Tout dépend du sens qu'on donne à spécial. Le sens logique, dans le contexte, c'est celui de "spécifique à un joueur" ("propre à une personne à l'exclusion des autres, comme dit Robert), mais on l'utilise aussi comme une sorte de synonyme à "extraordinaire" ("qui n'est pas commun", comme dit aussi Robert). C'est évidemment un usage moins précis, mais qui est aussi défendable.
@ Sayth
Qu'on soit d'accord : t'as dit "spécial", tout à l'heure. Et c'est plutôt extraordinaire qui convenait.
Bref.
D'autre part, il faut surtout distinguer selon qu'on parle du type coup en tant que tel (un coudroit de fond de court lifté n'est pas une volée de revers slicée), de la technique du coup lui-même, (un coudroit est un coudroit, mais le jouer à deux mains est spécifique à un nombre très restreint de joueurs).
A mes yeux, un coup "spécial", c'est ce que produit Federer lorsqu'il prend la balle de volée (ou en demi-volée très basse)... pratiquement sur la ligne de fond. Ce n'est pas un coup "normal" du tennis et c'est un coup qu'il est le seul à sortir sans que ce soit un coup de chance monstrueux.
Nadal a une vitesse de déplacement extraordinaire, une capacité à passer le volleyeur hors du commun, etc., mais je rejoins Pam en ce sens qu'il n'a effectivement pas un coup ou une technique y afférente qui lui soit propre.
Bref, c'est couper les poils de poux en quatre (dans le sens de la longueur).
Perso : ce qui m'impressionne chez Djokovic, c'est sa longueur de balle et la régularité de cette longueur, qui est complètement barge.