Ce n´est que bien plus tard que je laissait sa tête reposer sur le arrelage grisatre.En silence , je me levait et me tournait vers la porte.Il fallait que je sorte d´ici , de l´endroit ou l´on m´avait garder prisonnier si longtemps.Toujours sans bruit , je passait le pas de la porte.Le couloir dans lequel je me trouvais etait lui aussi plonge dans le noir.seul une faible lueur exterieur venait titiller la prunelle de mes yeux , me permettant d´entrapercevoir l´autre porte.Cela devait être la lune , l´astre dont mon amour m´avait parlé avant sa mort.je me remit en mercha precausionnesement , l´horrible odeur de charnier s´accentuant de plus en plus.J´avais poser ma main contre le mur , pour ne pas trebucher dans le noir.Soudain celle ci rencontra quelque chose de dur , de metallique tandis que mon pied percuttait un masse sombre , d’ou coula un liquide froid et coaguleux.Aussitot une odeur de decomposition se fit sentir , et je relevai instinctivement la tête.Respirant a grande peine , je tentai de me rassurer et de raisonner.la boite metallique devait etre une simple alarme d´incendie , comme me l´avait decris mon amour.je decidait alors de la fracasser , n´ayant ensuite plus qu´a attendre l´arriver des pompiers et a me faire passer pour un civil rescaper.
C´est ce que je fit.je levai le poing bien haut et percutait l´abitacle de verre.Aussitot un hurlement strident sortit des hauts parleurs , manquant de peu de me dechirer les tympans , tandis qu´une lumiere orange sortit d´un girophare fixer au plafond.je baissai alors les yeux pour voir ce qu´avait percuter mon pied.Mon sang se glaça d´horreur ! Un cadavre ! Mains tendu vers l´alarme , une expression de souffrance mellé de desespoir se peignait sur son visage lui aussi bosselé de plaie et boutons purulents , maintenant mangé part des centaines de mouches.Ses yeux avaient disparuent , laissants apparaitres les os du crane.Il devait lui aussi chercher a appeler des secours.Ceci me fit comprendre que ma tentative d’appel a l’aide etait veine.Personne n’etait venu a l’hopital , personne ne viendrait plus.Toute la ville etait morte.j’etait seul.
Poussant un hurlement de desepoir je me relevait et me mis a courir dans le couloir , trebuchant , encore et encore sur d’inombrables cadavres , seul . ..