Je n´ai pas souvenance que Camus eût été antisémite losque l´on sait où il est né et où il a fait ses études... Cette assertion me paraît contestable, surtout qu´il a créé le journal "Combat"...
Cela dit, je pense nécessaire de dissocier l´oeuvre et son auteur. Cela paraît facile à dire ou écrire à première vue, car, qu´on le veuille ou non, on est influencé, même de façon inconsciente... Un exemple: J´avais commencé à lire "Vendredi ou les lymbes du Pacifique" de Michel Tournier. Puis est survenu l´accident de Thierry Sabine et Daniel Balavoine, lors du Dakkar 86, je crois. Invité par Pivot à "Apostrohes", Tournier s´est lancé dans une diatribe venimeuse et abjecte, allant jusqu´à affirmer qu´il était très heureux de la disparition de Sabine, qui, selon lui, défigurait le désert. Il a été tout aussi virulent à l´égard de Balavoine qui n´avait profité de l´hélico de Sabine que pour aller dans certains coins reculés du désert pour y faire les relevés nécessaires à l´implantation de pompes à eau, pour améliorer la vie de milliers de gens... J´ai été influencé, car je n´ai jamais terminé le livre et me suis toujours, depuis, refusé à lire une seule ligne d´un individu qui se réjouit de la mort de quelqu´un qui n´avait rien d´un criminel... Je dirais que, si dans l´écrit d´un auteur, je me trouve confronté à des idées choquantes, je remettrai le bouquin à sa place et ne le toucherai plus. Mais où commence l´idée choquante pour moi? L´est-elle pour toi, blattos, ou pour toi Wankh, ou pour candidde, ou bettik? Sujet passionnant, bravo Wankh.