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Liste des sujets

Un brin de fantasie...

blattos
blattos
Niveau 10
11 mai 2002 à 21:44:00

et voila il est samedi et? et? RIEN!
tssssss
j espére que tu as 1 bonne excuse!
héhé

bettik
bettik
Niveau 10
12 mai 2002 à 20:52:00

aloreeeeeeeeeeee

c´est pour quand le suiteeeeeeeeee

<bettik>

Enax
Enax
Niveau 9
14 mai 2002 à 19:25:51

Pour le fond (scénar, originalité, etc...) c´est difficile de juger pour l´instant, mais pour la forme, c´est ´achement bien !

Ysen
Ysen
Niveau 10
17 mai 2002 à 19:27:26

Ouais, j´ai une bonne excuse: un voyage ! J´en dirai pas plus mais mine de´ ça a bouleversé toute ma semaine ! La suite ? Ben c´est juste en dessous !

Ysen
Ysen
Niveau 10
17 mai 2002 à 19:37:02

Il y a tant de gens en ce lieu...Des centaines d’âmes. Certaines sont insouciantes, ne recherchant aucune solution puisque dépourvues de problèmes. La fatigue, la misère, la peur ne sont pas des problèmes. Ce sont les facteurs de la vie...Tout simplement. Certaines sont torturées par ces facteurs. Elles ne supportent plus leur prison. Elles ne supportent plus la vie.
La Mort est le seul problème des vivants puisque aucune solution ne sera jamais trouvée pour l’éradiquer malgré la formidable Évolution à venir. Mais c’est aussi une libération...Pour les lâches, ceux qui n’assument plus leur rôle dans l’incroyable jeu auquel ils ont prit part. Au profit d’un misérable soulagement, leur potentiel quitte à jamais ce monde. Peut-on laisser commettre pareil crime ? Peut-on laisser pareille richesse gaspillée dans un néant omniscient ? Bien sûr que non. On peut parfois venir à se demander si le rêve des vivants n’est pas d’être jamais nés. Les elfes immortels admirent déjà leur crépuscule. Alors qu’il ne leur a été donné de périr que par le glaive ou le deuil, ils pleurent sans cesse l’aurore de leur gloire passée. Le parfait exemple de l’incapacité des vivants à considérer leur vie comme un bienfait. Tôt ou tard, le coeur du monde cessera de battre au profit d’une nuit sans éclat.
Une puissance savamment utilisée peut devenir l’alpha de son oméga, la renaissance de son antonyme. Noir glisse dans ce flux humain avec la grâce d’un démon. L’Ange qui veut recueillir la flamme dans la nuit doit tout d’abord traverser les Ténèbres. Noir est craint. Son aura se propage parmi les habitants comme le calice de la mort mais ils ignorent son rôle. Noir lui-même l’ignore. Auréolé de son ignorance, il va bientôt frapper une nouvelle victime. Les marchands, les passants arrêtent leur souffle, immobilisent leur corps et le fixent en attendant avec une peur perverse qu’il accomplisse sa destinée... Choisis bien, Noir, pour la grâce du soleil !

Je m’arrêtai aussi soudainement que l’évidence me frappa : il avait disparu ! J’avais couru vers mon fantôme en criant et l’appelant aussi fort que je pouvais sans résultat. C’était comme si sa marche était plus rapide que ma course ! Un homme imperturbable qui ne s’embarrassait guère des imbéciles comme moi. Je me retrouvai seul, au milieu d’une rue que je ne connaissais pas à quelques pas de la place du marché que j’avais quitté en voulant retrouver la silhouette noire. Celle-ci avait du me fausser compagnie sans que je ne m’en aperçoive. Je ne saurais sans doute jamais jusqu’à quel point j’avais poursuivi un fantôme.
- Et pourtant, je n’ai pas rêvé ! Ce type avait bien une épée, par les cornes de Gorste.
Je pensais parler tout seul, mais j’eus la désagréable surprise d’être violemment attrapé par le bras et propulsé dans une ruelle adjacente, un cul-de-sac.

Ysen
Ysen
Niveau 10
17 mai 2002 à 21:34:59

C´est sans doute le forum le plus original qui soit! A partir d´une question toute conne chacun se prend au jeu de philosopher comme un autiste ou de lâcher des blagues qui tueraient mon chien...

Ysen
Ysen
Niveau 10
18 mai 2002 à 10:34:45

Ben, pour l´écrire à proprement parler, 30 minutes, mais il m´a fallu deux jours pour l´idée. Pour ce qui est d´écrire un bouquin, c´est sympa de le penser mais faudrait déjà que j´arrive à finir cette histoire ! Il va me falloir fournir un gros effort ! Hargh !

Ysen
Ysen
Niveau 10
18 mai 2002 à 13:32:05

Hé ! Hé ! Disons que j´absorbe avec un malin plaisir le style poétique qu´on peut trouver dans les livres, les mangas, les jeux vidéo... Je suis une véritable entité assimilante \%-)

Ysen
Ysen
Niveau 10
19 mai 2002 à 11:00:27

Ben, c´est un chouette bruit pour une créature pathétique...non ?

blattos
blattos
Niveau 10
19 mai 2002 à 13:00:59

voui 1 bruit tres evocateur... héhé
eh bien ça continu bien , je suis curieuse de savoir où tout cela va nous mener
foi de zou de marchand de limonade!!!

Ysen
Ysen
Niveau 10
20 mai 2002 à 11:06:22

Chapitre III
-------------------------

On ne pouvait manquer ce bâtiment. La Milice. De taille modeste, elle se trouvait ombragée à certaines heures de la journée par une immense statue de pierre. Cette oeuvre de cinq mètres de hauteur représentait le général Guikel, héros des guerres d’Arkabia. Près d’un siècle plus tôt, cet homme commanda l’armée qui repoussa les orcs noirs des Plaines alors que celles-ci étaient encore vierges de toute civilisation. Le continent d’Esculère est aride en bien des lieux, ses habitants ne pouvaient donc délaisser les points d’eau et les sols fertiles qu’il garde comme des trésors cachés. Débarrassés de la vermine, les Arkabians purent fonder une nouvelle ville, plaçant par la même une nouvelle brique à l’Edifice colonisateur de l’espèce humaine. On donna à cet Eden le prénom de ce général qui combattit si bravement en première ligne avec ses hommes, Beldos Guikel.

Dans la Milice, cependant, il existait un bureau, guère plus imposant que les autres pièces, dont l’air était chargé des secrets et des tourments d’un homme impuissant face à l’expression du mal. Pour la première fois de sa vie, cet homme doutait et se sentait misérable lorsque il portait le fardeau de l’incompétence.
- Alors, Monsieur ? Que pensez vous vraiment de tout cela ?
- Tu le sais, lieutenant. Mieux que personne. Et pourtant, jamais je n’ai caché mes pensées à mes hommes. Juste mes sentiments. Mes craintes, mes doutes... Ce n’est pas le genre de choses qui aident à éclaircir affaire si sombre.
- Que voulez-vous dire, Monsieur ?
- Je veux dire que plus le temps passe et plus je m’éloigne de mon rôle. Je n’ai pas le droit de douter, pas plus que j’ai le droit de le laisser courir.
- Il est insaisissable, Monsieur !
- J’espère que non ! La faille se trouve peut-être de notre côté. Nous ne sommes pas à la hauteur.
- Comment pouvons-nous prévoir ses actes ? Il ne suit aucun plan, aucune logique !
- Tout esprit a sa logique. Mais elle ne suit pas forcément celle des autres. C’est ce qui sépare la “normalité” du génie...
- Ou de la folie !
Le capitaine se retourna et fixa son subalterne d’un regard vide. Il ne dit mot mais son silence était plus éloquent.
- Qu’allons-nous faire ? demanda le lieutenant.
- Tu connais mes soupçons...
- Vous croyez vraiment...un traître parmi nous ?
- Il n’y a pas d’autre piste que nous puissions suivre...sinon celle du vent.
- Mais...vous pensez vous aussi à cette histoire.
- ...
- Une punition divine. Je l’ai vu de mes propres yeux: plus agile que l’aigle majestueux, plus rapide à frapper que le serpent.
Une goutte de sueur perla au front du capitaine.
- Les habitants ne s’y sont pas trompés. Peut-être ferions-nous mieux d’admettre...
- Balivernes !

On frappa à la porte. Cette dernière s’entrouvrit et laissa passer la tête d’un sergent.
- Mon capitaine ! Désolé de vous dérangez mais il y a ici un homme qui souhaite déposer une plainte de vol.
- Une plainte de vol ! C’est votre travail que de vous en occuper ! répondit-il sèchement.
- Oui, capitaine, mais la situation sollicite plus vos compétences... La plainte concerne...
- Oui ?
- Deux de nos hommes.
Les deux officiers se lancèrent un regard interdit.
- Faites...Faites-le entrer !

blattos
blattos
Niveau 10
23 mai 2002 à 17:43:25

voui voui

Ysen
Ysen
Niveau 10
24 mai 2002 à 21:29:42

Salut, les gars. Un pt´it mess´ pour vous prévenir que dorénavant il n´y aura plus qu´un extrait par semaine mais plus consistant. A demain après-midi !

Ysen
Ysen
Niveau 10
25 mai 2002 à 18:28:33

Je suis du genre plutôt tranquille. Pacifiste. Mais il y a tout de même des situations que toute la plénitude de ma tranquillité ne peut aborder sans une explosion de colère. Ce qui arrivait maintenant était pire que ça. Alors que je me dirigeai vers l’étal du patron, mort d’angoisse à l’idée de lui annoncer que j’avais stupidement laisser partir notre barbare noir, une foule morbide s’était amoncelée tout autour de notre marchandise. Des visages blêmes, décomposés et des murmures accompagnaient ma marche, ralentie par le sentiment d’une indicible horreur. Et puis, d’un seul coup, l’épée de Damoclès me tomba dessus : du sang, une marre de sang baignait le corps inerte de monsieur Taltion. Le regard fixé vers un point infini, le visage contorsionné, son torse présentait une blessure béante d’où la vie l’avait quitté. Je ne pu rien dire, paralysé par la scène improbable qui s’évanouissait sous mes yeux.
- Masphélian !
Elonia se jeta dans mes bras, en sanglots, et je me mis à pleurer aussi sans rien comprendre à notre douleur injuste.
- C’est...horrible...hoqueta-t-elle.
- Bon sang ! criai-je désespérément en la tenant par les épaules. Mais que s’est-il passé, Elonia ? Qui a fait ça ? Qui ?
- Un monstre !
- Comment ?
- Un homme habillé de noir. Ses yeux ! De grands yeux gris comme la mort. Un regard maudit. Sans la moindre raison il a tué papa...Il n’avait rien fait, il ne méritait pas ça.
Elle se remit à pleurer à la description de l’assassin et je sentis une grande colère m’envahir. Contre moi qui n’avait rien pu faire et contre tous ces gens qui restaient laxistes devant un tel crime.
- Il faut appeler la milice ! Quand cela s’est-il passé ?
- Il y a quelques instants, murmura Elonia en se penchant sur le corps de son père.
Un homme en noir ! Etait-ce le même que j’avais poursuivi il y a quelques minutes ?
Impossible ! Je ne pouvais avoir laisser échapper le tueur. La possibilité d’avoir peut-être pu empêcher cela m’était insupportable. Je n’essayai même pas d’interroger d’avantage Elonia par respect pour sa peine. Mon coeur était déchiré quand il entendait le sien se briser. Je voulais tant l’aider, mais je ne pouvais même pas prétendre la comprendre tant je connaissais peu son père. Une année d’amitié ne remplacera jamais toute une vie d’amour. Je fermai les yeux pour voir au fond de moi-même et ne découvris que l’obscurité.

Le lieutenant avait quitté la pièce pour laisser seuls le capitaine et Orste’, assis l’un en face de l’autre. Celui-ci venait de tout raconter depuis sa venue en ville jusqu’à sa rencontre avec le demi-orc.
- Deux de mes hommes...des voleurs !
Le géant ne répondit pas.
- Votre histoire m’étonne quelque peu : on vous confisque votre épée et on vous laisse entrer en ville avec un chargement d’armes meurtrières que vous allez vendre au marché, mais bien sûr, rien de tout cela ne vous perturbe.
- J’avoue ne pas y avoir pensé sur le moment. Ni moi, ni mes amis. Si vous n’avez rien d’autre à faire, vous pouvez peut-être tous nous arrêter pour notre bêtise. Ou alors vous faites votre travail en convoquant sur-le-champ vos deux asticots. On verra bien qui est le menteur.
- Surveillez votre ton, monsieur Orste’yole. Qui a parlé de menteur ? Vous avez devant vous un homme convaincu, dit le capitaine en se levant.

Convaincu de quoi ? Alexandros a-t-il trouvé la solution à son problème ? Où s’en est-il plutôt créé de nouveaux ? Il faut protéger les hommes volontaires, les protéger d’eux-mêmes. La porte s’ouvre d’un mouvement coulé et le voilà qui entre. Les deux hommes se tournent vers lui, apparemment surpris. Le contraire n’est pas envisageable. Une fois de plus, le temps s’arrête et seule la mort poursuit son chemin. Elle s’avance simplement vers Alexandros et s’arrête. Les yeux gris couvrent le soleil d’un voile laiteux. L’éclair frappe en pleine poitrine et au dernier cri de cet homme, la terre peut se remettre à tourner, fertilisée par le sang. Noir est entré sans le moindre problème, sa réputation lui ayant tracé son chemin. Il tue sans jamais rencontrer de résistance et c’est cette facilité qui lui a forgé le caractère, telle une illusion de puissance.
Noir se tourne vers le géant et glisse vers lui mais pas assez vite pour l’empêcher de prendre le glaive qu’Alexandros n’a pas voulu dégainer.
- Qui êtes-vous ? Pourquoi avez-vous fait ça ?
Orste’yole ne se comporte pas comme les autres. Il hésite, retient sa main mais est prêt à vivre.

L’homme aux yeux gris s’élance en brandissant le métal par dessus la tête. Il tourne sur lui même et entrechoque violemment le glaive. Orste’ le repousse et le fait presque choir mais par une roue gracieuse qui fait flotter son manteau et ses longs cheveux noirs dans un mouvement hypnotique, l’assassin se remet sur les deux pieds et pare l’instant d’après chaque coup qui lui est porté. Libre comme le souffle du vent, il danse devant la violence du guerrier et glisse de tout côté, insaisissable et magnifique dans son ironie. Son bras fend l’air et la douleur frappe le poignet d’Orste’, l’obligeant à lâcher son glaive. Le manteau couvre soudain toute la pièce de ténèbres et la main saisi l’aveugle à la gorge pour le heurter à un mur. La lumière revient et en même temps que l’étreinte se relâche. Sa victime sur le sol, l’assassin ne tergiverse pas sur son sort. Un instant avant l’échéance, un cri déchire le funeste silence:
- Qui êtes-vous ? Qu’est-ce que vous nous voulez ?
Les yeux gris écrasent d’un pied de plomb la cage thoracique qui a soufflé cette question.

- Toi et moi sommes pareils... répondit-il enfin. Nous sommes Noirs...
L’assassin signa ainsi ses actes de la seule parole qu’il prononça jamais. Une voix nouvelle résonna dans la pièce:
- Arbalète de premier choix, en provenance de Taltion et Cie.
Noir se retourna et croisa le regard de Masphélian, dans l’encadrement de la porte, qui le pointait de son arme.
- Les yeux gris...dit-il.
Ceux-ci hurlèrent de rage en courrant vers la porte mais, dans l’instant, un carreau frappa mortellement son coeur et le rejeta au fond de la pièce. L’aigle noir effectua son dernier vol.

Ysen
Ysen
Niveau 10
26 mai 2002 à 18:59:15

Hé ! Hé ! C´est un peu le but recherché, tu comprendras un peu mieux dès la semaine prochaine. Pour le présent, c´est le temps que j´emploie majoritairement lors des scènes de combats, indépendament du passé de mon texte. Par contre, j´ai du mal à croire que t´as RIEN compris...

blattos
blattos
Niveau 10
30 mai 2002 à 17:54:47

du mystére... de l aventure...
mâtiné d amour
qui peut se plaindre!

Ysen
Ysen
Niveau 10
31 mai 2002 à 22:22:22

Merci Blattos pour ton soutient ! Tu sais Xss, dans pas mal de bouquins y´a des passages assez obscures qui trouvent forcément une explication plus loin... Tu verras, la suite répondera à toutes tes questions ;-)

blattos
blattos
Niveau 10
01 juin 2002 à 14:44:40

mais c est normal Ysen.
ceci dit,c est vrai que j ai du relire ton texte pour deviner (mais y suis je parvenue?) qui "parlait".
sais-tu que j ai eu 1 horrible soupçon: nous ferais tu "simplement" de la lecture, t inquietes c est mon côté parano... héhé

ah rien à voir: tu m avais conseillé 1 bd "prince(s) de la nuit", j ai pas pu le lire car je n aime pas le graphisme... trop réel...
dsl

Ysen
Ysen
Niveau 10
01 juin 2002 à 15:10:37

Hé ! Hé! C´est pas grave. Je n´aime pas non plus le style réaliste, trop "froid". Ici, les éclairages me plaisaient car ils donnaient une ambiance bien plus vivante que le Décalogue par ex., un style très vivant.
Quant à savoir qui "parle" dans mon texte...

Ysen
Ysen
Niveau 10
01 juin 2002 à 15:12:04

Oups ! Je voulais dire " ambiance plus chaude " dsl pour la répet´

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