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Liste des sujets

un peu de poesie

zobinator
zobinator
Niveau 10
09 mai 2004 à 21:33:42

muse powwer : moi aussi jadore .

cela di , sans commentaires , sans connaissance de loeuvre complete de rimbaud et de sa vie, ce poeme reste quand meme assez hermétique ( pr une saison en enfer et les illuminations , n´en parlons pas lol )

ce poeme est vraiment unique : sans meme le comprendre , on est emporté dans sa folie poétique , sombrant et émergeant tour a tour , entre les " morves d´azur " , " loin des parapets d´europe " , loin des " bourgeois poussifs et de lhorrible charleville .

les métaphores sont incroyables . . de vraies giclures de poésie ! je dois dire qu´à la fin du poeme , je me sens moi même ce " noyé pensif " , hébêté devant la splendeur du verbe devant la vacuité du monde , perdu au fond du gouffe , nageant parmi les échos de sa poésie .

zobinator
zobinator
Niveau 10
09 mai 2004 à 21:41:47

je pense quand meme qu´entre les " correspondances" de baudelaire et l´orange de baudelaire ya un fossé assez large.

mais jsuis d´accord pr la dimension météphysique et symbolique . Le poète va au delà des apparences . Comme disait hugo : " contempler les choses , c´est finir par ne plus les voir " .

Mais je pense que la ou baudelaire travaillait méthodiquement , ecoutant le monde et tachant par le langage de reproduire toutes les correspondances et toutes les existences latentes qui nous échappent , éluard lui se lâchait completement , tachant par la libération totale ( de la morale et de la raison particulierement ) d´accéder à une autre réalité , de faire jaillir un univers occulté .

La méthode est vachement différente .

zobinator
zobinator
Niveau 10
09 mai 2004 à 21:42:33

oups : entre les correspondances de baudelaire et l´orange bleue d´éluard je voulai dire . ..

Angelure
Angelure
Niveau 3
09 mai 2004 à 21:47:04

j´ai écri un long poeme sur baudelaire cet aprèm , qui est pas tout a fait fini ( jai encore quelques strophes à insérer ) mais je le poste kan mem .

puisque c mon poète préféré jai voulu lui rendre hommage . ( lol jespere kil pourra pa lire ca du fond de son tombeau sinon sinon son rire satanique va résonner ds ts lunivers ( atention je veu pa faire du lui un démon , pa du tout au contraire , menfin comme il le disait " on est tout plus ou moins fou! " )

BAUDELAIRE

Etais-tu, Baudelaire, à l´angoisse damné?
Miasmes délétères, nature suranée,
Le diadème atroce de tes blafardes fleurs
A pourtant ceint ton front de lumière de gloire.

Sans doute la savante alchimie de tes maux
Chassait-elle parfois de tes esprits jumeaux
Le frimas ténébreux du spleen et de l´ennui.
Que d´or alors jaillissant de tes longues nuits!

Féline chevelure, effluves ennivrantes,
Toute la volupté que l´artifice enfante!
Combien de paysages et d´apaisantes palmes
Emmêlaient leurs parfums aux crépuscules calmes...

Mais tes yeux vifs, fouillant le coeur fangeux des villes,
Pauvres vaisseaux, sombraient toujours l´ombre vile.
Le vin des tavernes, rouge mélancolie,
Remplissait ton âme d´une étrange folie.

Des peuples de démons, bouches gorgées de fiel,
Noyaient de leurs haillons ton oeil de ciel.
Il te fallait alors ramper avec effroi,
Prisonnier, plaqué contre d´obscures parois.

Et ton cerveau meurtri sous un toit de brouillard,
Suivant le silence des mornes corbillards,
Saignant de la rage aveugle du désespoir,
Mourrait dans ses exhalaisons, âcre ostensoir.

Errant, amer, parmi les cadavres debouts,
Avalant et vomissant des philtres de boue,
Tes ailes de poète, ainsi que des béquilles,
Traînaient dans la poussière où les yeux s´écarquillent.

Deux yeux qui, sur ton front, comme un âpre venin,
S´écoulaient dans ton âme, ce sombre ravin.
Tout en toi s´agitait sous l´ordre du démon,
Et ces vives liqueurs déchiraient tes poumons.

L´univers vacillait, immense cathédrale
Dont la cloche effroyable semblait un long râle
Et dont l´aiguille, comme uen griffe d´airain,
Semblait hurler: - Le temps est votre souverain!-

Puis les danses macabres et les jeux d´ossements
Se répandaient sans fin, vase rassemblement
Qu´un glas lancinant rythmait, morne et solennel.
C´etait le temps glacé, le temps de l´Eternel!

Des cortèges de vieilles arpentaient les ruelles,
Portant sur leurs os jaunes des anges cruels.
Les passants effarés les regardaient pourrir,
Charogne râlante qu´on entendait mourir .

Ô prince des poètes, oui, ennivrons-nous,
Puisqu´Eden et Cythère sont si loin de nous!
Pour la séduisante, pour la sombre amnésie,
Nous boierons au calice de ta poésie !

Angelure
Angelure
Niveau 3
09 mai 2004 à 21:50:24

merde ya des conneries par moment ( oublie de mot ect.. )

BAUDELAIRE

Etais-tu, Baudelaire, à l´angoisse damné?
Miasmes délétères, nature suranée,
Le diadème atroce de tes blafardes fleurs
A pourtant ceint ton front de lumière de gloire.

Sans doute la savante alchimie de tes maux
Chassait-elle parfois de tes esprits jumeaux
Le frimas ténébreux du spleen et de l´ennui.
Que d´or alors jaillissant de tes longues nuits!

Féline chevelure, effluves ennivrantes,
Toute la volupté que l´artifice enfante!
Combien de paysages et d´apaisantes palmes
Emmêlaient leurs parfums aux crépuscules calmes...

Mais tes yeux vifs, fouillant le coeur fangeux des villes,
Pauvres vaisseaux, sombraient toujours l´ombre vile.
Le vin des tavernes, rouge mélancolie,
Remplissait ton âme d´une étrange folie.

Des peuples de démons, bouches gorgées de fiel,
Noyaient de leurs haillons ton oeil privé de ciel.
Il te fallait alors ramper avec effroi,
Prisonnier, plaqué contre d´obscures parois.

Et ton cerveau meurtri sous un toit de brouillard,
Suivant le silence des mornes corbillards,
Saignant de la rage aveugle du désespoir,
Mourrait dans ses exhalaisons, âcre ostensoir.

Errant, amer, parmi les cadavres debouts,
Avalant et vomissant des philtres de boue,
Tes ailes de poète, ainsi que des béquilles,
Traînaient dans la poussière où les yeux s´écarquillent.

Deux yeux qui, sur ton front, comme un âpre venin,
S´écoulaient dans ton âme, ce sombre ravin.
Tout en toi s´agitait sous l´ordre du démon,
Et ces vives liqueurs déchiraient tes poumons.

L´univers vacillait, immense cathédrale
Dont la cloche effroyable semblait un long râle
Et dont l´aiguille, comme une griffe d´airain,
Semblait hurler: - Le temps est votre souverain!-

Puis les danses macabres et les jeux d´ossements
Se répandaient sans fin, vaste rassemblement
Qu´un glas lancinant rythmait, morne et solennel.
C´etait le temps glacé, le temps de l´Eternel!

Des cortèges de vieilles arpentaient les ruelles,
Portant sur leurs os jaunes des anges cruels.
Les passants effarés les regardaient pourrir,
Charognes râlantes qu´on entendait mourir .

Ô prince des poètes, oui, ennivrons-nous,
Puisqu´Eden et Cythère sont si loin de nous!
Pour la séduisante, pour la sombre amnésie,
Nous boierons au calice de ta poésie !

Angelure
Angelure
Niveau 3
09 mai 2004 à 21:54:31

merdeu!

ds le premier quatrain cest pas " A pourtant ceint ton front de lumière de gloire"

mais " de lumiere et d´honneur "

Muse_Power
Muse_Power
Niveau 10
09 mai 2004 à 23:24:58

J´adore ton poème . T´as du talent .

Zech
Zech
Niveau 23
12 mai 2004 à 15:33:08

J´apprecie aussi ce poeme .
Je voudrais savoir lequel vous preferez vous celui la ou le premiers?

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