Ben thèse antithèse, synthèse me paraît le plus simple.
N´oublie pas d´analyser ce que c´est que le souhaitable, parce que le terme est ambigu.
I° Le malheur qu´entraine nécessairement le désir : n´est-ce pas une raison de ne plus désirer, pour obtenir l´ataraxie ?
II° Mais qui ne désire pas, n´est pas un homme. Qui peut souhaiter ne plus désirer, et donc ne plus réaliser ses désirs ? Le désir et la passion comme essences de l´homme.
III° Cependant, l´exercice de la raison quant au désir n´est-il pas plus "raisonnable" et donc "souhaitable" ? La raison, maitresse de la passion : vers un ascétisme.
Autrement, moi j´aurais bien fait
I° La nécessaire perte de l´homme dans l´exercice immodéré du désir (contradiction de l´être, perte de ce dernier, caractère inconstant qui nous emmène vers toujours plus de désir. Bref, désirer trop c´est être malheureux. Et désirer n´ammène à rien). En montrant que le désir est une inclination de l´esprit ephémère, changeante et continue; et que c´est de la folie que de croire et de suivre toutes ces inclinations.
II° Serait-il souhaitable de ne plus désirer, c´est se demander s´il est préférable de trouver une stabilité au lieu d´une dynamique. Je veux dire par là que celui qui ne désire plus, ne bouge plus, qu´il n´est plus rien. D´ou, le nécessaire choix de la dynamique pour exister. Ne plus désirer c´est renoncer à la vie. Or, il est prétentieux et téméraire de renoncer à la vie (là tu peux utiliser ce que dit Platon du suicide).
III° Réhabilitons donc le désir, en lui insufflant un souffle éthique. Le désir ne sera plus celui du dandy, lequel construit son existence sur un désir immodéré d´esthétique -faisant un problème existentiel du choix de la couleur de ses chaussettes, ou de la nappe. Cf Baudelaire- mais celui de l´éthicien. Ce sera un désir réfléchi et non plus futile. Et tu finis sur "le désir comme moteur de l´existence humaine, et la possibilité de le réhabiliter.