Federer avait pourtant tout calculé.
Menant deux sets à zéro après avoir chipé le premier set à Djokovic, il baissa de régime en faisant le strict minimum pendant deux sets.
Deux sets où Djokovic reprenait confiance, mais où il s'épuisait aussi.
A 5-2 dans le 4ème, Federer remet la machine en route pour envoyer un message à Djokovic. Message reçu, Federer sert le plomb d'entrée de 5ème manche.
Et là, c'est le coup de maître, le coup de la résurrection qu'il allait faire à la perfection. Attendre deux sets entier pour ressortir plus fort, pour assommer plus fort Djokovic.
C'était finement joué, je l'anticipais depuis le début du 3ème. Federer a voulu montré qu'il savait être tacticien. Il l'a montré.
A 4-3, le public s'enflamme, applaudit chaque point de Federer, et chaque faute de Djokovic. Ce dernier fait la mou. Federer l'avait calculé, il savait que le public pencherait pour lui.
Le break blanc est la conséquence de 2 sets de gestation calculée de la part de Federer.
Il n'y avait plus qu'à achever le Serbe, sortit du match en se moquant du public, s'estimant pas assez acclamé, il boude à chaque point perdu.
Par rage, il expédie un retour dans le court à 40-15. On aurait dit que Federer s'y attendait, calme, il hocha la tête vers le ramasseur de balle afin de finir ça vite, d'assommer pour de bon Djokovic.
Il n'avait malheureusement pas calculé une seule chose : que Djokovic n'a pas encore la classe et la maturité pour respecter l'adversaire, pour admettre que parfois, l'adversaire est plus fort, a mieux joué tactiquement. Djokovic, de son culot n'ayant égal que son insolence, harangue la foule après son retour. Soit.
Ce n'est qu'après avoir baissé les bras, que, hilare, il va pour demander une serviette à un ramasseur de balle, ailleurs, concentré sur le point qui arrive. Federer attend, attend, bouillonne, croise par malheur le regard de Djokovic lui disant déjà " bien joué ".
Federer réalise alors qu'il a gagné le match, que Djokovic va lui donner.
Que nenni, Djokovic est fourbe, force Federer à faire la faute.
La suite, on la connaît.