutus et les profs loin d'être formés à compenser les lacunes du programmes, ni même à se poser la question de devoir ou non le faire...

Par contre pour revenir à la pénalisation des élèves lors des devoirs, moi je pars d'un principe qui est qu'un DS a des contraintes, et qu'il n'y a pas de raisons de pénaliser certaines non respectées plus que d'autres.

J'entends par là que, premier exemple : un DS est limité en temps. On pourrait se dire "c'est normal" parce que dans notre système éducatif tout examen est toujours limité en temps. Mais au final, ce n'est pas naturel de limiter la réflexion en temps. Tu m'opposes comme argument que l'élève trouve la réponse ce qui est le principal, même s'il n'utilise pas la méthode attendue, sous entendant que le principal est que l'élève trouve. Mais à ce titre là, autant ne plus limiter les DS en temps, l'essentiel est que l'élève trouve, peu importe la durée nécessaire à la réflexion. Et tous les exams deviennent des DM (il y en a qui seraient ravis!).

Cette contrainte de temps imposée, elle aussi est complètement institutionnelle, tout comme la contrainte de vouloir une méthode précise et pas une autre. Et en ce qui me concerne je trouve qu'elles se justifient mutuellement. On ne cherche pas à formater l'élève mais à le former, principalement à être efficace.

Prauron
Prauron
Niveau 15
17 mars 2013 à 15:58:51

La différence c'est que l'élève est conscient qu'il y a une contrainte de temps. C'est ça l'important. Comme quand une question commence par "en déduire", il est normal de pénaliser celui qui trouve avec une autre méthode, parce qu'il n'a clairement pas respecté la consigne. Mais s'il n'y a aucune indication quant à la méthode à utiliser, on ne peut légitimement pas le pénaliser. Si le prof, pour les raisons que tu évoques, tient absolument à ce que les élèves utilisent telle méthode plutôt qu'une autre, alors j'estime que c'est à lui de le préciser, ou bien de faire en sorte qu'il soit très difficile pour les élèves de faire autrement.

Par ailleurs j'ai souvent remarqué que beaucoup d'élèves pensaient les maths comme une succession de formules et de méthodes. Évidemment il y a de ça, mais ça ne se limite pas à ça. Le résultat est que bien souvent ils sont perdus dès qu'il s'agit de prendre la moindre initiative, de fournir une réflexion, car tout n'est qu'automatisme. Je suppose que tu l'as remarqué. Je pense que c'est le résultat d'une façon d'enseigner qui présente les maths comme une suite de recettes de cuisine et qui néglige le fond des choses et la réflexion. Bien sûr dans l'optique du bac c'est largement suffisant. Puisque les sujets de bac sont désormais dénués de difficulté (il y a encore quelques questions qui peuvent éventuellement poser problème, elles commencent par "dans cette question, toute trace de recherche... etc"), n'importe qui ayant suffisamment bachoté pourra ainsi réussir. Finalement la priorité c'est d'enseigner la réussite du bac, pas les maths.

KlausVS
KlausVS
Niveau 10
17 mars 2013 à 16:19:50

Les élèves sont aussi conscients dans une certaine mesure des contraintes de méthodes, si la méthode est complètement hors programmes ils savent que ce sera pénaliser, si la méthode est dans le programme mais hors propos, c'est plus subtile. Evidemment, c'est au prof principalement de bien délimiter ses devoirs et ses questions, mais globalement comme tu le fais remarquer l'enseignement actuel et dans toutes les matières se fait à bases de méthodes et de recettes et ceci fait de manière assumé et ostentatoire. Les élèves en sont conscients et leur premier réflexe devant une question est de se demander comment ils ont en fait en cours pour traiter ce type de tâche.

Je ne pense pas que le but principal de cette réduction des programmes du secondaire à un quasi strict apprentissage de méthodes soit de donner le bac à tout le monde. Dans un sens oui, mais c'est aujourd'hui assumé que le bac ne vaut plus grand chose de toute manière et qu'il faut aller chercher les diplômes du supérieur si l'on veut acquérir autre chose que des méthodes et un savoir plus poussé.
Ce que veut le gouvernement du secondaire aujourd'hui, c'est encore une fois de former les élèves avec des bases et des techniques pour qu'une fois arrivé dans le supérieur, s'ils y vont, ils puissent justement se mettre à réfléchir sur des choses plus compliqués tout en ayant des automatismes sur les choses simples.
On s'accorde tous à dire que dans quasiment toutes les disciplines, pour avoir un contenu de cours décent et apprendre des choses "utiles" il faut aller dans le supérieur, et que le secondaire n'apprend rien de concret("Monsieur, à quoi ça sert ça?"). C'est relativement vrai, mais c'est parce que ce n'est plus son but.

Il fut un temps où, en maths par exemple, on bourrait le crâne des collégiens avec des théories des groupes et des espaces vectoriels, la fameuse réforme bourbakiste des maths modernes. Là les élèves réfléchissaient oui, en tout cas on voulait qu'ils le fassent. Pas de chance ils comprenaient rien. Cette réforme était un désastre, et s'ensuivit la contre-réforme qui est la base de nos programmes actuels et qui fait exactement le contraire, pas de réflexion dans le secondaire, quasiment que des méthodes, et on laisse soin au supérieur de leur apprendre à réfléchir efficacement en ayant des bases méthodiques solides.

Moi je suis partisan de ce choix, à savoir donner d'abord des méthodes pour des choses simples puis seulement après, s'ils le veulent en allant dans la supérieur, laisser libre cours à leur créativité et leur réflexion en s'appuyant sur les méthodes acquises. Après, il faut le contraster et bien le mettre en oeuvre, ce qui n'est pas tellement le cas dans les programmes et la formation des enseignants actuels.

Prauron
Prauron
Niveau 15
17 mars 2013 à 16:51:58

Donc nous sommes d'accord, les maths telles qu'elles sont enseignées aujourd'hui (comme d'autres matières d'ailleurs) font la part belle à l'application plutôt qu'à la réflexion. Pour moi c'est une erreur :
- cela donne une fausse idée de ce que sont les maths
- le bac n'a plus aucune valeur, comme tu l'as fait remarquer
- on gâche du potentiel : tous ceux qui ont 20 au bac de maths (et ils sont nombreux) pourraient aller beaucoup plus loin qu'appliquer bêtement des recettes de cuisine.
Tu pourras me dire qu'ils auront l'occasion d'exprimer leur potentiel une fois dans le supérieur, mais en fait c'est même pas sûr. Tu n'es pas sans savoir que la destruction permanente du niveau d'enseignement a également de fâcheuses conséquences dans le supérieur. A force de vouloir tout rejeter sur le supérieur, on finit par le ruiner lui aussi, les profs de fac sont affligés de ce à quoi ils sont confrontés et se trouvent de fait obligés de faire subir à leurs examens ce qu'on fait subir au bac aujourd'hui. Je parle en connaissance de cause, quand j'étais à la fac certains examens pouvaient être réussi juste en apprenant bêtement par cœur son cours (vive les questions de cours...) et en grapillant des points par ci par là sur des questions triviales. Résultats la licence est bradée, on se retrouve au niveau master avec des gens qui ont un niveau lamentable, mais qui réussissent tout de même le CAPES (puisqu'aujourd'hui il est pratiquement impossible de rater le CAPES de maths), et qui iront enseigner, alors qu'il y a 20 ans ils n'auraient jamais eu leur licence, et peut-être même pas leur bac...

Bref, je dévie mais tout ça pour dire qu'on ne peur pas éternellement repousser au supérieur ce qu'on n'ose plus enseigner aujourd'hui de peur de faire passer le taux de réussite au bac sous les 80%. Au bout d'un moment, c'est le niveau général de l'enseignement qui s'effondre, et la prépa est concernée aussi (à moins que tu n'enseignes dans un très bon lycée tu as dû le remarquer). Cela dit ce n'est pas qu'un problème de lycée, on ne peut pas maintenir le niveau au lycée si le niveau au collège s'est effondré. En fait il faudrait tout revoir depuis la primaire, mais je doute qu'un retour en arrière soit possible maintenant.

KlausVS
KlausVS
Niveau 10
17 mars 2013 à 17:34:08

Je ne suis pas d'accord lorsque tu dis que ça donne une fausse idée de ce que sont les maths. Oui les maths sont une discipline où la réflexion est maîtresse mais cette réflexion s'appuie toujours sur un bagage de techniques et de méthodes.

N'importe quel mathématiciens qui résout un problème cherchera toujours à le corréler avec ce qu'il sait déjà faire. C'est le principe même de la démonstration en mathématique que l'inférence, à savoir partir d'hypothèses pour arriver à une conclusion par divers moyens, et ces moyens se ressemblent parfois tellement et qui prennent le nom de méthodes doivent naturellement être enseignés. En maths, une tâche se divise toujours en une multitude de sous-tâche qu'il faut savoir résoudre. Des équations du second degré, des études de fonction, des calculs d'intégrales bidons, un mathématicien en rencontre constamment dans ses recherches, ça n'en est pas le coeur, mais ce sont toutes les fioritures "calculatoires" qu'il doit savoir faire en 2 secondes. C'est ce qu'on apprend aux élèves du secondaire à faire, mener des calculs correctement et avec les bonnes méthodes.

Pourquoi ce choix? Parce que le gouvernement ne souhaite plus former des scientifiques mais des personnes avec un bagage scientifique. La voie S n'a jamais été une voie aussi généraliste au sens où ceux qui en sortent peuvent parfois faire des choses qui n'ont strictement rien à voir, mais là encore une fois c'est un choix d'une société un peu technocrate sur les bords qui pense que les sciences sont une base solide pour un peu tout et n'importe quoi. Ce n'est pas faux, mais cette décision de mettre les sciences au service du reste fait qu'on se retrouve effectivement avec des classes S où les sciences ne sont plus dans le secondaire des disciplines de la pensée mais des disciplines outils, soit pour d'autres matières, soit pour le supérieur.

Prauron
Prauron
Niveau 15
17 mars 2013 à 17:52:37

C'est bien ce que je dis, on se limite à une vision purement technique des mathématiques. J'estime que dans une filière "scientifique" on devrait pouvoir dépasser ce stade. Et même en se limitant à ça les résultats ne sont pas mirobolants. Combien de fois ai-je entendu mes profs en prépa se plaindre que "les étudiants ne savent plus calculer". Et ils ont raison, l'aisance calculatoire est en voie de disparition, et ça pose de gros problèmes parce comme tu le dis, des fois faut calculer, mettre les mains dans le cambouis. Et ça encore une fois c'est le résultat des programmes de lycées, blindés à coups de "on évitera toute technicité excessive dans les calculs" (ou des trucs du genre), on supprime l'IPP du programme de TS (c'est quand même hallucinant ça), en physique on fait en grande partie du qualitatif, de la leçon de choses quoi, on étudie des documents au lieu de faire des calculs parce que résoudre une équa diff linéaire c'est traumatisant...

Donc non seulement on écarte toute difficulté conceptuelle, mais en plus on fait tout pour que tout ce qui pourrait éventuellement poser des difficultés techniques, ce qui constitue une base non suffisante mais nécessaire, soit également écarté.

KlausVS
KlausVS
Niveau 10
17 mars 2013 à 21:15:31

Ce n'est pas qu'on limite les maths à leur seul aspect technique mais qu'on considère que cet aspect technique est la base des maths, c'est là toute la différence.

Ca a été une grande partie du travail des mathématiciens de trouver des techniques de résolutions, si ce n'est leur travail principal. Une résolution d'un problème de maths, c'est une application constante de techniques de résolutions. Evidemment il y a la réflexion, mais elle sert principalement à mettre en oeuvre les techniques de résolutions et à les élargir.

Un mathématicien n'est pas créatif, ce n'est pas un inventeur, on ne crée pas un théorème, le théorème a toujours existé mais n'avais juste jamais été prononcé ou même pensé. C'est bien pour ça qu'on fait de la recherche mathématiques, on cherche des choses, on ne les invente pas.

Ce n'est pas une si mauvaise chose de se concentrer sur les techniques liées à une notion quitte à se concentrer sur le fond de la notion plus tard, c'est souvent en manipulant un objet qu'un mathématicien le comprend bien, s'il en a la volonté.

aerolysgetole
aerolysgetole
Niveau 7
18 mars 2013 à 00:25:53

Les notes permettent un classement qui selon moi instaure une certaine compétition, et c'est une excellente idée (si cette dite compétition n'est pas "malsaine").
En effet, les élèves vont être poussé au plus profond de leur retranchement afin d'utiliser toutes leurs capacités intellectuelles et avoir la meilleur note.
En tout cas dans ma classe, il y'a une grosse compétition entre les 3 premiers, surtout.

-Jinbei-
-Jinbei-
Niveau 8
18 mars 2013 à 08:09:33

Des fois cela peut créer une compétition alors que les élèves ne veulent pas ... Alors les rumeurs et les préjugés ressortent.

PrinceofRussia
PrinceofRussia
Niveau 10
23 mars 2013 à 15:14:50

-si tu as souvent de bons résultats ont dit de toi que tu es un intello, tu fais que bosser de la journée...

:d) Si tu es associal, oui forcément, mais ouvre toi, j'ia des amis qui ont easy 15 de moyenne et qui sont très ouverts et ont une vie normal. J'en connais d'autres qui ne sortent pas de chez eux. Il faut s'ouvrir.

- si tu as de mauvais résultats la plupart des profs te rejettent, tes parents ne t'aident pas à t'en sortir ...

:d) Tout dépend du milieu social, de l'etablissement, et de l'élève. Bien sur il existe de très mauvais profs, mais souvent c'est une multitude d'autres facteurs qui rentre en compte, donc il ne faut faire un focus comme cela.

- si tu as souvent de bon résultats et qu'un jour tu en as un mauvais et les autres ont plus que toi ont te dit "t'es nul" "je t'ai battu" etc.
Et ce cas arrive aussi quand on a des résultats normaux: les notes ont pour conséquence la concurrence dans la classe ..

:d) La conccurence est une bonne chose, je ne vois pas de problèmes... C'est comme le sport, il faut savoir se remettre en question.

psychiogreg77
psychiogreg77
Niveau 8
31 mars 2013 à 21:42:46

Il est si rare de trouver un sujet intéressant sur ce site que je me vois dans l'obligation d'en alimenter le feu!
Je suis moi-même élève de première littéraire (avec option maths) dans un petit lycée de province. J'ai 14,5 de moyenne et ne travaille que très rarement à la maison grâce à mon côté asocial qui me tient à peu près attentif en cours.
Je suis d'avis que les notes sont un excellent moyen de vérifier les connaissances des élèves. Elles "motivent" les étudiants à réviser et le plus souvent à apprendre un cours dont ils n'avaient suivi aucun instant du développement puisque trop occupés à bavarder. Seulement, il ne s'agit que d'un apprentissage "superficiel". En effet le plus souvent nombre d'élèves se contentent quand ils y arrivent d'un simple "par coeur/je restitue mon cours" et oublient tout ce contenu au lendemain -voire au sortir de la salle- de l'examen. Ils ne s'intéressent en rien à ces sujets et se fichent royalement de ne rien en retenir. Cette année en TPE par exemple, l'une de mes camarades prétendait qu'une affiche de comic représentant les ennemis américains en 1940 affichait Mao et un représentant politique russe attaqués par une bombe nucléaire (c'était bien sûr Hitler + Mussolini + Hirohito)alors que nous finissions à peine l'étude de la seconde guerre mondiale!
Ce que je veux dire c'est que les notes nous font apprendre mais pas retenir, on révise souvent les formules mathématiques dix minutes à l'avance pour les oublier une fois l'examen passé!

Ensuite, comme l'un d'entre vous l'a abordé précédemment, les notes ne sont pas toujours le reflet des capacités d'un élève. Ainsi certains éléments intelligents ne verront jamais leurs notes décoller au dessus de la moyenne alors que les tests sont d'une simplicité folle. Et d'autres aux capacités intellectuelles moins élevées seront bénis des "dieux" de l'E.N. pour leur acharnement au travail. C'est comme le disait dorian08000, que tous ne jouent pas le jeu -j'en suis le premier exemple.

Autre point: l'exigence. Les lycéens, accessoirement mes camarades auxquels je refuse d'être comparé, ne saisissent pas l'aisance des cours qui leur sont dispensés. Ils reculent à la moindre "difficulté". Ils sont le plus souvent désinvoltes sur les détails qui font la différence tels l'orthographe ou l'exactitude de leurs propos. Vous savez pourquoi? Parce qu'ils n'espèrent en guise de note que la moyenne; ils savent s'en contenter. Comme disait S.de Beauvoir à propos des femmes, les lycéens préfèrent la solution "c'est déjà pas mal!" et ne cherchent l'amélioration de leur statut.

-Jinbei-
-Jinbei-
Niveau 8
31 mars 2013 à 21:58:58

la concurrence peut avoir des atteintes psychologique aussi ...

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