Nan t'inquiètes, je ferai pas le même ![]()
Je ferai bien pire huhu

A chaque foi je me précipite pour voir la suite de ton travail Narinette, mais non, ça papote, ça papote...
Le vrai titre de ta fanfic:
"Les Ponts qui mettent du temps" ![]()
Mdr foumarc xD
+1
VGM
J't'avais prévenu.... pourtant le premier post est bien comparé au deuxième 
Ah ok chaud 
Enflures de première ![]()
Vous me le paierez... un jour ![]()
Oui, foumarc, cette fois c'est la bonne... ![]()
Bon, j'espère être à la hauteur de vos espérances... ^^ (j'en doute tout de même...
)
Bon, alors, je vais vous mettre un lien, pour que vous puissiez visualiser à peu près ce qu'est la boule de poil... (non, pas un dessin malheureuseument...
)
http://fr.youtube.com/watch?v=uW0nTpMVs8Q&feature=related
C'est le meilleur moyen que j'ai trouvé pour vous montrer à quoi ça ressemblait... ![]()
Bon, assez de blabla, je poste ce soir...
Chapitre 3 : Un souvenir oublié
Je regardais mes mains avec tristesse et dégoût.
Des mains bleues, fines et gracieuses… couvertes de sang.
Des mains d’assassin…
Qu’est ce que j’avais fait ?
J’avais tué…et tellement manipulé… je ne pouvais plus continuer ainsi.
- Que fais-tu Véliane ? demanda une voix grave dans mon dos. Tu sais très bien que tu n’as pas eu le choix.
- Oui… pourtant, cela me tourmente tellement…répondis-je dans un souffle.
- Eh bien, dans ce cas, tu seras seule cette fois, dit-il. Je dois partir. Je lui ais promis que je serais de retour.
- Il y a… ?
- Trois ans.
Le jeune homme s’enveloppa dans son manteau noir. Il se fondit dans la nuit et m’abandonna.
Je restai immobile. Je tentai de le suivre des yeux, n’y parvins pas. Alors, je me levai et le suivis. Je n’avais guère le choix de toutes façons. Tout allait s’enclencher, depuis qu’on avait retrouvé cette fille, dans cet autre monde…
Je me retournai une dernière fois et lançai un ultime regard nostalgique vers le paysage qui s’offrait à moi : une gigantesque et magnifique forêt bleue saphir, sous un ciel vert pâle. Installée depuis longtemps sur une colline, je pouvais voir la mer rouge vif, limpide, qui brillait sous les quatre soleils orangés d’Améthyste.
Un monde étrange et mystérieux. Ce monde où j’avais vécu depuis un millénaire.
Une larme coula sur ma joue bleue. Je me mis en route et quittai ma terre pour sans doute ne plus jamais y revenir.
*
L’air à lui seul nous offrait un sentiment d’étouffement et de besoin d’espace. La boue sur laquelle nous marchions était épaisse et gluante, se collant à nos semelles. Les arbres, verdâtres ou marron, gigantesques, nous entouraient. Leur feuilles émeraude, dégoulinantes d’eau et énormes se montraient juste au-dessus de nos têtes, et les racines noires et glissantes de vase nous compliquaient encore plus la tâche. Le ciel ne daignait pas se montrer, masqué par la végétation étouffante environnante et, venant s’ajouter à toutes ces contraintes, un vacarme assourdissant d’oiseaux nous explosait le crâne.
« Pourquoi je me suis embarquée là dedans ? » grognais-je pour moi-même.
Je ne savais pas. Enfin, si, justement, je le savais, mais je ne voulais pas admettre que Tout’ ait réussi à me convaincre aussi facilement. J’étais plutôt dégoûtée et je n’avais aucune envie de continuer à avancer dans la jungle par une journée d’été aussi chaude.
- Quand arriverons-nous, à ton avis ?
- Aucune idée, et franchement… han ! J’en ai ras le bol, répondis je au pharaon en dégageant une lourde branche du passage.
- Kahena, s’il te plaît…, insista-t-il.
- On devrait arriver dans environ une heure, si ce n’est pas plus.
Je doutais plus que jamais que nous arrivions à destination une heure plus tard. Je me demandais même si nous arriverions vivants. Mais pourquoi ce mauvais pressentiment ?
« Est-ce que notre véritable destination est les ruines ? » me demandai-je en jetant un coup d’œil à Toutankhamon.
Je doutais. Beaucoup trop. Et beaucoup plus que d’habitude. J’étais aussi particulièrement inquiète. Quelque chose ne tournait pas rond. Mais quoi ?
Je fronçai les sourcils. Malgré le fait que je connaisse une grande partie de la jungle par cœur, elle ne m’avait jamais semblée autant étrangère qu’à l’instant présent.
« Et merde… qu’est ce que j’ai, aujourd’hui ? » pensai-je.
- Kahena, ne me dis pas que tu ne sais pas où nous sommes ? s’inquiéta le pharaon.
- Hum…, fis-je avec une grimace de dégoût.
- Kahena, je connais rien de ta jungle. Je ne pourrais jamais nous guider à ta place. Enfin, sauf… non, mieux vaut pas.
Le pharaon s’assit sur une grosse racine avec un soupir de lassitude. Il en avait plus qu’assez de la jungle. Moi aussi. Je me redressai et appuyai mes mains sur mes hanches. Je n’arrivais pas à me repérer. Pourtant, cette forêt, je la connaissais comme ma poche… qu’est ce qui n’allait pas ?
« Le sentier a été masqué par les dernières pluie, ce qui rendra la tâche encore plus compliquée… »
Je soupirai. Je m’assis dans la boue, déjà fatiguée de cette histoire insensée qui venait tout juste de commencer. Beaucoup de gens auraient été heureux ou excités de vivre ce qui m’arrivait aujourd’hui. Moi, cela me rendait folle.
- Dis, Tout’…
- Mmh ?
- Pourquoi tu me caches autant de choses ? demandai-je, allant droit au but.
- Eh bien… c’est assez compliqué à expliquer…, dit-il. Je vais faire simple. En fait, il vaut mieux que tu découvres tout ou presque par toi-même. Si je te révélais tout, non seulement tu ne comprendrais sans doute pas, mais en plus tu acquérrais moins d’expérience… tu comprends ?
- Mais c’est perturbant ! gémis-je.
- Je sais…, soupira-t-il. Mais on ne me l’a pas épargné non plus, murmura-t-il avec un sourire triste (pourquoi ce regard si malheureux ?). Je suis maintenant… comme une sorte de guide, en fait.
- Ouais, en gros tu ne peux pas me laisser seule sinon je suis dans la merde, c’est ça ?
- Heu…si tu veux. Mais en même temps, je fais bien partie du groupe et j’agis comme tel.
- Du groupe… ?
Il ne me répondis pas et leva son regard vers le plafond de verdure. Je l’observai avec insistance.
- Oui, le groupe. Nous ne sommes pas seuls, Kahena…
- Je le sais.
Il reporta son regard sur moi. Il avait tout de même l’air un peu étonné.
- Je ne suis pas débile, pharaon. Pas au point de croire que nous sommes seuls. Cela serait illogique.
- Illogique ? ironisa-t-il avec un sourire.
- Toi, tu le sais, mais si tu réfléchis bien, en partant du principe que je ne sais rien…
Je lui jetai un regard noir.
- …nous sommes au moins quatre.
- Pourquoi quatre ? demanda-t-il, voulant me faire aller au bout de mes pensées.
- Il y a moi, toi. Ca fait deux. Tu viens du passé, moi, par rapport à toi, du futur. Un monde, deux époques.
- Tu raisonnes bien, je commence à deviner la suite.
- Si il y a deux mondes, nous serons quatre. Un membre venant du passé, et l’autre, par rapport au premier, du futur. On ne peut pas rejeter le présent du cours du temps, car sans lui on ne vivrait pas, mais personne ne peut venir de cette époque.
- Tu m’impressionnes ! Tu as un raisonnement parfaitement logique. Mais laisse moi te contredire…
- Je t’écoute.
Il laissa sa phrase en suspens. Il paraissait réfléchir, cherchant sans doute la meilleure façon d’expliquer les choses.
- Elle t’expliquera mieux que moi.
- Qui ça ?
- Vél…
Un long hurlement nous interrompit brusquement. Un hurlement déchirant, suraigu, sans fin, à glacer le sang. Je me retournai lentement, très lentement, la peur me paralysant complètement les membres.
« C… c’est quoi ça ? »
J’écarquillai les yeux. Que se passait-il ? Qu’est ce que cela pouvait être ? Et d’où venait ce hurlement ?
J’allais devenir folle. Délibérément folle.
Je vivais dans un cauchemar. Mais peut-être, qu’en fait, le cauchemar allait justement commencer, quelques minutes après que ce cri à fendre l’âme ce serait arrêté.
Ce hurlement ne dura qu’une trentaine de secondes encore.
Puis il cessa net. Cela me fit l’effet d’une douche froide. Je ressentis encore plus profondément cette peur qui me glaçait d’effroi.
Un silence horripilant prit possession des lieux. Un silence lourd de sens, un silence encore pire que le cri qui l’avait précédé. Un silence de mort.
- Tout’…, murmurai-je dans un souffle.
- …
Il était moins effrayé que moi. Il ne l’était pas, d’ailleurs. C’était l’inquiétude qui se lisait sur son visage, pas la peur. Ses sourcils étaient froncés, et il semblait en pleine réflexion.
Il allait parler, quand, comme par magie, un petit animal blanc neige, aux yeux ronds bleu saphir, sortit des buissons épais et des racines enchevêtrées. Il avait une tête plutôt ronde, et un visage se rapprochant le plus d’un chat. Il avait des oreilles longues et pointues, et ses yeux étaient anormalement grands. Ses pattes étaient petites mais particulièrement musclées. Elles se terminaient par de longues griffes recourbées, d’un noir luisant et lisse. Elles étaient reliées aux pattes postérieures par une membrane assez épaisse, comme un écureuil volant, et recouvertes de fourrure blanche et soyeuse. Tout comme les pattes antérieures, elles étaient munies de griffes noires. Sa queue touffue, longue d’environ un mètre au moins, bougeait gracieusement dans les airs. La créature avait la taille d’un chat, et se comportait comme tel. Enfin presque…
Toutankhamon écarquilla les yeux de surprise. Il savait sans doute ce qu’était cet animal, je le lisait dans ses yeux. Moi, j’étais fascinée par cette créature étrange, qui semblait me dévorer d’avance de ses yeux bleu saphir lumineux.
- Kahena…, murmura-t-il. Arrête… !
Il m’attrapa par le bras, et m’éloigna de la petite fourrure blanche. Je me débattis, et me retournai. Je le regardai dans les yeux. Lui, ne vit dans les miens que sournoiserie et haine. Un long sourire narquois s’afficha sur mon visage, et je sentis mes canines s’allonger au fur et à mesure des secondes. Je me retrouvai en harmonie complète avec la nature. J’étais comme une panthère, sentant la moindre parcelle de mon corps, et par ailleurs tout ce qui se trouvait autour de moi. Je voyais tout ce qui devait être vu, et j’entendais chaque craquement, chaque murmure, chaque bruissement dans le silence qui nous entourait. Je sentais mes muscles s’accroître, et je n’eus qu’une envie : m’enfuir, courir, et ressentir toutes ces choses ainsi pendant le restant de ma vie.
Le pharaon qui m’empoignait toujours me ramena à la réalité. Je me libérai vivement, quand un détail que je n’avais pas remarqué me frappa. Mon nouvel instinct me criait, me hurlait de m’enfuir. Et devinez à cause de quoi ? La petite boule de poil blanche, qui se situait juste derrière moi. Cette créature était dangereuse. Très dangereuse.
« Qu’est ce que c’est que ce truc ? » pensai-je en me retournant, tous les sens à l’affût de chaque mouvement du petit animal.
Il penchait la tête sur le côté, curieux de savoir ce qui se passait. Il le savait très bien, ce qui se passait.
Je reculai lentement, tous les sens en alerte, sans cesser de le fixer. Lui, avançait tout aussi lentement vers moi, savourant sa victoire proche. Un seul mouvement brusque et tout pouvait finir. Sa queue battait doucement les airs, et son regard luisait plus que jamais. Je sentais que Toutankhamon était juste derrière moi. Il était parfaitement réveillé, et même sans doute complètement apeuré à présent. Immobile, paralysé. Comme moi. Bientôt mort, peut-être…
Je fixais toujours l’animal étrange. J’entendais le moindre pas que faisait la créature. Je voyais chaque muscle qui bougeait sous sa fourrure. J’observais et sondais son regard. Et par malheur j’arrivai dos à Toutankhamon. A ce moment précis, l’animal se tendit. Moi aussi. J’empoignai avec beaucoup plus de force que je ne l’aurais cru le pharaon. Je fis un bond de côté, esquivant la créature mystique de justesse.
- Cours, ordonnai-je d’une voix rauque.
- Certainement pas, objecta le pharaon en se libérant de mon emprise. Je sais comment on anéanti cette chose. Où plutôt comment on la dompte. Je viens de comprendre ce que c’était… exactement.
- Ce n’est pas le moment de jouer au héros, pharaon, rétorquai-je, en reportant mon regard sur la petite peluche blanche.
- Il y en a par dizaine, dans mon époque. Autant de dire que je connais ces créatures beaucoup mieux que toi. C’est bien toi qui devrais courir.
J’hésitais. J’hésitais beaucoup trop. Il fallait que je fasse confiance à Toutankhamon. Je jetai un rapide regard vers lui. La créature profita de ce moment précis d’inattention et fonça droit sur moi avec une rapidité à couper le souffle. J’entendis mon cœur battre à tout rompre. Un souvenir resurgit, brusquement. Il ne dura qu’un millième de seconde. Il me parut défiler pendant des heures.
Je vis la créature se transformer et prendre une taille dix fois plus grande. Des yeux toujours bleus, un pelage toujours blanc. Mais la forme d’une panthère. Une panthère énorme et extrêmement puissante. Qui allait me réduire en charpie.
« Merde ! »
*
Je m’avançais prudemment en dehors de chez moi. J’étais seule. Enfin, pas vraiment seule…
À quelques mètres devant moi était assis un jeune homme aux cheveux rouge sang. Ils étaient en bataille, et trois longues mèches flottaient derrière sa nuque. Ses yeux étaient cachés par sa chevelure, et ses habits en lambeaux. Son jean était déchiré, et ce qui restait de son long manteau noir était sale et troué. Je ne l’avais jamais vu, je ne le connaissais pas, mais lui était venu.
« Qui est-ce ? » me demandai-je. « Et pourquoi s’est-il aventuré aussi profondément dans la jungle ? »
Je n’osais pas approcher. Pourtant, pour une fois, je crois que ce n’était pas moi qui avais besoin d’aide. Il était assis étrangement, la tête en avant, recroquevillé sur lui-même. Je ne me sentais pas très bien. Mon estomac se noua. J’avais peur.
Qui était-ce donc ?
Si je n’avançais pas, je ne l’aurais jamais su. Mais j’avais tellement peur… j’en tremblais.
« Qu’est ce qui me prends ? » me demandai-je.
Une sueur froide coula le long de mon dos. Mes membres se mirent à agir de leur propre chef : je marchai lentement vers lui.
« Merde mais qu’est ce qui se passe ? »
Arrivant à sa hauteur, je tendis ma paume vers son épaule. Il réagit instantanément : du dos de sa main, il frappa la mienne. Puis, son bras retomba, inerte. Le mien aussi.
Je regardai cet homme étrange. Mes yeux s’arrondissaient de plus en plus. Ses mèches rouges, longues, flottaient. Elles flottaient. Ce mot résonna longtemps dans ma tête.
« Mais c’est quoi ça ? »
L’homme tourna sa tête vers moi. Sa voix, contrairement à ce que je m’attendais, était tout à fait normale.
- Quel est ton nom ? me demanda-t-il avec peine.
- M… mon nom ? m’étonnai-je.
- Oui… ton nom.
« Pourquoi devrais-je lui donner mon nom ? »
Alors je me souvins. Je le reconnus. Ces mèches… je ne les aurais jamais oubliées.
Je m’assis. Je penchai la tête et plissai les yeux. Je regardai l’homme, et lui dis :
- Tu le connais, mon nom. Tu l’as déjà oublié ?
- Mmh.
Il me sourit. Je fis de même.
- Tu as grandi, Kahena, me dit-il.
- Toi, tu ne m’as jamais dit le tien, en revanche.
Maintenant, je me souvenais. Je l’avais déjà rencontré j’avais cinq ans alors, lui huit. J’étais avec mes parents ce jour là, et lui avec les siens. Mais il n’avait pas ces cheveux rouges. Ils étaient blonds, comme le soleil. Par contre, il avait la même coiffure, seulement sa chevelure était plus courte. Trois mèches blondes et un regard bleu. Mais maintenant, son regard de saphir je ne le voyais pas. Caché par ces mèches de sang. Je devinais presque ce qui s’était passé. Il n’était pas ici pour rien. Cherchait-il de l’aide ou bien avait-il entendu mon appel au secours ?
- Tu veux pas me répondre ? demandai-je doucement.
- Mon nom… ?
Même question que la mienne. Mais lui semblait encore plus désorienté. Il leva son visage vers le ciel, ses cheveux lui cachant toujours les yeux. Il semblait avoir oublié son identité. Il paraissait réfléchir. Il demeurait immobile. Il avait l’air de replonger dans de longs souvenirs. Après plusieurs secondes d’hésitation, il répondit enfin :
- Sky.
- Sky…, répétai-je pensivement.
Ce fut à mon tour de lever les yeux vers le ciel. Bleu, un bleu clair et pur. Comme ses yeux d’auparavant.
- J’ai seize ans… je crois, me dit-il.
- Je crois aussi. J’en ai treize, affirmai-je. Nous avions trois ans d’écart. Pourquoi cela aurait changé ? dis-je en reportant mon regard sur lui.
Il baissa la tête.
- C’est vrai. Tu as raison.
- Hein ?
- Toi aussi tu as perdu ce que tu avais de plus cher. Et personne ne t’a aidé quand tu t’es retrouvé seule. Tu es comme moi.
L’effroi me glaça. J’ouvris grands les yeux, et revins complètement à la réalité.
« Comment sait-il ça ? »
- Comment… ?
- Il y a beaucoup de choses que je sais de toi, Kahena.
- Alors toi aussi…
- Je te l’ai dit, rétorqua-t-il. Je te raconterai beaucoup de choses quand je reviendrai, dans trois ans. Survis d’ici là…
« Survivre ? Mais de quoi parle-t-il ? »
- Sky, ne part pas maintenant, ordonnai-je, l’esprit soudain assombri de souvenirs douloureux. Tu es dans l’incapacité de faire le moindre mouvement.
Il sourit. Un demi-sourire, à la fois narquois et affectif. Un sourire de grand frère.
- Tu te demandes comment je suis arrivé ici, n’est ce pas ?
Je hochai la tête. Je me sentais petite, à côté de lui.
« Je n’aime pas quand on change de sujet… » pensai-je soudain.
- Tu sais quoi ? coupai-je. Je vais te soigner à l’intérieur.
- Comment ça « me soigner » ? Je n’en ai pas besoin ! dit-il.
- Ouais, tu parles, tu parles, mais tu dois au moins avoir quelques côtes cassées, vu la façon dont tu respires. Et je trouve ta jambe légèrement tordue…, dis-je et montrant son genou du doigt.
En effet, tout le bas de sa jambe était complètement retourné. Comment faisait-il pour ne pas ressentir de douleur ?
- Qu’est ce que t’as fait pour te retrouver dans une position pareille ? murmurai-je avec un air dubitatif.
- Mais… mais rien… ! mentit-il.
- Je ne te crois pas. C’est pas grave, de toutes façons t’as pas le choix : je te soignerai quand même, affirmai-je.
Son sourire s’était épanoui. Il devait certainement me prendre pour une tête de mule. Bah, en même temps, j’en étais une, il n’avait pas trop le choix…
- Ehhhh, doucement, tu me fais mal ! s’exclama-t-il alors que je le prenais pour l’amener à l’intérieur. Lâche moi !
- Certainement pas, rétorquai-je.
- Arrête, Kahena, j’ai honte de me faire porter par une fille !
- Rien à foutre !
- Mais quelle tête de mule… pourquoi je suis venu ici ? Lâche moi je te dis !
Je le retenais ainsi jusqu’à ce que je sois arrivée à côté du canapé. Il s’installa tant bien que mal entre les coussins pendant que je cherchais bandages et pansements pour le soigner.
- Tu en as de la chance, de vivre ici ! s’exclama-t-il alors que je revenais du premier étage.
Je le regardai de travers.
- De la chance ? Tu parles… vivre seule dans une maison située au milieu de la jungle n’a rien de marrant… !
- Dis ce que tu veux, je trouve que tu as de la chance, conclus-t-il, têtu.
Je m’assis près de lui. Ses cheveux cachaient toujours ses yeux. Pourquoi masquait-il ainsi la moitié de son visage ?
« Il est étrange… » pensai-je, et pas pour le première fois.
Sky partit au royaume des souvenirs. Mais pas n’importe lesquels : celui des souvenirs oubliés, douloureux, souvent. Et je pressentais que c’était moi la cause de ces ressassements brusques.
- Qu’y a-t-il, Sky ? demandai-je, voyant sa bouche se tordre.
- Je pensais juste que, dans trois ans, je serai obligé de revenir.
- Pourquoi fais-tu la grimace, alors ? demandai-je.
- Eh bien, c’est très, très compliqué à expliquer… je reviendrais même plus souvent si je pouvais mais… c’est impossible pour moi. Cela me demande trop d’énergie et je ne peux pas me permettre de laisser tout le monde en plan. Et…
« Et… ? »
Il ne me disait pas tout. Quelque chose le tracassait, mais je ne dis rien. Pour l’instant.
- Kahena…
- Oui ?
- As-tu peur des monstres ? demanda-t-il dans un murmure.
- Tout dépend de quel genre de monstres tu veux parler…
C’est alors qu’il souleva ses cheveux. Une sueur froide me coula le long du dos. J’ouvris grand les yeux, et me les frottaient pour voir si je ne rêvais pas.
Le blanc de ses yeux, qui aurait dû être, normalement, blanc, était noir. A l’inverse, ses iris étaient blancs, un peu gris tout de même, avec quelques fils noirs, qui caractérisaient tous les iris « normaux ». Mais quelque chose de bien plus effrayant me paralysa.
« Comment est-ce possible… ? »
A mon expression, le visage de Sky s’attrista.
- Tu vois, même toi tu as peur de moi.
- J’admets que sur le coup ça m’a vraiment impressionnée. J’ai aussi eu assez peur, mais…
Je suspendis ma phrase, et je le regardais avec un air franc qui m’avait un jour correspondu. Ma haine contre l’injustice refaisait surface. Je fronçais mes sourcils avec force, et lui dit :
- Ce n’est pas pour autant que tu dois être traité comme un moins que rien ! Ce n’est pas pour autant que tu es réellement un monstre ! Ce sont eux, les monstres, ceux qui t’ont rejetés, ce sont eux, parce qu’ils n’ont pas su t’accepter !
- Kahena…
- Je te comprends sans doute mieux que n’importe qui, Sky. Crois-tu qu’avec mes yeux ce soit différent ?
Il sourit. Moi, j’étais presque essoufflée après avoir ainsi vidé mon sac. J’éclatais de rire, sans raison. Sky aussi. Nous avions été comme ça, un jour, l’un et l’autre. Cela me fit beaucoup de bien.
- Je peux revoir tes yeux ? demandai-je.
Il hocha la tête. Je soulevai ses cheveux rouges, et observai tout son visage avec curiosité. Ces yeux étaient vraiment ce que l’on remarquait le plus.
Ils n’avaient pas de pupilles.
*
Quel souvenir douloureux… peut-être aussi douloureux que ce que j’allais subir. Mourir déchiquetée… cela ne m’enchantait pas. Ca allait faire mal. Très mal. Et pourtant… je ne ressentis rien. Alors, je me rendis compte qu’un homme s’était interposé entre la créature et moi. Un jeune homme à la peau extrêmement blanche, et aux cheveux noirs en bataille. Il avait attrapé la créature avec ses bras puissants, l’entourant, et l’emprisonnant. Elle se débattit, mordant, griffant, grognant, en vain. Il la tenait fermement et ne comptait apparemment pas la laisser s’échapper.
« Comment il a fait ? Et qui est-ce ? »
Je vis la créature diminuer de taille, puis disparaître derrière le jeune homme qui m’avait sauvée.
Il se retourna. Je restai ébahie : ce n’était autre que Toutankhamon qui se tenait devant moi. A la seule différence, ou plutôt les différences, qu’il avait la peau blanche, les yeux rouges et… deux canines pointues et effilées comme des rasoirs.
- Tu es soudain devenu albinos ? demandai-je sous le choc.
- Oh que non ! s’exclama-t-il. C’est tout autre chose…
Puis, souriant, il me tendit la créature blanche, redevenue une petite boule de poils blanche. Instinctivement je reculai, n’ayant aucune envie de me faire déchiqueter et de mourir aussi jeune.
- Il ne te feras aucun mal, je l’ai apprivoisé…, me rassura le pharaon.
- Comment ça « apprivoisé » ? Tu te fous de moi pas vrai ?
- Pas du tout ! Et même, si tu veux, je t’apprendrai en temps voulu.
Je pris donc l’animal, le tendant le plus loin possible de moi. Toutankhamon leva les yeux au ciel.
- Ce n’est pas la peine de faire tout ce chantage…
- Et, au fait, qu’est ce que cette… hum… « sympathique » créature ?
- La boule de poils ? C’est un Néfuze. Je suis plutôt étonné d’en voir, étant donné qu’ils sont très rares, méfiants, et qu’ici ils ne devraient même pas exister…
- Pardon ? m’étranglai-je.
- Je t’expliquerai quand on sera sortis de cette maudite jungle.
Nous poursuivîmes notre route, lui me guidant à son tour (bien que je ne sache pas comment il faisait pour retrouver son chemin mieux que moi…), et moi captivée par cette étrange créature qu’était le Néfuze. Je le tenais à présent contre moi, sentant son pelage infiniment doux sur ma peau. L’animal, lui, ronronnait comme l’aurait fait un chat et en même temps mordillait doucement mes doigts. Il me fixa de ses yeux intensément bleus, d’un bleu aussi clair et pur que le firmament. Le bleu des yeux de ce garçon que j’avais un jour rencontré quand j’avais cinq ans. Et, tout au fond de moi, je me répétais :
« Sky, j’arrive. »
OMG, un nouveau chap 
Mais en plus, j'ai dessiné tous les persos, et ben je peux même pas les poster... ah, c*n d'appareils photos... ![]()
Ouais, et t'as intêret à le lire ![]()
Allez, t'as du boulot.... ![]()
"Narya_ Posté le 11 mai 2008 à 21:39:15 Enflures de première
Vous me le paierez... un jour "
=> Chaud c'est quand même pas de notre faute 
Bon je lirais ton chap chais pas quand, on verra ![]()
Triple enflure ![]()
Bon, moi j'ai pas posté pour rien, hein ? ![]()
Rassurez moi, mon pic va pas couler au moment où j'ai posté ? ![]()
Non, non....pas eu encore le temps de lire....
Désolée... dès que j'ai un créneau, je m'y mets. ![]()
Merci ![]()
Foumarc, à ton tour ![]()
Hem... j'ai lu.
Je ne rentrerai pas dans les détails, d'autres s'en chargeront, je pense.
Comme pour les autres chapitres, celui-ci fourmille de trèèèès bonnes idées, mais est complètement fouillis.
Tu mets plusieurs personnages à la première personne, ce qui n'est pas une faute en soi.... sauf quand tu les fais parler de manière si rapprochée.
D'un paragraphe à l'autre, on ne sait pas qui parle.
Tes flash-backs, aussi, sont trop surprenants quant à leur arrivée... on ne comprend pas bien ce qu'ils font là... et je n'ai pas compris, avant plusieurs lignes (presqu'à la fin) que c'est un flash-back.
Je comprends la complexité de l'histoire, mais dans un seul petit post, tu veux faire passer deux mondes, deux temps voire plus... c'est trop.
Voilà mon commentaire sur mes impressions.
Très très bonnes idées mal exploitées.
Je suis sûre que tu peux développer ton histoire mieux que ça, en prenant plus de temps et en voulant moins faire passer d'idées différentes dans un seul post. ![]()
lu!
Alors, je suis de l'avis de Kty sur l'ensemble. De bonnes idées mais la structure de ton récit souffre d'un manque de rythme (dans le sens enchainements logiques et bien amenés) et d'un manque de clarté, mais , en effet du à l'histoire complexe.
Puis par ci par là quelques maladresses de tournures, le:
"Mais rien.. mentit-il" ne fonctionne pas par exemple, lorsqu'on lit, on fabrique une petite mélodie dans sa tête, et si deux syllabes sonnent pas terrible, ça gâche l'imaginaire. Bref... ça reste un détail.
Par contre, il y a des bonnes choses, comme certaines description des émotions des protagonistes. Et descriptions des lieux.
Les personnages ont l'air complexes et c'est vrai que je n'ai pas tout saisi leur rôle dans l'histoire mais cela viendra surement. Ou faut que je relise avant. (A propos, un petit rappel des faits serait bienvenu avant chaque nouveau chap. Car c'est aussi ce que je pourrais reprocher à vgm, c'est que le temps qui s'écoule avant de poster vos prochains chap est assez... comment dire... espacé?
Un spectateur c'est parfois un faitnéan lol!
Mais sinon, je tiens à le répeter, y a vraiment de bonnes choses! Continue cette aventure en essayant de gommer les quelques défauts de récit et donne nous le plaisir de lire une histoire qui nous attrape, tu as le potentiel évident! Et pour ça, j'attends la suite!
Merci pour vos com's ! ![]()
Bon, alors ça va être dur, non seulement pour appliquer tout ce que vous m'avez dit, mais en plus pour digérer les com's des deux autres fiqueurs !
![]()
Je vais baver, je le sens... ![]()
Mais là j'ai commencé à travailler les étapes du chap 4 et je commenceà comprendre la démarche à adopter, pour ne pas aller trop vite, me poser et tout le reste... ![]()
En même temps, si j'avais tout réussi du premier coup, cela n'aurait eu aucun intêret pour moi. Je préfère partir de bas, de digérer les com's et de les prendre avec un sourire, et m'améliorer au fur et à mesure, plutôt que de tout savoir dès le premier essai. Ca me permet de repousser mes limites toujours un peu plus loin ! ![]()
Narinette! C'est complètement ça! Tu prends les choses dans le bon sens car ton humilité te mènera à mieux et bien plus encore. Je guette avec intérêt tes prochains chap!
D'accord avec toi, Foumarc !
Et c'est vrai Narya, ton imagination n'est pas prise en défaut, au contraire.... les bases de ton histoire sont très bonnes, j'aime beaucoup. ![]()
Il faut juste que tu prennes ton temps.... rien ne presse... ![]()
(bon, ceci dit elle prend déjà pas mal son temps...
) Mais bon, tes chapitres sont conséquents. ![]()
Je ne parle pas de la vitesse à laquelle tu postes, mais de la vitesse à laquelle ton histoire avance... ![]()
Dans le dernier chapitre, tu as condensé ce qui aurait dû tenir dans au moins deux chapitres... c'est à ce niveau-là que tu dois prendre ton temps. ![]()