Bien le bonsoir @ tous !
Je tenais à vous présenter le début de ma nouvelle qui est encore loin d´être terminée. J´aurais aimé avoir vos avis
" Prologue
Ha ! !
Tout était fini. Ma vision était brouillée mais lorsque j’aperçu mon bureau ainsi que les contours de mon armoire, je fut rassuré. Ce n’était qu’un mauvais rêve…
Je me trouvais dans ma chambre. Elle était relativement petite, des motifs africains couvraient la tapisserie, et comme seuls meubles, je possédais un bureau, une armoire, ainsi qu’une petite table de nuit où reposait un petit réveil gris.
Je restais dans mon lit, ainsi, couché, pendant un long moment, en observant le plafond laiteux de ma chambre et en essayant de me souvenir et de reconstituer les nombreux fragments de mon cauchemar, mais en vain…
Un bip me fit sursauter. C’était mon réveil qui sonnait sept heures, je fus forcé de me lever. Après m’être habillé, je descendis les escaliers pour prendre mon petit déjeuner et je découvris un mot laissé par ma mère.
« Je suis partie passer des entretiens pour le boulot, je reviens dans la soirée, Bisous Maman »
Elle me laissait une fois de plus seul, mais je ne pouvais pas lui en vouloir, car avec tout les efforts qu’elle fournissait pour retrouver un travail, il aurait été cruel de lui faire des remarques sur ses absences répétées ; vous ne croyez pas ?
Après avoir déjeuné de bons œufs aux bacons, accompagné de tartines de beurres, je pris le chemin du lycée. J’aimais beaucoup y aller à pied. C’était pour moi un moment privilégié, où je pouvais, en toute tranquillité réfléchir à un tas de choses.
Souvent, je prenais un petit sentier de terre qui passait par une petite forêt. Ce lieu que j’empruntais souvent, je le connaissais par cœur mais malgré tout, à chacun de mes passages, il me semblait différent. Il y avait toujours un détail changeant et je pense que c’est ce qui fait de lui, l’un des lieux ou je préfère passer mon temps libre.
Cet endroit, était pour moi, une source d’inspiration…C’est ici que j’ai écrit le petit texte, que vous êtes en train de lire. C’est aussi dans ce même lieu que je suis toujours venu me réfugier dans les moments difficile.
Je me suis si souvent couché sur l’herbe fraîche, les yeux rivés vers l’immensité du ciel, à réfléchir à quoi se résumait la vie. Dans ma tête, tout était figé. Je restais là, pendant un long moment, sans me préoccuper de l’heure, qui elle, ne l’était pas. Je rentrais alors dans une sorte de transe, qui me permettais d’avoir un regard extérieur sur ce qui m’arrivais.
Souvent, je me posais des questions sur mon rôle dans la vie. Je remettais en doute le fait de ma présence sur terre. Etais-je seulement important pour quelqu’un ? Avais-je une quelconque utilité ou influence dans la vie des autres ?
Dans ce genre de moments, lorsque vous êtes en position de grande faiblesse, du fait de votre état moral, que vous vous posez toutes ces questions, et que vous n’arrivez à trouver la moindre réponse, tout s’embrouille dans votre tête.
Je hais avoir ce sentiment de fragilité, ce sentiment qui fait que tout peut nous atteindre ; ce sentiment qui nous ronge de l’intérieur, ce satané sentiment que j’ai en moi depuis 17 ans. Je suis dans une sorte de convalescence prolongé ; je suis comme ces malades qui ne peuvent pas affronter le monde « extérieur » sous peine d’attraper de nouvelles infections. Je suis constamment confronté à lui.
C’est étonnant quand même qu’un lieu d’apparence anodine puisse devenir si important pour certaines personnes.
Pourquoi lui et pas un autre ? Pourquoi fait-il jaillir à l’extérieur tant de question dans les moments difficiles ? Pourquoi crée t’il l’ambiance si favorable à l’inspiration ?
C’est autant de questions que je me pose mais auxquelles je ne veux pas répondre. C’est un mystère qu’il ne faut pas résoudre, une énigme sans solution.
Juste derrière ce petit bois, dans lequel je me sens si bien, se trouve un lieu dans lequel je me sens si mal. Un endroit ou toute capacité créatrice est absorbé, ou tout désir créateur se dissipe. Un lieu dans lequel je suis si incompris, si étranger. Il doit y avoir quelques chose en moi de différents pour qu’un tel questionnement se bouscule dans ma tête. Cet endroit, c’est le lycée.
Ces 5 lettres provoque en moi un blocage total. Rien que d’y penser, le sentiment qui me guide durant la rédaction de ce texte, se dissipe peu à peu, lentement, pour enfin disparaître. Il faut alors que je me replonge au fond de moi même, pour pouvoir espérer le retrouver à nouveau.
Tout cela est bien malheureux vous ne trouvez pas ? Le lycée devrait me permettre de m’épanouir, de mûrir, d’agrandir et d’embellir tout mon savoir, mais au lieu de ça, il gèle tout en moi.
Lorsque je me rapproche de la porte d’entrée, un sentiment de stress m’envahit. Je perds tout mes moyens, toute trace du peu de confiance que j’avais réussi à réunir jusqu’ici…Mais je ne peux plus reculer, c’est trop tard, je vais devoir passer d’interminables heures dans ce lieu qui me fait si peur. Si cela ne tenais qu’a moi, je ne ferai plus un pas, je m’arrêterai net, je me retournerai doucement, pour enfin me précipiter vers le chemins que j’ai emprunté pour arriver jusqu’ici. Je me demande où je trouve le courage de venir ici tous les jours. C’est comme si tous les matins, la journée d’hier, reprenait de la même façon, dans un mouvement perpétuel et sans fin. La vie, est pour moi, un fleuve beaucoup trop tranquille… Une certaine monotonie s’est installée dans le court de mon existence, une monotonie qui limite malheureusement mon envie de vivre.
En revanche, lorsque je me dirige vers la sortie du lycée, lorsque je franchis le portail, lorsque je prends conscience que je suis en quelque sorte libéré de mon démon, un sentiment de joie m’emplit, et même s’il est de courte durée, il parcoure doucement, chacune des parcelles de mon corps, et me procure une telle jubilation ! Je me sens renaître, heureux, libre. C’est dans ces moments là que mon inspiration atteint son paroxysme ; je peux alors écrire dans ma petite forêt, seul, sans que personne ne m’interrompe, pendant un long moment. Tout ce que j’ai ressenti, subi, rejeté au fond de moi-même, je l’écris. C’est ma propre façon d’exorciser ce que j’ai en moi, ce que j’endure.
Puis, je rentre à la maison. Elle est tellement vide. Vide d’une mère souvent absente, d’un père quasi inexistant. Il y a un manque total de vie de famille, pas ou trop peu de contact entre ses membres. Je dois avouer que cela me manque. Je leur en veux. Un sentiment de colère m’envahit lorsque je pense à tout cela. Mais au fond, tout ces problèmes, vienne peut-être d’une seule et même personne, moi.
J’en ai marre d’être ce que je suis. J’en ai marre d’être une personne sans qualité apparente, sans personnalité, sans talents particuliers…J’en ai marre d’être forcé de me lamenter, j’en ai marre de ne pas pouvoir parler à personne, de n’avoir aucun ami. Je me rends compte d’une chose, plus j’écris, et plus je me dégoûte moi-même. J’ai été bien naïf en pensant que ce serait un moyen d’expression qui pourrait m’aider…Il me détruit, il me ronge de l’intérieur, doucement, inexorablement, triomphant, il me fait prendre conscience de chose qui me font peur et en définitive, je me rend compte que j’en ai marre de vivre, je veux mettre un terme à toute cette supercherie qu’est ma vie, une fin à toute cette souffrance, une fois pour toute.
Durant les heures qui suivirent, je rédigeai un petit texte à mes parents, très court, mais dans lequel je leurs expliquaient tout : mon mal être, ma souffrance, ma bataille quotidienne contre moi-même…J’avais conscience de l’égoïsme dont je faisais preuve en réalisant ceci, mais j’avais réellement l’impression que c’était la seule solution à mon problème. Mettre fin à ma vie était une insulte et un non respect total de mes parents qui avait tout fait pour me mettre au monde, avoir été trop faible pour m’assumer moi même tel que je l’ai toujours été étais une chose qui me faisait honte, mais j’en avais marre de lutter.
Ma chambre était située au deuxième étage de la maison, une grande fenêtre donnait sur un petit balcon sur lequel je venais souvent m’installer pour travailler ou tout simplement pour regarder les gens passer dans la rue. Il me permettait si je m’appuyais sur le rebord de monter sur le toit. C’est ce que je fis.
Le ciel était si beau en cette soirée d’automne…Les étoiles qui tapissaient le ciel me faisait rêver et je regrettais de ne pas pouvoir m’évader dans cet océan de beauté. Je marchais d’un pas lent, pour arriver de l’autre côté de la maison, le bout de mes pieds dépassaient de la gouttière; je ne pouvais plus reculer, pas après tout les efforts que j’avais dû réunir jusque maintenant, pas après tant de moment de réflexion, pas après tant de moment d’hésitation. Ma vision se brouillait, mes yeux se chargeaient de larmes : Bonheur ? Malheur ? Je ne savais pas déterminer ni leurs origines, ni leur significations.
Savez-vous quels sont les mots qui sont restés gravés durant la totalité de cette épreuve ? « C’est la dernière fois… » . C’est bête à dire mais ce sont ces mots qui m’ont fait réfléchir aux conséquences de mes actes…C’était la dernière fois que je pleurais, c’était la dernière fois que je pourrais m’extasier devant le si beau spectacle qu’était le ciel en cette soirée; dans quelques instants, j’expirerai mon dernier souffle, je soufflerai sur la dernière bougie qui animais ma vie.
J’étais debout, les bras le long de mon corps. Je sentais mes mains tremblées sur le bas de mes hanches. Pourquoi tant d’hésitation ? Malgré tout mon mal être et mon désarroi, je sentais qu’une chose me retenait. J’était tel un funambule, en équilibre en la vie la mort, entre la lumière et l’obscurité.
C’est alors quelle arriva. Au début je ne la remarquais pas. Mais elle, m’observait depuis certain temps. Elle s’approcha doucement, assez pour distinguer le visage de cet adolescent déchiré par la détresse, avec un léger sentiment d’appréhension et de curiosité. Qu’est ce qu’un jeune homme de 17 ans faisait perché à une heure aussi avancée de la nuit sur le toit d’une maison ? Pourquoi pleurait il ? Quelles étaient ses intentions ? Il n’allait tout de même pas se suicider…
Effrayer par cette dernière supposition, elle tenta de m’adresser la parole avec une certaine retenue :
- Hum Hum…Ex...Excuse moi ?
Surpris par le timbre si doux et chaleureux de la voix de la jeune fille, je fus pris d’un léger sursaut et eus un mouvement de recul. Je baissa les yeux et fut étonné par la splendeur de la celle ci. Je la regardai longuement, pendant de courtes secondes qui me parurent une éternité. Le lampadaire situé au coin de la rue projetait sur elle, une douce et agréable lumière qui éclairaient son visage d’ange. Je ne su que répondre. Je ne pus m’empêcher de me trouver bête, et d’un geste rapide, j’essuyais mes larmes.
Toute la tension accumulée depuis ces derniers mois, tout ce poids, toute cette pression, s’en allaient, et s’écoulaient le long de mes joux. Je m’assis sur le toit de la maison, et me pris la tête dans les mains. Les petites perles salées ne pouvaient pas rester à l’intérieur et je fondis totalement en larmes.
Face à ce désolent spectacle. La jeune fille ne pus s’empêcher de pleurer elle aussi. Voir pleurer les autres, c’était pour elle comme ressentir leurs peines les plus enfouies, elle les vivait, et le malheur des autres faisait le sien.
J’ouvrit les yeux et l’a vit me regardant, les larmes aux yeux, le visage déchiré de la tristesse que je projetait sur elle. Je ne savais que faire, et un lourd sentiment de culpabilité m’envahit. Si elle pleurait, c’était par ma faute et je me devais, rien que pour combler les carences de mon égoïsme, tenter d’aller lui parler. Au fond, j’avais honte de ressentir de telles choses, je me sentais comme un intrus parmi une société qui dégageait l’illusion de perfection, parmi un entourage ne montrant à priori aucun signe de faiblesse. Tout parait bien aller pour bien du monde, eh bien pas pour moi. Rien n’allait ! Tout allait mal, j’étais l’espèce à éradiquer dans la société, il n’y avait pas de place pour un virus tel que moi, pas de place dans cette douce utopie pour être malheureux, dont émanait perpétuellement détresse et tristesse.
Jamais personne n’avait cherché à comprendre ce qui n’allait pas chez moi, jamais personne n’avait pris le temps de m’écouter et tenter de résoudre cette chose qui ne me permettait pas un certain épanouissement. Personne… vous vous imaginez ? Un ado, seul contre tous, à la recherche de son soi, de sa personnalité. Un ado déchiré par un perpétuel questionnement, se bousculant dans sa petite tête d’être dérangé. Mais il n’était pas temps de se plaindre : à quelques mètres de là, un jeune fille en pleure. Je ne ferais pas preuve d’autant d’égoïsme et d’individualisme que toutes ces personnes qui n’ont pas été là lorsque j’en avais besoin. Pour une fois, je ne vivrais plus pour moi, mais pour les autres. Je consacrerais de mon temps à autrui. Mon regard ne serait plus dirigé vers mon nombril seul, mais vers les yeux de la personne que j’aurais en face. J’allais me lever, tendre la main, poser mon regard sur elle, et l’aider, elle aussi à se lever, ce qui portait un fort symbole d’entre aide et de solidarité."
Voila voila, ce n´est absolument pas terminé, et je remercis toutes les personne ayant pris le temps de lire ce petit texte ![]()
J´ai une idée relativement claire de la suite de l´histoire ^^
eh bien, voyons où nous menera cette aventure!
au cours de la lecture, j avoue que le ton calimeroesque devennait pesant mais, en fait, cela se justifie...
en revanche, la jeune fille, elle eest bien dans la rue, au pied de la maison, n est ce pas? il va lui tendre la main? j aie peut êter aps tout suivi...
je ne crie pas au chef d´oeuvre mais j ai passer un agréable moment en te lisant...le seul, truc: l impression d´êter indiscréte, l impression que tu te confies à nous... soit c´est vrai soit tu as trés bien retranscrit les sentiments ; )
C´est pas autobiographique
La jeune fille est dans la rue mais assez proche de la maison en fait... ![]()
Franchement je trouve que ce texte était super. Tu as tellement bien retranscrit les sentiments! ![]()
Mirci ^^
la suite n´est pas encore prête? ![]()
Non
Disons que ca vient par période, mais, dès que je m´y remet, jvous tiens au courrant ![]()
Ca marche j´ai hâte de la connaître! ![]()
j´ai du mal a comprendre comment tas pu progresser aussi vite .
tas du resté longtemps ds ton bois profond, assis sur la mousse , plus fidèle aux vieux chênes que le lierre .
A ecouter le moindre bruissement des feuilles , les ombres molles et les frissons d´ailes, on finit par entendre nos vertiges et nos vibrations intimes .
mem si ca fai calimero , c pa grav , ce genre d´écrits est une bonne manière de trouver un style personnel et de sinterroger sur soi meme .
Ca me fait plaisir que ca soit pas trop mauvais.
En tout cas, je prend vraiment un pied monumental à écrire ![]()
tu as de la chance, pour moi, il s´agit d´un pensum... j exagére un brin, juste un brin...
Les passages descriptifs des souvenirs et de la psychologie du personnage ( paragraphes 10 à 25) sont vraiment intéressants, on sent une certaine maturité poindre, on sent la substance psychologique du personnage à même les mots. Développe ces passages-là ( sans trop te fouvoir dans le " roman psychologique" non plus...).
En revanche, les passages d´action, du style " Je baissa les yeux et fut étonné par la splendeur de la celle ci" sont plutôt mauvais, très maladroits et stéréotypés. Fais un effort, ou laisse tomber.
Si t´as pas envie de baisser les yeux devant la splendeur de sa nouvelle c´est ton problème! ![]()
wouah un fan de napoléon 3
En me relisant, je me suis rendu compte que du passage : " Au fond, j’avais honte de ressentir de telles choses, je me sentais comme un intrus parmi une société" à " Mais il n’était pas temps de se plaindre : à quelques mètres de là, un jeune fille en pleure." est assez mauvais dans la mesure ou il n´est pas très clair et mal construit.
Je vais surement le supprimer ou réutiliser les idées differement ![]()
Mirci ![]()
Je pense que c´est super! :d
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super!! j´adore les sentiments sont tellement bien retranscrit, du moins ca m´a " parlé"!
n´hésite pas a nous montrer la suite!! ![]()