Test ![]()
Bah... c´était juste une petite suggestion, comme ça... en passant... ![]()
Je vais me tuer.
J´ai le chapitre sur ma clé USB, juste devant moi, mais l´ordi ne reconnaît pas les clés USB ![]()
Je m´aime ![]()
J´ai fini par trouver un moyen ![]()
Ce chapitre est dédié au narrateur, qui m´a bien aidé (et continue de bien m´aider) durant ces mois de juillet et d´août ![]()
Merci narrateur ![]()
PS: le chap fait 11 pages word ![]()
Chapitre IV : Péripéties Caverneuses :
Je regardais devant moi, les yeux hagards. L’affreux bruit mécanique et l’atroce cri d’Alexey résonnaient dans ma tête. J’étais pétrifié de terreur. Je n’osais plus avancer. D’ailleurs, tout mouvement me semblait impossible à réaliser. Ce fût Elli qui bougea la première. Elle fit un pas en avant, puis se mit à courir dans la direction où Alexey avait disparu. Elle fut stoppée par VGM. Celui-ci se prit immédiatement une gifle, qu’il encaissa en silence.
-Laisse-moi passer ! hurla Elli.
Elle se débattait mais Julien la retenait fermement tout en restant muet. Il jeta un regard noir un Busard qui se décida enfin à parler.
-Il y a devant vous un piège mortel. Nous ne pouvons prendre le risque d’avancer à l’aveuglette.
Elli cessa de bouger, toujours dans les bras de VGM. Il y eût un moment de silence pesant. C’est alors que j’entendis un petit cri plaintif, sorte de gémissement, provenant de l’autre bout de la grotte.
-Il est vivant ! m’écriais-je interloqué.
Aussitôt, je compris que le moment que j’attendais tant, celui où je serais enfin utile pour le groupe, était arrivé. Je ramassai immédiatement quelques branches éparpillées sur le sol et les regroupais en un seul tas, heureux de servir enfin à quelque chose. Je pouvais sauver la vie de quelqu’un, et je ferais tout pour y arriver. L’occasion que j’attendais depuis si longtemps pour prouver mon importance s’était enfin présentée. Je ne la laisserais pas filer.
Je sortis mon briquet de la poche de mon jean délavé et fis apparaître une flamme bleuâtre. J’approchai le feu du bois. Celui-ci, extrêmement sec, s’enflamma immédiatement, inondant la caverne d’une douce et chaleureuse lumière. Pour la première fois depuis notre arrivée dans la grotte, nous pûmes explorer les lieux.
Nous étions dans une sorte de tunnel, haut d’environ trois mètres et large d’autant. Le corridor s’enfonçait dans les entrailles insondables de la montagne. Derrière nous, la porte était immuable et semblait faite de la même roche que le reste des murs. Ceux-ci, d’une couleur grisâtre, étaient grossièrement taillés de façon à former un plafond en forme d’arche. Le sol, de la même consistance que les murs, était couvert de débris, essentiellement des pierres et des branches.
Je m’arrachai à ma contemplation de la caverne et saisis une branche plus humide, qui brûlait moins ardemment que les autres, et se consumait donc plus lentement. Je venais de créer une torche. J’étais fier de moi.
-Flo, tu es un génie ! s’émerveilla Jaws.
Un sourire se dessina sur mes lèvres. Même dans la pire des situations, un compliment fait toujours chaud au cœur.
-Allez-y, servez-vous, dis-je aux autres en désignant le tas de bois incandescent.
Je ne pus m’empêcher de remarquer à quel point le groupe était silencieux. J’en déduis que la plupart somnolaient, complètement fatiguée par le voyage et les épreuves que nous avions endurées.
Elli se précipita sur le feu, suivie par le reste du groupe, avant de s’avancer d’un pas rapide vers le blessé. Je marchai sur ses talons et pus observer le désastre : Alexey gisait sur le sol, un épieu d’une cinquantaine de centimètres figé entre ses côtes. Emeline poussa un petit cri et se précipita vers lui, oubliant toute prudence.
-Attend ! criais-je affolé.
Mais il était trop tard. Le mécanisme s’était une nouvelle fois actionné. C’est alors que je compris le fonctionnement du piège. Une dalle de deux mètres de long et occupant toute la largeur du couloir venait de s’enfoncer sous les pieds de la jeune femme. Elle était couverte de poussière et de débris, presque invisible. Ce qui suivit fût si rapide que je doutai de la réalité de la chose. Trois trous superposés apparurent sur la paroi de droite. Aussitôt, trois épieu sortirent de chacun des trous et filèrent à une vitesse hallucinante vers l’autre mur où ils disparurent. Souple, Elli avait été assez rapide pour les éviter. Je soupirai, rassuré.
-Piège classique à base d’une force actionnant un mécanisme d’ouverture, d’expulsion et de fermeture, récita Busard. Il faut être stupide pour s’être fait avoir.
Et d’un bond, il atterrit à côté d’Elli et d’Alexey. J’avais envie de l’étriper, mais je me contins. Emeline avait doucement retiré l’épieu du ventre du jeune homme et un flot de sang s’écoulait de la plaie béante.
-Il est mourant, reprit Busard d’un ton neutre. Il faut avant tout stopper l’hémorragie, puis bander la blessure avec un tissu. Mais nous ne pouvons pas nous attarder ici.
Comme toujours, mon désir de rendre service se manifesta. Je sautai habilement par-dessus le piège de m’approchai du blessé. Je retirai immédiatement mon pull — inutile vu la chaleur régnant ici — et épongeai la blessure. Alexey, au bord de l’évanouissement, se laissa faire. Il faisait affreusement chaud et mon pull serait plus utile sur le blessé que sur moi. Du moins le pensais-je…
Un quart d’heure plus tard, Alexey était sur pied, soutenu par Elli. Le reste du groupe avait passé le piège tandis que j’improvisais un bandage. Nous nous décidâmes enfin à reprendre la marche, dans le silence absolu.
Presque toutes les torches étaient éteintes lorsque nous arrivâmes à un embranchement éclairé par un trou dans le plafond.
-C’est une sortie ! m’écriais-je plein d’espoir.
-Ça m’étonnerait, marmonna Darklife.
Avant qu’on ait pu débattre de la situation, VGM avait atteint l’ouverture grâce à une de ses acrobaties dont il avait le secret. Une appréhension me noua l’estomac lorsque je le vis disparaître. Et s’il ne revenait pas ?
Mais il revint.
-C’est une fenêtre, pas une porte, annonça-t-il.
Sa voix grave me cloua sur place de stupéfaction.
-Tu… Tu parles ! balbutiais-je.
-Oui, il semblerait que le vent qui souffle là-haut ait eu un effet bénéfique.
Il s’arrêta, puis reprit :
-En haut, on se retrouve encerclé par quatre murs hyper lisses. C’est une sorte de cheminée de deux cents mètres de haut.
J’avais du mal à croire à cette guérison miraculée, comme j’avais du mal à croire à cette histoire de cheminée. Mais je ne pouvais pas aller vérifier.
-C’était prévisible, intervint Busard. Ce tombeau est fait pour que personne n’en ressorte.
-Un tombeau ? demandais-je étonné. Qui y repose ?
-La question n’est pas qui y repose. Mais qui y reposera bientôt…
Et il s’éloigna, me laissant comprendre ces terribles paroles.
Le sommeil me fuyait. J’étais pourtant exténué. Autour de moi, tout le monde dormait. Le silence était total. Seul le crépitement du feu se faisait entendre. Nous avions dressé un camp sommaire dans une salle sans sortie et large de plusieurs dizaines de mètres. À l’intersection, VGM avait déclaré que le chemin continuait à gauche. Elli nous avait donc fait continuer tout droit pour aboutir à cette gigantesque pièce. Tout le monde était crevé. Chacun avait alors mangé ce qu’il lui restait dans son sac et Jojo avait clamé une mortelle évidence :
-Nous sommes condamnés ! avait-il dit. Si ce n’est pas un piège qui nous tue, nous mourrons de faim !
Il avait raison. Nous le savions tous, mais personne n’avait relevé. Je m’étais ensuite occupé de faire le feu. À ce moment-là, les trois quarts du groupe, égoïstes, dormaient déjà. Encore éveillé, Fear avait alors désinfecté la plaie d’Alexey grâce à la trousse de soin trouvée sur le cadavre du guide. Quant à moi, je n’arrivais pas à m’endormir, trop préoccupé par notre situation. Je tournai et retournai dans ma tête les évènements qui venaient de se produire. L’avion, le guide, cette mystérieuse lettre, la tempête, la porte, le piège, la sortie inaccessible. J’avais l’impression que j’étais passé à côté de quelque chose d’important, mais je ne pouvais déterminer quoi. Mes yeux se fermaient lorsque je perçus une légère agitation. Je me redressais doucement et aperçus alors une ombre dans le camp. Je la vis attraper un sac à dos puis enjamber quelques dormeurs avant de disparaître dans l’obscurité. Un frisson me parcourut l’échine. Était-ce un forumer ? Ou autre chose ?…
J’hésitai un instant puis me levai et me lançai à la suite de l’ombre. Une minute plus tard, je regrettais mon choix. Je n’y voyais rien. Au loin, la lueur du feu me suppliait de revenir près du camp, comme si elle avait détecté un danger imminent. Ma respiration s’accéléra. J’avais les mains moites et de la sueur coulait le long de mon cou. J’avais peur. Perdu dans la nuit et mort de trouille, j’allais rebrousser chemin lorsqu’une main ferme se posa sur mon épaule.
Je sursautai et laissai échapper un cri de frayeur. Aussitôt, une main me bâillonna, m’empêchant de respirer. Je voulus me dégager mais mon agresseur était fort, beaucoup trop fort.
-Ta gueule, Flo ! me souffla-t-il.
Aussitôt, presque toute la pression retomba. J’avais reconnu la voix de VGM. Il me lâcha et je l’apostrophai vivement :
-Putain mais qu’est-ce que tu fous là ? !
-Primo, je fais ce que je veux et segundo, si je t’ai laissé me suivre, c’est qu’il y a une raison. Alors ferme-la et suis-moi. La réplique avait été tranchante et d’un ton sans appel. Je restais là, pantois, sans pouvoir répondre. Devais-je le suivre ? Il était peut-être fou. Il était même peut-être dangereux. La raison me soufflait de m’enfuir à toutes jambes et de retourner au camp. Mais la curiosité, cette putain de curiosité dont je n’arrivais pas à me débarrasser, fût encore plus forte. Et puis la raison n’avait pas sa place ici. Dans cette caverne perdue du bout du monde, la raison n’existait plus. J’acquiesçai en silence. Aussitôt, VGM se retourna et disparut à ma vue. Je me jetais à sa suite et finis par le réapercevoir. Je me mis à le suivre, ne le quittant pas des yeux. Nous nous retrouvâmes bientôt à une extrémité de la pièce. Au-dessus de nous, à deux mètres de hauteur, se tenait une fissure large d’un mètre et haute de cinquante centimètres. Hormis VGM et le mur, c’était la seule chose que je voyais.
-Comment tu fais pour voir quelque chose et te diriger dans cette obscurité ?! lançais-je soudain.
-Sache simplement que je n’y vois pas plus que toi, me répondit Julien d’un ton neutre.
Il sembla réfléchir puis désigna la faille du doigt.
-Passe le premier, repris-t-il.
Cette fois, il me sembla clair qu’il était fou.
-Non, répondis-je simplement.
-Comme tu veux, mais ne te plains pas si tu as du mal à grimper sans aide.
Et il sauta sur le mur avant de s’enfoncer dans la fissure avec une agilité qui n’avait rien d’humaine. Je n’avais absolument pas l’intention de le suivre. C’était un fou, un demeuré mental, un psychopathe dégénéré ! Néanmoins, j’attendis son retour. Trente minutes plus tard, il n’était toujours pas là…
Après une heure d’attente, rongé par l’angoisse, je me lançai sur la paroi. En fait, je m’étais trompé. Le malade mental, c’était moi. Mais putain de bordel de merde pourquoi je faisais-je donc ça ? J’avais l’impression de ne plus être moi-même.
J’eus beaucoup de mal à me glisser dans la fissure. Lorsque j’y parvins, j’étais totalement épuisé. L’anfractuosité était tellement étroite que je l’occupais entièrement. Je me mis à ramper, m’écorchant contre la pierre. Je ne pourrais plus faire demi-tour. De nouveau, la panique s’empara de moi. L’air était déjà plus rare. Et si je mourrais étouffé, coincé, sans pouvoir bouger ? Ce serait une mort lente, atroce. Je repoussai la peur du mieux que je le pus. Céder à la panique était bien souvent synonyme de signer son arrêt de mort.
C’est avec un soupir de soulagement que je vis que la fissure s’élargissait. En réalité, je n’avais dû parcourir qu’une dizaine de mètres, mais la progression avait été difficile. J’avais l’impression d’être resté des heures dans le tunnel. Je sortis enfin de la fissure. Le vent et le froid m’assaillirent aussitôt, alors que je restais stupéfait devant le spectacle qui s’offrait à moi.
La pièce était d’une beauté extraordinaire. D’environ cinq mètres sur trois, elle possédait des murs sculptés avec une rare finesse. Les motifs étaient variés et je les identifiais comme étant d’origine inca. Mais ce qui retenait avant tout l’attention, c’était la neige. La salle était d’une blancheur immaculée. Les murs étaient recouverts de givre et le sol supportait trente centimètres de neige. Un vent glacé parcourait la pièce. Éberlué, je cherchais l’origine de la brise. Je découvris bientôt un énorme trou dans le mur de droite. À l’intérieur, un tunnel montait en pente douce. « Une sortie », pensais-je stupéfait.
-N’y compte pas trop.
La voix de VGM me fit sursauter. Je me retournai vivement. Il se trouvait devant moi, au milieu de la salle. Derrière lui se tenait deux statues représentant des monstres, gueule ouverte. Comment avais-je pu les manquer ? Un frisson qui n’était pas dû au froid me traversa.
-J’ai bien cru que tu ne viendrais pas, continua Julien.
-Il y a une échappatoire ! criais-je.
VGM eût un rictus qui me fit frémir.
-Si tu t’aventurais dans ce tunnel, tu mourrais congelé. Il a été astucieusement construit de façon à concentrer le froid extérieur. Il y règne une température largement inférieure à zéro degré. Et puis, peu de personnes pourraient se glisser dans la faille pour arriver ici.
-Mais bordel comment tu sais ça ?
Il se retourna et s’avança vers les deux statues.
-Tu préférerais ne pas le savoir, murmura-t-il plus pour lui-même que pour moi.
Je le regardais en tremblant. Il commençait sérieusement à me faire flipper.
-Tu… Tu n’est pas normal, balbutiais-je.
Il fit volte-face et me fixa intensément. Ses yeux brillaient d’une lueur malsaine.
-Je ne le suis plus.
Je tressaillis. Je me sentais de moins en moins bien. Mais pourquoi l’avais-je donc suivi ? Il fit face à la statue de gauche et plongea son bras dans la gueule de la bête. Je hoquetais de surprise. J’attendis, mais à ma grande surprise, aucun piège ne se déclencha. Lorsqu’il retira sa main, il tenait de la viande congelée entre les doigts.
-Ne pose pas de question ! cria-t-il d’un air féroce.
Tout ça me dépassait. J’avais envie de vomir. Malgré mon sang froid, mes nerfs étaient à bout. VGM avait posé son sac à dos à ses pieds et y entreposait la viande.
-Viens m’aider, ordonna-t-il.
Comme je ne bougeais pas, il soupira et replongea sa main dans le ventre de la statue. Dix minutes plus tard, il bouclait son sac. Je n’avais pas bougé. J’étais horrifié.
-Nous n’allons pas manger ça ! criais-je écœuré. Ça doit faire des milliers d’années que c’est entreposé ici !
-Tu préfères mourir de faim ? Cette salle est un frigo géant. Cette viande est aussi fraîche qu’il y a mille ans.
Je n’étais absolument pas convaincu.
-Et cette statue ? demandais-je en désignant l’animal de droite. Il n’y a pas de viande à l’intérieur ?
VGM éclata d’un rire sourd. Il ramassa une branche gelée aussi dure que du béton armé et essaya de la briser en deux, sans succès. Satisfait, il se dirigea vers l’animal de pierre et y plongea sa trouvaille. Aussitôt, la gueule se referma, sectionnant d’un coup sec le bout de bois. Je laissai échapper un cri. Cette fois, c’était trop. La fatigue, le stress, l’effort, la peur, … Tout cela accumulé sans doute. Je me mis à trembler, puis me retournai et me jetai dans la fissure. Je m’écorchai à vif contre la pierre et me cognai de partout, mais je n’en avais cure. À peine avais-je atteint le campement que je m’écroulais avant de tomber dans les abysses du sommeil.
Le réveil fût difficile. L’énorme trou au-dessus de ma tête diffusait une lumière chaleureuse, mais dos était meurtri et des courbatures me laminaient de partout. Néanmoins, la nuit, aussi courte fût-elle, avait été bénéfique. Je me sentais beaucoup mieux. Je me souvenais mal de ce qui s’était passé durant la nuit, ce qui amena immédiatement une question vitale : Avais-je rêvé ou vécu ces évènements ?
Autour de moi, les forumers se réveillaient également. Après de brefs échanges amicaux, chacun manga rapidement les dernières provisions qu’il lui restait. Un rapide coup d’œil envers VGM m’apprit qu’il mangeait une barre de céréales et non un morceau de viande. Je soupirai, rassuré. Nous allions lever le camp lorsque Darklife interrompit le silence presque total.
-Je crois qu’il faudrait nous réunir pour décider de la suite des évènements.
-La seule chose à faire, répliqua Busard, c’est survivre.
Il commençait à me pomper sur les nerfs celui-là, avec ses phrases énigmatiques et son ton supérieur. Il toisa alors le reste du groupe pour vérifier que personne n’osait le contredire. C’en était trop. J’ouvrai ma bouche mais Elli parla avant moi.
-Nous ne pouvons partir maintenant, dit-elle simplement. L’état d’Alexey a empiré durant la nuit. Il faut recoudre sa plaie.
Alexey ! Je l’avais complètement oublié celui-là. Un sentiment de culpabilité étrange monta en moi.
Busard eut un rictus.
-Et comment, madame l’infirmière ?
-Je suis étonnée que Monsieur Je-Sais-Tout ne sache pas ça ! répliqua Émeline, ses yeux lançant des éclairs.
-STOP !
La voix avait été à la fois creuse et profonde, faible et forte. Mais elle était déterminée. Alexey avait parlé. Tous les regards se tournèrent vers lui. Il avait piètre allure. Ses vêtements étaient maculés de sang séché, le bandage était déchiré et ses yeux étaient globuleux et fatigués, comme s’ils s’apprêtaient à s’éteindre pour toujours. Au prix d’un terrible effort, il se redressa et s’assit. Elli s’approcha immédiatement de lui pour le soutenir mais il la repoussa sans ménagement.
-Non Émeline. Il est trop tard désormais. Je suis aux portes de la mort… Je suis perdu.
-Mais…
-Non, laisse-moi finir. Tu dois partir avec eux et me laisser ici. Je ne veux pas que tu subisses le même sort que moi. Tu dois vivre !
Une larme, suivie de beaucoup d’autres, coula sur le beau visage d’Elli. Mes yeux étaient également humides. Même le reste du groupe semblait triste et affligé. Tout le monde compatissait. Enfin non, pas tout le monde. VGM regardait le mourant avec un sourire carnassier non dissimulé. Comme il avait changé depuis le début de l’aventure… Quant à Busard, il était toujours aussi inexpressif.
Elli se rapprocha alors de l’oreille d’Alexey et lui chuchota quelque chose que je n’entendis pas. Lorsqu’elle se redressa, un maigre sourire s’affichait sur le visage du jeune homme.
-Je te le promets, souffa-t-il. Adieu Hanatsuki.
Cette réplique sembla remonter légèrement le moral d’Elli et un triste sourire apparut sur son visage, grain de soleil au milieu de la pluie de larmes.
-Partez maintenant, ordonna-t-il. Bonne chance.
Et il tomba, les yeux clos.
-Il… hoqueta Demir, il est…
-Non, l’interrompit Busard. Pas encore. Épargnons-nous d’éternelles souffrances et partons.
La marche fût silencieuse, mais je ne m’en rendis pas compte, perdu dans mes pensées. Je me contentais de suivre le groupe, sans regarder où nous allions. Je me rappelais sans cesse les terribles paroles de Busard. « La question n’est pas qui y repose. Mais qui y reposera bientôt ». Alexey y reposait désormais. Pour la première fois depuis ma naissance, j’avais peur. Pas une petite peur passagère de tous les jours ; non, une peur implacable, terrifiante. La mort me guettait à chaque tournant, dans chaque pierre, dans chaque poussière. J’étais trop jeune pour mourir. Et surtout, je ne voulais pas mourir ici, sans sépulture, sans revoir aucune des personne que j’aimais… J’en étais là dans mes réflexions lorsque je percutai Jaws de plein fouet. Le groupe s’était arrêté.
-Alors Flo, on rêve, me lança-t-il d’un ton amical mais triste.
-J’aimerais bien, lachai-je d’un sourire triste.
Il me donna une tape dans le dos.
-Ça va aller, vieux, me glissa-t-il.
Il n’était pas plus rassuré que moi et essayait de se donner une consistance mais néanmoins, son ton chaleureux m’alla droit au cœur.
-Merci, murmurais-je reconnaissant.
La dure voix de Busard me ramena à la réalité.
-Putain vous allez fermer votre gueule ?
Alors seulement je regardai autour de moi et pris conscience du danger.
Nous nous trouvions dans une salle relativement grande, construite autour d’un pilier central recouvert de verdure. Quelques rares plantes poussaient à certains endroits. La pièce était faiblement éclairée. Le danger venait du plafond. Des centaines de chauves-souris y étaient accrochées. D’un noir profond, elles semblaient dormir.
-Comment peuvent-elles survivrent ici ? demanda Jojo.
Busard haussa les épaules :
-Le cannibalisme.
Son ton, d’une banalité extraordinaire, me glaça le sang. Elli, les traits durs, nous fit signe d’être silencieux et s’avança sous le plafond vivant.
La traversée de la pièce se déroula sans accrochage et nous arrivâmes, en bas d’une pente douce, devant une porte close. Une sculpture inidentifiable occupait son centre. À sa droite se tenait un levier encastré dans la roche. Tout le monde se posait la même question. Le levier ouvrait-il la porte ou déclenchait-il un piège ?
-Les deux, murmura VGM en réponse à la question muette. Ce levier va ouvrir la porte et déclencher un piège. Préparez-vous à courir.
Et d’un seul geste, il abaissa le levier.
Tout d’abord, il ne se passa rien, puis tout se mit à trembler. Enfin, la porte s’ouvrit. Personne ne bougeait. Où était donc le piège ? Ce fût le bruit de centaines de couinements derrière mon dos qui me fit comprendre.
-Les chauves-souris ! hurlai-je. Le tremblement de terre les a réveillées ! Courrez !
Les forumers n’avaient pas eu besoin de mon explication. Apeurés, ils s’étaient précipité par-delà la porte, dans un long corridor dont on ne voyait pas le bout. Terrifié, je tournai les talons et me mis à courir. Je traversais l’entrée pour me retrouver dans un couloir relativement sombre. Celui-ci semblait s’étendre à l’infini. Après deux minutes de sprint, je m’arrêtai, les poumons en feu. Le piège était parfait. Les chauves-souris, que j’avais peu à peu distancées, se rapprochaient de nouveau. Je me remis à courir et rattrapais en quelques secondes les forumers en tête du peloton. Enfin, nous arrivâmes au bout du couloir : un cul-de-sac jonché de squelettes nous barrait la route.
Terrifié, je m’acculai au mur. Les autres arrivaient, gémissants et se tenant les côtes. Mais je n’y prêtais pas attention. Je venais de trouver notre salut. Creusée dans le mur, à huit mètres au-dessus de nous, se tenait une fenêtre naturelle. La paroi était lisse mais entièrement recouverte de lierre. Je me jetai à l’assaut. Mes compagnons, me voyant faire, comprirent immédiatement et se lancèrent sur mes traces. Le lierre était solide, mais la précipitation des forumers était telle que des pans entiers de la plante se détachaient. J’arrivai enfin au niveau de la sortie et m’y hissai dans un dernier effort. Je me laissai rouler sur le sol, épuisé. C’est alors que les chauves-souris attaquèrent.
Elles se jetèrent sur nous avec une brutalité extraordinaire. Une seconde plus tard, le chaos était total. Je n’y voyais plus rien. Je me débattais du mieux que je le pouvais, mais les morsures se succédaient, de plus en plus violentes. Les autres peinaient à rester accrochés à la paroi, les bras en sang. Nous n’avions aucune chance.
Le coup de feu fût totalement inaudible dans le brouhaha incessant qui régnait à cet instant. Mais il nous sauva la vie. Percutées de plein fouet, une dizaine de chauves-souris s’écroulèrent. Il n’en fallut pas plus aux autres bestioles qui se précipitèrent sur leurs compagnons pour les dévorer. Ce répit inattendu nous sauva la vie. Tout le monde finit par arriver en haut et nous repartîmes en courant. Je ne savais pas qui avait tiré, mais le seul à posséder une arme à feu était Fear. Du moins le pensais-je…
Quelques mètres plus loin, nous débouchâmes sur une immense salle traversée de toutes parts par des ponts suspendus. Nous étions en face d’un premier pont, dix mètres au-dessus du sol. Je ravalai un cri d’effroi. Le sol était entièrement ponctué de piques acérées, espacées de quelques millimètres seulement les unes des autres. Par instinct, tout le monde s’était arrêté.
-Attention, murmura Elli. Une seule personne par pont, sinon nous finirons plantés dix mètres plus bas.
Personne ne la contredit. Elle s’aventura sur le premier passage et arriva au bout sans encombre. Ce fût le début d’une anxieuse série. Tout se déroulait bien. Trop bien. Des couinements affamés marquèrent la fin de cette accalmie.
La panique gagna de nouveau le groupe. Dans la cohue générale, je fus éjecté de la plate-forme sur laquelle je me trouvais. Je réussis in extremis à me rattraper à la corniche. Mais je savais ma fin proche. Je n’avais plus la force de remonter et les autres, traîtres et lâches, s’étaient déjà enfuis. Une haine implacable envers ces conards me prit à la gorge. Mes doigts glissaient, mon poids m’entraînant inexorablement vers le bas. Alors que j’allais lâcher prise, une main m’attrapa le bras.
-Dépèche-toi vieux ! gueula mon sauveur. L’endroit est malsain.
-Jaws ! criais-je émerveillé.
Grâce à son aide, je me hissais sur la plate-forme. Même au cœur de la mort et du danger, l’amitié existait. Jaws venait de me le prouver. Je lui jetai un regard plein de gratitude.
-Merci…
-De rien, me répondit-il en souriant. Maintenant, on file.
Malheureusement, nous n’étions pas au bout des emmerdes. Lorsque nous arrivâmes au bout du dernier pont, nous nous heurtâmes à une porte fermée.
-Putain les enculés ! lachais-je hors de moi.
C’était trop fort. Je venais de justesse d’échapper à une mort provoquée par mes « camarades » pour me retrouver piéger l’instant d’après par ces même « camarades » !
-Traîtres ! ! ! hurlais-je de nouveau.
De désespoir, je me jetai sur la porte qui ne bougea pas d’un pouce. Jaws était dans le même état que moi. Les chauves-souris se rapprochaient inexorablement, avides de chair fraîche. Je ne voulais pas mourir ! Je ne pouvais pas mourir ! Pas ici ! C’était trop con. Nous poussions la porte de toutes nos forces, mais celle-ci restait immuable. Soudain, alors que tout semblait perdu, je sentis la pierre fuir mes doigts et je basculai de l’autre côté du mur.
Assis à l’écart du groupe, je ruminais ce qui s’était passé, las et fulminant de rage. Sans l’intervention d’Elli et de Linoa, ces lâches nous auraient laissés crever ! À chaque fois que j’y repensais, la colère montait, terrible et prégnante. Après l’intervention des filles et notre entrée dans la salle, j’avais gueulé tellement fort que même Busard en avait frémi. Je m’étais ensuite éloigné, ravalant ma haine du mieux que je le pouvais. J’avais besoin d’un peu de solitude, le temps que mes nerfs se calment. Jaws m’avait rapidement rejoint. Nous étions désormais assis au bord d’un gouffre peu profond — cinq mètres au maximum. Un silence de plomb régnait. J’analysais intérieurement les différents forums présents avec moi, toujours avec ce pressentiment d’être passé à côté de quelque chose. Il y avait Jaws, tout d’abord. Gentil, sympathique, mon seul véritable ami dans cette aventure. Elli, ensuite. C’était une jeune femme d’une gentillesse et d’une bravoure exceptionnelle. Linoa, plus âgée, paraissait pourtant plus jeune. Elle avait à peu près le même tempérament qu’Émeline, mais en beaucoup plus discret. Darklife n’était déjà pas une personne que je portais à cœur ; Rien n’avait changé. Ni en bien, ni en mal. Je connaissais déjà très peu Alphonse. Là aussi, rien n’avait changé. Je ne me souvenais pas de lui avoir déjà parler de vive voix. Je ne connaissais pas Gag_Jak. Je savais seulement qu’il était un grand ami à VGM. VideoGammerMan… Avant le jour maudit où je pris l’avion, je l’aimais bien. Je le respectais énormément et l’idolâtrais même peut-être un peu. Mais il avait tellement changé. Désormais, il ne m’inspirait plus que peur et folie. Slezovic, lui aussi était discret. Un des plus jeunes de groupe. Jojo était animé de bonnes intentions mais il y avait des fois où il aurait mieux fait de fermer sa gueule. Fear était étrange. Il avait été notre sauveur, mais depuis ne s’était plus fait remarquer. Alexey… Alexey était mort. Inutile d’en parler. Et puis Busard. Lui, je le haïssais plus que tout. Avec ses airs supérieurs et ses belles paroles à deux balles. Le problème était qu’il avait souvent raison. Mais si cela avait été dans mes possibilités, je l’aurais démonté. J’étais prêt à parier que c’était lui qui avait fermé la porte. Alors que je comptais combien nous étions, je compris ce qui n’allait pas. Nous étions actuellement douze. Si on rajoutait Alexey, cela faisait treize. Or, à Calcutta Bar, nous étions quatorze ! J’en étais sûr et certain. Un frisson me parcourut. Mais alors… Qui manquait-il ? Qui avait été assez discret pour que personne ne remarque sa disparition ? Lorsque je compris, je fus effaré. Il avait payé la tournée générale et était un des organisateurs du voyage. Keviouk ! Il avait donc disparut entre le bar et la caverne. Une pensée me pétrifia de terreur : et si Keviouk était à l’origine de tout ce qui nous arrivait ? Je ne voulais pas en parler aux autres. Il m’aurait peut-être pris pour un fou. Et ils n’avaient pas mérité de savoir.
Une pause avait été proclamé. Épuisé après tant d’effort, l’hypoglycémie était proche. Il fallait que je mange. Mais mon sac était désespérément vide. Seuls subsistaient quelques gâteaux secs. Un bref regard en direction de Jaws m’apprit qu’il était dans le même cas que moi.
-Il faut qu’on bouffe, lachais-je, dépité.
Mon ami acquieça en silence.
-Tu sais…, me répondit-il en hésitant, la salle des ponts ressemblait un peu à celle de TR1…
Je soupirai mais gardai mes réflexions pour moi.
-Et dans TR1, dans la salle suivante, il y a un gouffre comme celui-là, continua-t-il en désignant le trou emplit de verdure devant lequel nous nous trouvions. Et dans ce trou, tu sais ce qu’il y a…
Je compris et éclatais d’un rire dur et amer. Ça y était, nous étions tous devenus fous.
-Tu veux aller à la chasse à l’ours à main nue et dans ton état ? raillais-je. Et puis reprend-toi, bordel ! On est dans la réalité, pas dans un jeux vidéo !
-Je présume donc que tu ne viens pas avec moi, répondit-il d’un ton tranchant.
Au moment même où il se levait, je réalisai mon erreur.
-Attend ! criais-je en me mettant sur mes pieds. Je suis désolé. Tu as raison. De toute façon, nous n’avons rien à perdre.
-À part la vie, ironisa-t-il avec un sourire. Allez, on descend.
Nous nous retrouvâmes en bas en moins de deux. Il régnait ici une chaleur étouffante. Des plantes grimpantes recouvraient les murs et les dalles de pierre brisées, s’infiltrant dans toutes les fissures. Le trou était parfaitement rectangulaire et devait mesurer dix mètres sur quatre. À l’autre bout de l’endroit coulait un petit ruisseau. Il sortait d’une fissure et formait une petite mare avant de disparaître dans la végétation.
-C’est mieux que dans TR1, murmurais-je ébahi.
-Incomparable.
Je fis alors un pas et quelque chose craqua sous mes pieds. C’est alors que je compris. Une vague de terreur me submergea.
-Bordel Jaws, c’est un cimetière ! gueulais-je effaré.
Des dizaines d’ossements étaient éparpillés dans la salle. La mousse et le lierre les recouvraient, ne les rendant visibles qu’à un œil attentif. J’attendis la réponse de Jaws mais elle ne vint pas. Ses yeux fixaient un point près du ruisseau avec une intensité décuplée.
-Flo, regarde, finit-il par dire. J’avais raison !
Voyant que je ne comprenais pas, il pointa son doigt au niveau de l’eau.
-Là ! cria-t-il au comble de l’extase. Un ourson ! Nous sommes actuellement sur les ossements de plusieurs dizaines de générations d’ours !
Alors seulement je le vis. Il était là, petit être brun nous fixant, caché derrière une fougère. Je restais hébété, incapable de parler.
-Comment est-ce possible ? balbutiais-je lentement.
-Méthode Busard, lâcha-t-il avec fatalisme.
Je retins un sourire et nous nous avançâmes vers l’ourson.
Celui-ci, acculé au mur, ne bougea pas.
-C’est de la viande fraîche, murmura mon coéquipier.
Je m’arrêtais sur place, sidéré.
-Jaws ! le réprimandais-je dégoûté. Comment peux-tu dire ça ?
Mon interlocuteur rougit mais ne changea pas d’avis.
-Flo, reprit-il calmement. Nous allons mourir de faim si nous ne mangeons pas. Je sais que c’est horrible, mais nous n’avons pas le choix !
J’étais déchiré. Je savais qu’il avait raison, mais je ne pouvais pas faire ça. On a toujours le choix…
-Si tu veux le toucher, tu devras me passer sur le corps, répliquais-je, déterminé.
J’étais de deux ans son aîné et j’étais plus grand et plus fort que lui. J’étais persuadé qu’il ne tenterait rien. Mais je me trompais une fois de plus.
Jaws jeta un regard désemparé autour de lui. Il sembla trouver ce qu’il cherchait dans un tas de plantes. Lorsque je vis de quoi il retournait, mon sang se glaça d’effroi ? Maintenue au mur par un anneau de fer rouillé se tenait une lance longue de deux mètres. Sa pointe était émoussée, mais nul doute qu’elle pouvait encore transpercer la chaire.
-Je n’ai aucune envie de faire ça, dit-il avant de se diriger vers l’arme. Écarte-toi Flo !
-Jamais ! criais-je désespéré.
-Alors tu ne me laisse pas le choix !
Et il s’empara de la lance. Tout se passa alors très vite. Il y eût une secousse qui me fit trébucher et plusieurs dizaines de pointes acérées sortirent du plafond au-dessus de nous. L’instant d’après, celui-ci amorçait une douce et mortelle descente.
Jaws regardait en hauteur, stupéfait.
-Qu’ai-je fais ? murmura-t-il.
-Tu as déclenché un piège couillon ! gueulais-je. Il faut qu’on sorte d’ici !
Le temps que Jaws comprenne, j’avais déjà commencé mon escalade. Les prises étaient nombreuses et la progression aisée. Un mètre me séparait de la corniche lorsqu’un couinement apeuré retentit derrière moi. « L’ourson ! » pensais-je, affolé. Il allait finir en bouillie ! Le plafond se rapprochait. J’hésitai une seconde et lâchai prise. Je me précipitai sur la bête et l’attrapai vivement avant de me jeter de nouveau sur le mur. Jaws était arrivé. Les piques aussi. Ils avaient atteint la corniche, signant mon arrêt de mort. Je me laissai tomber, exténué et terrifié. Alors c’était ainsi… Ce tombeau serait mon tombeau. Au moins serais-je mort en héros, songeais-je tristement. Ma mort se tenait trois mètres au-dessus de moi. Je me mis à chercher un interrupteur, un levier, quelque chose. Mais il n’y avait rien.
Deux mètres.
Je m’accroupis afin de retarder le moment fatidique. L’ourson, à mes côtés, regardait le plafond d’un air triste.
Un mètre cinquante.
Une larme dédiée à tous ceux que j’aimais coula sur ma joue.
Un mètre vingt.
Je jetai une dernière fois un regard au-dessus de moi puis fermai les yeux. Pour la première fois, mon destin m’apparut clairement. Désormais, tous les chemins de la vie ne me conduisaient plus qu’en un seul endroit : le Royaume des Morts.
EXCELLENT.... à tomber ! C´est palpitant, inquiétant..... c´est génial.
Je manque de vocabulaire pour exprimer mon enthousiasme.....
(essaies de nous garder notre concierge Flo en bon état, il a encore des ampoules à changer dans l´immeuble...) ![]()
Wouah ! C´est à tomber ! Juste une question : POURQUOI flo il doit mourir ? c´est pas juste ! Et qu´est ce que Keviouk a à voir avec ce bordel ? Et qu´est ce qui ce passe avec toi, là, purée ? (heu, en fait ce n´était pas une seule question...)
Sinon c´est vraiment bien fait, mes questions étant de la simple et même putain de curiosité que celle de Flo, si tu pouvais y répondre, ça m´arrangerai... Merci ^^
oulala j´ai le droit d´être le narrateur du plus gros chapitre, il faut que je remercis VGM que, apperement, j´idôlaaaaaaatre ^^
En tous cas, ce chapitre est géniale, encore bravo
oooooh j´avais pas vu la petite dédicace juste au dessus du chapitre ^^ Merci...
Merci à tous
Narya
Ne t´inquiètes pas, tu sauras
Mdr flo de rien
Kty
tu en fais pas un peu trop là
![]()
Non, je n´en fais pas trop...... je suis sincère !
Si j´en faisais trop , j´aurais dit qu´il fallait ériger une statue à ton effigie et y déposer des offrandes tous les jours....
Mais non, je suis une fille raisonnable... de simples compliments me sont venus à l´esprit, et j´ai posté juste après avoir lu ton chapitre, et je suis réellement en admiration devant tant de talent. Je m´excuse pour mon enthousiasme, mais j´ai écris ce que je ressentais. ![]()
Voilà, VGM, je viens de finir ce chapitre ^^ (et comme je te l´ai dis plus tôt, j´y ai passé du temps qui aurait dû être consacré à autre chose
Vois quand même que lire tes chaps fait parti de mes priorités).
C´est bizarre, à chaque fois que je finis l´un de tes chapitres, je ne sais plus vraiment quoi dire à la fin. Et comme d´habitude, je me force à faire un effort ^^
Disons pour commencer que c´est un excellent chapitre, vraiment. De loin le meilleur de cette fic, et peut-être meilleur que le meilleur de Deadzone (mais je n´en suis pas très sûr xD).
Première réaction : bordel, il est long ce chap ^^ (bizarrement de même longueur que mon dernier en date
).
Mais ce n´est pas la longueur qui arrête un farouche lecteur comme moi ! ^^ *vantard*
Aussitôt, je me plonge dans la lecture. Bien étrangement, je ne le sens pas vraiment... j´ai peur de tomber sur quelque chose de mauvais.
Heureusement ce n´est pas le cas ^^
Tout est très bien rédigé : les sentiments, les descriptions...
Quelques fautes de relectures sur lesquelles je ne m´attarderai pas. Il y a encore des fois où tu confonds le passé simple avec l´imparfait ^^ Mais je te pardonne, vu la longueur du chap, il est plus difficile de remarquer les fautes.
L´action n´est pas directe (oui, aucun perso ne vient en frapper un autre ou attaquer des bestioles.... enfin tu vois ce que je veux dire ^^), les persos passent leur temps à fuir ^^ Mais ça rend l´action un peu plus palpitante...
(J´ai bien aimé avec les chauves-souris... d´ailleurs, dès que ce moment est arrivé, ma playlist s´est mise à passer la chanson "Bat Country", ça m´a fait sourire
).
L´ambiance est bien mystérieuse et l´intrigue m´a l´air assez bien ficelée... mais ça nous le découvrirons par la suite ^^
En tout cas, le chapitre ne finit pas sans questions (j´ai l´impression de dire ça à chacun de mes coms´ que je fais pour toi xD).
Par exemple : Qu´arrive-t-il à VGM ? (d´ailleurs joliment mit en avant...
)
Qui a une autre arme ?
Où est Keviouk ?
Quelles sont les explications aux étranges coïncidence avec TR1 ?
Bien sûr, je veux connaître les réponses à ces questions dans les chapitres, alors je compte sur toi pour ne pas tout spoiler
Mais malheureusement, je ne m´arrêterais pas là dans mon commantaire, et oui...
Car il y a un point négatif ^^
"Tout se passa alors très vite", j´ai tiré la phrase du chapitre... mais j´aimerai l´employer pour le décrire, justement ![]()
Tout se passe vite, largement trop vite.
Dès qu´un évenement se termine, "paf" ! on passe direct au suivant qui se déroule lui même assez vite et etc...
Tu vas peut être me dire que de ne pas vouloir nous laisser respirer entre chaque événements était voulu, mais je vais te dire que ça nuit au suspense.
Je m´explique : prenons le moment où flo et VGM se retrouvent dans la salle froide. Ici, le mystère est bien créé autour de VGM ; mais ensuite, Flo se tire et va se coucher directement. Dès son réveil, les persos se réunissent autour d´Alexey, et tu insiste sur son état.
En fait, le problème est que tu ne nous laisse pas le temps de nous poser vraiment des questions sur VGM pour passer hyper rapidement sur un autre fait. Ce qui pose problème, puisque les événements étranges avec VGM sont primordial dans l´intrigue. Pour ne pas avoir plus insisté dessus ? Pourquoi ne pas lui avoir fait se poser des questions précises avant qu´il ne s´endorme ?
Même problème plus tard avec les chauves-souris quand quelqu´un tire un coup de feu, je cite : "Je ne savais pas qui avait tiré, mais le seul à posséder une arme à feu était Fear. Du moins le pensais-je… ".
Etonnant que personne ne sache d´où vient le coup de feu et que personne ne pose la question à voix haute, non ?
Là encore, tu es passé trop vite du coup de feu au problème des ponts.
J´espère que tu as compris parce que j´ai pas l´impression d´expliquer super bien (faut dire que j´ai du mal à 3h du mat´ ^^).
Bref, j´attends de toi que tu insistes plus à la fin de certains événements importants (si ce n´est trop te demander
).
Quand je dis que ça se passe vite, il n´y a pas que dans les événements. Certaines descriptions sont vites formulées.
Je cite : " Au-dessus de nous, à deux mètres de hauteur, se tenait une fissure".
Au dessus ? Où ça ? Au plafond ? Bien sûr j´ai compris que la fissure était en hauteur dans le mur, mais tu aurais pu le préciser.
Autre exemple : "Lorsque nous arrivâmes au bout du dernier pont, nous nous heurtâmes à une porte fermée. ".
Ici, il y a deux problèmes :
- tu n´avais jamais parlé de la porte avant.
- Et le plus grave : tu n´as pas dit que tous les autres forumeurs y étaient passés avant que cette porte ne se ferme.
En lisant la suite on le comprend, mais ça ne reste pas une excuse.
Là j´ai dit tout ce que j´avais à dire, et comme j´ai terminé sur du négatif, je tiens à rappeller que ça reste un super chap.
Mais qui aurait pu être mieux... enfin c´est déjà super ^^
Ah non, tiens, je n´ai pas encore tout dit.
La fin du chapitre est vraiment, mais alors vraiment, super bien faite ![]()
Le suspense est à son comble dans cette parti et on est vraiment triste de qui arrive à Flo... franchement bravo.
Je tenais à garder le meilleur pour la fin, et le plus drôle, c´est que le meilleur, c´est la fin ^^
peut être qu´avec un peu de chance je ne vais pas mourrir, peut être que le piège s´arrêtera a un centimètre de ma tête, que le mécanisme serait enrayé à cause de l´âge et que je suivrais le petit ourson dans sa tanière et sa maman me donnerais à manger et que nous vécurent heureux et eurent beaucoup d´enfant ![]()
Ptdr ![]()
Faut pas rêver ![]()
J´espère que tu ne meurs pas mais bon, VGM dirige sa fic, et nous ne pouvons que suivre les événements tels qu´il les écrit ^^
Bon ben mon Zuzu... pour faire court : bravo et merci
Il y aurait trop de choses à dire avec un chapitre aussi long, et puis gag en a déjà dit tellement, alors je ne m´attarderai pas trop maintenant (surtout que je dois aller me coucher ^^).
Je suis triste pour Alexey (
), et j´ai réellement versé quelques larmes là où toi, cher auteur, m´en as fait verser dans l´histoire.
J´espère que Flo ne va pas aussi y passer...
Bon bien sûr, comme d´habitude : vivement la suite.
Je dirai même de plus en plus, puisque les questions se multiplient, tandis que les réponses se font toujours aussi rares.
Alors que nous réserve le(s) prochain(s) chapitre(s) ?
En tout cas, je le répète : ![]()
De rien ma Lilli
Flo --> Qui sait?
(à part moi bien sûr
)
Bon, alors Gag ![]()
Le commentaire le plus développé que tu ne m´es jamais fait xD
Je vais essayer d´y répondre comme je peux
"Voilà, VGM, je viens de finir ce chapitre ^^ (et comme je te l´ai dis plus tôt, j´y ai passé du temps qui aurait dû être consacré à autre chose Vois quand même que lire tes chaps fait parti de mes priorités).
--> Va d´ailleurs falloir que je la lise la chose que tu aurais dû faire xD
C´est bizarre, à chaque fois que je finis l´un de tes chapitres, je ne sais plus vraiment quoi dire à la fin. Et comme d´habitude, je me force à faire un effort ^^
--> Il faut bien ça pour son Maître
Disons pour commencer que c´est un excellent chapitre, vraiment. De loin le meilleur de cette fic, et peut-être meilleur que le meilleur de Deadzone (mais je n´en suis pas très sûr xD).
Première réaction : bordel, il est long ce chap ^^ (bizarrement de même longueur que mon dernier en date).
Mais ce n´est pas la longueur qui arrête un farouche lecteur comme moi ! ^^ *vantard*
--> Merci
Aussitôt, je me plonge dans la lecture. Bien étrangement, je ne le sens pas vraiment... j´ai peur de tomber sur quelque chose de mauvais.
Heureusement ce n´est pas le cas ^^
Tout est très bien rédigé : les sentiments, les descriptions...
Quelques fautes de relectures sur lesquelles je ne m´attarderai pas. Il y a encore des fois où tu confonds le passé simple avec l´imparfait ^^ Mais je te pardonne, vu la longueur du chap, il est plus difficile de remarquer les fautes.
L´action n´est pas directe (oui, aucun perso ne vient en frapper un autre ou attaquer des bestioles.... enfin tu vois ce que je veux dire ^^), les persos passent leur temps à fuir ^^ Mais ça rend l´action un peu plus palpitante...
(J´ai bien aimé avec les chauves-souris... d´ailleurs, dès que ce moment est arrivé, ma playlist s´est mise à passer la chanson "Bat Country", ça m´a fait sourire ).
L´ambiance est bien mystérieuse et l´intrigue m´a l´air assez bien ficelée... mais ça nous le découvrirons par la suite ^^
En tout cas, le chapitre ne finit pas sans questions (j´ai l´impression de dire ça à chacun de mes coms´ que je fais pour toi xD).
Par exemple : Qu´arrive-t-il à VGM ? (d´ailleurs joliment mit en avant... )
Qui a une autre arme ?
Où est Keviouk ?
Quelles sont les explications aux étranges coïncidence avec TR1 ?
--> Beaucoup de questions, aucune réponse
(j´ai rien trouvé d´autre à dire
)
Bien sûr, je veux connaître les réponses à ces questions dans les chapitres, alors je compte sur toi pour ne pas tout spoiler
--> Je ne spoil jamais :p
Mais malheureusement, je ne m´arrêterais pas là dans mon commantaire, et oui...
Car il y a un point négatif ^^
"Tout se passa alors très vite", j´ai tiré la phrase du chapitre... mais j´aimerai l´employer pour le décrire, justement
Tout se passe vite, largement trop vite.
Dès qu´un évenement se termine, "paf" ! on passe direct au suivant qui se déroule lui même assez vite et etc...
Tu vas peut être me dire que de ne pas vouloir nous laisser respirer entre chaque événements était voulu, mais je vais te dire que ça nuit au suspense.
--> Oui, en fait c´est fait exprès, mais tu as peut-être raison, je ne sais pas trop.
Je m´explique : prenons le moment où flo et VGM se retrouvent dans la salle froide. Ici, le mystère est bien créé autour de VGM ; mais ensuite, Flo se tire et va se coucher directement. Dès son réveil, les persos se réunissent autour d´Alexey, et tu insiste sur son état.
En fait, le problème est que tu ne nous laisse pas le temps de nous poser vraiment des questions sur VGM pour passer hyper rapidement sur un autre fait. Ce qui pose problème, puisque les événements étranges avec VGM sont primordial dans l´intrigue. Pour ne pas avoir plus insisté dessus ? Pourquoi ne pas lui avoir fait se poser des questions précises avant qu´il ne s´endorme ?
Même problème plus tard avec les chauves-souris quand quelqu´un tire un coup de feu, je cite : "Je ne savais pas qui avait tiré, mais le seul à posséder une arme à feu était Fear. Du moins le pensais-je… ".
Etonnant que personne ne sache d´où vient le coup de feu et que personne ne pose la question à voix haute, non ?
Là encore, tu es passé trop vite du coup de feu au problème des ponts.
--> N´oublie pas que c´est Flo qui parle, et que tout est vu de son point de vue.
J´espère que tu as compris parce que j´ai pas l´impression d´expliquer super bien (faut dire que j´ai du mal à 3h du mat´ ^^).
Bref, j´attends de toi que tu insistes plus à la fin de certains événements importants (si ce n´est trop te demander).
--> Oui oui j´ai compris :p
Quand je dis que ça se passe vite, il n´y a pas que dans les événements. Certaines descriptions sont vites formulées.
Je cite : " Au-dessus de nous, à deux mètres de hauteur, se tenait une fissure".
Au dessus ? Où ça ? Au plafond ? Bien sûr j´ai compris que la fissure était en hauteur dans le mur, mais tu aurais pu le préciser.
Autre exemple : "Lorsque nous arrivâmes au bout du dernier pont, nous nous heurtâmes à une porte fermée. ".
Ici, il y a deux problèmes :
- tu n´avais jamais parlé de la porte avant.
- Et le plus grave : tu n´as pas dit que tous les autres forumeurs y étaient passés avant que cette porte ne se ferme.
En lisant la suite on le comprend, mais ça ne reste pas une excuse.
--> Globalement, là c´est encore les pensées de Flo. La panique, la peur. Tou ça fait que les descriptions peuvent être courte ou étranges, comme dans le cas de la porte. C´est subtile * intello *
Là j´ai dit tout ce que j´avais à dire, et comme j´ai terminé sur du négatif, je tiens à rappeller que ça reste un super chap.
Mais qui aurait pu être mieux... enfin c´est déjà super ^^
Ah non, tiens, je n´ai pas encore tout dit.
La fin du chapitre est vraiment, mais alors vraiment, super bien faite
Le suspense est à son comble dans cette parti et on est vraiment triste de qui arrive à Flo... franchement bravo.
Je tenais à garder le meilleur pour la fin, et le plus drôle, c´est que le meilleur, c´est la fin ^^"
--> Merci jeune padawan (L)
A quand le prochain chapitre ? ![]()
Je ne répondrai qu´à peu de chose
--> N´oublie pas que c´est Flo qui parle, et que tout est vu de son point de vue.
N´empêche, il faut faire avec ^^ Un autre perso aurait pu demander
-->Globalement, là c´est encore les pensées de Flo. La panique, la peur. Tou ça fait que les descriptions peuvent être courte ou étranges, comme dans le cas de la porte. C´est subtile * intello*
C´est quoi cette excuse à 2€ ? xD Si t´avais dit que les forumeurs couraient e direction de la porte pendant que Flo tombait, ça aurait suffit
Mais bon, tu m´as compris et je le sais ^^
Et de rien, je ne faisais que de dire ce que je pensais ^^ Et crois moi, je ne m´étais pas rendu compte que le com était aussi long, il me paraissait court
J´ai haluciné une fois qu´il était posté ![]()