Analyse du sujet:
«difficulté »
nous éprouvons une difficulté quand, réalisant une tâche, nous devons faire un effort et que nous rencontrons des obstacles. Au contraire, quand il n’y a pas d’obstacle et peu d’effort, quand il y a une aisance, règle la facilité. Le sujet nous demande de nous interroger sur ce qui rend difficile la connaissance d’autrui : ses obstacle, l’effort qu’elle suppose de notre part, son caractère insuffisant dans bien des cas.
«comprendre les autres »
La compréhension signifie cum ( avec en latin) predere ( prendre), prendre avec soi ce qui d’abord m’est étranger. Au début une opération peut me sembler étrangère quand je ne comprend pas, elle devient familière quand j’ai compris, c’est une chose que j’ai pris avec moi. Chercher à connaître, c’est chercher à comprendre. Seulement comprendre quelqu’un n’a pas la même signification que comprendre un phénomène, quelque chose qui relève de l’objet non du sujet. La compréhension d’autrui est la compréhension du sujet dans son altérité ( dans le rapport sujet-sujet) et non une variante de la connaissance objective ( dans le rapport sujet-objet). Quand on a une explication d’un phénomène physique, on a l’impression d’avoir compris, d’en avoir fait le tour. Mais s’agissant d’autrui, nous ne pouvons pas avoir le sentiment « d’avoir fait le tour » de quelqu’un. Que veut-on dire d’ailleurs quand on croit comprendre quelqu’un ?
«les autres »
désigne ici autrui dans la pluralité de l’expérience quotidienne. « les autres » est une expression assez vague, voire parfois péjorative. Je peux parler « des autres » pour m’en distinguer. Le sujet ne met pas cet accent péjoratif, mais considère la multiplicité que je rencontre dans les rapports humains.
« fausse-t-elle »
Fausser, c’est déformer. Une serrure qui a été forcée est faussée, elle ne fonctionne plus de manière correcte. Ce qui est faussé est tordu et doit être redressé. Quand dit-on qu’une relation humaine est faussée ? Quand intervient un élément qui lui ôte son authenticité, ce qui la rendrait véritable, vraie. Si je ne vois en face de moi que la caissière au supermarché, sans égard et précaution pour la personne, je ne suis pas vraiment en relation avec elle, le rapport humain est faussé et faussé par l’image que j’ai d’elle : c’est « une » caissière, semblable à des dizaine d’autre, ce n’est pas telle personne, unique, ce visage fatigué, cette moue ennuyée, cette inflexion unique de la voix, cette présence qui s’efforce d’être gentille pourtant, même si je suis indifférent et que je ne la regarde même pas.
« rapport »
ici le mot veut dire relation avec, autrui. Je suis tous les jours plongé au milieu des autres, je suis avec d’autres, mais il est pourtant assez rare que se constitue un nous commun, qu’il y ait un sentiment d’être ensemble. Le plus souvent, il y a rapport de proximité, mais pas de relation authentique. Il ne suffit pas d’être au même endroit, ne se côtoyer tous les jours pour être vraiment proche. La proximité signifie que dans le rapport humain une relation est établie et que pas suite une communication existe. Bien sûr, les rapports humains existent, mais instaurent-ils une vraie relation ? Que faut-il pour se mettre en rapport avec quelqu’un ? Qu’est-ce qui fonde une relation juste avec autrui ?
Regarde ce que j ai trouvé sur le net brilai...
je pourrai y caser ou??