Alors, je me suis dit que j´allais écrire quelque chose... Donc voici, une petite nouvelle fantastique ( pas encore) :
Mexico / 10 août 1999 /
La chaleur me bouffait le visage, je sentais presque mes poils griller et la tequila était déjà tiède et dire que je venais juste de la sortir du frigo… Je vidais mon verre sur le sol et m’installai à l’ombre, sous un vieux palmier rabougri à quelques mètres de l’hôtel. Je regardais ma montre et me dis qu’il était l’heure de la sieste…Je fermai les yeux : impossible de dormir, la chaleur pesante, lourde, m’écrasait la tête, tel un étau chauffé au fer blanc…
Les coutumes locales me dépassaient, à peine deux jours que je séjournais à Mexico City comme on l’appelait nous autres occidentaux, et je n’en pouvais déjà plus, cette chaleur me rongeait, tout comme leurs énormes bestioles, des moustiques qu’ils appellent ça, j’aurai plutôt dit des libellules, m’enfin bon…
Je retournais à l’hôtel trois étoiles, pour ça aussi nous n’avons pas les mêmes valeurs… Je montai à ma chambre, elle était blanche, couleur censée ne pas capter la chaleur… Mon dieu qu’et-ce que cela aurait été avec une couleur foncée…
Il n’y avait qu’un lit, décharné avec des couvertures en laines, un lavabo presque propre, et une table de chevet bouffée par les mites… Les toilettes et les douches étaient communes, chose, qui, bien sur, m’insupportait et qui n’était pas précisée dans la paperasse pour la location.
Je me plongeais la tête sous le robinet d’eau chaude ( il n’y avait pas d’eau froide) et m’étalais de tout mon long sur le lit…
J’ai vingt neuf ans, je ne suis toujours pas casé, chose sordide, inhabituel, presque dérangeante pour ma génération, il faut dire que la nature ne m’a pas gâté, je fais 1m 64 pour 83 kilos, résultat de trois années de régime intense… Mes bras sont dodus, mes doigts crochus, mes jambes trop courtes, mes cuisses énormes, mes pieds très petits, mon ventre bedonnant, mon nez renfrogné, ma bouche trop grande, mes yeux, bruns et comble de la chose, je suis chauve… J’ai trouvé un petit travail en tant qu’informaticien dans une pauvre boite perdue, en redressement judiciaire, et après trois ans d’économie, j’ai enfin pu me payer ce voyage, dans cet hôtel… Cette ville… Sous cette chaleur… En pensant à tout ça, les larmes me vinrent… Trois ans d’économie, trois ans à vivre chez ma mère, trois à bouffer des légumes cuits et du poissons cru… Je finis ma journée, trop timide et exténué pour aller visiter cette ville, effondré sur mon lit….
Suite bientôt... N´hésitez pas à critiquer.
pas mal pour un début de livre,tre descriptif,
maintenant il faut voir la suite...
" mon nez renfrogné "
tres expressif!
je trouve ca plutot bien engagé . L´écriture est pas mal , comme une sudation de mots ds la chaleur mexicaine.
" de la sortir du [frigo]" => euh, cela ne fait pas très propre. pourquoi pas frigidaire?
euh juste o passage . .. " je m´ennuyais . . alors j´ai écri quelque chose"
lol c pa terribl pr accrocher un éventuel lecteur ca !
Au moins,ça me permet de rester modeste...
Pourquoi etre modeste ?
Petes la y toi, puis chies sur ceux qui critiquent, ca sert a rien mais ca cree le debat...
Hmm je parle de plus en plus mal.
En tout cas t´as gagne, ca se passe a Mexico, y fait trop chaud, ca m´attire, je lis jusqu´au bout et je donne mon avis.
J´aime bien le principe de l´antiheros.
A quand les mexiquaines ?
Et parcontre sois plus leger sur certaines phrases ´tel un etau chauffe au fer blanc´ c´est trop long. Mais niveau ambience, c´est chaud, mais rajoute en plus de l´humide, qu´il transpire notre desespere, ca lui fera encore plus les nerfs... puis il ira se rafraichir a la piscine.. et la... les mexiquaines!
oO
Je rigolais Skyzo ! ![]()
C´était juste une blague...
Blagues pas tant et ponds nous la suite, j´ai encore 4,5h a tue tout seul devant un pc...
J´écris, j´écris...
Mexico / 11 août 1999 /
Je ne sais pas ce qui m’avait réveillé, certainement un quelconque bruit provenant des chambres à côté…
On m’avait pourtant prévenu que les nuits dans les hôtels mexicains étaient agitées, mais rien à faire, têtu comme j’étais, je n’avais bien sur pas pris la peine de prendre des bouchons… Ce peut-être bête à dire, mais c’est le genre de détail qui vous gâche la vie…
Il faisait encore nuit.
A présent, rien ne troublait le silence plombait de ma chambre, plongée dans l’obscurité nocturne de Mexico…Malheureusement la chaleur n’avait pas baissé et une puissante migraine me pressait le crâne… Je m’assis sur le lit m’enserrant la tête et restai là, priant tout les dieux qui m’étaient connus…
Alors que la migraine était son apogée et que je rampais vers ma valise prendre un médicament, un cri aigu, perçant, tonitruant déchira le silence de la nuit, certainement celui d’une femme séjournant dans l’hôtel, puis, ce fut deux hommes aux voix rocailleuses, probablement, ivres qui, dans le couloir de ma chambre commencèrent à se hurler dessus… Ils se rapprochaient, gueulant en espagnol, des insultes que je ne comprenais pas, puis il y eut un bruit sourd, et un des deux hommes tomba violemment à terre en gémissant, ensuite je ne sais pas trop ce qui s’est passé, des coups encore des coups, des gémissements et des cris…
Je m’étais replié sur moi-même, me tenant toujours la tête, je crois avoir senti mon estomac se contracter.
Soudain, un des ivrognes s’écrasa lourdement sur ma porte, la faisant presque sortir de ses gonds, je sursautai et me vomis dessus…Il y eut des bruits secs qui résonnèrent tels des coups de poings, quelques craquements, et de longs gémissements plaintifs, puis je cris entendre mécanisme se déclencher, et il n’y eut plus qu’un cri, et le son d’un corps qui s’effondre….
Je ne sais pas combien de temps je suis resté là, réfugié derrière ma valise, baignant dans mon vomi, pleurant et implorant la miséricorde de ce monde… Jamais je n’avais eu une telle frousse, j’avais oublié de fermer la porte à clef, et d’un geste maladroit ils auraient pu pénétrer dans ma chambre… Et là ce qui aurait pu arriver, je n’ose y penser…
Quelques temps après j’entendis des pas dans le couloir, puis la sirène d’une ambulance…
´je sursautai et me vomis dessus´
Hm
D´abord y peut pas dormir parceque y a trop de bordel dans l´hotel, puis il se retrouve seul dans sa chambre silencieuse...
Hm
oO
( J´aime bien l´idee du vomi, mais c´est parceque je suis un maniaque, abuse pas trop de ces choses degoutantes quand meme...)
Ca commençe à être intéressant. Tu aimerais, je pense, les livres d´Antoine de Caunes ( C´est bon mais c´est chaud, et C´est beau mais c´est triste).
Mon Dieu, faut tout t´expliquer... Y´a eu un bruit qui l´ar réveillé =
" certainement un quelconque bruit provenant des chambres à côté…"
Ensuite y´a plus rien....(comme bruit)
Pour le vomi, j´ai fait ça pour augmenter le malaise du " héros" enfin, bon après... Ca dépend comment vous l´intrepretez....
Je n´ai pas l´intention de mettre des trucs comme ça dans toute les pages...
. .. pour la critique... heu... ben c´est pas mal mais je ne sais comment argumenter, ça me plait d´un côté et de l´autre tu en fais un peu trop ( enfin, je ne ferais pas mieux ^^).
J´essaie justement de modérer, mais c´est vrai que j´aime beaucoup les détails... Un livre sans détail je raccroche tout de suite....
Les détails c´est bien, c´est la façon de s´exprimer du perso.
En deux heures j’avais réussi à prendre ma douche, laver la chambre, et à me préparer pour sortir à Mexico City…
Vêtu de ma chemise blanche et de mon short moulant, l’appareil photo en bandoulière, je sortis de l’hôtel. L’espoir me revenait, la chaleur ne s’était pas calmée mais une légère brise caressait mon visage…
Je sortis la carte, et me mis à chercher le monument le plus proche : La Catedral Metropolitana.
Vu que l’hôtel était en dehors de Mexico et que je n’avais que mes pieds comme moyen de locution, je me résolus à prendre un raccourci, qui, malheureusement traversait un quartier chaud…
Les rues étaient spacieuses mais remplies, il y avait une agitation permanente, les klaxons résonnaient de tout côtés et les buildings remplissaient le moindre espace libre tels des murailles infranchissables. L’attitude des gens était bien différente à celle de mon pays, ici, on crie, on parle fort, on sort les couteaux quand on s’énerve, pas étonnant qu’il y ait plus de dix morts par jour dans cette ville…
Ca y est moins de dix minutes dehors et je transpirais, je m’essuyais le crâne d’une revers de main et soudain : l’apparition angevine, l’illumination du Christ, éblouit mon visage stupéfait : en robe rouge, elle avait de longues jambes, épilées, minces, légèrement bronzée, des formes parfaites, un décolleté à faire pâlir un borgne, et un visage ! Un nez long et fin, une bouche parfaite, des lèvres sensuelles, de grands yeux bruns et de longs cheveux noirs qui lui retombaient dans le dos… Je devais avoir l’air d’un idiot, la bouche ouverte, les yeux ronds comme des billes… Elle m’a regardé un instant, son sourire a disparu, laissant place à un rictus de dégoût. Elle a détourné la tête et accéléré le pas… Je n’aurai pas du continuer à admirer ses formes tandis qu’elle partait… Oh non ! Parce-que je n’ai pas eu le temps de voir le lampadaire qui me faisait face…