CONNEXION
  • RetourJeux
    • Sorties
    • Hit Parade
    • Les + populaires
    • Les + attendus
    • Soluces
    • Tous les Jeux
    • Gaming
  • RetourActu Gaming
    • News
    • Astuces
    • Tests
    • Previews
    • Toute l'actu gaming
  • RetourBons plans
    • Bons plans
    • Bons plans Smartphone
    • Bons plans Hardware
    • Bons plans Image et Son
    • Bons plans Amazon
    • Bons plans Cdiscount
    • Bons plans Decathlon
    • Bons plans Fnac
    • Tous les Bons plans
  • RetourJVTech
    • Actus High-Tech
    • Intelligence Artificielle
    • Smartphones
    • Mobilité urbaine
    • Hardware
    • Image et son
    • Tutoriels
    • Tests produits High-Tech
    • Guides d'achat High-Tech
    • JVTech
  • RetourCulture
    • Actus Culture
    • Culture
  • RetourVidéos
    • A la une
    • Gaming Live
    • Vidéos Tests
    • Vidéos Previews
    • Gameplay
    • Trailers
    • Chroniques
    • Replay Web TV
    • Toutes les vidéos
  • RetourForums
    • Hardware PC
    • PS5
    • Switch 2
    • Xbox Series
    • Switch
    • Pokemon pocket
    • FC 25 Ultimate Team
    • League of Legends
    • Tous les Forums
  • PC
  • PS5
  • Xbox Series
  • Switch 2
  • PS4
  • One
  • Switch
  • iOS
  • Android
  • MMO
  • RPG
  • FPS
En ce moment Genshin Impact Valhalla Breath of the wild Animal Crossing GTA 5 Red dead 2
Liste des sujets

Notes à l'école = stigmatisation ?

Bourreaucalinou
Bourreaucalinou
Niveau 8
23 mai 2010 à 12:13:59

Prenez le temps de lire, c'est un débat intéressant à avoir à mon sens. :oui:

Et maintenant ils veulent suppprimer les notes à l'école!

Trois associations de parents d'élèves interpellent le ministre de l'éducation : le système de notation serait traumatisant et stigmatisant. Un appel dans l'air du temps, mais qui, selon David Desgouilles, risque de plonger les élèves dans une incertitude : comment se situer s'il n'y a plus d'évaluation ?

Cette semaine, trois fédérations de parents d’élèves ont lancé un appel à Luc Chatel, ministre de l’Education nationale. Il s’agissait de mettre en cause le système de notation encore en vigueur dans nos contrées, jugé trop stigmatisant pour les enfants. A la FCPE, classée à gauche et depuis longtemps acquise (1) aux délires pédagogistes, se sont jointes la PEEP, plus à droite, et même l’APEL, principale force parentale dans l’enseignement privé.
Stigmatisantes ! C’est vraiment le mot à la mode (2), ces temps-ci. Un député UMP, d’autant plus acquis aux thèses pégagogistes qu’il enseigne les trop fameuses sciences de l’éducation dans une fac de sport, avait utilisé le mot « traumatisantes » (3). Ces organisations et ce parlementaire sarkozyste s’appuient sur les thèses d’un certain Antibi sur la « constante macabre », thèses auxquelles Jean-Paul Brighelli avait, avec sa verve habituelle, fait un joli sort.

UNe compétition ? Vade retro satanas !

*

A lire cette semaine dans Marianne: France, qu'as-tu fait de ton école?

*

Budget : Sarko est le toutou de Merkel, mais il le cache bien

*

Ni à gauche ni à droite: l'école, c'est tout droit

Dans beaucoup d’écoles primaires, déjà, on ne note plus et on se contente d’un barème entre A (acquis), B (en cours d’acquisition) et C (non acquis). Il paraît que c’est moins stigmatisant que les notes sur dix ou sur vingt. Il s’agirait d’une évaluation plus juste et qui rendrait mieux compte de la progression des élèves. Et les associations de parents d’élèves ne craignent même pas le ridicule de souhaiter que l’on remplace les notes par un « contrat de confiance », reprenant le slogan publicitaire d’une firme vendant de l’électroménager.
Plus « d’interros surprises », il faut que l’élève connaisse systématiquement ce sur quoi il sera interrogé. S’il ne le sait pas, c’est un piège. Pas la peine de tenter de leur faire comprendre que ce genre d’interrogations est provoquée dans le but de vérifier que les élèves font preuve de régularité dans le travail. Des pièges qu’ils vous disent ! Qu’on leur donne directement le corrigé ; ils ne sont jamais piégés.

Les trois organisations accusent les profs de se faire sélectionneurs. Et d’organiser une compétition malsaine entre les élèves. Une compétition ! Vade retro satanas ! Des gosses qui chercheraient à devenir meilleurs que leurs copains et leurs copines et qui souhaiteraient - horreur - à être les premiers de la classe.
Comment l’école pourrait donc cautionner de si vils sentiments ? Il ne faudrait pas s’arrêter en si bon chemin. Il est urgent d’interdire les matches de foot et les concours de corde à sauter dans les cours de récré ou, à tout le moins, qu’on ne compte pas les points. Qu’il n’y ait ni vainqueurs ni vaincus. Trop stigmatisant ! Trop traumatisant ! Même si ce sont eux qui s’évertuent à vouloir absolument savoir qui gagne à la fin, il faut, à tout prix, faire leur bien, malgré eux, et leur annoncer fièrement, comme à l’école des fans de feu Jacques Martin, que tout le monde a gagné.

En fait, notes ou pas notes, les gosses cherchent toujours à savoir qui est le ou la meilleur(e) d’entre eux. C’est humain. Cette compétition existera toujours. Permettre qu’elle soit encadrée par le Maître, et la solennité d’interrogations notées, demeure la solution la plus satisfaisante, surtout pour l’enfant qui sait ainsi où il se situe par rapport à ses semblables. Ce qui est traumatisant, c’est de ne pas savoir. L’argument le plus solide, et à vrai dire le seul, qui est avancé par les adversaires du système de notation tel qu’il existe aujourd’hui est le suivant : on ne valorise pas assez le bon travail, stigmatisant plutôt le mauvais. Au risque de surprendre, je ne le conteste pas. Mais, ajouté-je, à qui la faute ? Sous la pression de quels idéologues a t-on supprimé les prix et les tableaux d’honneur ? N’est-ce pas sous la pression pédagogiste qu’on les a abandonnés, pour crime d’élitisme, même républicain ?

Laissez moi vous conter une histoire, authentique. Il était une fois un petit garçon de douze ans. Le Général de Gaulle venait de revenir au pouvoir, c’est dire si ce n’est pas nouveau. Fils d’ouvrier-maçon et de cultivatrice, ce gosse était le meilleur élève à l’école communale de son village, le premier des ânes, comme on lui disait et qu’il nous répète encore aujourd’hui. Mais il fut tout de même conseillé à la famille de l’envoyer au lycée Rouget de Lisle au chef-lieu de département. La première année, pensionnaire, dépaysé, éloigné des siens, il ne fera pas une bonne année. Lorsqu’il lui est arrivé de parler de cette première année, on sentait qu’il avait beaucoup souffert. Mais c’était une époque où le redoublement n’était pas encore un gros mot. Il « retape » et, lors de sa seconde sixième, il va même apparaître au tableau d’honneur, raflera quelques accessits et surtout un premier prix de Latin. Fier comme Artaban, il le ramènera à son curé, qui faisait partie de ceux qui croyaient beaucoup en sa réussite. Le curé en question sera très fier lui aussi.

Comment peut-on mieux montrer à quel point abandonner ces cérémonies solennelles de remises de prix fut un crime contre l’Ecole de la République ? Qu’un gosse d’ouvrier, de paysan ou de chômeur ne puisse pas, par la force de son travail, de ses efforts, montrer aux siens -mais surtout à lui-même- qu’il peut rafler des prix au nez et à la barbe de ses copains plus fortunés, c’est déjà une erreur. Lui enlever aujourd’hui la possibilité d’être le premier de la classe, en supprimant les notes, serait une faute impardonnable.
Au lieu de supprimer les notes, rétablissons donc plutôt les prix, les tableaux d’honneur et ces cérémonies de fin de trimestre ou d’année qui seront autant de rites de passage. Récompensons le mérite. C’est cela la République, c’est cela l’Egalité, qui, comme l’écrivait récemment Natacha Polony, n’a rien à voir avec l’égalitarisme. Désignons les meilleurs, redonnons les en exemple. Vous verrez alors que les gosses seront moins traumatisés, et les élèves plus faibles moins stigmatisés.

(1) Au niveau de sa direction parisienne. A la base, c’est plus compliqué.
(2) A égalité avec « dérapage »
(3) Je n’écrirai pas le nom de ce monsieur ici. Mais il n’est pas dit qu’il n’aura pas le droit à un texte dédié un de ces jours, un joli portrait bien stigmatisant, qui pourrait bien traumatiser ses électeurs, lorsqu’ils apprendront que leur député de droite partage la même conception de l’école que Gaby Cohn-Bendit.

(Source : Marianne)

Mon avis :

:d) L'auteur de cet article est un passéiste reconnu, mais tout de même, là, il fait preuve d'un conservatisme intolérable à mon sens. J'ai du mal à saisir au fond l'intérêt des notes : on va à l'école pour apprendre ou pour se faire noter ?
En outre, les notes sont ressenties comme une violence par les élèves issus de milieux populaires, puisque, au fond, avoir une bonne note, c'est le signal de la part du prof qu'on a assimilé les valeurs, codes et connaissances du monde bourgeois. La note, c'est l'étalon de mesure du degré de pénétration du milieu bourgeois par l'élève, dont l'école est le principal vecteur et biais. Preuve de ce que j'avance ? On n'étudie pas le rap en musique, pas le graffiti en arts plastiques, on n'étudie que des auteurs "classiques" en philo, on apprend une certaine histoire en histégé etc. C'est légitime, puisque la classe bourgeoise domine, mais qu'au moins, on le reconnaisse !
De là, je pense que les notes stigmatisent bien, et qu'au-delà même, elles peuvent induire de la schizophrénie, voire des suicides, en cas de conflit indentitaire trop prononcé.

parkas_1
parkas_1
Niveau 19
23 mai 2010 à 12:30:31

La note (interros) est l'une des dernières choses qui forcent , et encore, les élèves a appendre leur cours même s'il l'oublié les jours d'après...

nonsense14
nonsense14
Niveau 8
23 mai 2010 à 13:07:59

De là, je pense que les notes stigmatisent bien, et qu'au-delà même, elles peuvent induire de la schizophrénie, voire des suicides, en cas de conflit indentitaire trop prononcé.

===> Bientôt les notes auront les effets du canabis...

Au lieu de s'occuper des vrais problèmes (alcool , drogue) on s'occupe des détails insignifiants comme d'habitude.

Puis est ce que ces gens sont déjà allé dans un collège publique? On verra si l'esprit de compétition existe toujours...

dunadan63
dunadan63
Niveau 10
23 mai 2010 à 13:13:29

En commençant à lire, je me suis dit "tiens, pour une fois, je suis plutôt d'accord avec Bourreau". Ben en fait, non.

En quoi le système de notation actuel est traumatisant et stigmatisant ? Ce sont les "cancres" paranos qui croient que les profs ne peuvent pas les saquer et les sous-notent (dédicace à stellaire :o)) ), ainsi que leurs parents qui pensent ça.
Je n'ai jamais vu l'école comme une compétition où il faut absolument être le 1er, mais même si certains le voient comme ça, ça devrait être une source de motivation supplémentaire et donc tirer ces élèves vers le haut.

A une époque où on voit des rapports disant qu'une bonne partie des élèves arrivant en 6ème ne savent pas lire ni compter, on voudrait mettre en place un système de acquis/ en cours d'acquisition/non acquis ? Dans ce cas, comment est décidé le passage d'un élève en classe supérieur ? Parce que, normalement, pour passer en classe supérieur, il faut avoir acquis et maitrisé tout le programme d'une classe. Donc soit on ne laisse passer que des gens avec seulement des A, et là on approche les 90% de redoublement mais on reste logique, soit on laisse passer des élèves avec des B et des C, mais dans ce cas on reconnaît qu'on laisse volontairement passer des élèves n'ayant pas tous les acquis et dans ce cas il ne faut pas venir pleurer si les gosses sont analphabètes en arrivant au lycée.

D'ailleurs, à quoi correspond un A ? S'il signifie "acquis", il correspond seulement à un 20/20, puisqu'une erreur est une preuve que tout n'est pas "acquis". De toute façon, même réussir parfaitement un exercice ne prouve pas que le cours est "acquis".

Je suis aussi d'accord avec l'auteur de l'article concernant les interros surprises : certes, quand on est élève et qu'on entend "interro surprise", ça fait ch***, mais si les élèves faisaient un travail régulier au lieu de seulement réviser à l'arrache la veille des contrôles, ça ne poserait pas de problèmes.

Par contre, je ne suis pas vraiment d'accord concernant les prix et tableaux d'honneur. Peut-être faut-il avoir connu cette époque pour en saisir l'intérêt, mais moi je ne vois pas. Je ne pense pas qu'on tire plus de fierté à ramener un prix à la maison, qu'un bulletin avec une bonne moyenne.

Et pour répondre sur le laïus de l'école qui vise à transformer tout le monde en bourgeois, je n'ai pas du tout cette impression. Après, c'est peut-être parce que je me suis toujours plus intéressé aux sciences qui sont objectives.
Je suis d'accord avec toi que le programme est très classique et qu'il aurait besoin de toujours évoluer, mais je ne pense pas que ça soit dû à un respect de certains codes bourgeois. Ça vient plutôt d'une inertie due aux différentes générations de profs présents dans l'enseignement : par exemple, comment veux-tu qun prof de 40-50 ans fasse un cours sur le rap ou les graffitis ? Pour voir des cours sur des choses aussi contemporaines, il faut obligatoirement une réforme des programmes.

-Nealendil-
-Nealendil-
Niveau 10
23 mai 2010 à 13:17:03

J'aime bien quand tu te mets en mode populiste Bourreau. :hap:

South_Killer
South_Killer
Niveau 10
23 mai 2010 à 13:22:44

Je suis entièrement d'accord avec dunadan :oui:

surtaaxe
surtaaxe
Niveau 7
23 mai 2010 à 13:41:10

Oui c'est stigmatisant, pour la bonne raison que dans un lycée de merde un type va se glorifier de son 16 en maths alors que ca vaut pas un 10 dans ton lycée, voilà pourquoi c'est stigmatisant, voilà pourquoi vaut mieux être dans un lycée de merde pour le post bac.

De plus les notes sont représentatives de rien; par ex moi à chaque controle de math je stress et jécris de la merde ca me coute 3 poins par controle ducoup jme retrouve à 10 au lieu de 13,

or 10 = moyen.
13= acquis.

Et les profs d'hg qui te mettent des mauvaises notes avec marqué programme pas acquis alors que t'as listé tous les évènements de la fin de la guerre froide jusqu'à ce qu'a fait gorbatchev tel jour à tel heure en buvant son café, c'est de la connerie de prof qui peut pas te saquer oui.

Bourreaucalinou
Bourreaucalinou
Niveau 8
23 mai 2010 à 13:46:39

Korpenko :

"Honnêtement j'ai éclaté de rire.
On va à l'école pour apprendre, mais le mec qui recoit une mauvaise note sait qu'il a mal appris et qu'il doit en faire plus. "

:d) Qu'il a "mal" appris. Il y aurait donc une certaine façon d'apprendre, un chemin à suivre, et si on s'en écarte, on est un cancre ? C'est de l'uniformisation dans ce cas, et si on admet que l'école véhicule des valeurs bourgeoises (j'y reviendrai en répondant à dunadan), alors c'est du pur prosélytisme de classe. Un exemple : si j'ai une poésie à apprendre, je dois le faire par coeur pour avoir une bonne note. Or si j'ai envie de faire différemment ? Non pas de l'apprendre par coeur, mais plutôt de prendre chaque vers et, disons, de l'associer à une image, une odeur, une saveur, bref l'aborder de façon plus esthétique que rationnelle ? D'une part, c'est plus créatif à mon sens, plus prolixe, et d'autre part, plus en accord avec l'esprit de la poésie. Or c'est contreindiqué pour avoir une bonne note, puisque seul le par coeur prime... on voit bien ici que la note, lorsqu'elle est mauvaise, sanctionne le refus d'une certaine façon de faire, mais en aucun cas un manque de travail ou un autisme atavique.

"Et puis, tu voudrais donner comment le bac toi ? Tu voudrais que la sélection aux concours sélectifs se fasse comment ? Tout le monde a gagné c'est ca ? Par exemple, 2000 admis par an au concours EPL (cout : 160M d'euros par promo) et autant de pilotes au chomage ? "

:d) Mes propos concernent le secondaire, pas le supérieur. J'ai passé des concours récemment, et je sais leur intérêt. :)

"Enfin, ton délire sur les connaissances et les valeurs du monde bourgeois... Tu voudrais qu'on étudie quels auteurs en musique ? "nique ta mère, fuck la police?" Non je ne crois pas.. En philo, tu voudrais apprendre quoi ? "

:d) Puisque je sais que tu parles du rap, sache que ça ne se résume pas à ça en réalité, au-delà de la caricature vomie par les médias. Je pense par exemple à "petit frère" de IAM, vide de toute insulte, et qui porte un regard lucide sur les effets de la mondialisation sur la jeunesse. Un texte profond si on sait lui accorder l'attention qu'il mérite. ^^ Quant à la philo, je ne veux pas "apprendre", mais "apprendre à réfléchir". Les connaissances ne sont pas une fin en soi, mais un moyen d'ouverture sur le monde. Or la note sanctionne l'apprentissage pour l'apprentissage, ce qui n'encourage en rien la réflexion et l'ouverture d'esprit. Tout se passe comme si, une fois de plus, l'école visait à endoctriner en termes de valeurs bourgeoises, et stigmatiser ceux qui, pour x ou y raisons, refusent ces valeurs.

"Et tu crois aussi qu'étudier la seconde loi de newton c'est stigmatisant à cause de la profession de Mr Newton ?
Tu crois qu'il y a des maths "urbaines" et des maths "bourgeoises?" "

:d) Du tout. :noel: Je ne parle pas de sciences objectives, et la distinction de dunadan me paraît pertinente concernant cette question. :oui: (les maths sont d'ailleurs une des matières les moins discriminantes à mon sens)

nonsense14 :

"
===> Bientôt les notes auront les effets du canabis...

Au lieu de s'occuper des vrais problèmes (alcool , drogue) on s'occupe des détails insignifiants comme d'habitude.

Puis est ce que ces gens sont déjà allé dans un collège publique? On verra si l'esprit de compétition existe toujours... "

:d) J'aime troller un peu, et j'ai donc exagéré mon propos pour faire réagir ! Mais l'alcool et la drogue sont plus des conséquences que des causes, à mon sens. A 14 ans, on ne va pas spontanément se tourner vers le cannabis, mais plutôt le faire suite à une scolarité difficile, par exemple (en mettant de côté l'effet de mode, bien sûr). Pour le collège public, pas compris ton argument...

dunadan (le gros morceau \o/ ) :

Je ne vais pas te citer, ça ferait un trop long pavé sinon. :o))

Tout d'abord, je ne pense pas que la recherche de bouc émissaire soit efficiente. C'est un système qu'il faut dénoncer, pas des personnes. Il ne s'agit pas d'accuser les profs, ce ne sont que des intermédiaires. De là, pointer du doigt ceux qui se plaignent parce qu'ils ont des mauvaises notes, ça ne fait rien avancer ! Et tu n'as peut-être pas vu l'école sous cet angle mais, de facto, c'est ce qui est recherché (c'est le principe même des notes d'ailleurs : hiérarchiser sur une échelle de 0 à 20, ou 10).

Ensuite, je ne pense pas qu'il faille maîtriser tout le programme pour passer en classe supérieure. Vu la somme phénoménale de connaissances à accumuler chaque année, et toutes les matières étudiées, c'est impossible de tout se rappeler. Il s'agit plutôt d'une formation d'ensemble à mon sens, d'ouverture d'esprit, et une fois de plus, je vois les programmes comme un support et non comme une fin en soi à maîtriser à 100% (cf. les programmes publiés au BO, il est toujours préciser "l'objectif de tel enseignement est de fournir à l'élève les outils blabla). Par conséquent, un système de A ou de B/C permet d'évaluer la progression de l'élève tout au long de l'année, et m'est avis qu'il faudrait davantage évaluer des compétences que des connaissances. Pratiquement, tu as raison, la pratique du redoublement serait par trop répandue si on se fondait sur une évaluation systématique des connaissances avec pour objectif de tout maîtriser. Or trop d'élèves redoublent (c'est une lubie française, 20% des jeunes de moins de 15 ans disent avoir déjà redoublé, or ça ne fait pas de la France un pays de génies comparé à d'autres pays moins portés sur cette pratique). Et tu te focalises trop sur le "tout acquis", 100% ou rien, à mon avis. L'erreur est humaine comme on dit, on ne peut tout emmagasiner.

Pour les interros surprises, je trouve ça sans intérêt aucun. Quel intérêt de piéger l'élève comme ça ? D'une part, sur le plan de la relation humaine, ça mine la confiance entre l'élève et le prof (or ça compte beaucoup dans la motivation pour apprendre). D'autre part, c'est vraiment un contrôle mécanisé des connaissances, un peu comme un contrôle qualitatif surprise en usine sur les chaînes de production. Quel intérêt de faire des devoirs non prévus ? Vérifier qu'on se plie bien aux exigences d'un système qui, dans sa totalité, cherche à repérer les éléments subversifs et, le cas échéant, les réorienter vers des CAP / BEP ? L'enseignement secondaire général (voire techno) est une immense fabrique à élites, avec ses codes, et ses valeurs, qu'il convient de transmettre de façon productive, au moyen d'interros surprises pour segmenter les classes en deux, entre ceux qui se conforment à l'éthos scolaire et les autres, les déviants. Tout est idéologique, au fond.

Enfin, sur le fond du sujet à mon sens, à savoir le rôle de l'école dans la perpétuation de l'habitus bourgeois. Je suis très marxiste, j'aime analyser en termes de conflits de classes, d'intérêt, dans une dynamique dialectique, plutôt que dans une perspective figée et statique. En un sens, je me contente de me réclamer aussi de Bourdieu, qui nomme ce que je décris, dans La Reproduction, la Violence symbolique de l'école sur les élèves. Qu'est-ce à dire ? Rien de plus que ce que j'ai déjà affirmé, à savoir que l'école transmet certaines valeurs, au détriment d'autres, et que, très trivialement, quand on vient d'un milieu ouvrier, il y a conflit idéologique entre ces deux champs, l'école et l'hors-école, le foyer, les réseaux de socialisation externes (clubs de sport par ex, les clubs de football, sport populaire par excellence, dont les valeurs peuvent entrer en conflit avec l'école). Les notes, pour moi, stigmatisent, car elles indiquent qu'untel n'est pas aux normes, qu'il est déviant (cf. ce qui se passe en cas d'échec scolaire : on parle d'inadaptation, on cherche la cause dans des problèmes familiaux etc.).
Pour cette raison, je ne pense pas que ce soit pertinent de tout réduire à un problème de feignantise, qui serait presque génétique chez ceux qui ont des difficultés scolaires. Et l'analyse générationnelle de dunadan est pertinente, puisque ça recoupe en partie celle en termes de conflit de classes. Mais dans le même temps, si on l'admet, on légitime à rebours l'école, puisque si les profs ne peuvent pas faire d'efforts pour se mettre au niveau des élèves, c'est aux élèves de faire un effort. Ce qui revient à admettre qu'ils doivent chercher à avoir des "bonnes notes" et à absorber des connaissances et des valeurs qu'ils rejettent par ailleurs.

Bourreaucalinou
Bourreaucalinou
Niveau 8
23 mai 2010 à 13:49:27

Je ne suis pas en mode populiste puisque je ne suis candidat à aucun poste politique. :hap:

Bourreaucalinou
Bourreaucalinou
Niveau 8
23 mai 2010 à 13:50:06

Et désolé pour les fautes et les répétitions. :noel:

Bourreaucalinou
Bourreaucalinou
Niveau 8
23 mai 2010 à 13:53:38

D'ailleurs, on a eu un débat intéressant récemment sur le sujet, à savoir les quotas dans les grandes écoles. Ce que je connais, c'est le système des écoles de commerce, avec l'importance de la culture gé à l'écrit, ainsi que de l'éco. Ces matières nécessitent des références bien ciblées, que j'appelle bourgeoises, et pas que moi d'ailleurs. Et le jury d'HEC le précise bien : toute référence classique est à exclure. On voit ici ce que recherche le système.

castolo64
castolo64
Niveau 6
23 mai 2010 à 14:15:14

Mais quel rôle veux-tu donner à l'école alors ?

CotmarCDB
CotmarCDB
Niveau 6
23 mai 2010 à 14:29:29
  1. surtaaxe Voir le profil de surtaaxe
  2. Posté le 23 mai 2010 à 13:41:10 Avertir un administrateur
  3. Oui c'est stigmatisant, pour la bonne raison que dans un lycée de merde un type va se glorifier de son 16 en maths alors que ca vaut pas un 10 dans ton lycée, voilà pourquoi c'est stigmatisant, voilà pourquoi vaut mieux être dans un lycée de merde pour le post bac.

De plus les notes sont représentatives de rien; par ex moi à chaque controle de math je stress et jécris de la merde ca me coute 3 poins par controle ducoup jme retrouve à 10 au lieu de 13,

or 10 = moyen.
13= acquis.

Et les profs d'hg qui te mettent des mauvaises notes avec marqué programme pas acquis alors que t'as listé tous les évènements de la fin de la guerre froide jusqu'à ce qu'a fait gorbatchev tel jour à tel heure en buvant son café, c'est de la connerie de prof qui peut pas te saquer oui.

==>Je me permet plutôt de remettre en doute tes connaissances.

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 23 mai 2010 à 15:05:02

Qu'on soit un peu moins durs avec les CP, je le comprends (ma prof de CP a traumatisé 3 générations de gosses) mais les notes, c'est essentiel. On ne vit pas dans un monde où tout le monde il est beau et mignon, il faut complimenter en cas de réussite et blâmer en cas d'échec, la note c'est fait pour ça. Après, si les parents ne sont pas capables de comprendre quand on leur dit que leurs gosses seront en galère dès l'âge de 16 ans, c'est malheureux mais ce n'est pas de la faute de l'école.

L'école, elle est très bien, un peu dure au niveau des emplois du temps il y a quelques années mais ils y ont remédié. De toute façon, de nos jours, l'Etat doit assumer tous les problèmes d'éducation en payant des gens qui ne sont pas foutus d'inculquer la moindre valeur à leurs enfants :honte:

dunadan63
dunadan63
Niveau 10
23 mai 2010 à 15:52:45

Bourreau, je vais aussi prendre la peine de répondre (attention, pavé ^^) :

"Et tu n'as peut-être pas vu l'école sous cet angle mais, de facto, c'est ce qui est recherché (c'est le principe même des notes d'ailleurs : hiérarchiser sur une échelle de 0 à 20, ou 10)."
:d) Justement non, le but n'est pas de hiérarchiser sur une échelle de 0 à 20, ça c'est aux concours qu'on le fait, je ne vais pas te l'apprendre. En classe, le but de la notation est d'évaluer le niveau de compréhension du cours, pas de classer des élèves. Pour des matières à notation purement objective (sciences, français de collège), si tu as compris comment résoudre l'exercice, tu as une bonne note. Si c'est le cas de toute la classe, toute la classe a une bonne note et la moyenne de classe est de 15. En pratique, ça n'arrive jamais car le niveau des élèves dans une classe est trop disparate. La hiérarchisation est une simple conséquence sans grand intérêt : le dernier d'une classe avec 10 de moyenne a-t-il plus de chance de redoubler que le 5ème d'une autre classe à 9 de moyenne, juste parce qu'il est dernier ? Non, parce qu'on se base sur la note et non sur le classement.

"Ensuite, je ne pense pas qu'il faille maîtriser tout le programme pour passer en classe supérieure. Vu la somme phénoménale de connaissances à accumuler chaque année, et toutes les matières étudiées, c'est impossible de tout se rappeler."
:d) Je suis d'accord avec toi là-dessus. Il y a tellement de choses qu'il est impossible de tout connaître. Il y a pourtant certaines notions qu'il faut absolument maîtriser et qui devraient être en quelque sorte éliminatoires pour le passage en classe supérieure, justement parce qu'elles seront approfondies. Or, on ne peut pas progresser si on n'a pas les bases : par exemple, comment peut-on envoyer en S un élève qui n'a strictement rien compris aux fonctions ?

"Par conséquent, un système de A ou de B/C permet d'évaluer la progression de l'élève tout au long de l'année,"
:d) Ça ne permet absolument pas d'évaluer une progression. Au cours de l'année, les chapitres abordés sont tellement différents qu'on peut très bien en comprendre certains mais pas d'autres.

"D'autre part, c'est vraiment un contrôle mécanisé des connaissances, un peu comme un contrôle qualitatif surprise en usine sur les chaînes de production."
:d) Justement, tu compares à l'industrie. Pourquoi il y a des contrôles aléatoires sur les chaînes de production ? Pour s'assurer que le travail n'est jamais bâclé. C'est pareil à l'école. Dans l'industrie, si un ouvrier fait mal son travail, il est sanctionné, à l'école, l'élève aussi. Là où il y a une différence qui justifie encore plus l'intérêt des interros surprises, c'est que l'ouvrier ne gagne rien en faisant bien son travail, alors que le travail fourni par l'élève est uniquement dans son propre intérêt.

"Vérifier qu'on se plie bien aux exigences d'un système qui, dans sa totalité, cherche à repérer les éléments subversifs et, le cas échéant, les réorienter vers des CAP / BEP ?"
:d) Mais en quoi est-ce un problème de se rendre compte qu'on n'a pas forcément des qualités d'apprentissage, et qu'on serait mieux en CAP/BEP ? Pour moi, il n'y a aucune honte. Quand je vois un mec qui arrive à trouver la panne de ma voiture, alors qu'avec un diplôme d'ingénieur je n'en ai pas la moindre idée, je me dis que certains sont faits pour un métier, d'autres pour un autre. Quand je vois un sportif de haut niveau, c'est la même chose.

"quand on vient d'un milieu ouvrier, il y a conflit idéologique entre ces deux champs, l'école et l'hors-école, le foyer, les réseaux de socialisation externes (clubs de sport par ex, les clubs de football, sport populaire par excellence, dont les valeurs peuvent entrer en conflit avec l'école)."
:d) Je viens d'un milieu ouvrier, et je n'ai jamais ressenti ce conflit. Stop de croire que la "classe populaire" est remplie de caliméros.

surtaaxe
surtaaxe
Niveau 7
23 mai 2010 à 15:54:08

Ben si le but c'est de classer, parce que les prépas te sélectionnent par classement dans ta classe...

Epita
Epita
Niveau 10
23 mai 2010 à 15:56:58

Sauf que les prépas c'est autre chose, elles vont forcément sélectionner les meilleurs, et heureusement.

Sinon je suis d'accord avec dunadan.

[[blackfire]]
[[blackfire]]
Niveau 5
23 mai 2010 à 15:57:37

:rire: Surtaaxe est toujours en forme à ce que je vois.

surtaaxe
surtaaxe
Niveau 7
23 mai 2010 à 15:59:34

Ouais nan mais il me chauffe lui à me suivre comme mon chien.

Sauf que la sélection des prépas n'est pas du tout objective, vu que t'as du mal à différencier un type fort d'un type surnoté.

Enfin sauf quand c'est flagrant, style moyenne à 17 pour classe à 16,5...

Epita
Epita
Niveau 10
23 mai 2010 à 15:59:37

Et effectivement en première et en terminale ça sert aussi à classer, pourquoi ? Parce que c'est nécessaire de faire un classement pour les filières sélectives.

Après de la 6ème à la seconde osef du classement, ce qui compte c'est ton niveau, et c'est tout.

Ensuite en première et en terminale effectivement le classement intervient, ce qui est normal. Même si des fois ça peut être dégueulasse. Un 5ème d'une classe X avec 14 de moyenne peut très bien être meilleur qu'un 1er d'une classe Y qui a 14.5 de moyenne, malheureusement le classement intra-classe reste la seule solution pour effectuer une sélection, outre les concours...

Sous forums
  • Métiers & Orientation
  • Histoire
  • Cours et Devoirs
  • Politique
  • Environnement & Nature
  • Philosophie
La vidéo du moment