Personnellement c'est l'inverse, il me faisait rire en français la première fois, et peu a peu au fil des relectures en anglais il m'a de moins en moins amusé et de plus en plus déprimé, bien que je l'adore dans les deux lectures.
Il y a quand même des passages sue je trouve très drôles (Ackley typiquement même s'il y a ine forme de cruauté en plus), le passage chez Ernie un peu mais moins, la phase avec le taxi et les canards.
Un passage comme sa visite au vieux prof d'histoire typiquement c'est un moment qui me fait grimacer alors que la première fois ça m'amusait.
Je trouve qu'une des forces de Salinger c'est de créer cette hésitation entre la gêne et le rire, parce que l'expérience vécue par Holden en soi est très anxiogène. C'est un type pris dans une fuite en avant face à la crasse du monde et qui ne cesse d'échouer dans sa tentative de renouer avec lui en prenant des contacts toujours déceptifs avec les gens.
C'est très triste comme idée, c'est d'une solitude bien plus acide que celle du reclus.