Voila la suite :
Il y eut, durant cette période un échange entre elle et moi. Une sorte de symbiose de compréhension, et, sans qu’aucune parole, sans qu’aucun geste, sans qu’aucun son ne soit prononcé nous nous comprenions. Nous vibrions à la même fréquence, nous étions totalement détaché et déraciné de tous ce qui nous entouraient. Nous planions et survolions le monde dans lequel on évoluait habituellement bref, nous étions plongés, l’un dans l’autre, dans le regard si familier de chacun.
Nos regards se sont, par la suite détachés et nous sommes restés ainsi, debout, sur le trottoir, gêné par ce qui venait de se passer. Mes yeux se sont élevés vers le ciel et j’ai tenté de lui adresser la parole. J’ouvris la bouche, mais aucun son ne sortit. Cette blessure, ce déchirement, cette lésion causée par tant de peine était encore trop vivement inscrite en moi pour que je puisse parler. Ma vaine tentative de correspondance avait échoué et je sentais les affres de mon chagrin me rattraper. L’émotion me parcourait et je ne pouvais plus tenir. Une fois de plus, j’allais chialler. J’allais affirmer toute ma faiblesse, j’allais répandre mon chagrin au delà de ma petite personne.
Mon premier réflexe, lorsque je sentis les larmes être trop proche pour être contenues, fut de la prendre dans mes bas et de pleurer sur son épaule. Elle m’entendrait, mais au moins elle ne me verrait pas. Surprise par ce geste si inattendue, la jeune fille, dans un premier temps resta ainsi, les bras ouvert, quelque peu gênée, pendant que je chiallais sans interruption…Au fur et à mesure du temps, ses bras se resserrèrent, et après quelques minutes, sont étreinte était tel que j’en avais du mal à respirer. Je me sentais si bien…je me sentais si important pour une fois, je me sentais réellement vivant et je ne saurais décrire les sensations éprouvées en cet instant ! C’est comme si, on avait placé en moi une petite bougie, diffusant une douce et agréable chaleur revigorante bref je re-naissais dans ses bras.
( Ces 2 derniers paragraphes ne sont absolument pas définitif, et je trouve l´emploi de " chialler" un peu déplacé, je pense donc changé ces termes...Ca fait un bout de temps que j´ai pas écrit, faudrais que je m´y remette
)