HRP: Si tu savais le nombre de personnes qui veulent ma mort et qui ne l´ont pas ^^
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Saladrex sentait la terreur, le désarroi, les hurlements de haine, de tristesse, de mort venant de Synia et cela le rendait encore plus fort. Son corps était guéri de ses blessures, et son armure n´avait eu que peu de séquelles, vite réparées par le maître forgeron. Il était au comble de la joie en voyant la ville envahie par ses troupes.
Synia était à lui.
Il marcha lentement en direction des combats, dégainant la longue épée à deux mains, suivi de sa Garde Noire, l´élite des élites. Il rentra dans la cité, la rue principale était vaste et les combats se faisaient plus dans les plus petites rues, ce qui donnait à Saladrex la place pour passer, suivi de ses gardes.
Synia était à lui.
Un aasimar plongea sur lui, hurlant de rage, mais Saladrex lui décocha un violent coup d´épée qui l´envoya paître quelques mètres plus loin. Ce mécréant goûterait de sa lame, après qu´il eut goûté la sienne...
" Emportez celui-là ! "
Un garde s´empara d´Orbeancien et le hissa sur son dos, en lui confisquant ses armes. La procession continua jusqu´au palais, au bout de la grande rue. Ils entrèrent, montèrent sur le toit, puis Saladrex dit à un garde :
" Donne-le moi."
Le garde tendit un immense étendard à Saladrex qui enleva l´oriflamme de Synia - le silence se fit - pour le remplacer par le sien. Ses guerriers regardèrent, fiers, leur chef, ce puissant guerrier, se tenir en haut du palais, et ces derniers redoublèrent d´ardeurs. Saladrex hurla un puissant cri de guerre qui fit trembler le sol.
Synia était à lui.
Il dit au garde qui tenait Orbeancien :
" Donne."
Le garde lui tendit l´aasimar. Saladrex le souleva au dessus de ses épaules, et Orbeancien fut impressionné par la force de celui qu´il croyait être un ´simple´ mage.
Saladrex le jeta du haut du palais.
L´aasimar tomba en contrebas, les os brisés. Mais il était encore vivant.
Les soldats avaient ratissé Synia de toute forme militaire. Il restait de la population, bien sûr, hommes, femmes, vieillards, enfants, en nombre bien inférieur, mais ils repeupleraient la ville.
Saladrex posa un pied sur le rebord de pierre et s´adressa à Gunthar, qui était près de lui :
" Guerriers, inutile de propager ce massacre. Occupez-vous des militaires et laissez ceux qui ne vous dérangent pas en paix. Ah, dit-il en apercevant une elfe pleurant près d´une fillette, attrapez-moi cette elfe et ramenez-la, je la reconnais. Sécurisez la cité, instaurez des patrouilles, faites ce que vous voulez, éliminez toute résistance. Et dites aux Syniens qui restent de rentrer chez eux; Si toutefois ils ont encore une maison ! "
Saladrex et les guerriers à côté de lui partirent d´un rire tonitruant.