j´ai écri un long poeme sur baudelaire cet aprèm , qui est pas tout a fait fini ( jai encore quelques strophes à insérer ) mais je le poste kan mem .
puisque c mon poète préféré jai voulu lui rendre hommage . ( lol jespere kil pourra pa lire ca du fond de son tombeau sinon sinon son rire satanique va résonner ds ts lunivers ( atention je veu pa faire du lui un démon , pa du tout au contraire , menfin comme il le disait " on est tout plus ou moins fou! " )
BAUDELAIRE
Etais-tu, Baudelaire, à l´angoisse damné?
Miasmes délétères, nature suranée,
Le diadème atroce de tes blafardes fleurs
A pourtant ceint ton front de lumière de gloire.
Sans doute la savante alchimie de tes maux
Chassait-elle parfois de tes esprits jumeaux
Le frimas ténébreux du spleen et de l´ennui.
Que d´or alors jaillissant de tes longues nuits!
Féline chevelure, effluves ennivrantes,
Toute la volupté que l´artifice enfante!
Combien de paysages et d´apaisantes palmes
Emmêlaient leurs parfums aux crépuscules calmes...
Mais tes yeux vifs, fouillant le coeur fangeux des villes,
Pauvres vaisseaux, sombraient toujours l´ombre vile.
Le vin des tavernes, rouge mélancolie,
Remplissait ton âme d´une étrange folie.
Des peuples de démons, bouches gorgées de fiel,
Noyaient de leurs haillons ton oeil de ciel.
Il te fallait alors ramper avec effroi,
Prisonnier, plaqué contre d´obscures parois.
Et ton cerveau meurtri sous un toit de brouillard,
Suivant le silence des mornes corbillards,
Saignant de la rage aveugle du désespoir,
Mourrait dans ses exhalaisons, âcre ostensoir.
Errant, amer, parmi les cadavres debouts,
Avalant et vomissant des philtres de boue,
Tes ailes de poète, ainsi que des béquilles,
Traînaient dans la poussière où les yeux s´écarquillent.
Deux yeux qui, sur ton front, comme un âpre venin,
S´écoulaient dans ton âme, ce sombre ravin.
Tout en toi s´agitait sous l´ordre du démon,
Et ces vives liqueurs déchiraient tes poumons.
L´univers vacillait, immense cathédrale
Dont la cloche effroyable semblait un long râle
Et dont l´aiguille, comme uen griffe d´airain,
Semblait hurler: - Le temps est votre souverain!-
Puis les danses macabres et les jeux d´ossements
Se répandaient sans fin, vase rassemblement
Qu´un glas lancinant rythmait, morne et solennel.
C´etait le temps glacé, le temps de l´Eternel!
Des cortèges de vieilles arpentaient les ruelles,
Portant sur leurs os jaunes des anges cruels.
Les passants effarés les regardaient pourrir,
Charogne râlante qu´on entendait mourir .
Ô prince des poètes, oui, ennivrons-nous,
Puisqu´Eden et Cythère sont si loin de nous!
Pour la séduisante, pour la sombre amnésie,
Nous boierons au calice de ta poésie !