Moi je vois bien le violon traverser les ages, arriver a notre epoque, entre les mains d´une petite fille reveuse, donne par un maitre luthier qui a ete force de s´arreter de travailler, qui lui raconte l´histoire du violon au coin du feu ![]()
Hé hé...
Il y a de l´idée dans ce que tu dis là...
Ah ouai et que ça serai une japonaise ou une petite chinoise mais pas une europeenne!
Ben pourquoi pas une mexicaine ![]()
Je verrais plutot une petite hollandaise
Enfin si j´ai pu t´inspirer une idee, tu m´en vois honore Mac ![]()
Chère Kyt,
Comme tu me l´as suggéré, j´ai cogité un petit additif, que je place au début du récit. En voilà un extrait. Dis-moi si ça te plait:
L’un des premiers enseignements du Maître à son tout jeune apprenti, lorsqu’il l’accueillit, fut de lui faire renifler les bois les yeux bandés, comme s’il s’agissait d’un jeu, pour lui apprendre à en reconnaître les différentes essences. Tout en croyant s’amuser, le garçonnet, en grandissant, acquit un odorat assez développé. Certes, il n’avait pas encore atteint le degré de perfection inégalable du Maître en ce domaine, mais il se défendait bien. Il reconnaissait à coup sûr l’odeur sucrée et légèrement douceâtre de l’érable, celle âcre de l’épicéa, nom exact du sapin, et dont la résine poisseuse servait à la fabrication par distillation, de la térébenthine, celle, lourde exotique et prenante de l’ébène, celle un peu irritante du poirier et l’odeur si fine, si suave et enivrante du palissandre. Mais le Maître n’avait pas pour autant négligé les bois plus communs, bien que moins marqués, comme le hêtre ou le chêne dont l’odeur d’humus était reconnaissable entre toutes... A cela, le Maître avait ajouté le savoir du toucher. Toujours les yeux bandés, Antonio-Giuseppe devait reconnaître les différences entre les bois que glissait son professeur sous ses doigts. Il s’aidait même de l’ouie... Caresser une planchette d’érable ne produisait pas le même son qu’une planchette de sapin, et, au toucher, le garçon finit par sentir les ondes du bois dans l’érable, la différence de dureté des fibres blanches ou brûnes du sapin, la texture dense et serrées de l’ébène, la douceur suave du poirier et l’agressivité coupante du palissandre.
Il avait aussi appris à reconnaître les bois propres ou impropres à la fabrication des instruments. Pour cela, le Maître l’avait à plusieurs reprises emmené dans la montagne, empruntant les charrettes des paysans ou les malles officielles. Là, il lui avait inculqué la botanique, savoir reconnaître les essences, apprendre à écouter la réaction de l’arbre à la frappe du plat de la cognée. Dans l’échope, il avait appris à l’oeil, en observant les flammes de l’érable ou les fibres du sapin, si le bois était ou non apte à faire un bel instrument. L’érable, le plus beau poussait dans le massif italien des Dolomites, dans les Alpes, se reconnaissait à ses ondes, appelées aussi flammes par les luthiers. Les ondes étaient provoquées par la manière dont couraient les années dans le bois. On voyait nettement sur la tranche d’un morceau d’érable les années formant des vagues, qui donnaient cet aspect moiré au bois. Le seul inconvénient était que l’érable trop ondé devenait cassant au fur et à mesure qu’il était aminci par l’outil. Aussi, le Maître recommandait-il toujours à son apprenti de ne pas choisir d’érables trop ondés pour ne pas avoir de mauvaises surprises. L’épicéa était plus léger, plus tendre et plus souple que l’érable et offrait au regard un aspect soyeux, brillant, transparent. Les années régulières indiquaient que l’arbre avait poussé dans une région où les variations de température étaient minimes. Plus les années étaient fines, plus dense était le bois, et plus fermé ou aigre risquait d’être le son sous les mains d’un mauvais luthier. Plus les fibres étaient espacées, plus le bois était fragile, et plus le son risquait de devenir caverneux. Il fallait savoir choisir le bon milieu. Le bois était débité en rayons dans le tronc ou billot. Les luthiers appelaient cette coupe la maille et était systématique pour les tables de sapin. La couche était la coupe parallèle au diamètre du tronc, et certains luthier l’utilisaient pour l’érable afin d’obtenir des dessins différents des ondes.
Même si les écrits que tu nous donnes ne sont pas des suites logiques des précédents ( Je m´enfonce là :/), on retrouve toujours cette atmosphère si particulière de l´atelier ( D´ailleurs, les photos de ton site m´ont un peu aidé à m´y retrouver
) .
L´amour que tu portes à ce métier est vraiment palpable dans ces textes, tant par les descriptions pointilleuses et pourtant simples, que par la trame, qui en dit long ; )
Et puis, aussi, t´enrichis ma culture ( Parce que la moitié de ce que tu dis dans les textes, je n´en savais presque rien :/
)
Pour la description des odeurs, des structures des bois, je la trouve pas mal du tout...Pas très originale, mais simple et plaisante ![]()
mmmh
on se fait un feu de bois?
je plaisante
la passion déborde au bout des lignes , on sent bien que tu y mets du coeur
c marrant l´importance ke tu attaches aux odeurs , aux effluves variées et souvents tres vivantes du bois .
c vrai ke le bois a souvent une odeur agréable.
Tu devrais bien aimer baudelaire et Proust, il st particulierement attaché aux odeurs .
j´ai lus et franchement sa me rappel quand j´etait avec mon grand pere dans le jardin en corse, le lavoir pareil on en a un dans le village.
sinon j´ai une question car mon prof me rappel toujour quil ne fo pas prendre le verbe " dire"
apres une replique.
" —Bonjour Signore Adolfo, dit Antonio-Giuseppe"
a chaque fois il me dit de prendre un autre verbe alors je c pas pourquoi mais si qqun peu me repondre.
Je n´avais pas songé au départ, à parler des odeurs des bois. Moi, j´ai appris les odeurs sur le tas si j´ose dire. Là, je me base sur ce que m´avait raconté un vieux luthier allemand au sujet des senteurs des bois, Et comme Kytiara pensait à cela, je l´ai ajouté...
Je vous remettrai d´autres extraits sous peu... Si cela vous plait bien sûr...
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wé mais là jai le nez bouché
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Oui, ça me plaît beaucoup ![]()
moi qui travaille dans la maroquinerie t´aurais pas envie de sentir le cuir qui sort du foulon lol
kan jetais petit je netais pas grand
je croyai kil fallai obligé etre marocain pr travailler ds une maroquinerie ![]()
lol moi aussi, d´ailleur je c pas pourquoi on di maroquinerie, et des fois quand je fai des stage dans les entreprise, ya la pluspar pas mal de marocain et quand je leurs demande pourquoi il on choisie sa, et ba il me reponde quils croiyait que sa avait rappor avec le maroc lol
Hé bien ma foi, très sympa, cette mise en bouche!
C´est très frais, j´ai tout imaginé comme baigné dans la lumière d´une matinée de printemps. Très bien, bravo!
Par contre, il serait peut-être bon de complexifier quelque peu le personnage du Maître ( je parle de ce que j´ai lu, évidemment). Lui donner un côté très autoritaire, assez dur, pour mieux révéler sa tendresse et sa générosité par la suite.
Je pense que ça donnerait un aspect plus humain au récit, qui compenserait avec les descriptions techniques que j´imagine nombreuses.
Enfin, c´est comme ça que je vois les choses, libre à toi d´en tenir compte.
Sinon, j´ai vraiment aimé l´atmosphère. Bon courage et... bientôt la suite?
Merci à tous pour vos avis et critiques. Cela me permet de me relire et de corriger des fautes éventuelles...
Evidemment, pour le Maître, je me base sur le mien lorsque je suis allé en Allemagne apprendre mon métier. Il restait assez olympien en toutes circonstances, et cela m´influence peut-êre un peu ici. Je vais essayer de voir comment changer un peu sa personnalité...
Je vais remettre quelques lignes d´icitrès peu de temps...
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Salut Mac!
Pour les odeurs c´est très bien! Merci! J´ai l´impression que maintenant je serais capable de reconnaitre les differentes essences ![]()
Si tu place le passage des odeurs au début, tu pourras en reparler par la suite, par exemple pour eviter les répétions.
Est-ce que Antonio-G. joue aussi du violon?
Tu as dit aussi qu´il etait orphelin: as-t´il connu ses parents? L´adolescence est une période ou l´on recherche ses racines. Peut-être s´imagine t´il fils abandonné ou illegitime d´un grand homme/femme, qu´il aurait plein de frere et soeur,... Pas besoin de le faire mener l´enquête, mais ça peut être exploitable.
Salut Kyt...
Te faire plaisir est un plaisir...
J´ai effectivement mis le passage au tout début, lorsque mon héros se lève et hume les odeurs de l´atelier.
Il ne sait rien de ses parents. Je l´ai mentionné dans sa description. Leur perte a provoqué en lui un trou, une sorte d´amnésie et il n´a pour tous repères, que le père Anselmo et le Maître...
Comme tout luthier, il doit savoir tenir un violon et en tirer quelques notes, mais de là à rivaliser avec la belle Maria-Amelina....
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