- Ces sous-sols étaient encore plus vastes et obscures que les précedents. Mais le murmure se rapprochait, un bon signe, le jourdain était sur la bonne voie. Courrant de plus en plus vite, il trébucha, manquant de tomber. Ce qu´il croyait être une pierre s´avéra être un rat. Enfin, il se demandait quand il allait se montrer. Ses yeux rouges le fixaient dangereusement. L´elfe se retourna et fuya. Le rat le poursuivit, bientôt suivit de dizaines, de centaines de ses congénaires. Voilà des heures qu´il courrait et il commençait sérieusement à être épuisé. Il voulut s´arreter pour reprendre son souffle, mais la vermine ne le lachait pas d´une semelle. Il aboutit finalement dans une petite salle sans issue. Acculé au mur, il vit se détacher de la masse une vingtaine de rat qui l´entourèrent. Ces rats-ci avaient le cerveau bien trop grand pour les petites bêtes qu´ils étaient. Alors, une voix grande, menaçante et triomphante sonna comme des dizaines de cloches dans sa tête:*
" Tu es fait. Longtemps NOUS t´avons pistés, mais NOUS rattrapons tout ce qui existe dans ces souterrains. Tu es fait comme un...rat, si NOUS pouvons dire ainsi. Avant de t´achever et de te laisser comme nourriture à NOUS, NOUS voudrions savoir ce que tu recherches dans ces tunnels elfe?
-Je cherche un objet que tu possèdes cher Rat. Cet objet se trouve sur l´un de tes sujets, enfin sur beaucoup de tes sujets. Je veux l´un de vos crânes, l´un de ceux de tes rats-crânes. Puis, une autre chose, qui n´a rien avoir avec toi. Tu n´as pas à en savoir plus. Soit tu me donnes ce crâne volontairement, soit je vous passerais dessus et je le prendrais moi-même."
- L´elfe jouait ici très gros, le bluff n´était pas sa spécialité, mais peut-êrtre cela pourrait-il marcher. Fermant les yeux, il se concentra pour concentrer tout l´energie maléfique et toutes les ombres qui se trouvaient là pour renforcer l´ombre qui l´entourait.*
" Tu es étrange elfe, peu de gens maîtrisent le canevas de l´ombre. NOUS ne pouvons plus te voir, ni te sentir et encore moins d´entendre. Mais sache que ses tunnels m´appartiennent. Et quand tu te déplaceras, je le sentirais, par le résonnement de tes pas dans le sols...les ondes..."
- Le jourdain était piégé, il ne pouvait bouger sans se faire automatiquement repéré. Il cessa donc de bouger en attendant d´avoir repris assez de force pour tenter quelque chose.*