La journée passa terriblement lentement. Ce n’était que le début de l’après-midi, mais un silence et un calme pesant s’étaient déjà installés. Pour la première fois depuis un bon moment, Le chat de Kludd, qui traînais dans les parages , était venu réclamer quelques petites caresses. Lui aussi sentait le stress qui régnait. D’ailleurs, Nyra ne rechigna pas à satisfaire sa demande, ce qui lui permettait d’évacuer le peu de stress qu’elle avait.
Son épée, reflétant une lumière venue d’on ne sait où, reposait sur une petite table, à côté d’elle. Kludd affûtait encore la sienne, dans un « crrgnii » sonore. Dès ce soir il aurait l’occasion de l’utiliser.
Dans un mouvement brusque qui fit fuir le vieux chat à quelques mètres de là, en attendant que l’homme s’éloigne. Celui-ci s’approcha de la fenêtre.
La chouette se tenait sur le rebord. Pendant un instant, Kludd la fixa intensément des yeux et elle s’envola espionner Efria et ses amis, avant le combat, sûrement un premier suivis de bien d’autres. Le problème ne serait pas réglé en deux coups d’épée, Kludd en était chaque secondes plus persuadé.
Elle disparut derrière la forêt touffue, dans un hululement mêlant confiance, complicité et soumission.
cet idiot d’Axselen n’aurait plus besoin de détourner l’attention des morveux, d’ici quelques heures.
La tension, peu fort mais présente, montât encore d’un cran. Le ciel n’avait à présent plus une couleur digne d’un début d’après-midi. Au loin, vers l’horizon, Il était déjà un peu coloré d’orange, de jaune, de rouge, et de rose comme ce matin. Bientôt ce serait le ciel juste au-dessus de la tête de Kludd qui se parerait de ces couleurs.
Il sera dans un moment temps de partir, pour arriver juste au coucher du soleil, le vrai, coloré partout de ses couleurs habituelles.
Lyze frappa bruyamment à la porte –c’était lui, sans aucun doute, pensa Kludd- brisant le silence qui s’était installé clandestinement, seulement dérangé par les ronronnements bruyants du chat. Kludd alla lui ouvrir. Ils se saluèrent silencieusement, d’un signe de tête. Il avait déjà enfilé son armure. Dans un moment Kludd et Nyra devraient en faire autant.
Il était en avance. Il leur restait plusieurs heures avant de commencer à partir.
Ils attendraient, en tout cas, le retour de la chouette qui les informerait juste sur la situation de leurs ennemis, et quelques autres renseignements. Elle ne se fit pas attendre.
Kludd lut dans ses pensées, avant de l’expliquer aux deux autres, impressionnés. Et cet oiseau qui revenait en leur disant qu’il y avait même une personne blessée là-bas ! Ce n’était pas grave, pour elle, d’autant plus que, d’après l’immense chouette effraie, elle serait vite guérie grâce aux sorts de soin des paladins. Mais c’était un précieux avantage quand même.
«Axselen n’y vas pas avec le dos de la cuillère… Enfin bon, je le paye déjà assez comme ça, autant qu’il fasse du bon boulot. Comme l’argent monte à la tête des gens et lees rends dociles comme des chiens ! »
« Plus que quelques heures "
Inutile de préciser que Kludd avait beaucoup réfléchis, pensé et médité pendant tout l’après-midi.