Ryo au rapport après réception des colis ce matin : le Parrain ça déchire (le 1 du moins).
Je love brando jusqu'aux orteils. Et Pacino qui arrive à prendre la relève du Vieux sans se faire détester c'est miam (dans tous les trucs où tu vois de vieux bonshommes full of power charismatiques, c'est dur de passer après sans paraitre pour un jeune con indigne auprès du spectateur).
J'me suis fait une ambiance ventilateur et lumière tamisée, j'étais à fond dans le truc. J'ai pas noté les longueurs, aucune scène ne m'a paru inutile, j'ai pas pensé à regarder l'heure, pour moi c'est banco. L'ambiance est saisissante.
(faut dire quand je regarde un film une première fois je ne fais pas un visionnage raisonné qui décortique les scènes une par une, je me laisse emporter tel un petit caneton par la rivière (qui vient inéluctablement s'étrangler dans les algues, développées par les infiltrations d'engrais et les traitement des stations d'épurations))
Quand le type achète le film faut pas qu'il s'attende à un truc de gangster carnavalesque, c'est vraiment la famille mafieuse en elle-même qui est mise en avant, plus que les affaires dans lesquelles elle trempe. C'est assurément mou. J'aime.
Et j'ai aimé la tête de cheval dans le lit.
J'ai une culture cinémato proche du froid absolu, je n'ai aucune arme pour estimer s'il mérite son statut de chef d'œuvre incontournable, mais je kiffe la race de sa grand mère la chameau. J'aurai plaisir à le revoir.
Ou alors je me suis laissé manipuler par les critiques, de sorte que psychologiquement, inconsciemment, je ne pouvais être disposé à ne pas aimer. C'est possible aussi. 