Gné ?
Bon sinon, c'est pas tout ça, mais avec le pavé de Ryo pour répondre à l'autre créationniste-là, faut que je contre-attaque un peu, moi. Donc voici mon pavé du soir.
Sauf que j'ai pas grand chose à raconter. C'est triste tout ça. Du coup, comme parade, je pourrais peut-être m'en remettre à l'art de la citation. Je pense spontanément à certaines de mes lectures en période de révision. Oui, lectures. Un yéti qui lit, on aura tout vu. Mais c'est parce que c'était en période de révision. Alors forcément, tel un faible Ryo face à son aspirateur, tout ce qui n'est pas de l'analyse exerce sur vous soudainement une attraction irrésistible. Même la lecture.
Ceci dit, il faut commencer par replacer les choses dans leurs contexte. Si ce bouquin traînait chez moi, c'était pour une raison parfaitement inintéressante mais riche en caractère. C'est pourquoi je m'en vais la préciser.
Tout commence à l'impro. Les deux derniers entraînements de l'année étaient articulés autour d'une nouvelle catégorie d'impro, celle du fantastique. Le mec qui donnait l'entraînement nous avait ainsi conseillé de lire quelques trucs de ce genre littéraire-ci avant la semaine suivante. Des devoirs d'impros. Non mais lol l'abus. Enfin bref. C'est ainsi, que, néanmoins, dans un élan de zèle, au moment de repartir sur Lausanne à la fin du week-end, je m'embourbais dans le réduit à la recherche d'un vieux recueil de nouvelles (prétendument) fantastiques qu'on avait dû acheter pour les cours de français en 4è. La dimension fantastique. J'en lisais deux avant ledit entraînement suivant. Notamment, celle qu'on avait étudié en cours, L'homme aux sables, d'Hoffmann. Et par la suite, le recueil resta planté à Lausanne. Il doit d'ailleurs encore y être. D'où sa présence irrésistible en période de révisions.
Finalement, assez peu de nouvelles fantastiques à proprement parler, à mon sens. Cela n'empêchait tout de même pas certaines des non-fantastiques d'être assez sympathiques (notamment La montre du doyen, d'Erckmann-Chatrian et Je suis d'ailleurs, de H. P. Lovecraft). Une autre, plutôt fantastique cette fois, vaut notamment la peine d'être citée : Escamotage, de Richard Matheson. Enfin bref.
À l'origine, si je vous racontais tout cela, c'était surtout pour citer un passage de L'homme aux sables qui m'avait assez amusé (quand on est tendu, on s'amuse de peu de chose, il est vrai). Malheureusement, je n'ai pas le bouquin sous la main. Et sur internet, les traductions que je trouve rendent vraiment mal ce passage. C'est assez dingue comme des traductions différentes peuvent révéler ou au contraire ruiner certains éléments comiques... Cela m'avait notamment frappé lorsque, en Bourgogne, je tombais sur un autre traduction de Roméo et Juliette que celle qu'on avait eu à étudier. La première scène, dans ma version, était hautement comique, et avait à elle seule suffit à me laisser un très bon souvenir de cette pièce. Si bon que la déception n'en fut que plus grande au moment de lire Hamlet. Enfin bref. Et là, en Bourgogne, tout le côté comique évaporé. Pfiuuut.
'fin bref. Donc je n'ai ici à vous proposer qu'une citation tronquée, telle que je l'avais transcrite à Pauline, en guise de titre, puisque je ne sais jamais quoi mettre comme objet dans mes mails...
« Beaucoup d'amants, afin d'être bien convaincus qu'ils n'étaient pas épris d'un automate, [...] exigèrent [que leurs maîtresses] parlassent quelquefois *réellement*, c'est à dire, que leur paroles exprimassent quelquefois des sentiments et des pensées, ce qui fit rompre la plupart des liaisons amoureuses. »
Oui bon, pas de quoi casser trois pattes à un canard, on est bien d'accord. Mais c'était pour le ratio.