Je viens de terminer la premier tome, et si c'est un livre sympa, ce n'est pas non plus la merveille absolue.
A moins d'être versé dans le monde de la finance, le début (et la "presque-fin" aussi!) est incompréhensible. Après il y a aussi le cours sur le système de protetion sociale suédois, qui serait complètement déficient (la caricature est trop grosse pour être crédible).
La grande majorité des personnages masculins sont soit des hommes à femmes (au mieux) soit (au pire) des pervers psychopathes et/ou des nazis tellement radicaux qu'ils feraient passer Hitler pour un enfant de coeur. La encore le trait est trop forcé. L'auteur a toujours combattu l'extrême droite, mais en caricaturant ses membres comme des débiles mentaux profonds incurable, il n'est pas crédible et ne sert pas du tout sa cause pourtant louable. Le cours d'histoire sur le passé nazi du pays est pourtant intéressant et aurait mérité plus de développement.
La surenchère dans le sordide qui aboutit à la révélation finale est-elle aussi tellement exagérée qu'on a du mal à concevoir qu'elle soit possible "dans la réalité". La -réelle- affaire Kampush est de la bleuette à côté.
Ceci étant on est quand même intéressé par la manière dont les fils de l'intrigue sont dénoués, même si là aussi les coïncidences sont trop grosses pour êtres crédible (je pense à la "photo" et ce qui s'ensuit).
J'ai trouvé le style est plutôt lourd, mais l'idée des cartes était très intéressante pour s'y référer et ne pas perdre le fil du fait du nombre important de personnages (heureusement que l'auteur rapellait sans cesse les relations familiales pour aider son lecteur aussi).
Bref, un livre au final bien construit, avec par exemple les diverses relations entre les personnages, plutôt agréable à suivre malgré les défauts cités plus haut,mais qui n'est certainement pas le chef-d'oeuvre de la décennie comme j'ai pu le lire ailleurs.
Je n'en déconseille pas la lecture, on ne perd pas son temps, mais je ne pense pas me donner la peine de lire les deux suites.