Salut à tous!
J´aimerais avoir votre avis sur une petite poésie de mon cru. Je l´ai écrite hier, dans un contexte particulier. Ne parlons pas du style: je le sais déjà ampoulé et passablement vain dans son abstraction totale par moments. Sauf que... il y a malgré tout un sens là dedans, parce que j´ai écrit ce truc dans un contexte particulier.
Un kilo de cacahuètes à celui qui devine le premier ce que j´ai voulu dire!
La décrépitude du cancrelat
Par delà les nébuleuses laconiques de lapis lazuli laminé
Par delà les oraisons nuancées de notre déraison encensée
Pis encore qu’un armageddon chafouin qui dilue son fiel
Réside un monceau d’arsenic jouant du violoncelle
Dont les cordes crissent craquent et crépitent et croustillent
Chuchotant aux potaches déchus des chouquettes chuintantes
Qui tricotent et pelotent une inéluctabilité grandiloquente
O matelot de cette mer sans vagues ! Ouvre tes écoutilles !
Et largue le dédain dodu des dindons dandys !
Ne t’enivre d’aucune fable de ces sous-fifres affables
Qui exhalent leur tiède rancœur de chimères délabrées
Juché dans ta niche par le truchement des chameliers
Parachève un substitut licencieux à ces substances illicites
Que sont ces sobriquets empiriques sclérosés par l’arthrite
Empanne la rosette aux emmancheurs de l’emmental
Qui pérorent à coups de faucille là où ça fait mal.
euuuuu bon ben de toutes facons j´aime pas les cacahouetes...
drole de " poèmier "
tous les mots semblent éclater dans leur gangue
sous les coups répétés qu´ils se décochent entre eux
feux de Bengale feu de joie
je m´assois près de l´âtre et n´y vois que du feu
à la bonne heure à la bonne lueur
la brûlure est douce aux doigts du silex
les braises sont vite froides sous la paupière
que cela flambe que cela bruite que cela pète
ces fruits semblent cueilli au plus improbable de leur vol
les sons roulent d´écho en écho de ressac en ressac dans un rassassement opaque ( ah la tempêtre et le ciel et la terre et l´océan calfeutrés le monde entier comme une cangue au cou )
il faut ce genre de pierres saillantes sonores sous le pied pour traverser ce poème a gué
tu craches un source aveugle saccadée
et nous invite au ricochet
les sifflements les chuintements tressent tissent chantent un long chapelet tortueux
j´aime ce genre de poésie démembrée
ces sortes d´ arbres
éclatant aux simouns de l´esprit
ces especes de peintures cubistes qu´on aurait recollé un bandeau sur les yeux
en tout cas je c pas mais même mentalement ca doit etre possibl de le prononcer correctement
il est des poèmes qu´on ne répètera jamais
les tempes doivent sonner comme des cymbales
ce genre de poemes est toujours décevant
les échos creusent un peu notre oreille
puis c´est l´étale
et l´épaule des plages est à demi nue
au matin amère impression d´avoir lancé les mots comme un tas d´ossements
et d´avoir les pieds dans la cendre
le silence cousu aux lèvres après s´être épris de la plaie le temps d´une nuit ( jsuis sur ke tas écri ca la nuit
. .. le jour a toujours la marotte au fond de sa poche ; et la muse sous sa poitrine faire taire la crue )
la poésie avance de spasme en spasme au moment de son reflux
elle se retient de vomir
" Par delà les nébuleuses laconiques de lapis lazuli laminé "
pourtant jentends du bruit ( je me rappelerai de ce poème comme un claquement de doigts osseux et confus, comme une paume ouverte à tous les craquements du feu qu´elle a trop longtemps couvé )
c´est un véritable champ d´échos
les comètes se cognent contre les parois du crâne
( le ciel en nous est une cavité peu profonde )
la voie lactée ressemble à une issue de secours
jai laissé trainé un sourire en plein milieu du poème
c pr blattos bien sur
--> miroir inversé
et les autres ont le droit à une poignée de main bien solennelle
ou à un frottement de nez
ou à 1 séance de trampoline sur leur ventre
ils pourront longuement boire le salut dans ma paume grande ouverte
et g laissé trainer une grosse faute ossi
un nouvo langage va pousser hideux difforme sur cette mauvaise graine
argh jai pa perdu lhabitude la sale d´enchainer les messages des les agglutiner les uns aux autres com des enfants peureux
:/
d´entasser l´écho sur l´écho
d´ajouter une marche à ma tribune
hello mes agneaux! ( quel mauvais pasteur, je vosu avais perdu, surtout Romuald, le bélier noir tout fou
)
Cutter> ce poéme au dela des crépitements des sonorités, je l´ai pris comme une charge contre les internautes qui bien à l abris d eleur pseudo donnent leur avis ( générallement de maniére péremptoire) à tort et à travers...
je sens qu´1 kilo de cacahuétes vient de me passer sous le nez...
Sinon, le titre du poéme a titiller mon côté nombriliste et m´a renvoyé à ma décrépitude... O rage, O desespoir... hum
Zobi> tes postes à épisodes faisaient le charme de ce forum. ![]()
j´espére te revoir un peu plus souvent dans les parages .
le cancrelat se fait un lit de la vieillesse
il se ballade sous les dressoirs, les commodes et les buffets tout moites du temps qui transpire et qui rampe autour de nous dans des cercles concentriques de plus en plus serrés ( sacré vautour ! )
mais je c bien ke blattos a choisi ce nom pr une raison inconnue du genre humain
enfin le mystère est intact... ptet bien k´elle est vraiment moulée ds un corps de blatte et qu´elle saute sur son clavier de touche en touche pour nous tendre une longue toile de phrases et de mots charmeurs ( je c pas si la blatte tient ne serait ce qu´un peu de l´araignée et réciproquement ( jsuis pas enthémolo... euh jorai pa du me lancer ds ce mot la ) mais on va dire ke oui )
en parlant d´araignée ce message commence a devenir arachnéen
jai létrange impression davoir pensé tout haut
tas lu la métamorphose blattos ( ah cayé je madresse directement a l´insecte , insecte ? ! ciel infusé de lucioles peutetre ) ?
mmh si je me mettais a parler tout haut a cette chose erratique et brumeuse qu´on appelle la conscience , la tutoireais - je ou la vouvoierai - je ? autrement dit est ce que si rattrapé par la folie , qui travaille au fond de nos cerveaux comme au fond d´une forge une sorte de vulcain convulsif , je me retrouvais face a face av moi meme , double matérialisé ds ma conscience au point de m´apparaitre plus vrai qu´au fond d´un miroir et revetu d´une sorte d´enveloppe d´acier fondue par les mains noueuses du forgeron dont je parlais aux commencement lointains de cette phrase , emploirais-je cette espace de politesse, où les mots givrent sur la lèvre et s´y arrachent av peine , qu´est le vouvoiement ?
" quel mauvais pasteur, je vosu avais perdu "
" la vie est un étrange et douleureux divorce "
--> tjrs avoir une bonne citation ds sa poche au cas ou . .
avt de t´endormir t´en etai a combien de moutons?
compter les moutons ca marche pas av moi
faites paître un troupeau de moutons sur ma paupière , elle se rouvrira aussitôt sur cette plaie profonde qu´est mon oeil ( ou ce ravin pr ke les moutons aient plus de sensation en tomban )
--> je connais ce soleil . . mais le satellite qui rôde autour m´inquiète
est-ce l´étoile Aldebaran ou bien le rêve aérien d´une escarboucle ?
cutter slade : est ce que je pourrais avoir ton adresse msn si tu en as une ?
Ce topic m´aura au moins permis de trouver quelqu´un de plus tordu que moi. Ca rassure :-¨P
MisterRPG: cutter_slade@hotmail.com
Mais c´est pour quoi faire?
Cher Zobinator,
je tiens à te signaler que me comparer à une Zaraigne est offensant. En effet, cet être n´est pas un Insecte mais un Arachnide. Bref, les araignées ont 8 pattes contrairement au insectes ( qui en ont 6).
Aprés cette précision que l enthomologiste que tu es,ne pouvait ignorer ( donc il y avait intention maligne), je tiens à te féliciter d´avoir suivi les méandres de mon esprit. Ok les vocables ( comme c´est prétentieux hihi) " pasteur" et " bélier" aident pas mal. mais atterir sur un comptage de moutons digne de Rouflaquette, Einsteinette et autre brebis bélante du " génie des alpages": yes!!
Je suis sure que le grand Bélier Cosmique t´as inspiré...
J´ai lu et aimé " la métamorphose" de Kafka...
Si je devais penser tout haut: que m´évoquerait une personne qui décide de s´appeler " zobinator"? certainement des choses que la pudeur m´ordonne de taire
Cordialement,
Blattos
Je suis heureux d´avoir passer du temps sur un topic auquel je n´ai rien compris. Mais peut-être n´y ai-je pas passé assez de temps.
Alors pour me consoler de ma frustration intellectuelle, je m´en vais aller visionner des photos d´Eve. Mais cela pourrai aussi me frustrer, d´une autre façon.
Qui est Eve ? Une femme pardi. Je ne suis qu´un homme.
Linutil
je suis également prêt à attendre le prochain bus, le temps d´admirer la photo , infiniment dupliquée dans mon esprit sans que je cesse pour autant de la traquer dans les replis profonds des villes, de l´Eve publique qui prête ses courbes ennuyeuses aux flancs des arrets sinistres, celle la même dont les yeux vitreux ont de longues traces de doigts. ( moi j´ai toujours les mains dans les poches et j´attend qu´on me demande l´heure )
mais en tout cas tas bien saisi a quel point ce topic était profondément érotique.
heuh quand tu parles de contexte particulier, ca ne serait pas plutot dans un etat particulier , ??
ah les hommes... fantasmer sur une côtelette...
zobinator> te drapper dans ta dignité offensé ne te vas guère.
j´espére ne pas trop fondre sinon Brest sera sous les eaux...
PS j aime bien ce dialogue de sourd où nous parlons seul ( ce qui refléte la réalité en un certain sens), une juxtaposition d allusions à nos mondes imaginaires.
maintennant c´est un monologue...
ne rien comprendre certes mais se laisser bercer par la sonorité des mots virtuels... presques imaginaires? non, ne confondons pas... si?
tu as trouvé ton rythme d´écriture dirait on mon cher Zobi, ton style est plus affirmé. tu vieillis cher ami virtuel.Fis gaffe: tu vas finir par être sage! ![]()
Heureusement que j´avais mis mon tuba et mes pantoufles étanches avant d´ouvrir ce post.
Suis-je le seul à voir une thématique obstinément sexuelle dans le poème de départ? " Empanne la rosette aux emmancheurs de l’emmental" . .. tout de même, soyons grands publics :/ Un adulte qui a des enfants pourrait passer ici ( pour ne pas parler de tous ces enfants qui ont des adultes).
Ps : il nous reste à faire de notre vie un grand soleil
wé voila, " il est grand temps de rallumer les étoiles " .
( les guillemets ils sont de moi )
blattos : je vieillis ? le langage est à quai , j´ai limpression que les mots sont en train d´interrompre en moi leur inommable macération.
Voila qu´ils commencent à tenir de l´habitude. Je commence à les détester. Quand j´aurai atteint cette souplesse et cette enchaînement qu´on demande en général à l´écriture, je cesserai d´écrire . Je crois avoir compris pkoi Rimbaud a cessé si brusquement d´écrire ( ben wé bien sur Claudel René Char , ferré , ils ont rien compris . .. ) . Seulement moi j´en aurai jamais fini avec l´écriture. Et j´ai pris beaucoup de retard. J´ai pris du retard , cest a dire que je suis a la fois vieux dans le sens où le temps a déjà pas creusé en moi, mais également très jeune dans le sens ou je n´ai justement aucune prise sur lui et que , dans le domaine de la poésie en tout cas , m´est encore à faire.