En fait, la mécanique quantique est déjà " dépassée". Elle l´était dès sa conception, en effet, elle ne tiens pas compte des corrections relativistes à appliquer quand on joue avec des vitesses s´approchant de celle de la lumière. De nouvelles théorie dites " quantiques des champs" se penchent sur les phénomènes microscopique et à grande vitesse ( pour information, la mécanique quantique " classique" n´est pas une théorie de champs)
De toute façon au coeur de la théorie est l´incertitude d´Heisenberg qui stipule qu´il est impossible de connaître à la fois la vitesse et la position d´une particule avec exactitude. Donc prévoir l´état quantique de chaque particule est peut-être réalisable, rattacher ces états à des observables physiques, c´est une autre histoire.
Difficile question ! Personnellement, j’aime à penser que l’évolution de l’univers suit un but fixé. Où voit-on du hasard ? Dans l’apparition de la vie ? Comme Blattos, je crois en la nécessité. L’apparition de la vie, et surtout l’apparition de la pensée, donc de l’homme ne relève pas à mes yeux du hasard mais plutôt d’une étape normal de la formation de l’univers. Tout était peut être déjà inscrit dans la minuscule tête d’épingle qui a explosé il y a 15 milliards d’années.
En fait, la vrai question serait pour moi : quel est le but de l’univers ? Quel est sa finalité ? Si elle n’a pas de finalité, alors le hasard existe. Si elle en a alors le hasard n’a pas lieu d’être.
La théorie du chaos, qui dit grosso modo ( dites moi si je me trompe), qu’on ne peut pas prévoir ce qui va se passer, vu le nombre faramineux de paramètre à prendre en compte. Avec le célèbre exemple du battement d’aile du papillon. En clair, la moindre action, aussi infime soit elle, bouleverse constamment l’ordre du monde. Le moindre petit détail insignifiant peut prendre des proportions gigantesque. Ce qui est tout à fait vrai. L’univers serait donc en perpétuel modification. Mais je n’appelle pas ca du hasard, car pourquoi tous ces détails insignifiants ne seraient t’ils pas prévu depuis le départ ? Encore une fois j’en reviens à la nécessité. Un papillon peut déclencher un ouragan dans le pacifique en battant tranquillement de l’aile du coté de Paris. Ok. Mais est-ce que le papillon qui volète tranquillement à Paris le fait par le plus pur des hasards ? Ou alors il est lui aussi perdu dans les méandres de la théorie du chaos et son vol relève d’un événement encore plus insignifiant. Et si on remonte ainsi, on remonterait peut être jusqu’au Big Bang. Il n’y a pas d’effet sans cause. Et les causes sont les fruits d’autres effets d’autres cause et ainsi de suite, jusqu’à arriver à un point de départ.
Donc, je pense qu’il y a un certain déterminisme dans l’univers.
Bref, en tout cas, ce n’est pas un hasard si j’ai écris n’importe quoi ! ![]()
Petit prince: du peu que j´ai compris de la théorie du chaos, oui, on en arrive là: la réalité est déterminée, mais pas prévisible.
Mais....comment dire....si j´arrive à " plaquer" ce concept sur la réalité physique et naturelle, je n´y parviens pas dans le cas de l´homme. Malgré tout, je ne peux m´empêcher de croire à la liberté, à la véritable liberté...or cette liberté ( celle du choix) s´oppose justement à un déterminisme absolu. Le problème c´est que là ça devient quasiment mystique ( en effet, si tout est matière et que la matière est déterminée, alors la liberté sous entend forcément que l´esprit humain est fait d´autre chose que la matière....qqch de plus...et je ne m´étendrais pas là dessus parce que je n´ai pas d´opinion tranchée).
Je me rend compte que mon post est foireux, mais je l´envoie quand même, blam !
D´accord avec toi, il faut sauver l´idée de liberté, au moins pour l´homme. C´est un postulat de la raison pratique ( comme l´a dit Kant).
Mais la matière ne peut être déterminée.
Peut-elle seulement être définie? ( essayez, c´est marrant, mais gardez des aspros pas loin)
Je dirais que c l´ensemble des éléments constitutifs de la réalité physique ( atomes, molécules,...). Mais il est vrai que de manière absolue tout çà est très théorique et abstrait...
Bon allez, à mon tour...
Comme l´a dit je ne sais plus qui plus haut, moi je suis plutôt entre les deux.
J´ai conscience que notre univers est régi par un certain nombre de lois, connues ou méconnues, et que par la même on peut peut parler d´un certain déterminisme. Sur Terre, si on laisse une pomme tomber, elle tombe ![]()
Maitenant, que va t´il réellement advenir de cette pomme ? Sommes-nous en mesure, et serons-nous en mesure de le savoir vraiment, avec toute la précision voulue ? Si l´on s´accord à dire que l´existence de lois telles que j´ai parlé plus haut revient à pouvoir tout mettre sous la forme d´équations, pourquoi ne trouverions-nous pas les solutions, même sous une forme de probabilités ? Ce qui revient à dire qu´il n´y a plus de hasard. Cependant, à cette échelle, la moindre différence de condition initiale provoque une grande diversité d´effets : à ce niveau de précision, il existe selon moi un flou ( exemple, en mécanique quantique, les inégalités d´Heisenberg ) qui empêche de connaître tout de manière omnisciente.
Il y a donc à mon avis une considération d´échelle à prendre en compte. Ok pour la théorie du chaos, mais j´avoue croire difficilement au fait que le simple battement d´ailes d´un papillon puisse déclencher la troisième guerre mondiale, en revanche, je ne nie pas qu´il puisse être responsable d´actions moins " importantes " . Pour moi, il y a une limite indéfinie, qu´il ne faut pas chercher à trouver car introuvable entre le déterminisme pur et dur d´un côté, et de l´autre le hasard complet.
Je ferais ici l´analogie avec le chat de Schrödinger : les théoriciens ( enfin, je ne sais pas quand même si tous sont vraiment d´accord ) s´accordent pour dire qu´à l´échelle macrocospique du chat, il n´y a pas de problème à se poser quand à la nature vivant/mort du chat ; il est SOIT mort, SOIT vivant. En revanche, à l´échelle quantique - sans parler de l´échelle de Planck où se demande si le temps existe, et dans ce cas-là, tintin pour la causalité, le hasard et le déterminisme - la dualité onde/corpuscule ou la superposition de spins opposés a été observé ( au moins pour la dualité onde/corpuscule ) . Et il est hors de question de définir une limite entre " dualité possible " et " dualité non-possible " , il en existe une, c´est tout.
Bon, j´ai l´impression d´avoir quelque peu dévié du sujet la fin
, mais bon...
Au fait, est-ce que quelqu´un connaît une démonstration sans appel des inégalités d´Heisenberg ou est-ce que c´est un principe ? Mon prof de physique, en nous précisant que les inégalités ne dépendait pas de la méthode de mesure, nous a fourni une splendide démonstration qui en dépendait...
Vous connaissez pas un bouquin SIMPLE ( je suis pas une lumière...) qui explique les théories en physique quantique? ![]()
ellobo : " L´univers dans une coquille de noix", signé Stephen Hawking ( enfin, signé, façon de parler ; -))) est pas mal, enfin c´est ce qu´en a pensé le non-scientifique pur que je suis... ça ne parle pas que de physique quantique, mais il y a des passages intéressants là-dessus si je me souviens bien.
Sinon, pour faire redescendre le débat vers un angle plus pragmatique, on peut aussi considérer le hasard comme le vecteur de nos vies sociales.
Par exemple, c´est par le plus complet des hasards que vous avez rencontré vos amis, rien ne vous predestinant à vous lier à ces personnes parfois nées à des milliers de kilomètres de chez-vous.
Si on décortique cette facette du hasard, on se rend compte que ça relève du traditionnel enchaînement causes/effets qui, par un concours de circonstances ultra précis et parfois terriblement insolite, a fait que vous avez rencontré CES personnes là.
On pourrait ainsi penser que nous sommes impuissants devant le grand ballet des événements hasardeux qui régissent nos vies, ce qui équivaudrait à croire à un destin et donc à un sens prédéfinis de nos existence ; ou bien alors on pourrait en tirer un fatalisme glacial. Mais personnellement je pense que les hasards qui font notre vie ( rencontrer sa future femme, par ex), c´est avant tout à NOUS de les provoquer.
Souvenez-vous de votre vie ; quand le hasard s´est-il montré généreux avec vous ? En ce qui me concerne, la chance m´a toujours souris lorsque je tentais ( plus ou moins inconsciemment) de faire de ma vie quelque chose de meilleur, quand je faisais preuve d´audace, quand j´exploitais au mieux ma LIBERTE ; bref, quand je n´avais pas à un seul état d´âme à propos d´un quelconque destin qui me contraindrait dans une certaine voie.
Donc je pense que beaucoup de gens qui déclarent que le hasard et la chance ne les ont jamais servis, ces personnes là sont avant tout des joueurs de 421 qui ne se sont jamais donnés la peine de lancer les dés.
Et en ce qui me concerne, rien ne me fait plus peur que ces vieilles femmes célibataires qui ont attendu toute leur vie de tirer le bon numéro, alors que le bon numéro c´était avant tout à elle de le repérer.
En conclusion je déclare que le hasard est un lion qui se dompte. Ca c´est de la conclusion épico-exotique.
Il existe des bouquins de vulgarisation scientifique très bien foutus.
Il paraît qu´un mec ( son nom m´échappe) a plus ou moins démontré que le cerveau humain était incapable de vraiment comprendre la mécanique quantique.
Pourquoi on se fait suer alors? Pour le plaisir! ![]()
Tout à fait Litote, à ce propos Niels Bohr ( je sais pas qui c´est mais il est cité en ouverture des Prisonniers du Temps de Michael Chrichton donc il doit s´y connaître un minimum ^_^) a dit " Qui n´est pas choqué par la théorie des quanta de la comprend pas", mais la palme revient à Richard Feynman qui a affirmé : " Personne ne comprend la théorie des quanta".
Ceci n´est pas un message.
Niels Bohr ? Heu... si je me souviens bien, il a inventé un modèle de l´atome ( le modèle de bohr
) et a eu le prix Nobel pour ça. Il me semble que c´est le modèle à orbitales atomiques.
Quant à dire que la chance sourit aux audacieux... c´est beaucoup dire. C´est sûr que qui ne tente rien n´a rien, c´est pas pour autant que cela marchera à chaque fois.
Merci Zack Outer 04!
wankh> je me suis un peu emballée pour Laplace, c´est vrai... de toute maniére, peu importe, il aura toujours une nouvelle théorie qui remettras en cause la précédente: tant qu´on L´aura pas trouvée...( je ne parle pas de Dieu mais d une vraie bonne explication ) si tant est que nous sommes capable d´appréhender ces concepts!
On ne trouvera jamais LA bonne explication, car elle est hors de notre portée. On ne pourra jamais répondre à la question " Pquoi y-a-t´il qch plutôt que rien?". C´est pourquoi également l´existence ( ou l´inexistence) de Dieu est indémontrable. Ce sont des questions méta-physiques. La question du hasard et de la nécessité est étroitement liée à cette métaphysique.
c´est peut êter pas évident mais c´est plus ou moins ce que je voulais dire ellobo... ma satané ironie a encore tout gaché...
Autant pour moi alors Blattos...
Salut la compagnie!
Hum, j´optais plutôt en faveur du concept du Destin qui régit toute chose, mais, après une lecture attentive de vos argumentations, je suis obligé d´admettre que toute chose contient également une part de hasard. Quant au concept premier de la mécanique cantique qui vise à révoquer le principe même du hasard, donc de l´ignorance, pour prétendre tout pouvoir connaître est d´une futilité abérante. Si on réfléchit bien, la notion d´omniscience elle - même n´est en fait qu´une chimère grotesque et superflue, car si elle était réelle, nous ne pourrions plus avoir de but, ´´ et sans but, nous ne pourrions exister ´´. De plus, à quoi bon mettre sur pied une théorie sans fondement réel et que très peu de gens voire personne ne peut comprendre ?
Aucune certitude ne peut vraiment être considérée comme telle car ´´ rien n´est absolu, et tout est relatif´´. L´agnosticisme est la seule philosophie véritable, l´Homme en lui - même ne sait rien et ne peut rien affirmer. Le hasard est bien souvent le reflet de l´ignorance, et ´´ les ignorants sont bénis ´´.
Voilà, désolé si en donnant mon opinion j´ai un peu dévié du sujet de réfléxion.
" Rien n´est absolu, tout est relatif"= pour l´affirmer il faut que cette phrase soit absulument vraie, mais alors elle devient fausse puisqu´elle dit que rien n´est absolu.