C´est triste que de tels livres soient autant vendus....
"On estime à 40 millions le nombre de bibles diffusées annuellement dans le monde. Aucun livre ne connaît une diffusion constante d´une telle ampleur depuis l´invention de l´imprimerie. Le premier livre sorti des presses de Gutenberg fut d´ailleurs une Bible ! En France, ce sont 280 000 exemplaires de la Bible qui sont annuellement distribués, vendus ou offerts : un chiffre digne des meilleures ventes des auteurs populaires !"
http://www.fnac.com/shelf/Article.asp?PRID=1436688
(j´y peux rien si la source est à chier)
Quand on y pense c´est dingue, des types comme Dan Brown arrivent à vendre des millions d´exemplaires sans avoir aucun style (alors que justement le roman c´est aussi une forme...). Un bouquin qui est plus un scénario qu´autre chose
Que des types comme J.M.G. Le Clézio pondent des merdes absolues, et jouissent en même temps de toute la reconaissance qu´un auteur peut avoir (meilleur écrivain de sa génération, au programme en T° je crois, au programme des maths spé cette année.). Un type qui pond des bouquins qui nous glissent dessus (lisez en un, à la fin il ne vous restera aucune impression) avec des morales à deux balles que même un enfant de 4° il peut énoncer (l´argent c´est nul, la richesse intérieure c´est bien... dans son dernier bouquin)...
Que des gens comme Houellebecq jouissent d´une telle audience ça me tue.
A coté de ça, y´a des gens comme Koltès, des gens qui ont eu aussi un effet de mode, mais qui se justifiera sans doute dans un certain temps, qui sont édités chez Minuit (donc des livres chers, et peu accessibles). Qu´ils ne vendent pas beaucoup.
Bon, institutionellement ils sont reconnus (programme de normale sup en 2001 je crois) mais le grand public ne les lit pas...
Faut croire que c´est comme ça. Antigone d´anouihl est très étudié, pourtant il n´y a pas grand chose quand on gratte un peu hein, à part un manichéisme débile et enfantin : Antigone= Gentille, Créon= Méchant... alors que la pièce de Sophocle est bien plus compliquée que ça.
J´espère qu´on découvrira un jour qu´Anouihl a une réputation très surfaite, de même pour les auteurs cités plus avant...
DarKil73 bouton profilbouton profil Posté le 10 juin 2006 à 10:56:48 Avertir un administrateur à propos de ce message !
Da Vinci Code est le livre le plus vendu au monde, plus que la Bible. 42,000,000 d´exemplaires.
Tu peux me dire depuis quand existe la Bible ? Et depuis quand existe Da Vinci Code ?
GiJoe, j´ai eu un extrait de Le Clezio pour le bac blanc (1ère S) de français. J´ai pas aimé du tout ![]()
Ahhhhh
c´est bien, t´as bon gout ![]()
Il faut chier sur ces auteurs à la con que tout le monde admire de nos jours, et les juger pour ce qu´ils sont !!
Rendez vous compte, le monsieur a été élu meilleur écrivain encore vivant par les lecteurs... (ices) de Elle...
(en plus de toute la reconaissance universitaire et cie)
C´est marrant ce type, parce qu´autant on le voit partout, et autant à chaque fois qu´il est à la télé, il joue le faux profond et nous explique qu´il est timide et n´aime pas les médias ![]()
Alors que d´autres (BHL) vont vers les médias, mais aiment les médias et le disent...
tsss l´honnêteté
J´ai pas lu les bons auteurs que tu cites, mais je suppose qu´ils écrivent des textes trop recherchés pour être reconnus du grand public. La preuve, c´est que Le Clezio est admiré des lectrices de Elle, or nous savons tous que les lectrices de Elle sont toutes des critiques littéraires averties
Sinon, t´aimes bien Kafka ? J´ai jamais lu mais ça m´a l´air pas mal.
Kafka je n´ai pas lu grand chose (j´ai lu La Métamorphose quand j´étais en 4° et le Procès l´an dernier...) mais j´aime pas mal ouais.
En fait dans ma "vie" littéraire, il y´a eu plusieurs déclics.
Bon déja j´ai su lire tôt et bien...
Ensuite mes parents m´ont un jour emmené à Paris (rendre visite à mon cousin) et sont allés avec moi à la Comédie Française, ou j´ai vu La tempête de Shakespeare. Une mise en scène superbe etc... bref, 1° déclic, j´étais sous le charme ![]()
Le second et sans doute le plus important a été de lire Les Misérables de Hugo en version complète quand je devais être au CE2-CM1 (Primaire dans tous les cas).
Et je me souvien très bien qu´à la lecture de la "présentation" de Cosette, j´ai pleuré
Ensuite bon, ben je me suis interessé à la littérature (j´ai lu beaucoups de romans traitants d´avions : St Exupéry, Kessel et Cie à la fois la période et la discipline m´interessant, comme tous les petits garçons).
Aux vacances de la 3° à la seconde : 3° déclic, j´ai découvert Camus, l´étranger. Là aussi j´avais jamais ressenti ça avant, et ça me laisse une impression bizarre. Pendant les vacances, j´en ai lu d´autres de lui (La peste par exemple, qui m´a fait éprouver les mêmes choses).
En seconde j´ai lu Le voyage au bout de la Nuit de Céline, j´étais sur le cul... C´est sans doute l´un des plus grands livres que j´ai jamais lu.
Pendant les vacances de seconde, j´ai mis la main sur Les Frères Karamazov de Dostoïevsky (et j´ai ainsi découvert l´univers russe, ce que j´ai continué avec le théâtre : Tchékov).
Un des autres très grand romans...
(Dostoïevsky est un peu le pré-kafka Sarraute a écrit un truc là dessus je crois).
Et j´ai aussi lu Des Souris et des Hommes de Steinbeck... ce qui est un très grand roman aussi.
Fin bon j´en oublie, mais y´a de très grandes oeuvres qui laissent un souvenir impérissable
Mais quand je lis ça : "J´aime la plus belle des lumières, chaude, jaune, celle qui apparaît quelquefois l´après-midi sur le mur d´une chambre face au sud. C´est en elle que je voudrais habiter, pendant des jours, des mois, des années. Souple, tiède, vivante, douce, jaune comme la paille, jaune comme la flamme des allumettes, elle entre par la fenêtre ouverte sans que je sache d´où elle vient, de quels sables, de quels champs de maïs ou de blé mur. Elle entre, pareille à une chevelure de femme, elle se met à bouger entre les murs de la chambre, d´un mouvement continu qui emplit de bonheur, d´un seul long mouvement qui se déploie et rebondit sans cesse, la belle lumière chaude, la lumière d´été. Je la sens venir, elle m´enveloppe comme l´air, mais sans rien qui trouble ou attouche, elle regarde chaque parcelle de ma peau, elle me baigne et m´éclaire. Aucune lumière ne sait faire cela comme elle. Elle, elle est venue de tous les points de l´espace, poudre des soleils et des étoiles, parfum des astres. Lumière du tabac et des genêts, lumière du cuir, lumière de la bière, lumière des fleurs, lumière de la peau blonde et claire, elle supporte tout cela avec elle, comme une rivière qui coulerait sur elle-même. On n´entend pas son bruit. C´est à l´intérieur des oreilles qu´elle murmure son chant, c´est à l´intérieur du ventre qu´elle fait tourner sa ronde. Lumière de la paix, et il n´y aura jamais d´autre paix, jamais de bonheur plus grand dans le monde. Les guerres, les crimes, les mensonges, la faim, la soif, la souffrance, tout cela s´efface quand cette lumière emplit l´espace. C´est elle que les hommes veulent voir. "
Je me dit que c´est vraiment merdique, même moi je suis capable d´écrire ainsi... C´est bourré de clichés à la cons, se voulant poétiques...
Qui a pondu ce truc ?
Sinon, tous les auteurs que tu cites, j´ai toujours voulu les lire mais, sans trop savoir pourquoi, j´en ai jamais pris le temps.
Enfin, Kafka et Camus, faut que je m´y mette, ça fait un moment que j´en ai envie. Pour Dostoievski, y´avait Crime et chatiments qui m´avait l´air pas mal.
Proust aussi est pas mal, non ?
J´ai un peu l´impression d´etre ignare à coté de toi ![]()
Y´a l´isotopie de la lumière, qui confère un rythme poétique au texte... c´est tout ce qu´il y´a dans ce texte.... avouez que c´est pauvre
On va faire un jeu, je vais mettre deux extraits, vous me direz ce que vous en pensez
L´un c´est un roman, l´autre c´est du théâtre, mais fait de longs soliloques.
1)
"Annah est assise dans l´embrasure de la grande fenêtre en ogive. C´est l´endroit qu´elle aime le mieux au monde . Elle l´aime parce que c´est l´endroit du monde où l´on voit le mieux la mer et le ciel, rien d´autre que la mer et le ciel, comme si la terre et les hommes avaient cessé d´exister. Elle l´a choisi parce qu´il est tout à fait isolé, si haut, si secret que personne ne pourrait la trouver là. Comme l´aire d´un oiseau de mer, accrochée à une falaise, qui semble voler au-dessus du monde. Annah est très contente d´avoir trouvé cet endroit. Il y a si longtemps, deux ans, peut-être davantage, quand sa mère est revenue d´Afrique, après la mort de son père. Pierre était resté en bas, parce qu´à cette époque il avait le vertige, et elle avait commencé à escalader le mur de pierre, en s´aidant des crevasses et des moellons qui faisaient saillie, et elle était arrivée comme cela jusqu´aux portiques. Elle avait un peu le vertige, à chaque fois, mais en même temps son coeur battait si fort que cela faisait une ivresse qui décuplait ses forces et la poussait jusqu´en haut. Quand elle arrivait en haut du mur, et qu´elle sentait sous ses doigts le bord de la fenêtre, c´était si bien ! Alors elle se glissait à l´intérieur de l´ouverture, et elle appuyait son dos contre la colonne de pierre, les jambes repliées en tailleur; et elle regardait le ciel et la mer, comme elle ne les avait jamais vus : l´horizon net, un peu courbe, et l´étendue sombre où les vagues semblaient immobiles, ourlées d´un trait d´écume. Ici, c´était sa chambre, sa maison, où personne ne pouvait venir. Quand elle venait ici, Pierre allait jusqu´au bas de la falaise, devant la mer, et il s´installait dans les rochers, parmi les ajoncs, pour faire le guet. Quelquefois elle entendait son sifflement aigu, ou bien son appel apporté par le vent : "Ohoo-héé !"
Et elle répondait comme lui, en mettant ses mains en porte-voix: "Ohoo-héé !" "
2) "Si vous marchez dehors, à cette heure et en ce lieu, c´est que vous désirez quelque chose que vous n´avez pas, et cette chose, moi, je peux vous la fournir; car je suis à cette place depuis plus longtemps que vous et pour plus longtemps que vou, et que même cette heure qui est celle des rapports sauvages entre les hommes et les animaux ne m´en chasse pas, c´est que j´ai ce qu´il faut pour satisfaire le désir qui passe devant moi, et c´est comme un poids dont il faut que je me débarasse sur quiconque, homme ou animal, qui passe devant moi.
C´est pourquoi je m´approche de vous malgré l´heure qui est celle où d´ordinaire l´homme et l´animal se jettent sauvagement l´un sur l´autre, je m´approche, moi, de vous, les mains ouvertes et les paumes tournées vers vous, avec l´humilité de celui qui possède face à celui qui possède face à celui qui désire; et je vois votre désir comme on voit une lumière qui s´allume à une fenêtre tout en haut d´un immeuble, dans le crépuscule; je m´approche de vous comme le crépuscule approche cette première lumière, doucement, respectueusement, presque affectueusement, laissant tout en bas dans la rue l´animal et l´homme tirer sur leurs laisses et se montrer sauvagement les dents."
Qui a pondu ce truc ? => Le clézio justement
Bah t´aura le temps de lire (même si en S ....
)
Camus il faut le lire, c´est vraiment quelque chose
Proust est objectivement un génie. Son style (comme tous les génies) est reconaissable entre milles. Par contre, tout le monde n´aime pas, et ne tient pas la lecture d´A la recherche du temps perdu ![]()
C´est que l´histoire n´est pas folichonne (par rapport aux promesses de Dan Brown .... un amour de swann par exemple, l´histoire est simple : Swann aime Odette [parce qu´elle est idiote], il la drague, réeussit, et s´aperçoit qu´il ne l´aime plus..... ) En fait c´est une écriture qui réfléchit sur l´écriture, pourquoi écrire; et sur le temps (qui passe)
david, ton blog est géniale!
comment tu fais?
Gijoe
J´ai pas beaucoup aimé le premier. C´est limite trop long pour quelque chose d´aussi peu important. En fait, on a plutôt l´impression que l´auteur essaie de rendre capital un évènement anodin. Certes, c´est important pour Annah de monter là-haut, mais l´auteur s´attache trop à des détails futiles. Surtout le passage du retour de sa mère, j´ai un peu du mal à comprendre ce qu´il fout là. Bref, beaucoup de mots pour au final ne pas dire grand chose ^^
Le deuxième, j´ai mieux aimé. J´aime bien les écrits à la première personne. L´homme qui parle fait un peu mégalomane, un peu fou, et il a l´air pourtant tout à fait conscient de ce qu´il dit. Par contre, le texte est un peu redondant sur le fait de : "Je possède, tu désires".
Eh ben voila !
Le 1° était de Le clézio, et je n´y vois pas grand chose d´artistique, ou d´un quelconque talent d´écrivain.
Le 2° C´est de Koltès (celui dont je parlais tout à l´heure ^^) et c´est tiré de Dans la solitude des champs de cotons (1986).
C´est un dealer qui parle (deal l´auteur le défini comme "une transaction commerciale sur des denrées prohibée dans un espace neutre par entente tacite ou conversation à double sens).
Ce qui l´interesse, c´est que le lien entre les individus c´est un désir. C´est qu´il y´a toujours un manque, une attente dans les relations humaines.
Et le curieux c´est que durant toute la pièce ils ne parlent que du deal, sans jamais savoir, ni évoquer de quoi est fait le deal.
Qu´on aime ou qu´on n´aime pas, on se rend toujours compte de la valeur d´un texte (même si onne parvient pas à l´exprimer correctement). C´est ça qui est curieux, tout le monde sait quand un texte est bon, mais tout le monde ne lit pas les bons textes
Allé dernière expérience ^^ (tu es mon cobaye tu m´en veux pas hein....)
"Pour se nourrir à l´économie en Amérique, on peut aller s´acheter un petit pain chaud avec une saucisse dedans, c´est commode, ça se vent au coin des petites rues, pas cher du tout. Manger dans le quartier des pauvres ne me gênait point certes, mais ne plus rencontrer jamais ces belles créatures pour les riches, voilà qui devenait bien pénible. Ca ne vaut alors même plus la peine de bouffer.
Au Laugh Calvin je pouvais encore sur ces épais tapis avoir l´air de chercher quelqu´un parmi les trop jolies femmes de l´entrée, m´enhardir peu à peu dans leur ambiance équivoque. En y pensant je m´avouai qu´ils avaient eu raison les autres, de l´Infanta Combitta, je m´en rendais compte, avec l´expérience, je n´avais pas des goûts sérieux pour un miteux. Ils avaient bien fait les copains de la galère de m´engueuler. Cependant, le courage ne me revenait toujours pas. J´allais bien reprendre des doses et des doses encore de cinéma, par-ci par-là, mais c´était tout juste assez pour rattraper ce qu´il me fallait d´entrain pour une promenade ou deux. Rien de plus. En Afrique, j´avais certes connu un genre de solitude assez brutale, mais l´isolement dans cette fourmilière américaine prenait une tournure plus accablante encore.
Gijoe -> je me demandais ce que tu avais aimé dans "Voyage au bout de la nuit". J´avais lu des extraits de Céline au lycée qui m´avaient plutôt enthousiasmé, c´est pourquoi j´avai voulu lire ce livre, mais j´ai été plutôt décu. Déception probablement due au style de Céline, qui est des plus cru. Par comparaison, je préfère le style de Jean Marie Gustave, bien que ses écrits soient effectivement trop languissant à mon goût.
tiens, d´ailleurs je reconnais ton dernier texte ^^ (je n´avais pas encore lu le post entièrement)
Bon ben t´a trouvé, c´est effectivement le voyage
Sinon, oui y´en a qui aiment, d´autres qui aiment pas.
Et justement, ce qui fait le fort de ce livre, c´est son style, faisant entrer le populaire de fort belle manière dans l´univers littéraire. Y´a en effet des scènes de guerre (au début) qui sont assez crues, et où ça pisse de partout dans les tranchées.
JMG, son langage n´a strictement rien. Comment expliquer qu´un texte n´a rien
c´est sans doute une des choses les plus rudes. C´est tout simplement plat, Céline, que l´on aime ou pas, on reconnait.
De même que Proust, que Balzac, que Stendahl, que Zola (d´autres auteurs que j´aime ^^) que Camus, ou que Kafka, et tous les bouquins que l´on nomme "classiques".
En fait, le problème avec les nouveaux auteurs à succès, c´est l´engoument qu´il y´a autours d´eux. Autant être raisonnable : il n´y a pas de fumée sans feu, il doit bien y avoir quelque chose derrière tout cela.
La question est de savoir si c´est un effet de mode ou pas. Et c´est très difficile, parce qu´on n´a pas de recul. Pour savoir si Le Clézio est un grand romancier, il va falloir qu´il passe l´épreuve du temps.
Combien d´auteurs ont eu un succès immense de leur vivant, et un oubli quasi immédiat après leur mort ? Et inversement, combien ont crevé la dalle pendant des années, et leurs bouquins ont sont aujourd´hui reconnus comme les meilleurs, des années après leur mort.
Bref, il faut savoir si un auteur recontre simplement son époque, ou s´il y´a quelque chose de plus, qui fait qu´à chaque lecture on découvre des choses, que l´oeuvre est polymorphe, qu´elle se plie à toutes les époques (c´est ce qui fait la grande force des tragédies par exemple : on lit encore et toujours Oedipe Roi...)
Si j´avais pris Koltès, c´est que justement le problème de mode se pose pour lui.
C´est un type qui a été découvert fin 1970 (ou il était encore confidentiel) par P. Chéraut, qui le met en scène dans les années 80.
C´est un théâtre après l´absurde (l´absurde s´arrêtant dans les années 60. C´est un théatre d´étrangers, sur l´absurdité de langues étranges : c´est pas un hazard si c´est un étranger, Beckett, qui a écrit la Cantatrice chauve...) qui renoue avec le littéraire (un peu comme Giraudoux) ou les métaphores réapparaissent dans la bouche des personnages, ou il y´a des guerres nouvelles "dont on ne dit pas le nom" (guerre d´algérie, appellée encore il y a peu "les évènements").
Bref, Koltes s´est fait l´écho de la société...
Une petite bio est bien représentative : il incarne quelque chose dans les années 80, c´est une vie qui devient destin.
Comme tout le monde il est né en province, dans une famille médiocre, comme tout le monde, et dans un milieu ininteressant, comme tout le monde (il lui en restera le dégout de la mentalité française : petite bourgeoisie, individu etc... Z´avez vu, je fais aussi bien que Le Clézio).
De 18 à 25 ans, il voyage baucoups (New York, l´amérique latine, et surtout l´afrique qui le fascinera) et lit tout autant (Shakespeare surtout). A 20 ans, il est dans le milieu du théatre. De 70 à 73, il étudie au TNS (de Strasbourg) en option mise en scène. Il écrit un peu : des pièces expérimentales.)
Comme tout le monde il prend sa carte au PC, qu´il rendra après. Il a du mal à trouver sa place : il se désocialise, essaie de se marier, mais il est homosexuel [Anne übersfeld insistera la dessus, nottament aussi parce qu´il s´apelle Bernard Marie Koltès. L´homme et la femme dans le même nom. Ca marque une oeuvre tout ça]
Il fréquente alors les milieux peu recomendables (drogue, banditisme etc...) et découvre la vie nocturne. Il fait une tentative de suicide.
C´est parfaitement représentatif de la jeunesse sans idéal.
Il a de plus une tête d´ange à la Rimbaud (celle qu´on voit partout, et qui est en fait, hyper retouchée. Le vrai rimbaud est une laideur ^^) et meurt très jeune du SIDA. Il avait 41 ans.
Pour reprendre Ubersfled, il y´a deux choses qui font un grand théâtre : 1/ un lien entre le monde de l´auteur, et le monde réel de son temps et qu´il l´exprime avec le plus de richesse et de force 2/ Que son langage soit reconaissable.
Bref, on ne sais pas encore (bien qu´il me semble qu´il soit parti pour être un futur grand ^^)
sd460 c´est dommage d´ailleurs que tu n´aime pas Céline ![]()
C´est peut être un manque, non pas de maturité, mais d´age j´en sais rien. Et de toute façon, il faut se forcer à lire les textes que l´on n´aime pas quand on sait que ce sont de grandes oeuvres ![]()
Parfois on a la révélation.
Par exemple, en 2° j´avais essayé de lire La Princesse de Clève, de Madame de Lafayette. J´ai abandonné avant même que l´on ait fini de présenter les personnages. Très au début donc ![]()
Cette année, j´ai été astreint de lire le livre, parce que ça faisait partie des lectures obligées pour une dissert.
J´y ai trouvé des qualités, et j´ai même apprécié le livre...
De même pour Manon Lescaut, ou l´histoire du chevalier Desgrieux...
L´année prochaine je passe en 1ere S et je compte lire Candide et 1984 ( et d´autres livres également) pendant les vacs.
Vous en pensez quoi ?
"C´est peut être un manque, non pas de maturité, mais d´age j´en sais rien."
Manque de maturité c´est possible, d´âge je ne pense pas. En fait je l´ai lu l´année dernière, et je me suis un peu forcé pour finir, je dois l´avouer... C´est dommage en effet, d´autant que j´étais persuadé que j´allais aimer cet auteur.
Mais je n´ai pas renoncé à Céline, on verra quand j´aurais un peu de temps.
strife2 ->
1984 -> très bon choix, l´un de mes livres préférés.
Candide -> classique, il faut évidement avoir lu.